#476 Romain Forel, il anime les plus grandes courses … et vit le triathlon de l’intérieur

« Tant que je m’éclate, je continue. » — Romain FOREL

Dans cet épisode, on plonge dans les coulisses d’un métier méconnu mais central dans le sport d’endurance : animateur de course. Mon invité, Romain Forel, est pompier professionnel, triathlète longue distance… et l’une des voix incontournables du triathlon français.

Il raconte comment il est passé du dossard au micro, comment on devient speaker labellisé FFTR, ce que ça implique sur le terrain (préparation, pression, gestion du timing, relation avec les athlètes et les organisateurs), et pourquoi l’animation est un vrai métier, loin de l’improvisation.

On parle aussi de club, de transmission, de bénévolat, de Jeux Olympiques, de Grands Prix, de T24… et surtout de ce qui fait durer dans le sport : le plaisir, l’entourage, et le sens.

Préparation, pression du direct, gestion du timing, relation avec les athlètes et les organisateurs… On comprend pourquoi l’animation est un vrai métier, au service de l’expérience sportive.

🏃‍♂️ Notre invité :

📝 Quelques punchlines à retenir :

• Le speaker n’est pas l’organisateur… mais tout le monde pense que oui. »

• « Une course, ça se prépare autant derrière le micro que derrière un dossard. »

• « Il n’y a que 52 week-ends dans une année. »

• « Le triathlon, ce n’est pas que l’Ironman. »

• « Tant que je prends du plaisir, je continue. »

💡 Le conseil d’Aurélien

« Rejoignez un club. Peu importe votre niveau ou votre âge. Le triathlon est un sport collectif déguisé en sport individuel. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami qui pense que le speaker “parle juste dans un micro”.

PS : On se retrouve aussi sur Strava : le club “Devenir Triathlète” vous attend 👉 https://www.strava.com/clubs/DevenirTri

💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Alors, si vous suivez de façon régulière notre podcast, pour vous, ça ne change pas grand-chose parce que vous avez eu un épisode par semaine depuis maintenant 2-3 ans. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de pause, mais en revanche, pour moi, j’ai fait une grosse pause dans les enregistrements pendant 2 mois, donc ça fait longtemps que je n’ai pas enregistré. Et aujourd’hui, on va fêter ça avec un invité qui a plutôt l’habitude du micro, mais il va nous expliquer tout ça en détail. En tout cas, je suis très heureux de tendre le micro à Romain FOREL. Salut Romain !

Romain FOREL : Bonjour, bonjour Ermanno, bonjour à tous et très heureux de faire partie de ce podcast et de ta reprise suite à ton déménagement et cette nouvelle installation.

Ermanno : Oui, tu avais un petit peu d’infos en off parce qu’on a mis un peu de temps aussi pour setupper l’enregistrement. Mais effectivement… Le fait que j’avais fait une longue pause de 2 mois dans les enregistrements, tu ne le savais pas, tu l’as découvert en live avec nos invités, avec nos auditrices et nos auditeurs. Et voilà, c’était un peu la surprise du jour. Romain, comme j’ai l’habitude de le faire avec tous mes invités, je te propose de te présenter, de nous dire en quelques minutes qui tu es, ce que tu fais. Enfin voilà, le micro est ouvert, prends ton temps, dis-nous tout, qui est Romain FOREL ?

Romain FOREL : Il y a Romain FOREL, il a 38 ans, il est paxé, il n’a pas d’enfant dans la vie, il est pompier professionnel. Depuis 16 ans maintenant, juste avant d’être pompier pro, j’ai eu le plaisir d’être marin pompier à Marseille. Donc ça, c’est pour la première partie professionnelle, parce que du coup, il y a une deuxième partie professionnelle qui m’amène dans ce podcast avec toi aujourd’hui. C’est le monde de l’animation. Je suis animateur, alors au début, de triathlon et maintenant d’autres épreuves. Alors déjà, toutes les épreuves annexes de la Fédération Française de Triathlon, mais aussi de trail, de course sur route et quelques courses de VTT. Ça, c’est depuis 2015. Donc ça fait déjà 10 ans. Le temps commence à passer. Ça, c’est pour les deux côtés professionnels. Moi, je suis pratiquant de triathlon depuis 2010. J’ai un classique de sportif. Oui, classique pour le coup, ça fait doublon, mais classique. C’est-à-dire qu’athlétisme, pour commencer, de 7 à 10 ans, pour la bonne et simple raison que mes parents pouvaient emmener mon frère et moi qu’à un seul endroit à la fois. Et donc, lui, il ne pouvait pas jouer au foot, vu qu’il ne prenait pas à tout petit. Donc j’ai fait de la clé. J’ai joué du football, comme la plupart des jeunes garçons dans une petite commune, jusqu’à l’âge de 24 ans, tout en continuant un petit peu la clé, notamment en UNSS, collège, lycée, dans le monde des pompiers aussi. Là, il y avait un lien. Et en partant à Marseille, je me déplaçais en vélo. Je m’étais mis à la natation parce que ça faisait partie des tests de recrutement. Donc voilà, je courais déjà. J’avais plutôt un gros coffre en plus en tant que joueur. J’étais professeur. J’étais pompier, on nageait, je faisais du vélo dans les calanques. Et quand je suis rentré pompier professionnel en Gironde, dans mes formateurs, il y avait un garçon, Dimitri Koskos, qui est un excellent triathlète, qui avait un très bon niveau à l’époque et qui m’a donné goût à ça. Et puis le football, ça devenait compliqué parce que j’étais de garde les week-ends, parce que tu changes les week-ends et tu veux pour jouer. Mais le match, il est annulé, il pleut, le terrain, il est suspendu, etc. Tous les aléas du football. Bon, je dis, je vais essayer le triathlon en 2010. Donc, j’ai pris ma première licence en décembre 2010 à l’issue du marathon de la Rochelle, parce que j’ai fait une petite année touche à tout. Peut-être l’occasion de le réévoquer. Et de là, comme tu le dis si bien dans tes podcasts et comme la plupart des triathlètes, j’ai attrapé le virus. C’est même un virus que j’ai dû répandre et j’ai dû contaminer beaucoup de monde depuis. Donc, voilà, triathlète depuis 2015. Toutes formes et tout format. J’ai eu la chance de faire la D2 duathlon et de connaître une montée en D1. Où moi, je n’ai pas été parce que là, on atteint tous notre plafond de verre. Une montée en D2 de tri aussi. Et puis après, quand tu commences les mois vides, tu fais du long. Donc, j’ai fait trois Ironman, dont l’Embramman l’année dernière. Voilà, ça, c’est pour les petits côtés de fierté. Et puis, voilà, quelques marathons ou autres. Et on l’évoquera, je fais moins de courses parce que j’anime énormément. Et que, comme j’aime à dire, il n’y a que 52 week-ends dans une année. Donc, tu ne peux pas tout faire quand déjà tu as un travail. Un premier travail où tu taffes le week-end. Que tu t’es trouvé une deuxième passion qui est devenue un travail qui est principalement le week-end. Bon, au bout d’un moment, on ne peut pas tout faire. Voilà pour quelques minutes qui je suis et pourquoi je suis là avec toi aujourd’hui.

Ermanno : Écoute, merci pour la structuration de ta présentation. On sent bien que tu as l’habitude d’être derrière le micro. Même si là, aujourd’hui, on est chacun chez soi. Et attends, parce que les premières choses qui me viennent à l’esprit. Alors déjà, j’adore échanger avec des pompiers ou des marins-pompiers ou d’anciens marins-pompiers. Moi, j’ai des souvenirs quand j’ai découvert le triathlon. Je m’entraînais beaucoup à Rouen, à côté de la caserne. Et justement, il y avait souvent les pompiers qui venaient. Et c’était des super moments aussi bien sportifs que rigolades. Je trouve que de manière générale, les pompiers sont cool. Donc, ça, c’est top. Et puis surtout, vous vous devez d’avoir une condition physique au top. Donc, c’est pour ça qu’on retrouve souvent des pompiers, des marins-pompiers dans le top des classements, que ce soit en course à pied, en triathlon, etc. Je ne sais pas si vous avez une obligation vraiment formelle, contractuelle, ou c’est vraiment pour vous tenir en forme, pour pouvoir aller en intervention au feu. Il y a les deux.

Romain FOREL : Il y a les deux. Il faut savoir que, alors aussi bien pompiers professionnels, mais que même pompiers volontaires, on est tous soumis à des tests sportifs annuels qui sont incrémentaux. T’es à la visite médicale, en fait. Donc, tu te dois de te maintenir en forme. De plus, les opérations t’obligent à être en forme. Alors, surtout, je ne l’ai pas dit dans ma présentation, mais moi, je suis pompier professionnel à Banlieue-Bordelaise, dans un centre de secours à forte sollicitation au niveau de la métropole bordelaise, avec des interventions quand même particulières qui demandent un niveau d’exigence et qui, plus est, moi, dans mes spécialités, je ne veux pas rentrer dans un jargon trop technique, mais pour que tout le monde comprenne, on peut appeler ça un moniteur de sport chez les pompiers. Donc, moi, c’est ma spécialité. J’encale les séances de sport et vu que j’ai le niveau 2, je m’occupe aussi des niveaux 1 et je mets en place la politique sportive dans ma caserne. Donc, oui, déjà, moi, il faut que je montre l’exemple. Et puis, tu parlais de marins-pompiers, mais les pompiers, les policiers, les militaires, j’en croise énormément dans le monde du triathlon parce que c’est un sport qui touche à tout, qui nous convient, qui permet, voilà, de brosser pas mal de choses dans notre condition physique. Et aussi, ben, mine de, une nouvelle fois, je le vois notamment pour les courses, d’être maître de notre agenda. Voilà, une nouvelle fois, je disais, j’ai arrêté le foot parce que je n’étais pas maître de mon agenda. Un coup, tu joues le samedi, un coup, tu joues le dimanche, le match, il est reporté, il est annulé. Voilà, que tu dis dans trois semaines, un mois, même maintenant plus longtemps, mais dans six mois, je fais un objectif et je prends en brin. C’est le 15 août, voilà. Tu veux faire en brin 2028, c’est le 15 août, c’est facile. Maintenant, telle course, elle est le premier dimanche de tel mois, troisième dimanche. T’as une vision à long terme et tu peux monter progressivement comme ça. Et tu vois, pour venir rapidement sur le foot, parce que je sais que c’est pas trop ton truc, mais il y avait aussi le fait que quand tu commences à toucher un bon niveau, mais que t’es pas trop là, ben du coup, t’es remplaçant. Alors que physiquement, t’as la caisse, que ben, le triathlon, c’est avantage. Tu fais ta course, t’es maître de ton truc. Et en plus, si ça se passe pas bien, tu peux quasiment t’en prendre qu’à toi.

Ermanno : Bon, je précise quand même, c’est pas que j’aime pas, c’est que je n’aime pas l’état d’esprit. De certains footeurs, de certains footballeurs et surtout de certains footeux qui sont pas forcément, eux, pratiquants. Bon, ça, c’est la petite parenthèse. Sachant que d’ailleurs, hier, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Daniel Coppens, qui est un ancien invité du podcast et qui, pour le coup, est footballeur et qui travaille dans le milieu du football, qui me disait que ce qui est hallucinant, c’est que les chiffres qu’il ressort de la Fédération française de foot, c’est que 6 garçons sur 10 ont à un moment ou à un autre pris une licence dans un club de foot en France. Et avec l’avènement du football féminin, ça va encore augmenter si on fait le ratio pour les filles. Donc, au final, moi, qui m’hérisse, enfin, qui ont les cheveux qui s’hérissent sur la tête quand j’échange avec un triathlète que je connais pas et que je lui demande s’il connaît mon podcast et qu’il me dit non, je me dis que finalement, plutôt que d’aller voir les clubs ou la Fédération et essayer de faire en place, de faire en sorte de mettre en place de la com, je devrais plutôt aller voir les clubs de foot parce que dans 5 ou 10 ans, ces footballeurs-là et ces footballeuses-là seront peut-être des triathlètes.

Romain FOREL : Oh, et puis même, moi, sûrement, même bien en amont, bien avant. Puis le triathlon, déjà, était à une époque un sport de blessés. Les mecs se blessaient, ils découvrent autre chose. Je dis avant parce que j’ai vu l’éclosion des écoles de triathlon et maintenant… On met les enfants au triathlon très jeune, c’est une très bonne chose. Et d’ailleurs, le niveau a augmenté, entre autres, grâce à ça. Et oui, tu vois, 6 enfants sur 10 jouent au moins une fois au foot ou prennent une licence de foot. Pour ceux qui écoutent le podcast, souvent, tu finis par qu’est-ce qu’il faut pour devenir un triathlète. Mais j’ai envie de dire, déjà, n’hésitez pas à mettre vos enfants dans des écoles de triathlon. Ah, mais voilà. Alors, emmenez-les. Si vous êtes dans une petite commune et qu’il n’y a pas d’école de tri, mettez-les au foot, mettez-les au sport, de manière générale. S’il y avait un message à retenir, mettez-les au sport dans un club. Parce que ça a un bienfait et social et physique. Je pense que le Covid nous l’a amplement montré. Mais voilà, il y a des écoles de triathlon. Ce n’est pas un sport que pour les adultes. Moi, je suis dans un club où on est 220 licenciés, mais il y a 80 gamins.

Ermanno : L’école de triathlon, ce n’est pas qu’à Paris, Lyon ou Marseille. Il y en a dans beaucoup de clubs et dans toutes les ligues de triathlon. En France, je suis d’accord avec toi. Allez-y et mettez vos enfants. Et l’avantage du triathlon, c’est qu’il y a trois sports, il y a trois disciplines. Et c’est vrai que ça donne aussi beaucoup de capacités et notamment de motricité. Et parfois même de motricité fine, qui est quelque chose qui est développé quand on est enfant. Bref, revenons un petit peu sur toi, sur ton parcours. Petite précision quand même aussi. Le foot, moi, j’apprécie beaucoup parce que j’échange souvent avec des invités ou des pratiquants qui sont ou qui… Qui ont été footballeurs. Mais de manière générale, les sports collectifs et en particulier le foot, c’est aussi une très bonne base pour le triathlon parce que ça te permet de travailler la puissance, la force, même si tu ne travailles pas forcément l’endurance. Ça te permet d’appuyer sur pas mal d’autres sujets. Anyway, toi, footballeur dans l’âme et on sent que tu es encore toujours un peu footballeur, pratiquant. Mais triathlète, parce que tu avais commencé à découvrir ça, tu avais commencé à pratiquer. Comment est-ce que tu passes du pratiquant de triathlon à l’animateur de triathlon ? Et puis après, on rentre un peu plus en détail de ce que ça implique aussi.

Romain FOREL : Alors là, vraiment par le hasard, par le hasard. Donc, je suis toujours au même club depuis le début, à Sainte-Triathlon, qui est un club qui s’est énormément développé quand on… Je dis on parce que ça va avoir une importance, notamment avec mon entraîneur Antoine Méchain. On est embarqué en 2010 avec tout un petit groupe de jeunes où on a, pour la première fois, qu’ils avaient des… Quand je dis jeunes… Moi, je débarque, j’ai 23 ans quand je me mets au triathlon. Les garçons qui sont tout le monde à la vingtaine. On monte une équipe de duathlon qui matche plutôt bien. Donc, on monte en D3, on monte en D2. Et en fait, qui dit D2 dit déplacement, minibus, tout ça. Et ils s’aperçoivent que je mets plutôt l’ambiance dans le minibus, que je suis un petit peu, tu vois, comme tu sens que j’ai encore de l’amour pour le football. Parce que moi, de toute façon, j’aime tout le sport. Mais voilà, je m’intéresse vraiment très… Tu vois, les D2 duathlon, au début, on joue juste le maintien. Mais on regarde les D1, on regarde les chockeurs, les Lebihan et les Johan Lebert. On les suit en équipe de France. On regarde, du coup, les étapes de tri. On se dit, putain, ce serait bien qu’on arrive à monter en tri. Et parallèlement à tout ça, mon club fait le choix d’organiser en septembre, pour la rentrée des classes, un triathlon off-road, donc en VTT, dans le jardin public, pour que les… Les enfants et un XS. Et là, vraiment, on met le fameux XS découverte. On dit, donc, que les enfants, où on convie, en fait, les quelques jeunes qu’on a à l’école du triathlon. L’école du triathlon se met en place. On convie juste le club de La Rochelle, qui est un très gros club, déjà, à ce moment-là. Et par contre, les écoles primaires et les collèges de la commune de Sainte. Parce que Sainte, c’est quand même une ville développée, où il y a plusieurs écoles primaires et plusieurs collèges. Donc, on fait cette course. Antoine, à l’époque, était agent de développement au club. Première année, je suis… Juste meneur d’allure. J’ouvre les courses. Et c’est notre président qui l’anime. Parce que là, on est vraiment sur une course, voilà, faite en off. On ne fait rien payer. On ne prend pas de chronométreur. Contrairement au triathlon de Sainte, qui, lui, est déjà bien développé avec un chronométreur. Avec Stéphane Garcia, qui est l’une des voix emblématiques du monde de l’animation, qui anime Sainte. Et ça se fait. Et là, deuxième année, Antoine me dit… Il continue à être agent de développement. Le club a commencé à grandir. Il me dit, écoute, Romain, moi, je te propose, cette année, est-ce que tu ne voudrais pas plutôt animer le triathlon ? Il dit, ça soulagerait le président. Il est pour. Donc, bingo, me voilà animé les deux courses enfants et le XS. De là, à l’époque, Éric Bourson, président de Sainte-Triathlon, ça lui plaît. Ça matche. Le club, ça lui plaît. Il me propose, pour le triathlon de Sainte, de co-animer avec Stéphane Garcia. Ouais, j’y ai allé. Bingo. Je ne courrais pas cette année-là. Je co-anime. Je co-anime avec Stéphane. Donc, ce qui, vraiment, était dans ses plus belles années Ironman. Donc là, on prend… Un pied terrible, on s’entend bien. La même année, mon club montait un duathlon parce qu’on marchait bien en duathlon. Donc, tout le petit groupe, on monte un duathlon que je co-anime avec Stéphane. Donc, déjà, la même année, je me retrouve à animer trois courses. Et puis, le monde est petit. C’est comme ça que tu crées du réseau. Tout simplement, mon voisin vient voir la course. Mais mon voisin, il est vice-président du club de VTT où j’habite. Et à 15 jours de leur épreuve, leur animateur tombe malade. Il me demande si je peux venir. J’y ai allé. Bingo. On y va. J’anime son épreuve de VTT. Et alors là, dans le monde du VTT, on va dire, j’apporte une vague de jeunesse. Parce que là, on est en 2013. Donc, j’ai tout juste 25 ans. Alors que la plupart des speakers ont 80 ans facile dans le monde du vélo. Et de là, je me retrouve à ce qu’on me propose d’autres courses. On me demande des devis, tout ça. Oula, j’ai pas de… Professionnel, je sais même pas comment ça marche. Donc là, et Stéphane Garcia et Olivier Bachet, qui sont devenus des amis parce qu’on se côtoyait sur les épreuves de duathlon, notamment, que je courais, m’expliquent tout ça. Et comme je dis, notamment, le Covid nous l’a montré, quand t’as une galère, il faut savoir rebondir. En 2015, en janvier 2015, je fais une chute d’une échelle quelconque pour un pompier. Et je me fais… Bravo.

Ermanno : Pas l’échelle du camion, quand même.

Romain FOREL : Non, mais c’est l’échelle qui te permet de monter sur un toit. Bon, l’échelle se dérobe. Je m’explose vraiment, vraiment bien la cheville. Je suis arrêté deux mois. Et je profite, par exemple, de ces deux mois pour me dire, écoute, tu commences à être sollicité de plus en plus pour animer. Donc au début, t’as pas de statut légal. Donc on te file une carte cadeau, on te file un panier garni, on te file tout ça. Puis bon, t’animes des courses de club de copains. Parler des pompiers, beaucoup… Président de club à ce moment-là était des pompiers, des collègues, ça. Et je commence à avoir des propositions dans des départements voisins. Donc tu dis, donc Barbie, en 2015, je me lance et je me retrouve avec un statut d’auto-entrepreneur. De là, Stéphane voit que ça commence à piloter plutôt pas mal. Il voulait aller avec ses amis de Royan au 70.3 de Barcelone, qui était toujours en même temps que le triathlon de mon club. Donc il propose à mon président, il dit, je pense que Romain, il peut piloter le triathlon de Seine tout seul. Donc je prends les rênes tout seul. Et de là, toujours, parce qu’il y a… Comme j’aimais dire, je suis quand même issu de l’école Stéphane Garcia. Stéphane fait le choix d’arrêter. J’ai été au niveau de la Fédération française de triathlon en 2017. Je ne veux plus animer des preuves fédérales, mais il me propose de postuler. Je postule. Et de là, déroulent des très belles rencontres. Et là, ça continue à dérouler. Ah ouais, et là, ça déroule même très, très fort, parce que je passe de stagiaire la première année à labelliser deux étoiles dès la deuxième année. Et c’est donc très, très fort. Le Covid passe par là, mais un stop à tout le monde. Mais post-Covid, ça continue. Et je suis devenu… J’ai été labellisé trois étoiles du côté des Christophe Dallery, Rémi Lafleur, Olivier Bachet, qui sont vraiment des garçons des pontes du monde de l’animation, du moins au niveau fédéral. Et je me retrouve à leur côté. Je suis très, très heureux de ça. Et j’ai pu animer des grandes épreuves fédérales. Et ma petite fierté, comme j’aime à dire, c’est quand on regarde le podium olympique de Paris, aussi bien filles qu’une garçon, les trois garçons, les trois filles sur l’Olympiade, je les ai eues au micro. Donc voilà. Petite fierté à moi.

Ermanno : C’est cool. Tu vas pouvoir me donner quelques conseils parce que quand j’étais encore à Toulouse, là, je me suis relocalisé à Luxembourg. Mais quand j’étais à Toulouse, j’ai eu la chance de pouvoir aller balader mon micro lors de la supertrie. Et il faudrait que je prenne des conseils, des meilleurs. Tu nous as parlé de labelliser deux étoiles, trois étoiles. Comment ça se passe, en fait, dans le monde de l’animation ? Est-ce que c’est comme l’arbitrage où tu dois avoir des formations ? Tu dois avoir des validations de la part de la FEDE, de la part de tes pairs ? Comment ça fonctionne ?

Romain FOREL : Alors, il n’y a pas de formation, malheureusement. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai fait le choix d’en lancer une parce que j’ai reçu aussi beaucoup de sollicitations de gens qui voudraient se lancer ou des fois des conseils, des petits tips de comment on anime. Tu nous en as aussi la facturation de tout ça. Et par contre, il y a une grille d’évaluation sur les épreuves nationales. Je ne parle bien vraiment que des épreuves nationales. Il y a des délégués techniques qui sont là pour faire la coordination avec tout le monde et qui t’évaluent. Et en fonction, en fait, de ta grille d’évaluation, donc la première année, on était forcément stagiaire et après, tu as une, deux ou trois étoiles. Donc, en fonction de la grille que tu as remplie, de ce que tu as pu aussi animer. Et les étoiles, en fait, te permettent d’avoir accès à certaines courses ou pas. On va prendre le Graal, vraiment, en France. C’est les Grands Prix de la Fédération Française de Triathlon, renommée Linda d’Alt Pro Plus de la série Triathlon maintenant parce que le naming est rentré en jeu. Et du coup, là, forcément, sur un Grand Prix de Tri, il te faut un speaker trois étoiles. Ça, c’est toi dans le cahier des charges. C’est une obligation. Donc, soit, tu peux avoir deux, trois étoiles. Ça nous arrive d’animer. Soit, tu as un trois étoiles et un stagiaire. J’ai eu la chance, moi, sur ma première année de stagiaire, d’animer deux des cinq Grands Prix. Mais parce que j’étais aux côtés de trois étoiles. Et voilà. Il y a vraiment tout un tas de critères, un critère de monde. Il y a savoir animer, connaître le process, connaître les clubs, connaître les athlètes, savoir faire des interviews. Mais il y a aussi savoir utiliser tout outil informatique. Notamment pour l’utilisation des tablettes du chronomètreur, savoir animer sur la moto, savoir tenir un timing. Moi, je sais que j’ai eu une chance, comme j’ai dit, terrible. C’est que ma première année, j’anime le Grand Prix de Muray. C’est leur première à Muray. L’épreuve, elle est transformée en duathlon quelques minutes avant le départ parce que la gare en a fait des siennes. Et j’anime le Grand Prix qui est bon avec Christophe Dallery qui, à l’époque, est en direct sur la chaîne L’Équipe. Où là, on fait comprendre que le timing, il va falloir le respecter à la seconde près. Pas à la minute près, mais à la seconde près. Donc, c’est beaucoup de pression, mais c’est beaucoup d’excitation. Et quand tout se passe bien, il y a un petit côté fierté. Et surtout, derrière, quand t’es passé de stagiaire à deux étoiles, puis trois étoiles, c’est une très bonne chose.

Ermanno : Justement, parce que là, tu nous as donné quelques insights un petit peu de qu’est-ce que c’est que le métier d’animateur, mais c’est quoi le métier d’animateur de course ? Qu’est-ce que tu fais ? Est-ce que t’as des fiches, t’apprends tout par cœur avant une compétition ? Est-ce que t’as des cartons avec les photos des… Alors, j’allais dire des joueurs, non, mais des participants, des participantes, et puis t’apprends tout par cœur. C’est quoi le métier d’animateur ? Comment est-ce que tu fais pour retenir les noms ? Ou à défaut, si t’as des fiches, une tablette ou autre avec les noms, comment tu fais pour bien prononcer les noms ? Enfin, explique-nous

Romain FOREL : un petit peu tout ça. Alors, je vais commencer par une petite anecdote, parce que tu dis… Non, on peut pas faire des fiches sur tous les coureurs. Alors, sur un Grand Prix, parce qu’on parle Grand Prix, et je sais que t’as déjà reçu notamment des athlètes de Grand Prix aussi bien de tri que dû, c’est techniquement possible, parce que ça va de 70 à 80 athlètes. Quand tu fais une épreuve de masse à 2-3 000, c’est techniquement pas possible. Je disais petite anecdote parce que c’est encore souvent que les gens, quand ils passent la ligne, en fait, donc je dis leur nom, si des fois je connais leur club ou autre, je parle un peu de leur club, et les gens me disent « Mais tu connais les 2 000 coureurs ? » Et alors, j’aime bien leur dire « Bah ouais, je les ai appris. » « Mais ouais ! » « Non, je les ai pas appris. » Il y a un truc maintenant qui s’appelle le chronomètreur, avec des outils et son nom s’affiche. Et j’ai eu tablette, j’ai eu télé, j’ai son temps. Donc, non, non, c’est l’utilisation d’un prix. Sinon, c’est quoi le métier d’animateur ? C’est plein de choses. Alors, comme on disait un petit peu off, c’est un métier de préparation. Déjà, on va commencer dans l’ordre. Il y a beaucoup de préparation. C’est pour ça que je suis pas très réseau social, mais j’aime bien montrer que c’est du travail de préparation en amont, parce que c’est préparer le programme, savoir qui va être récompensé, c’est la liste des partenaires, c’est de savoir

Ermanno : qui organise. Attends, arrêtons-nous juste 2 secondes sur le programme. Tu dis que c’est préparer le programme. C’est quoi le programme ? T’as une cour ? Je sais pas, t’as un Ironman, il commence à 6h. C’est quoi le programme pour toi ? Ta journée, elle commence quand ? Alors, hors préparatif de la veille, où justement, tu vas regarder un petit peu tout ça, mais pour toi, c’est quoi le programme ? Le programme de la course, le programme du triathlon ? Qu’est-ce que t’as appris dedans ?

Romain FOREL : Alors, tu as appris Ironman, c’est pas le bon exemple, mais Ironman, c’est très simple, et c’est très… Alors, je dis pas que c’est simple à nier, attention, mais c’est une grande journée de course, mais avec une seule et unique course au milieu. De manière générale, par exemple, tu prends la parole, Ironman, tu retrais de ça en amont, mais sinon, sur une course classique, tu prends la parole au moins au moment du retrait de ça, et quelques temps, un peu, avant l’ouverture du parc à vélo, et ça va, l’ouverture du parc à vélo, jusqu’à la fermeture du parc à vélo, remise des prix, quand je dis fermeture du parc à vélo, mais une fois qu’il est vidé. Mais Ironman, tu sais que tu vas avoir, enfin, un Ironman, ou une course XXL, de manière générale, t’as qu’une seule course, mais un programme, et bien typiquement, même si on revient sur un Grand Prix de la FED, en règle générale, c’est à minima 4 courses, une des 1 homme, une des 1 femme, une des 2 hommes, une des 2 femmes, et souvent, t’as des courses open, glissées où ça, donc là, c’est, quelle course, à quelle heure, quelles sont les ouvertures de parc, les fermetures de parc pour telle course, quelle heure les podiums, etc., etc., et sur des épreuves très open, la plupart, d’ailleurs, des courses, que ce soit un try, comme j’ai animé ce week-end, ce week-end, j’ai animé donc, samedi après-midi, dimanche matin, mais au total, il y a 10 courses, tu vois, des courses en France jusqu’aux 40 km, mais qui dit 10 courses, dit des retraites d’ossards, qui sont propres à chaque course, dit 10 départs de course, dit des arrivées, qui certaines vont se chevaucher, dit aussi 10 remises de prix, qui forcément sont pas en même temps, donc voilà, rien que le programme, c’est d’ailleurs l’un des éléments majeurs de la préparation, ça et les podiums, savoir qui je récompense et à quelle heure, parce que sur les courses, notamment open, c’est la plus grande question qui est posée, c’est, est-ce que je suis récompensé, qui est récompensé, parce que je suis master 7, est-ce que je vais être récompensé, si oui, à quelle heure, donc ça, c’est très important de le savoir

Ermanno : de la course. Parce que les gens viennent te voir pendant la course, pendant les courses, pour te demander est-ce qu’il va y avoir des remises de prix, est-ce que les gens viennent te voir pour te poser ces questions-là, et t’assimiles pas aussi un peu au chronomètreur ? Alors,

Romain FOREL : les gens, ils assimilent le speaker au chronomètreur, et même à l’organisation. C’est ce que j’allais dire, en fait, toi, t’as mon petit casquette. Alors, ouais, c’est parce qu’en fait, t’es celui qui parle, qui, tu sais, c’est un petit peu l’histoire de l’instituteur, là, pour le coup, pour tout le monde, que tu sais tout. Alors, des fois, ben, tu sais pas, mais tu fais le lien avec tout le monde, tu sais que tu vas pouvoir te regarder, tu sais que, y’a, typiquement, tu parles du chronomètreur, oui, je suis pas classé, ou, il y a un autre classement, et ben, allez voir le chronomètreur, il est là. Mais ça va être des trucs, ben non, les toilettes, j’ai pas vu les toilettes. Alors, en fait, c’est toutes ces dimensions, c’est aussi pour ça que le travail de préparation, il est très important, toujours, et ben aussi, connaître le site, connaître l’organe, connaître la personne qui va répondre à, où sont les secours. Ça m’est arrivé, et ça arrive de plus en plus, et ben, bonjour, on a le contrôle anti-dopage, mais du coup, il est où, le contrôle anti-dopage ? Ah, ben oui, ok, ok, mais, il faut réussir à interconnecter tout le monde, donc ça, c’est prépondérant, et d’ailleurs, j’en profite pour tous ceux qui écoutent, le speaker n’est pas effectivement l’organisateur, donc si la course, elle a merdé, et notamment, je pense en trail, ça arrive sur bombes, vous êtes perdus, j’y suis pour rien, c’est pas moi qui ai mis les balises,

Ermanno : et je me suis déjà perdu. Non, non, c’est pas les trailers qui se perdent, c’est pas les trailers qui se perdent, l’organisation a eu malheureusement la malchance d’avoir été débalisé, enfin, le parcours a été débalisé,

Romain FOREL : ça arrive, ça arrive, mais je veux dire, j’y suis pour rien, et moi aussi, je me suis perdu sur trail, je suis rentré il y a quelques temps par la route, et pour le coup, là, c’était de notre faute, on a fait le bouton de panneau, j’en ai un qui n’a pas tourné, on l’a suivi, mais voilà, c’est comme ça, mais je vous jure, le speaker, il y est pour rien.

Ermanno : Ce qui fait que, sur des gros orgas, sur des gros week-ends, tu peux être tout seul, ou tu peux être accompagné, ou tu dois être accompagné, enfin, je sais pas, sur un week-end, on va passer à l’extrême, tu prends l’UTMB, ça dure une semaine, est-ce que c’est toujours le même speaker, est-ce qu’il y en a plusieurs, enfin, tu vois, est-ce que ça fait partie des obligations de se présenter à plusieurs, ou pas, et si pas, ça peut te faire des orgas qui durent 3, 4 jours,

Romain FOREL : une semaine, non ? Alors, il n’y a pas d’obligation, mais il y a une qualité de service qui en découle, et alors tu vas prendre UTMB, et là, on peut y associer Ironman, parce que le Graal, pour la plupart d’entre nous, sur la qualité de l’organisation, là, ces deux labels-là, ont un point commun, c’est qu’ils ont plusieurs speakers, ils ont un programme speaker, d’ailleurs, en fonction de ce qu’il y a à faire, quand il y a à le faire, et puis, ben oui, ça dure plusieurs jours, parce que même un Ironman dure plusieurs jours, parce que ça ouvre le retrait des dossards bien avant la course, il faut faire vivre le village partenaire, et le merchandising est relativement important, chez Ironman, après une journée Ironman, c’est très long, parce que c’est 16 heures de course, mais tu vas y coupler les heures d’ouverture du parc à vélo en amont, et souvent, sur vraiment la distance full, donc l’Ironman, tu vas avoir une remise des prix, et la remise des slots, qui en général, en plus, aura lieu le lendemain, donc déjà, ils sont souvent plusieurs, et qui plus est, point commun de ces épreuves, et notamment Ironman, peu importe où tu cours en Ironman dans le monde, tu auras forcément, à minima, quelqu’un qui devra parler anglais, parce que ça fait partie du cahier des charges. Après, sur les autres courses, il n’y a pas d’obligation, mais là aussi, je tourne une petite perche aux organisateurs, je sais que c’est un coût, j’en suis conscient, mais si votre programme, il commence à être dense, et si votre course, elle a pris de l’ampleur, n’hésitez pas à prendre, à minima, deux animateurs, ça sera une qualité d’organisation bien meilleure, parce que tu peux te relayer, parce que, ça changera les voix, aussi, c’est beaucoup plus agréable pour les personnes, et puis, parce que, ça reste humain, c’est comme si toi, là, tu faisais le podcast, que je t’avais tout envoyé par écrit, que tu parlais tout seul pendant une heure et demie, tu vois, c’est pour garder de la motivation, et de l’intonation, c’est compliqué, donc, je comprends, que la plupart des courses, et d’ailleurs, j’en anime, on va dire, une bonne moitié dans l’année, seule, et certaines courses, il n’y a pas de soucis, ça ne nécessite pas d’être plusieurs, par contre, il y a plein de courses où ça nécessite, et certains organisateurs, d’ailleurs, moi, je les félicite, même quand ils démarrent, ont vite compris que il valait mieux être plusieurs, et moi, il y en a, je leur conseille d’être plusieurs, et même certains me font confiance, ils me laissent le choix de leur proposer qui veut, une fois, je sais que c’est un coût financier, j’en suis conscient, mais c’est comme avoir un chronomètreur, tu vois, de qualité, chronomètreur, ben, maintenant, il est souvent, si la course, elle a pris de l’ampleur, il vient à plusieurs, il te met plusieurs tapis, il te fait des checkpoints, et, ben, ta course, elle a grandi en qualité, ça, et même si tu t’appelles pas Ironman ou Utembe.

Ermanno : Tu parles du coût, justement, alors, je sais que ça peut être spécifique à chaque type de course, chaque type d’organisation, combien il y a de courses, sur combien de temps ça s’étale, etc., mais est-ce que, toi, tu peux nous partager une idée, à peu près, pour ceux qui se poseraient la question de mettre en place une course et de vouloir faire appel à un speaker, en particulier à Romain Forel, combien il faut compter pour une animation d’une course de campagne, on va dire, après une très grosse orga.

Romain FOREL : Alors, comme je vais dire, il n’y a pas de petite course, il y a juste des courses beaucoup plus volumineuses que d’autres. Alors, c’est toujours un sujet, on ne va pas dire sensible, mais c’est une question qui m’est toujours, qui m’est très souvent posée, notamment, même par mes collègues de travail. Alors, ça va dépendre de plusieurs, pour ma part, de plusieurs composantes, c’est le programme, en fait, effectivement, est-ce que tu n’as qu’une course ou 50 courses,

Romain FOREL : à animer, tu reviens sur Ironman, une distance XXL, tu sais que tu auras une longue journée d’animation, mais tu sais que tu ne vas pas avoir besoin d’être au taquet tout le temps, parce que quand ça va partir sur 180 bornes de vélo, même s’ils font des boules, tu n’es pas éliminé tout le temps, que quand tu vas animer des courses, à mon club, cette année, nous, on a été demi-finale France-Jeune, mais on a fait 7 courses dans la journée, 3 XS et 4 S, donc c’est quand même 4 départs de course, 4 fois des transitions qui vont super vite, des arrivées de 4 courses, et c’est 7 podiums, où tu en as fait, du coup, 3 le matin, 4 l’après-midi, donc là, toi, c’est les journées où je suis plus éreinté, et après, ça va dépendre de qui organise, est-ce que c’est un label privé, est-ce que c’est une association, un club, où l’objectif du club, c’est quand même de gagner de l’argent pour payer des entraîneurs, des éducateurs, du matériel, ou est-ce que c’est un label privé dont le but est de faire de l’argent, et c’est pas du tout une critique, parce que ça permet d’avoir Ironman, Challenge, Open League, pour citer ceux-là, et UTMB, et développer le monde du sport, et après, ça va dépendre aussi de la notoriété de ton speaker,

Romain FOREL : le prix est toujours délicat, parce que j’ai eu le cas, moi, j’ai eu le reproche, à juste titre, au début, de peut-être pas être assez cher par rapport à ce que je proposais, parce qu’en fait, j’ai eu la chance d’animer avec de très grandes voix du monde de l’animation, c’est bien le travail qu’en triathlon, et pour discuter avec des organisateurs, souvent, t’es en projet club, tu discutes plus facilement avec tes présents de club, moi, j’aurais dit, ah, j’ai bien aimé bosser avec un tel, ouais, mais ils me disent il est deux fois plus cher que toi, et deux fois plus cher, c’est vrai que si tu parles purement argent, et on va dire un peu comme dans le monde de l’entreprise, quelqu’un qui est deux fois plus cher que toi, tu t’attends à ce qu’il soit deux fois meilleur, et c’est vrai que c’est pas le cas, mais pour donner une fourchette, ça va vraiment dépendre des gens, mais si vous êtes sur une journée de course, vraiment, on va parler d’une journée de course complète, visez entre 500 et 1000 euros pour avoir vraiment une fourchette, et vous serez proche de la vérité, il y en a qui vous prendront moins, notamment quand ils démarrent, et puis ça va dépendre d’où ils viennent, de ce qu’il y aura dans votre programme, et il y en a qui prendront plus, mais si vous budgétisez ça, déjà, je pense que vous pouvez trouver un speaker correct.

Ermanno : Et on fait comment pour trouver un speaker ? Il y a un annuaire des speakers qui existent, on peut contacter la fédération qui va vous envoyer une liste de ceux qui ont une, deux, trois étoiles, je sais pas, comment on fait pour trouver un ou LE speaker qui va nous plaire, et puis surtout, après, je pense que c’est une question de disponibilité aussi, parce que les gros week-ends de course, les week-ends de pont, les week-ends de jours fériés, ça doit toujours être déjà préempté quelques semaines, mois, années à l’avance ?

Romain FOREL : Oui, complètement, oui. Alors, dans l’ordre, c’est principalement du réseau. Vraiment, c’est du réseau. Je veux que… Moi, j’ai des réseaux sociaux, pour le coup, là, que pour le sport, donc c’est-à-dire que je mets mes courses, mes animations, mais j’ai pas vocation notamment de faire de la pub. J’ai pas, d’ailleurs, cherché à faire de sites internet. Certains l’ont fait, et c’est vraiment pas une critique, au contraire, c’est une bonne chose, mais c’est du réseau. Parce qu’en fait, sur une course, il y a plein de coureurs d’autres clubs, d’autres structures, qui viennent te voir, donc c’est du bouche-à-oreille, ils te demandent. Moi, la seule chose dans laquelle j’ai investi quand je me suis lancé en 2015, c’est une carte. Une carte que j’ai fait sur VistaPrint, et tu laisses ton numéro, ton mail, ton numéro professionnel. À l’heure actuelle, comme j’aime à dire, on en rigole souvent parce qu’on s’entend très bien, mais mon meilleur agent de communication, c’est l’un des chronométreurs avec qui je bosse le plus. Parce qu’en fait, et comme moi, je suis peut-être devenu son meilleur agent de communication, parce qu’en fait, l’organisateur, soit il contacte l’un, soit il contacte l’autre. Ouais, bonjour, je veux créer une course. On m’a dit que vous chronométrez. Ah, au fait, vous ne connaisseriez pas un ou des speakers et d’échanger le numéro. Et nous, entre nous, on est devenus aussi, et c’est d’ailleurs aussi pour ça que j’ai souhaité lancer une formation d’animateur, c’est pour aussi créer un réseau, parce que, ben, ça fait un peu, ça fait pas très bien ce que je veux dire, mais pour le coup, je refuse plus que je dis oui maintenant, parce que, comme j’aime à dire, il n’y a que 52 week-ends dans une année. Ça faisait deux ans de suite que j’animais 30 événements par an. Là, j’en ai fait 32, cette année, mais je ne pourrais pas en faire beaucoup plus. Et les week-ends que tu ciblais, encore plus en triathlon. Le triathlon, en France, commence mi-avril jusqu’à mi-octobre, donc ça condense énormément la saison. Il n’y a pas beaucoup d’épreuves en août, donc forcément, tout le monde veut… Il y a certains week-ends, là, les derniers juins, les premiers de juillet, si j’étais capable de me démultiplier, je serais à quatre endroits à la fois. Donc, ben, c’est du réseau. Et par contre, il existe quand même un annuaire sur le site de la Fédération Française de Triathlon. Mais c’est l’annuaire de tous les speakers labellisés Fédération Française de Triathlon. Donc, c’est-à-dire les stagiaires, une étoile, deux étoiles et trois étoiles. Mais ça permet à qui le souhaite de contacter. Ça m’arrive encore que des organisateurs, notamment des clubs, ils sont bonnes élèves, ils suivent, ils t’appellent. Et alors, sachant que eux, par exemple, c’est une obligation, s’ils veulent faire une épreuve d’un championnat de France, une demi-finale, un sélectif jeune, etc., un duathlon, un triathlon, un France de Raid, etc., eux, par exemple, dans le cas des charges, ils doivent prendre une étoile, deux étoiles, trois étoiles. Mais là, par contre, ils doivent taper dans cet annuaire-là.

Ermanno : Alors, t’as 32 week-ends, 32 animations cette année. En plus, t’es pompier professionnel, donc de temps en temps, tu dois aller sur le terrain. Et tu pratiques. Enfin, t’as fait quoi ? T’as fait juste Embrun cette année, c’est tout ?

Romain FOREL : Alors, Embrun, c’était l’année dernière. C’était 2024, déjà le top 8. Ouais, je fais beaucoup, beaucoup moins de courses. Mais je… J’essaye d’en faire des belles. Alors, quand je dis 32 animations, c’est pas 32 week-ends, parce qu’il y a certains week-ends. T’animes le samedi, t’animes le dimanche, et deux courses différentes.

Ermanno : Ouais, et puis il y a les Grands Prix, il y en a certains,

Romain FOREL : c’est en semaine. Alors, pas les Grands Prix de la Fédération de l’Atlantique. Alors, j’ai quelques événements la semaine, ils sont relativement rares, mais je pense au 1er mai, par exemple. J’anime un travail depuis quelques années le 1er mai, donc ça dépend quand il tombe. J’anime aussi une journée de sensibilisation à l’autisme, qui est forcément un mardi du mois d’avril, tout son bleu. Donc j’ai, là, à la volée, mais ça va être trois, quatre événements, pas beaucoup plus. Par contre, en fait, c’est pour ça que c’est de la data. Pour le coup, comme dirait Joseph, les chiffres, on peut leur faire dire ce qu’on veut, parce qu’à l’inverse, il y a des fois, je fais un vendredi, samedi, dimanche, sur un event. Et je pense au T24, notamment, et t’as eu Charles Galland comme invité, mais j’ai la chance d’être dans une aventure depuis le début, là, je les anime tous. J’ai même le plaisir d’être le responsable du pôle animation, donc là, pour le coup, je recrute mon équipe, comme j’aime à dire. Là, j’anime les quatre T24, donc c’est quatre fois. Vendredi, samedi, dimanche. Là, par contre, c’est quatre gros week-ends. Là, c’est quatre. Et puis là, c’est quatre très gros week-ends.

Ermanno : Punaise. Et j’avais une question qui m’échappe, mais du coup, quand t’animes, tu l’as dit, ton meilleur ami, c’est le chronométreur. Tu disais aussi que quand t’as commencé, le seul investissement que t’as fait, c’est que t’as acheté une carte de visite. Enfin, t’as fait faire des cartes de visite. Aujourd’hui, maintenant, quand tu te déplaces sur une course pour animer, tu te reposes sur le matériel que mets à disposition le chronométreur ou l’animation ou tu viens avec ton propre matos et les grosses valises noires à roulettes où tu vas tout avoir dedans ?

Romain FOREL : Quand je t’ai dit que j’ai animé dans les cartes de visite, j’ai investi dans les cartes de visite pour l’aspect publicitaire, communication. Par contre, dès le début, j’ai investi dans une sono parce qu’au début, pareil, je mets des guillemets, t’animes des petites courses, les fameuses courses de campagne et vraiment, il n’y a rien de péjoratif. Toutes ces mêmes petites grandes courses, tellement la course à pied, le trait, le trait à plomb, on est en plein essor mais au début, c’est des sonos de la commune, c’est le comité des fêtes et sauf qu’ils te posent ça un matin, personne ne sait le monter, le micro grésille même encore quelques temps, des fois pour faire faire des économies, certains organes qui se lancent genre, si vous avez votre sono, pas de problème mais t’arrives, il y a un micro filaire. Alors, je fais toujours ce blague, je disais toujours, le dernier qui a chanté avec un micro filaire, c’est Johnny et il est mort. Donc, on arrête d’animer avec des micros filaires donc, j’ai ma sono depuis le début, depuis 2015 c’est bien pratique pour pas mal d’événements par contre, là, j’ai la chance aussi de faire des événements qui ont de plus en plus d’ampleur et là, tu fais venir des sonorisateurs avec du matériel plus conséquent typiquement, le T24, il y a des sonorisateurs dédiés parce que parce que c’est grand, parce qu’il y a des grands sites à faire et puis parce que c’est aussi quand même une petite contrainte technique, de stress et je prends un exemple, le triathlon de Bordeaux quand je l’ai animé, je l’ai sonorisé pendant plusieurs années et quand Bordeaux a voulu et a eu d’ailleurs un grand prix, un très joli grand prix d’ailleurs, où Edelweil est venu gagner tout de suite, j’aurais dit alors là, c’est sûr, pour le grand prix, je sonoriserai pas parce que le grand prix, déjà, c’est quelque chose qui te demande beaucoup d’attention, beaucoup de présence tes deux speakers, tu peux pas gérer la technique ou autre, donc c’est pratique sur une course à taille moyenne avec un volume, quand je parle là de volume de l’espace, c’est vraiment, moi j’ai six enceintes, j’ai un peu de matos, j’ai deux micros, c’est pratique pour une course à pied souvent ou un triathlon avec un parc à vélo relativement réduit par contre, si votre, là aussi on parlait de, tout à l’heure, je faisais appel aux organisateurs de faire venir des, plusieurs speakers s’ils peuvent, la sono est un élément très très important, alors là, enfin autant le chronomètreur, mon meilleur ami, mais notre outil de travail reste le micro, ça aussi je pense que bon nombre de speakers l’auraient en anecdote, des sonos qui ont été galères, des sonorisateurs qui sont pas au niveau ou qui ont des contraintes, par contre à l’inverse, quand tu bosses avec une sono de qualité, ça c’est un, bah c’est pour toi un travail beaucoup plus facile et puis tu peux faire des choses de dingue maintenant, tu peux faire du live moto, même il y a le live sur les réseaux sociaux qui existent donc c’est très très important d’avoir un sonorisateur de qualité, si vous voulez avoir un événement de qualité

Ermanno : Alors toi tu disais, tu animes des courses de triathlon, mais aussi du trail aussi de la course à pied, est-ce que pour être un bon animateur, il faut être un pratiquant ?

Romain FOREL : C’est l’éternel débat j’aurais toujours tendance à dire oui mais alors si je dis oui, je vais dire quid de ceux qui le sont pas, et je connais des animateurs qui sont très bons et qui sont pas pratiquants donc c’est un petit peu comme tout, il y a des très bons entraîneurs de foot qui n’ont pas joué un bon niveau, et des top joueurs qui n’ont jamais été de bons entraîneurs donc je pense que ça marche exactement pour les speakers, comme j’aime à dire, ça me permet pour moi de vraiment réussir à mettre à la place des athlètes, et j’ai un petit côté crédibilité où typiquement quand les athlètes s’effondrent sur la ligne, mais qu’il faut faire évacuer la ligne parce que ça continue d’arriver de moins, ou qu’il y a des galères sur la course, ou que l’athlète il est mécontent, de temporiser un petit peu tout ça, parce que j’arrive à me mettre à sa place, donc ça c’est quand même un bon côté, et alors c’est un autre très bon côté par contre je vois, c’est que tu disais, je cours beaucoup moins mais je fais quand même encore quelques belles courses et quand je suis au départ d’une course, avec un dossard les gens prennent plaisir et me disent, ah mais t’animes pas aujourd’hui, tu cours et comme j’aime à dire, tout l’énergie que je leur donne tous les week-ends quand j’anime, eux ils me le rendent et j’ai eu le cas, je vais reprendre en brun parce que c’est une course qui parle à tout le monde mais dans la montée de l’Izoard, où en plus j’ai eu la chance que les caméras d’actifs me suivent, monter avec un jeune qui me dit, mais t’es une star ? Non alors on va calmer, les stars sont devant les stars c’est ceux qui sont en train de monter l’Izoard beaucoup plus vite que nous, mais par contre on va dire, j’ai cette chance d’être connu dans le monde du triathlon, et quand je suis parti à pied entre les speakers qui sont des amis j’ai déjà animé et tous les gens des autres clubs qui m’ont reconnu via ma tri-fonction T24, via les courses que j’ai animées, je pense à l’organisateur du traitement des gorges de l’Ardèche qui était là, qui t’accompagne, à Fred Bellot, Charlotte Morel qui sont des anciens triathlètes pros, mais qui sont devenus des amis, qui t’encouragent tu dis ouais, quand un garçon qui a fait les Jeux Olympiques, il t’encourage ça c’est, voilà, petit côté fierté que j’aime, et voilà, j’aime ce côté je cours encore

Ermanno : aussi grâce à ça c’est un peu comme le podcast, c’est des bonnes excuses aussi pour accéder à des gens auxquels on n’accéderait pas en tant que triathlète lambda pour ceux qui n’ont pas la vidéo j’ai fait des guillemets sur lambda évidemment

Ermanno : tu dois continuer ça triathlète, triathlète longue distance on continue pas jusqu’à 80 piges, mais animateur tu dois finir comme les animateurs de VTT à qui t’as mis des coups de pied dans la fourmilière et continuer ça pendant des années

Romain FOREL : et bien alors là c’est j’ai eu une chance terrible depuis le début je dis ça et tu vois je refais un truc qui parlait très rapide au foot j’ai entraîné il y a quelques années, pas longtemps parce qu’après au moment on pouvait pas tout faire mais quand je me suis présenté en tant qu’entraîneur je leur disais j’ai deux métiers à l’heure actuelle et dans les deux métiers je m’éclate, il y a des gens ils ont pas cette chance là déjà d’avoir un premier métier dans lequel ils peuvent s’éclater moi j’ai toujours voulu être pompier et je m’éclate dans ce milieu là j’ai pas spécialement souhaité être animateur, ça arrivait un peu comme ça et je m’éclate, donc tant que je vais m’éclater, oui je vais continuer par exemple le jour où ça me gonfle ou autre, même s’il faut pas se mentir c’est un complément financier qui est pas négligeable mais qui me permet de payer des cours, des vacances mais si un jour ça me gonfle, j’arrêterai par contre j’anime avec certains animateurs qui ont 80 ans et certains qui ont encore la pêche et moi comme j’aime à leur dire à chaque fois que je les vois c’est que je trouve ça formidable qu’à 80 ans, ils soient là encore un dimanche, au contact de jeunes au contact du monde du sport parce que il y a cette bienveillance dans le monde du sport et je retiendrai toujours une phrase de Stéphane au tout début qui m’avait dit, tu verras il y a cette chose bien notamment quand t’es un bon animateur c’est que les gens vont tout faire pour que tu passes une bonne journée que tout se passe bien et tu vas être sur des journées un peu dantesques je reparlais du triathlon de Sainte avec cette épreuve où j’arrête pas mais par contre on vient m’emmener à manger on se soucie que tout aille bien tout le monde fait en sorte que même toi alors que t’es dans le jus complet tu passes une bonne journée tant que physiquement je pourrais que ma vie de famille me le permet oui, la preuve en est j’ai fait le choix de faire moins de courses pour plus s’animer je pense pas que j’arrêterai de courir parce que j’aime ça, parce qu’en plus je reste quand même un compétiteur que je suis pratiquant mais je compte pas arrêter d’animer comme la question m’a souvent été posée même si j’ai eu l’opportunité après le Covid à faire renégocier ça j’ai pas l’intention d’arrêter spécialement le monde des pompiers en fait parce que vraiment je je suis épanoui moi je suis vraiment épanoui dans deux taffes donc c’est une chose formidable et si j’avais eu la chance s’il y avait 90 week-ends dans une année j’aurais presque continué à être entraîneur de football parce que j’étais aussi épanoui mais là au bout d’un moment faut faire des choix

Ermanno : ouais faut faire des choix

Ermanno : et par rapport à ton métier de pompier justement est-ce que t’as un aménagement de ton temps de travail ou tu travailles à temps plein comme tous les autres pompiers et d’ailleurs on peut peut-être briser un mythe c’est combien de temps de travail tu as ? il y a plus ou moins d’heures de travail que le métier de pompier sachant que je mets encore un gros disclaimer là-dessus c’est comme les sportifs de haut niveau on a l’impression qu’ils bossent 5 heures par semaine parce qu’une compétition ça dure 3-4 heures non en réalité ils bossent 40 heures par semaine parce qu’ils s’entraînent, ils récupèrent et le week-end ou en tout cas les jours de course ils vont sur les courses donc pompier ça représente quoi en termes de temps officiel de travail sans parler du temps à côté qui toi te permet aussi de pouvoir t’épanouir dans un deuxième métier ?

Romain FOREL : alors moi j’ai une chance aussi terrible alors je travaille à 100% j’ai pas fait une demande à 80% nous on est ce qu’on appelle cyclé j’ai un régime de travail, de garde, de jour de repos et moi ce qu’il y a de bien c’est que là depuis novembre je connais tout mon planning de 2026 donc en fait je peux poser des dates je sais quand est-ce que déjà j’ai des doublons de garde et d’animation et de changer mes week-ends sachant que j’ai toujours été dans des très grosses casques donc c’est un petit inconvénient c’est qu’il y a une forte résistance opérationnelle par contre c’est un gros avantage c’est qu’on est nombreux donc tu multiplies le chance de faire des changements avec tes collègues et d’ailleurs parce que beaucoup de pompiers sont triathlètes ou beaucoup de triathlètes sont pompiers ça mange un peu de sens ils me disent ah mais Romain tu ne bosses jamais il est week-end tes collègues comment ils font ça gueule pas la caserne non ça gueule pas parce qu’en fait moi je ne mets sur mes réseaux que quand j’anime ou quand je cours mais vous ne voyez pas quand je suis de garde et en plus de ça alors moi je suis pompier en Gironde donc j’en ai une chance terrible parce qu’on est passé en garde de 12 heures on a été l’un des premiers départements français à être comme ça donc je travaille 1607 heures comme tout fonctionnaire qu’il soit des collectivités territoriales ou de l’état donc c’est l’équivalent de 35 heures sur toute l’année sauf que nous c’est sur un volume annuel et effectivement ce que les gens ne voient pas c’est qu’on travaille les week-ends, les nuits typiquement moi j’ai travaillé 7 nuits je sors d’une garde de 12 heures de nuit où j’ai fait 19h30, 7h30 donc je me suis reposé un petit peu ce matin en attendant le podcast et je vais m’entraîner cet après-midi je travaille ce week-end ça vous donne tout le détail de mon planning mais je travaille samedi en jour dimanche en nuit donc ça fera un week-end je travaille le 25 décembre je travaille le 31 décembre donc voilà pour ça et en ce qui concerne mon planning même si ce n’est pas une chance mais je n’ai pas d’enfant et du coup on collabore souvent avec mes collègues je travaille très souvent à Noël et cet été au mois d’août notamment moi je suis l’agent de la caserne qui a fait le plus de gardes au mois d’août en contrepartie parce qu’on m’a pris des week-ends en juin, en mai, ça me permet d’animer mais j’ai fait 19 gardes de 12h au mois d’août donc moi je profite moins de la plage alors que j’habite en Chambre Maritime au mois d’août que mes collègues mais c’est moins grave c’est aussi plus ou moins un souhait parce qu’en contrepartie certains m’ont pris des week-ends en juillet pour que j’aille au Gorge de l’Ardèche etc etc

Ermanno : et puis juste pour le côté entraînement en pratique c’est pas parce que t’es de garde que tu vas pas sortir faire un petit footing par contre si t’es de garde tu dois être facilement mobilisable et tu vas pas te mettre une séance de fractionnés qui va te mettre à plat pour qu’après tu partes au feu alors que t’as déjà

Romain FOREL : et puis alors bon j’ai connu des collèges, j’ai connu des casernes où ils peuvent vraiment s’entraîner loin de l’idée de faire pleurer d’un chômeur mais moi je suis dans un 112 contre qui fait plus de 12 000 interventions par an donc concrètement d’ailleurs mon entraîneur pourrait le témoigner je ne mets pas de je ne lui donne pas de disponibilité sur mes temps de garde et même quand j’ai préparé en brun on mettait ou du home trainer ou des séances de course à pied que je faisais l’effort de faire sortie de ma garde jamais pendant ma garde parce que ça sonne quand même beaucoup et du coup au début tu le faisais parce qu’au début c’est tentant on a un créneau de sport et c’est une très bonne chose sauf que ça sonne, t’es frustré t’as fait les deux tiers, un tiers de la séance qu’est-ce que tu fais ? tu rattrapes les deux tiers bon j’ai arrêté avec ça de plus comme je le disais en préambule je suis responsable sport de ma caserne donc je ne veux pas que mon sport impacte la caserne donc je fais les parties pour le coup des triathlètes qui jouent au foot qui jouent au beach avec ses collègues qui proposent plein d’autres choses qui va courir avec ses collègues parce que ça aussi je l’ai connu ailleurs et notamment quand je suis arrivé les mecs ne voulaient pas courir avec moi parce qu’on ne court pas comme toi ah si si vous courez comme moi vous mettez le pied gauche puis le pied droit devant je vous promets vous courez comme moi on ne court peut-être pas tous aux mêmes allures mais vous avez l’impression que je suis un champion mais je préviens que moi quand je prends le départ d’une course comme le semi de Bordeaux on est 15 000 et que ça se gagne en moins d’une heure, non je ne suis pas un champion donc c’est toujours pareil ça dépend avec qui tu vas courir donc voilà moi je cours avec mes collègues et je ne le compte pas comme une séance et je fais mes séances plus tard ouais puis c’est

Ermanno : comme disait toujours mon entraîneur précédent qui sait courir vite sait courir lentement donc si tu crois qu’on ne court pas à la même vitesse j’aurais peut-être du mal à te suivre mais sinon pour ce qui est de me suivre il n’y a pas de soucis on se mettra à un niveau

Romain FOREL : c’est ça on s’adapte j’ai eu le cas aussi comme plusieurs collègues sur des préparations de swimrun ou des propositions de swimrun ou de bike and run contre un monde par équipe ah ouais mais les gars si je fais équipe avec vous oui j’anime j’ai l’air des résultats je me doute bien qu’on ne joue pas la gang mais si je joue la gang si je veux jouer la gang je me mets avec une équipe à niveau et puis ça c’était valable au début maintenant vu les vitesses à laquelle ça court moi non plus je ne joue plus la gang donc quitte à mettre un dossard autant que je me fasse plaisir et par contre oui sur le seul bike and run que j’ai fait cette année on l’a gagné avec ma partenaire du jour parce qu’on était en mix mais là pour le coup vu la qualité de ma binôme du jour là on avait des intentions de gagner parce que je savais que j’étais une fille qui avait sensiblement mon niveau donc je me suis dit là ça devait faire un binôme plutôt sympa mais j’ai aucun souci là aussi à faire équipe on peut faire une équipe jouant ensemble il n’y a pas de problème

Ermanno : tu ne sais pas à quel point je nage et je cours mal

Romain FOREL : c’est comme avec des otilos tu nages et tu cours

Ermanno : j’ai eu du mal à arriver au bout mais on est arrivé avec mon binôme le dernier de ceux qui sont arrivés c’est très important on en a laissé quelques-uns derrière Romain le temps file on a fait déjà un bon tour autour du sujet qui te concerne toi, de l’animation tu le sais la question signature du podcast c’est justement comment devenir très athlète donc Romain toi qui es pratiquant et animateur si tu te mets dans les deux sièges quelle serait ta meilleure réponse ton meilleur conseil

Romain FOREL : alors mon meilleur conseil pour devenir très athlète c’est dans la mesure du possible de s’inscrire dans un club et je ne suis pas là pour faire du politiquement correct pour la fédération on a une très belle fédération moi j’ai commencé comme ça et je le vois c’est beaucoup plus simple parce qu’en plus on me dit le podcast s’appelle devenir un très athlète et on parle de la fédération française de triathlon mais il y a tellement de choses possibles en triathlon il y a du triathlon, du duathlon si vous ne savez pas nager parce qu’on sait que souvent c’est la natation qui freine à nager maintenant à l’inverse avec la galère des vélos où tu parlais des parisiens qui ont des difficultés à s’entraîner en vélo mais qui à l’inverse ont beaucoup plus de piscines que chez nous et bien ça peut devenir des swimrunners de l’aquathlon le raid c’est rattaché à la fédération française de triathlon donc il y en a pour tout le monde et aussi il y a des écoles de triathlon donc j’ai presque envie de dire devenir triathlète mais de plus jeune âge ça pourrait presque allonger le podcast donc vraiment n’hésitez pas à vous rapprocher d’un club et si vous n’avez pas de club et bien trouvez-vous des groupes d’entraînement il y a des coachs aussi maintenant de plus en plus diplômés essayez de vous trouver un coach qui est diplômé aussi bien fédération française de triathlon ou qu’un Bézan ou un DEGEPS et qui va vous accompagner là dedans et triathlète ça veut pas dire Ironman aussi alors je sais que beaucoup de tes invités l’ont fait mais ça c’est important bien sûr qu’on est fiers quand on finit un XXL l’après-midi moi j’étais fier de vous parler d’embrun mais entre guillemets c’était presque plus simple de finir en embrun que de tout faire pour pas être éliminé sur une des deux duathlon parce que ça court à plus de 20h donc soyez fiers des choses que vous faites et il y a toutes les distances il y a vraiment toutes les distances j’ai écouté ton dernier podcast où pour son premier XXL il a fait le Norseman mais vu son niveau vélo forcément quand vous roulez aussi et oui si vous arrivez d’ailleurs d’autres sports où vous aviez été à un très bon niveau visez des choses comme ça par contre si vous avez 50 ans que c’est un projet et que la dernière fois que vous avez fait du vélo c’était pour aller au collège et bien faites peut-être pas un Ironman mais par contre faites des épreuves aussi en équipe faites des épreuves en équipe faites des relais le Sumrun a le vent en poupe parce qu’il n’y a pas besoin du vélo et souvent c’est en duo donc ça, ça aide énormément donc voilà, moi vraiment le conseil c’est faites-vous entourer, partagez-le on pense vraiment que c’est un sport individuel mais pas du tout même dans les écoles de triathlon donc partagez-le partagez-le avec votre entourage et essayez de vous rapprocher d’une structure si c’est d’un club c’est encore mieux et après en plus dans le club il y a cet effet boule de neige ou ah mais viens faire un SA avec nous ah mais t’as vu que cette même épreuve a fait l’EM etc etc et pour, ça fera un petit peu de pub pour le T24 mais le T24, le triathlon 24 sur 24 heures est aussi l’un des meilleurs moyens de découvrir le triathlon parce que si je dis 24 heures j’ai rien à dire mais l’autre il me dit de pas faire d’Ironman et il faut faire 24 heures ouais sauf qu’en fait il y a 4 heures de natation 12 heures de vélo 8 heures de course à pied mais en relais avec des tours que tu enchaînes pas en fait c’est à dire que c’est la même équipe qui nage et après qui roule puis qui court donc en fait tu fais un triathlon sans enchaîner t’as des pauses et on a découvert avec Charles au fur et à mesure des années qu’en fait plus de 60% des gens qui viennent sur le T24 sont pas des triathlètes parce que c’est la meilleure façon pour eux de découvrir le T24 et notamment les équipes de 6 parce qu’en fait quand tu dilues 24 heures par 6 ça fait à peine 4 heures chacun et 4 heures sont diluées sur 24 heures et sachant que la règle dit qu’il faut faire un tour de chaque donc à peu de choses près c’est un tour de nat qui fait 1000 mètres un parcours vélo selon où tu es mais qui avoisine les 20 kilomètres et un cours de course à pied qui fait entre 7 et 5 et 7 kilomètres donc t’as 4 heures sans enchaîner pour faire une distance XS euh S pardon donc ça laisse largement de temps et après tu t’aperçois qu’il y a d’ailleurs des gens qui disent moi j’ai prévu je fais qu’un tour à pied oui c’est ça et puis t’es pris dans l’effervescence et t’en fais 2, t’en fais 3 et tu fais d’ailleurs le dernier comme tout le monde à bloc pour essayer de repartir sur un tour alors que ça fait 24 heures que tu tournes mais ça y est t’es pris dans l’engrenage du triathlète et vu que t’as essayé et bien derrière les gens veulent absolument en faire un tout seul, un vrai comme ils me disent un vrai mais un vrai tout seul où tu nages et il faut que tu enchaînes rapidement le vélo ou t’enchaînes parfaitement la course à pied voilà, je sais que je suis très bavard mais il y a deux choses à retenir ou vous allez dans un club essayez le triathlon via le T24 et vous pourrez devenir un triathlète

Ermanno : ouais et puis pour reboucler sur le sujet du jour avec toi, vous cherchez une caserne il y en a partout en France il y a forcément un triathlète dans les pompiers

Romain FOREL : dans votre entourage maintenant la fédération française s’est bien développée il y a de plus en plus de licenciés plus il y a cette histoire du pas de journée qui permet quand même aux gens de courir je l’ai vu aussi au début quand tu disais je fais du triathlon les gens disaient ah ouais il y a 3 sports mais qu’est-ce que tu fais en premier ? vélo, maintenant il y a aussi les jeux olympiques il ne faut pas se mentir ce qui est une très bonne chose les gens connaissent l’ordre du triathlon ils savent qu’il faut nager puis faire du vélo puis courir et tu vois beaucoup de cités invitées du podcast parlent souvent d’intérieur sport c’est vrai que les magazines de canals qui sont de grande qualité ont permis de découvrir ça ont permis de découvrir le swimrun le Norseman aussi même les gens sont capables de dire il y a une épreuve où les gars ils sautent du bateau il fait nuit le Norseman épreuve de dingue là aussi c’est ça mais il y a des choses ça permet et le développement des podcasts c’est un sport qui est jeune ça reste un jeune sport par rapport au foot au rugby au tennis à tous ces sports qu’on connaît mais c’est un sport qui est en plein développement et voilà surtout c’est pas que l’Ironman et c’est vraiment fait pour tout le monde dès l’âge de 6 ans on peut faire du triathlon écoute

Ermanno : merci pour tout ça et pour la promotion des différentes instances et structures pour terminer même si tu as dit que tu n’étais pas très réseau sociaux où est-ce qu’on te retrouve qu’on te contacte si jamais on veut en savoir plus ou si jamais on veut tenter sa chance pour savoir si le week-end du 18 juin 2028 t’es disponible

Romain FOREL : alors j’ai le on va dire le package classique j’ai Instagram et Facebook alors en plus moi l’avantage de mes réseaux sociaux c’est qu’ils sont vraiment liés que au sport donc vous pouvez effectivement me contacter vous ne me verrez jamais en bikini au Noululu sur mes réseaux sociaux j’ai LinkedIn depuis pas longtemps ce qui a permis d’ailleurs qu’on se rend compte et je sais que tu poses souvent la question sur Strava j’ai Strava j’ai Strava alors vous pouvez me suivre sur Strava je ne mets que mes courses je ne mets pas mes entraînements on ne sait pas tant qu’il y a quelque chose à cacher mais c’est que ça évitait de dire écoutez là écoutez ici les gens en fait à l’époque ils se demandaient quelle folie j’avais et puis alors le fameux si c’est sur Strava ça ne compte pas bon je suis passé bien outre d’ailleurs faites attention mais bon de plus en plus les gens le disent au piège de Strava moi je l’utilise un petit peu pour préparer mes animations d’ailleurs ça va un peu les athlètes ce qu’ils ont fait ou autre mais voilà vous ne piégez pas avec ça il a roulé 180 bornes parce qu’il prépare un Ironman oui mais tu ne connais pas son passif tu ne connais pas tout ça moi je n’avais jamais roulé 180 bornes avant de faire mon premier Ironman et j’ai peu de soucis à vélo donc voilà faites attention avec Strava donc j’ai Strava et vous pouvez me suivre et moi je suis les gens mais je ne suis pas un grand spécialiste Instagram et Facebook je les utilise pas mal et LinkedIn j’essaye de commencer à m’y mettre là pour le coup c’est de développer du réseau c’est très intéressant notamment pour les organisateurs et compagnie donc ça c’est très utile

Ermanno : super et bien écoute Romain merci beaucoup j’espère que tu as passé un bon moment moi je me suis senti un peu comme sur une course et puis j’espère que j’aurai l’occasion d’entendre ta voix un jour quand tu m’encourageras en passant une ligne d’arrivée

Romain FOREL : et bien c’est avec grand plaisir de toute façon on a le plaisir d’encourager l’ensemble des triathlètes des swimrunners parce que je sais que tu es le plus passé swimrunner j’en profite pour te remercier un de l’invitation deux de tout ce que tu fais avec ce podcast qui permet de donner la parole à tout le monde et c’est une force aussi devenir un triathlète on a cette chance aussi de pouvoir côtoyer très facilement l’élite mondiale je dis moi ma petite fierté c’est d’avoir mon micro à l’ensemble du podium olympique aussi bien hommes et femmes on le sait j’ai rien contre Kylian Mbappé loin de là c’est un top joueur mais c’est très difficile si demain on devait faire un footing et Kylian Mbappé alors que j’ai déjà eu le plaisir de courir avec Léo Berger de boire une bière avec le champion olympique quand il avait été venu au triathlon de Metz donc voilà c’est aussi une des raisons qui fait que c’est un top sport parce qu’on peut côtoyer des gens simples comme nous qui sont dans l’ombre du triathlon et des tops des tops athlètes

Ermanno : on fera qu’on échange certains contacts parce que moi tous ces gens là je les ai pas trop il y a quelques élites qui acceptent de répondre à mes questions et d’ailleurs je les remercie et le dernier par exemple Tom Lerno qui était un super invité mais pas que dans les propos qu’il a partagé aussi dans les échanges qu’on a pu avoir avant, pendant et après mais tous ne sont pas forcément disponibles non plus donc voilà c’est aussi un petit appel du pied et il y en a quelques-uns des élites qui nous écoutent donc n’hésitez pas à décrocher le téléphone à m’appeler ou à dire à votre copain ou copine qui sont aussi élite de faire de même voilà c’était mon petit coup de gueule du moment

Romain FOREL : c’est une bonne idée surtout que il faut penser que là il y a tous en plus ils donnent une très bonne image donc l’objectif du podcast c’est de devenir triathlète je pense par exemple on va prendre l’exemple de Cassandre Beaugrand la plupart même des jeunes filles même si elles connaissent pas le triathlon maintenant sont capables de dire qui est Cassandre Beaugrand tellement c’est extraordinaire ce qu’elle a fait aux Jeux Olympiques et où je prends Antoine Dupont les gens vont être capables de dire qu’il a fait les Jeux Olympiques alors que les gens vont dire mais il n’y a pas le rugby à 15 pourtant et certains ne vont même pas savoir que c’était le rugby à 7 mais il y a des figures de proue comme Léon Marchand etc qui sont importantes donc je suis d’abord de Cassandre ou autre mais ça permet effectivement de développer le triathlon alors je viens de dire qu’il y en a de besoin mais qui est vraiment dans la bonne dynamique contrairement à peut-être d’autres sports qui ont tendance à s’essouffler le triathlon est vraiment dans la bonne dynamique

Ermanno : et tiens d’ailleurs petite question complémentaire puisqu’on parle un peu des JO tu l’as dit pour animer des organes pour animer des organes des organisations officielles de la FF3 il faut être 3 étoiles pour animer aux JO il faut quoi ?

Romain FOREL : pour animer aux JO il fallait un bon carnet d’adresses malheureusement aucun des speakers de la Fédération Française de Triathlon n’avait été retenu pour les JO de Paris parce que par contre Christophe Dallery qui est speaker de la Fédération Française de Triathlon a eu le plaisir parce qu’il a les compétences à animer les JO de Londres donc il y a il faut être dans le circuit à l’international mais là pour le coup c’est un petit peu comme j’ai pas fait de D1 en tant que triathlète parce que j’avais atteint mon plafond de verre là je pense que j’aurais mon plafond de verre il faudrait faire que ça donc peut-être alors peut-être qu’un jour il y aura la chance d’animer des Coupes du Monde comment ça va y en avoir en France il y aura il y aura une il y aura une WTCS qui va devenir un T100 T50 là j’ai vu qu’ils ont tout rallié cette année enfin en 2026 à Quibon donc là je pense qu’on aura certains speakers français mais alors ça a été c’était un rêve plus qu’un objectif c’était un rêve d’être de l’aventure à Paris même si je savais que je partais de très très loin bon ça c’est pas fait et j’ai pas de soucis avec ça mais vu qu’en plus on a organisé peut-être les plus beaux jeux de l’histoire des jeux modernes il n’y a aucun regret avec ça

Ermanno : bon bah écoute je te remercie encore pour ton temps et d’avoir répondu à toutes nos questions et puis je te souhaite une bonne continuation et à très vite sur une course

Romain FOREL : merci au plaisir et puis plein de bonnes choses à toi et au podcast devenir triathlète merci Romain ciao et bah voilà

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