#471 Redécouvrir la vie par le triathlon avec Arnaud Dalais

« Le triathlon m’a offert une deuxième chance de vivre. » — Arnaud Dalais

🎙️ Dans cet épisode, on part à l’Île Maurice rencontrer Arnaud Dalais : épicurien, papa, restaurateur… et finisher de triathlons extrêmes comme le Swedenman et le Patagonman, en route pour le légendaire Norseman. Après une crise cardiaque à 45 ans, Arnaud a tout arrêté (alcool, drogues, excès) pour reconstruire son corps pas à pas : marche, trail, puis triathlon… jusqu’aux Xtri dans l’eau glacée et les montagnes. Une vraie histoire de résilience, de deuxième chance et d’amour du sport.

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

📝 Quelques punchlines à retenir :

« Ma crise cardiaque, je la vois comme une deuxième chance. »

« Quand tu aimes vraiment le triathlon, c’est ton cœur qui décide… et ta tête suit. »

« J’ai remplacé les nuits en boîte par les levers de soleil dans l’eau froide. »

« On est une petite communauté de triathlètes à Maurice, alors on s’entraîne beaucoup plus qu’on ne court en compétition. »

« À Patagonman, j’ai vu des bleus que je n’avais jamais vus de ma vie. »

« Je préfère m’arrêter 20 secondes pour admirer une cascade que gagner une place au classement. »

💡 Le conseil d’Arnaud

« Beaucoup font déjà 2 ou 3 sports. Inscris-toi sur un petit triathlon avec des amis, pour le fun. Va doucement, construis toi, ne brûle pas les étapes… et laisse le virus du triathlon faire le reste. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami qui fait déjà du vélo, de la CAP ou de la natation… et qui n’a “pas encore” osé le triathlon !

PS : nous sommes maintenant sur Strava ! https://www.strava.com/clubs/DevenirTri !

💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno. Et comme d’habitude, je suis très heureux de vous recevoir sur un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Aujourd’hui, on va échanger avec un des auditeurs qui m’écoute depuis quelques temps et je suis très content. Il a pris contact avec moi pour me dire qu’il était content de nous écouter et je me suis dit qu’en jetant un œil rapide sur son profil, que ce serait peut-être sympa de l’inviter sur le podcast. Donc je suis très heureux de vous présenter Arnaud Dalais. Salut Arnaud !

Arnaud DALAIS : Salut Ermanno, bonjour à tous. Je vous parle de l’humoriste, je vous fais un coucou.

Ermanno : D’ailleurs, est-ce qu’on dit Dalais, Dalaïs, Dalaïs ? Comment est-ce qu’on dit ton nom de famille ?

Arnaud DALAIS : On dit Dalais. Ok.

Ermanno : Dalais. C’est pas mauricien ça ?

Arnaud DALAIS : Si vous savez, on vient de France, nos familles, il y a très longtemps venaient de France, ils sont arrivés à Maurice et écoute, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère, ma mère, on est tous nés ici. Donc on est mauricien. On garde un lien très étroit avec la France. Parce qu’on aime bien ce pays, on aime surtout bien manger.

Arnaud DALAIS : Donc non, on est mauricien, mais on adore la France.

Ermanno : Écoute, je me souviens en 2009, j’avais un collègue de travail qui a fait une connerie. Il m’a dit qu’il aimerait bien faire du marathon. Moi, je faisais déjà du triathlon depuis quelques temps. C’était pas 2009 d’ailleurs, c’était 2006. Et puis il m’a emmené courir un jour sur le temps du midi. Et puis avec lui, on a fait notre premier marathon. Et puis c’est un peu lui qui m’a mis le pas dans le sport d’endurance. Je ne sais pas s’il nous écoute, mais je pense à Mickaël Orange, qui est mauricien et qui est juste un petit peu plus black que toi. Toi, tu es un mauricien blanc, Arnaud ? Tu n’es même pas métisse, tu es blanc-blanc.

Arnaud DALAIS : Oui, je suis un mauricien blanc. Donc on est une population très variée. Il y a des blancs, il y a des créoles, donc des Africains. Il y a des hindous, des musulmans. Des Chinois. On s’entend très, très bien tous ensemble. Et ça fait un petit peu, allons dire, la force de l’île Maurice, quelque part. Et non, je suis un mauricien blanc. Et quand on était plus petit, on nous appelait donc, enfin, on nous donnait des noms. Et moi, enfin, les blancs, on les appelait les rats blancs, comme le rat blanc. Ou après le créole, il y avait un autre nom. Enfin, je ne vais pas citer, ça remonte aux années 1990. Et aujourd’hui, on ne peut plus dire ce genre de choses-là. Voilà, voilà.

Ermanno : Il y a plein de choses qu’on ne peut plus dire maintenant, que ce soit en France ou ailleurs. Oui.

Ermanno : Anyway, ce que je te propose, comme je le fais avec tous mes invités, c’est déjà de te laisser te présenter. Alors, on a déjà dit que tu étais à Maurice, mais dis-nous tout. Qui est Arnaud Dalais ?

Arnaud DALAIS : Alors, Arnaud, je suis le père d’un garçon de 11 ans, que j’ai eu très tard, à 46 ans. J’ai deux frères et une sœur.

Arnaud DALAIS : J’ai perdu mon père très jeune. Donc, ma mère nous a élevés, nos quatre enfants. Elle nous a donné la force du travail et du travail bien fait. Elle m’a mis dans la restauration parce qu’elle est une chef. Donc, je suis parti étudier en France, pays que j’adore. Et ce qui est un peu difficile avec le triathlon, parce que je suis un peu en train de faire des études, je suis un peu en train de faire des études. Parce que j’adore manger et du coup, c’est une balance qu’il faut toujours gérer.

Arnaud DALAIS : Donc, j’ai fait mes études à La Rochelle, à l’école hôtelière. Et puis, je me suis baladé un petit peu à Paris. J’ai travaillé à Paris, à New York, dans les restaurants. C’est mon métier aujourd’hui.

Arnaud DALAIS : Après, j’étais un sportif. Très jeune, j’ai fait beaucoup de sport jusqu’à mes 15 ans. J’étais doué. Je ne me vante pas, mais j’étais doué en sport. Mais malheureusement, Maurice, on est très… À cette époque-là, en 85, on n’avait pas toutes les chances de pouvoir voyager et de venir en France faire des stages ou s’améliorer. Donc, ma vie a dérivé vers la fête à 15 ans. On rencontre les filles, on commence à aller en boîte, etc. Et j’ai repris contact avec le sport à 46 ans, 44 ans, 45 ans, par là. Après une crise cardiaque qui m’a secoué. Jamais on m’avait parlé de tout ça. Donc, ça m’a vraiment bouleversé quelque part. Et j’ai eu la chance de rencontrer un ami. Un ami qui m’a conduit, qui m’a aidé à me reconstruire physiquement, reconstruire mon corps, me remettre petit à petit à la course, à marcher. Et je fais du triathlon depuis 2020. Donc, c’est assez récent. Et je dois dire que le jour où j’ai touché le triathlon, j’ai senti quelque chose qui se passait dans mon corps. Depuis, j’ai senti une énergie incroyable qui a traversé tout mon corps. Et là, je n’ai pas compris au fait. Et j’étais grisé quelque part. Bien sûr que j’ai ouvert une bouteille de vin pour fêter ça.

Ermanno : Tu sais, je te kiffe, Arnaud. Je te kiffe parce que moi aussi, j’ai ce dilemme. Quand je prépare un défi, quelle que soit la taille ou une compétition, je m’astreins. Je ne peux pas boire une goutte d’alcool. Mais en dehors de ça, je suis juste un épicurien. J’adore manger. J’adore boire. Et comme tu dis, c’est le dilemme. Il faut trouver la balance juste.

Arnaud DALAIS : C’est dur. C’est dur.

Arnaud DALAIS : Et depuis 2020, je me suis mis dans le triathlon. Je m’entraîne très dur. J’adore m’entraîner, au fait. Et je me suis lancé des défis, des distances semi-Ironman. Je suis parti faire mon premier Ironman.

Arnaud DALAIS : En Autriche, très joli d’ailleurs, que je recommande. C’est assez plat, assez facile. C’est un bon Ironman pour débuter. Très beau. Et puis, le fil en aiguille, ça m’a amené vers le X-Tree.

Arnaud DALAIS : C’est plus dur, des distances Ironman, mais avec des dénivelés, de l’eau froide. Et ça, je dois dire que j’aime l’eau froide. Ici, on n’a pas l’occasion de se bénéficier. C’est dans l’eau froide, mais j’aime l’eau froide. Ça, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup. Et je me mets dans l’eau froide tous les jours depuis deux ans.

Arnaud DALAIS : Et avec du dénivelé de vélo, ça aussi, on n’a pas beaucoup ici. Donc, voilà. Oui, j’adore le triathlon, en fait.

Ermanno : Mais comment tu fais pour te baigner dans l’eau froide tous les jours à Maurice ? Parce qu’il n’y a pas d’eau froide. Donc, comment tu fais ? Tu te prépares des bains de glace ?

Arnaud DALAIS : Alors, au début, c’était ça. Au début, c’était la grosse mission. On faisait des gros sacs d’eau qu’on mettait au congélateur. On amenait dans la baignoire. Et on mesurait la température pour… J’ai fait un petit peu… Je me suis préparé une méthodologie un peu pour que mon corps s’habitue à l’eau froide petit à petit. Mais je dois dire que l’expérience était bordélique. Il fallait… Il y avait de l’eau partout. Les sacs se cassaient. Enfin, bref. Ça a duré, disons, trois mois. Et puis, j’ai réussi à trouver à l’île Maurice une baignoire qui glace automatiquement là. Un ice bath.

Arnaud DALAIS : Qui est arrivé à… Il y en a beaucoup à Maurice actuellement. Et ça marche très bien, je dois dire. D’ailleurs, ils en vendent beaucoup. Donc, maintenant, j’ai mon ice bath. Et je… Je fais… Pratiquement, on peut dire, tous les jours, le ice bath. Il y a des périodes où j’arrête quand je n’ai pas trop d’objectifs. Et après, je reprends. Et je dois dire que je me sens très, très bien.

Arnaud DALAIS : Alors, les cinq premières minutes sont dures. Et puis, on s’habitue. Et au bout de dix minutes, on se sent bien. On ne veut plus sortir. Donc, il faut faire un petit peu attention. Puis, l’avantage, c’est que là, pour le coup,

Ermanno : quand tu te baignes dans un bain d’eau chaude, au bout de dix minutes, tu ne veux plus sortir. Mais l’eau, la température de l’eau diminue. Donc, au bout d’un moment, tu es obligé de sortir parce que l’eau est trop froide. Là, quand tu te baignes dans une baignoire d’eau glacée, tu ne veux plus sortir. Mais c’est plutôt que la température se réchauffe.

Arnaud DALAIS : Oui, non, j’ai mon petit rituel, tu sais. J’ai ma petite musique à côté de moi. Et ça me fait tellement du bien que je me laisse emporter. Et après, ça sonne. Il faut que je sorte. Et donc, pendant ces entraînements, le Swedenman ou le Patagonman, qui étaient deux triathlons extrêmes que j’ai faits l’an dernier,

Arnaud DALAIS : je dois dire que ça a bien marché. J’ai adoré nager dans l’eau froide. Et voilà, je suis même parti me baigner dans des glaciers après. C’était magnifique, en fait. En fait, j’ai mes expériences. C’est nouveau pour moi, tout ça.

Ermanno : Écoute, avant qu’on parle justement de tes dernières expériences, notamment sur Ikea, peut-être qu’on peut revenir à la genèse de ta vie de triathlète. Tu as dit que tu as découvert le triathlon en 2020. Dès que tu as découvert, tout de suite, tu as ressenti quelque chose et tu t’es vraiment mis à fond dedans. Comment tu as découvert le triathlon ?

Arnaud DALAIS : Alors, après ma crise cardiaque, je me suis mis au trail, petit à petit, bien sûr. Des 10 kilomètres, des 15, des 20, des 25. J’ai vraiment pris le temps de progresser. Et je dois dire que, si j’ai un conseil à donner aux gens aujourd’hui, c’est de ne pas aller trop vite, de se construire. Et je réalise que ça a été pour moi une force. C’est de la chance aussi, parce que je ne m’attendais pas que ça se passe comme ça. Je n’ai pas voulu que ça se passe comme ça.

Arnaud DALAIS : Donc, c’est parti petit à petit, entre elles, entre elles. Et vu qu’à un moment donné, il fallait faire des entraînements croisés, je me suis dit, j’ai commencé à faire du VTT, j’ai commencé à nager. Donc, je m’amusais en trail. Et la natation et le VTT, le vélo, c’était vraiment pour cross-trail. Du coup, je suis parti faire le Grand Raid. J’ai fait le Bourbon, le 110 kilomètres, en 2022. Donc, Grand Raid de la Réunion,

Ermanno : pour ceux qui ne connaîtraient pas ou qui n’auraient pas capté, Grand Raid de la Réunion. Alors, pas sur la version Diagonale des Fous qui fait 170, mais là, tu l’as fait sur le Bourbon. Donc, 110, c’est la petite sœur.

Arnaud DALAIS : 110. D’ailleurs, le Grand Raid démarre dans deux jours.

Ermanno : Oui, c’est le week-end.

Arnaud DALAIS : C’est la messe du trail dans l’océan Indien. Et cette année, je crois qu’il y a 120 mauriciens qui participent.

Arnaud DALAIS : Et du coup, ça m’a construit, en fait, une bonne endurance, tout ça. Et je me suis inscrit dans un triathlon pour le fun. C’était un triathlon 750 mètres de natation en eau libre.

Arnaud DALAIS : 20 kilomètres de vélo en VTT. C’était du VTT. Et 6 kilomètres de course à pied, je pense, je crois. Et ça s’est tellement bien passé que… Ça, c’était à Maurice ? Je ne m’attendais pas. C’était à Maurice. J’étais vraiment… Je m’en suis repris. Je ne connaissais pas ce sport. Jamais j’aurais pensé qu’un jour, je ferais du triathlon dans ma vie. Et depuis, je ne vis que pour le triathlon. C’est devenu même un peu un problème. ‘aime tout ce qui touche au triathlon, à la performance. J’aime la nutrition. J’aime voir les courses. Oui, je suis devenu un fou du triathlon. Mais je suis un peu extraordinaire. J’aime comme ça, moi. Quand j’aime les choses, vraiment, c’est mon cœur qui parle. Et je le laisse parler. Et je le suis. Ma tête le suit, quoi.

Ermanno : Et quand est-ce que tu as découvert le podcast « Devenir triathlète » ? Pour le coup.

Arnaud DALAIS : Je ne sais pas. Il y a peut-être un an et demi, peut-être. J’écoute toujours dans la voiture.

Arnaud DALAIS : J’écoute toujours. Et d’ailleurs, je n’écoute pratiquement que « Devenir triathlète ». Pour te dire. Wow. Oui, oui. J’ai du mal. J’ai du mal à écouter les autres. Je ne me retrouve pas dans les autres, en fait.

Arnaud DALAIS : Donc, oui, j’écoute pratiquement que ton podcast. Alors, il faut faire des émissions plus souvent.

Ermanno : Écoute, je vais m’y atteler. Je vais m’y atteler. D’ailleurs, cette semaine, il y a l’enregistrement avec l’interview de Ennis Mansour, qui est assez intéressante. Alors, lui, il n’a pas fait une crise cardiaque, mais il a eu des accidents de la route. Il s’est relevé plusieurs fois, même après un coma. Il a dû réapprendre à marcher, etc. Donc, très intéressant. Et puis, je pense que cette semaine, je diffuserai aussi un épisode hors série avec le docteur Fabien Pillard, qui est un médecin du sport ici à Toulouse, où je vis. C’est un enregistrement qu’on a fait en présentiel. Donc, je vais essayer de faire un petit peu plus de hors série. Comme ça, tu auras un petit peu plus de podcast à écouter. Parce qu’il y a quand même 500 épisodes. Tu as de quoi remonter le fil.

Arnaud DALAIS : Oui, en tout cas, merci. Merci de faire ça parce que je pense qu’on apprend beaucoup et ça nous fait voir d’autres aspects du triathlon. Et voir un peu avec qui on court. Souvent, j’ai pris contact aussi quand j’écoutais tes épisodes. J’ai pris contact avec des athlètes, par exemple, celui qui avait fait des Jeux olympiques qui était en Afrique.

Ermanno : Oui, que j’ai diffusé il y a trois semaines.

Arnaud DALAIS : Oui, il n’y a pas très longtemps.

Ermanno : Il avait monté la fédération.

Arnaud DALAIS : Voilà, il avait monté sa fédération et tout. Donc, je lui ai envoyé un petit message. Je lui ai dit, tu as fait avec des Mauriciens ? Il m’a dit oui, avec lui et lui. Donc, j’aime bien partager. J’aime bien rencontrer des gens aussi. On est tous dans une même passion. Et je trouve que c’est sympa d’échanger.

Ermanno : Juste pour donner une petite vision sur la géographie et où se situe Maurice. Parce que tu l’as dit tout à l’heure, quand tu étais jeune, tu étais très sportif. Mais ce n’était pas toujours facile de venir jusqu’en métropole. Donc, Maurice est une ancienne. C’est une ancienne colonie française. Donc, vous prenez l’Afrique. Vous prenez l’Est de l’Afrique où il y a le Mozambique. En face du Mozambique, quasiment sur toute la longueur du Mozambique, il y a Madagascar. C’est la grosse île qui fait quatre fois la France. D’où est originaire ma femme. Et puis, encore un petit peu à droite, il y a la Réunion. Et juste presque accolé à la Réunion, vous êtes quoi ? Une demi-heure, trois quarts d’heure d’avion entre Maurice et la Réunion. On est à 20 minutes, 20 minutes. Oui, 20 minutes d’avion. Il y a Maurice, ce petit bout de terre. On ne voit pas forcément sur une grosse map monde. Mais en revanche, on la repère bien quand on connaît un petit peu l’océan Indien et qu’on va à droite de Madagascar.

Arnaud DALAIS : Voilà, à la Réunion, ils ont les montagnes. Oui. Et nous, on a la mer. L’océan, quand même. Quelque part, c’est un peu ça. L’océan, l’océan. Mais on peut nager beaucoup, pratiquement tout autour de l’île chez nous. Sans risque. On a des lagons. Et par contre, on n’a pas beaucoup de montagnes. Par contre, à la Réunion. Le contraire. Oui.

Ermanno : Ils ont les montagnes, les montagnes qui tombent dans l’eau. Mais du coup, ils n’ont pas beaucoup d’endroits pour pouvoir nager. Et puis surtout, en sécurité. Voilà. Parce qu’il y a pas mal de requins aussi par là-bas.

Arnaud DALAIS : Oui, chez nous aussi, je crois qu’il y a des requins. Mais ils sont gentils, peut-être plus gentils.

Ermanno : Ça doit être pour ça. Et en début d’année, vous avez pris cher avec le cyclone.

Arnaud DALAIS : Ça fait très longtemps qu’on n’a pas eu de gros cyclone. Oui. Oui, moi, je me souviens des gros cyclones. Il n’y avait pas d’électricité pendant 4 ou 5 jours. On dormait dans la voiture avec des oreillers. On mettait l’oreiller pour avoir la clim, au moins, parce qu’il y avait des moustiques. Oui, c’était à Mayotte cette année.

Ermanno : Ce n’était pas à Maurice.

Arnaud DALAIS : Voilà. Donc, non, ça fait longtemps. Mais on est à risque. Oui, on est à risque. Et souvent, les triathlons, quelquefois, sont décalés par la cause des périodes cycloniques.

Ermanno : Et justement, le triathlon à Maurice, quel est le niveau de développement du triathlon à Maurice ? Est-ce que vous avez… Oui. Les distances, est-ce que vous en avez beaucoup ? Ou est-ce qu’en gros, il y a deux triathlons dans l’année, puis il ne faut pas les louper ?

Arnaud DALAIS : On n’a pas beaucoup de triathlons. On a une fédération de triathlons qui est un peu molle. Mais il n’y a pas beaucoup de personnes qui font des longues distances. On voulait récemment organiser un… On appelle ça ZomFerraille à Maurice. C’est Ironman, en fait, en créole mauricien. Et malheureusement, il y a eu moins de 8 participants. Donc, on a dû annuler. Donc, on n’a pas beaucoup de triathlètes d’endurance. OK. Par contre, on a à peu près une douzaine d’Ironman mauriciens. D’ailleurs, on a un petit groupe WhatsApp d’Ironman mauriciens. Donc, on fait un petit peu la promotion. Vas-y, allez, on t’invite dans le groupe. Mais c’est sympa, on partage aussi. Voilà, on revient encore aux conseils, partage. Vas-y. C’est sympa, tu vas voir, c’est pas dur, entraîne-toi. Donc, on est un bon petit groupe de triathlètes endurants qui aiment l’endurance. Et voilà, on s’amuse un peu entre nous. On s’entraîne beaucoup plus qu’on fait de compétition.

Ermanno : Écoute, ça fait partie aussi de la vie d’un triathlète et en particulier de la vie d’un triathlète expatrié dans une île de l’océan Indien. Mais toi, du coup, tu fais… Tu fais comment pour aller sur des compétitions ? Est-ce que tu te déplaces beaucoup, loin ? Ou au contraire, tu t’en choisis une ou deux dans l’année ?

Arnaud DALAIS : Alors, on choisit une dans l’année. Si on peut faire deux, c’est super. Donc, on se laisse un peu emporter par ce qu’on souhaite faire, le challenge qu’on veut se donner. Je crois que…

Arnaud DALAIS : Je me suis toujours laissé… Je me suis toujours écouté quelque part dedans. Je me suis toujours… J’avais besoin de ce challenge. Et en même temps, j’ai toujours trouvé que mon corps m’a amené… Mon corps, ma tête m’a amené à ce que je devais faire sans forcer, sans me mettre trop de pression et au contraire, profiter de ce challenge qui s’offre à moi comme si… Le seul que j’ai… Qu’on m’a dit, fais-le, je n’ai pas fini. Donc, vraiment, il faut que… Je ne sais pas, quand je sens quelque chose, je dis, oui, ça y est, on y va, allez, on va faire ça.

Arnaud DALAIS : Et voilà, c’est compliqué, c’est compliqué de quitter Maurice. C’est très loin d’aller faire… Il y a l’Afrique du Sud, où il y a Ironman et il y a Xtree aussi là-bas. Mais il n’y a pas beaucoup près de chez nous. Donc, c’est la France. Oui, il n’y a pas beaucoup, il n’y a pas beaucoup.

Ermanno : Oui, du coup, ça t’oblige à bouger pas mal. Juste avant de revenir sur la pratique du triathlon, est-ce qu’on peut revenir sur cette crise cardiaque, sur cet accident cardiaque que tu as vécu ? Est-ce que tu… Avec le recul, tu sais dire à quoi c’est dû ? Est-ce que c’était juste pas de chance, c’est tombé sur toi ? Ou est-ce que c’était… Est-ce que c’était… Est-ce que c’était… Est-ce que c’était plus lié à ton mode de vie, un boulot très prenant, très stressant ? Enfin, est-ce que, encore une fois, avec le recul, tu saurais dire à quoi c’était dû ?

Arnaud DALAIS : C’était un moment dans ma vie que je considère aujourd’hui une deuxième chance qu’on m’a donnée. C’était dû à mon style de vie. Donc, de mes 15 ans à mes 45 ans, j’ai été dans la fête, dans l’alcool, dans des produits, dans la drogue, pour être direct.

Arnaud DALAIS : Et mon style de vie m’a amené à cette crise cardiaque. Avec le recul, aujourd’hui, oui, j’ai eu une deuxième chance.

Arnaud DALAIS : Et je dis merci parce que peut-être ça aurait pu être pire. Maintenant, je considère… Je ne me suis pas réconcilié encore avec ces années de fête. J’ai un peu de mal. Je trouve que j’ai perdu beaucoup d’années. Quand je vois tout ce que je fais avec le sport, je considère que j’ai perdu énormément d’années de ma vie où j’aurais pu voyager, aller dans les montagnes, nager en Grèce. Je ne sais pas. Je pense que j’aurais pu faire beaucoup, beaucoup de choses. Et ça, je ne me suis pas encore totalement réconcilié. Mais j’essaie de voir devant.

Arnaud DALAIS : Et aujourd’hui, on a défini pourquoi. Donc, j’ai mis tout ça de côté.

Arnaud DALAIS : Et aujourd’hui, vraiment, être en forme comme ça, c’est… Je ne sais pas. C’est l’heure du monde. Je ne sais pas. C’est la chose la plus jolie qui existe pour un humain. Parce qu’avoir une bonne santé, et pour moi, ça te permet de faire tellement de choses, d’avoir une tête, un corps qui vibre dans plein de directions. Et je trouve que je ne retournerai plus derrière.

Ermanno : Tu m’étonnes. Tu avais qu’un petit peu de temps. Quel niveau d’atteinte, en fait, pendant ton accident cardiaque ? Est-ce que tu as été laissé sur le carreau ? Tu étais sur le côté ? Tu as fait un coma ? Tu n’arrivais plus à marcher ? Enfin, c’était quel niveau ?

Arnaud DALAIS : Ça m’a réveillé. C’était à 4 heures du matin. C’était dans mon sommeil. Ça m’a réveillé. J’avais très, très mal au dos, au chest. Je ne savais pas ce que c’était. On m’avait parlé de ça avant. Je voulais aller souvent. Une douche froide. J’avais envie de boire de boissons gazeuses glacées. C’était un sentiment très, très bizarre. Heureusement, j’étais à l’hôtel. On était en Angleterre. On était en vacances. Et quand l’hôtel m’a vu dans cet état, ils ont appelé l’ambulance et je suis parti. Et j’ai fini. Je suis retourné. J’ai très peur. J’ai très peur parce que je ne connaissais pas. Et je suis revenu trois jours après l’hôtel avec un stand. OK.

Ermanno : Voilà.

Ermanno : Donc, tu as eu une deuxième chance. La vie t’a offert une deuxième chance. Après, tu n’étais pas…

Ermanno : On connaît des gens qui font des crises cardiaques et qui ont beaucoup de problèmes après, notamment des membres qui ne fonctionnent plus, toute une rééducation à mettre en place. Toi, tu as été pris en charge à temps et puis tu pouvais vivre normalement, entre guillemets, après cette crise cardiaque.

Arnaud DALAIS : Oui, je vis normalement.

Ermanno : Et comment tu remontes ? Je ressens. Non, j’ai vu. Tu disais que c’est un ami qui t’a aidé à remonter la pente, à te remettre au sport. Qu’est-ce qui se passe après ce troisième jour quand tu reviens à l’hôtel, tu finis tes vacances ? Est-ce que tu repars un petit peu dans les excès ou tu te dis là, maintenant, terminé ? Et c’est le moment où tu rencontres ton ami qui te prend en charge, en main, et tu changes du tout au tout ou c’est progressif ? Alors, tu as dit que c’était progressif,

Arnaud DALAIS : tu as découvert du sport, mais après la crise cardiaque Alors, j’ai eu un choc. Je crois que le choc m’a fait tout arrêter, du jour au lendemain. C’était un vrai choc. Et quand je suis rentré à Maurice, je suis parti voir mon cardiologue, un cardiologue, qui m’a dit, écoute, va marcher 30 minutes tous les jours. Bon, ben, on marche 30 minutes tous les jours, mais à un moment, ça devient un peu embêtant de marcher. Donc, c’était, bon, allez, je cours un petit peu. Allez, un kilomètre, deux kilomètres, trois kilomètres, quatre kilomètres, cinq kilomètres. Donc, on commence à se sentir bien. Et puis, là, je me dis, ben, je vais aller voir un coach sportif qui s’appelle Yannick, que je remercie aujourd’hui, et je le fais coucou.

Arnaud DALAIS : Et il m’a dit, ben, voilà, Arnaud, voilà un programme de strength, musculation.

Arnaud DALAIS : Je te donne ça, tu fais ça trois mois et tu viens me voir. Et je me dis, OK, ben, écoute, je vais faire. Donc, je me suis mis, il a reconstruit avec ses exercices de body, de corps, de musculation avec le corps, sans poids, etc., qui étaient nécessaires, parce que je pense que je n’avais plus de muscles après 30 ans sans sport, à part des pas de danse dans les plus grandes discothèques parisiennes, mais sinon… Ha, ha, ha

Arnaud DALAIS : Euh, mais, euh… Donc, et ça a commencé comme ça. Donc, il m’a pris en charge et il a cru. Moi aussi, j’y ai cru et voilà. Et aujourd’hui, ben, lui-même, il me cite comme exemple à ses athlètes parce qu’il s’occupe du centre, du performance center pour les athlètes mauriciens. Et donc, je suis là-bas très souvent pour m’entraîner. Et du coup, il me dit à chaque fois, Arnaud, ben, tu sais, je te cite, tu me cites tous les jours parce que tu es un exemple. Il n’y a pas beaucoup qui ont fait ça comme toi. Et je suis content, je suis fier. Et si je peux donner un bon exemple à beaucoup de gens, ben, tant mieux, quoi.

Ermanno : Écoute, je pense que tu peux effectivement en être fier.

Ermanno : Donc, premier tri en 2020, distance sprint. Après, tu y prends goût, tu commences à voyager pour faire d’autres tri, d’autres triathlons de plus en plus longs jusqu’à découvrir les triathlons extrêmes du label. X-Tri. Entre autres, quels sont tes plus beaux souvenirs à aujourd’hui sur ces triathlons-là?

Arnaud DALAIS : Alors, vraiment, j’étais quelqu’un de très, de très, allons dire, sécurisant. J’avais toujours peur un peu de m’aventurer partout. J’avais pas peut-être confiance en moi comme je l’ai aujourd’hui avec le sport, mais le X-Tri, m’a fait découvrir à côté de moi d’aventuriers parce qu’il y a beaucoup de nature qui nous entoure dans ces triathlons et je pense que c’est ça que j’aime quand on est entouré de déjà on n’est pas 1000 ou 2000 on est 100 voire 300 on est un peu livré à nous-mêmes donc il faut vraiment s’écouter vraiment ne pas risquer des choses aussi et puis on est dans une nature qui est époustouflante alors ça c’est magique je me rappelle quand j’ai fait le Swedenman on nageait c’était deux de grands lacs un petit et un grand il y avait un passage et quand on tournait pour aller vers l’arrivée il y avait la plus grande cascade de Suède donc on tournait pour voir l’arrivée on avait besoin de lever la tête dans la natation et en face de nous il y avait la plus grande cascade c’était un mur d’eau blanc on était au milieu de sapins pour moi c’est peut-être pour vous en France vous connaissez ça mais pour moi qui vis sur les plages où c’est blanc et là c’était noir le lac était noir j’ai vu ça j’ai dit waouh je rêve moi dans ces cas-là je m’arrête deux minutes pas deux minutes mais je m’arrête deux minutes je m’arrête vingt secondes je fais un petit tour sur moi je regarde où je suis j’apprécie ce moment-là et je repars je sais que je ne vais pas aller gagner la course c’est un moment spécial donc je vais essayer de prendre cette énergie un peu et de garder vraiment cette image dans ma tête parce qu’on n’a pas les caméras avec nous et j’ai trouvé ça magique j’ai trouvé ça vraiment vraiment magique c’est une très belle course elle était dure en vélo c’est très dur et j’aime cette ambiance de camaraderie là aussi dans ces X-Trip parce qu’on n’est pas beaucoup donc on se connait on sait que c’est dur donc on se partage vraiment des astuces on se soutient beaucoup parce qu’on passe tous par des moments de… ah non j’y arrive pas j’y arriverai pas mais donc ça je dois dire que je ne sais pas comment je vais faire ça je suis tombé dedans mais j’adore je trouve vraiment incroyable

Ermanno : j’imagine j’imagine là tu parlais de la Suède moi ça me renvoie il y a un mois quand j’étais à l’Ethile au championnat du monde de swimrun et j’en ai déjà parlé dans un autre podcast mais on a souffert avec mon bino surtout moi j’ai souffert lui il a souffert parce qu’il m’a tiré comme un porc et on finit dernier de ceux qui sont arrivés mais j’avais un regret c’est de me dire les trois dernières années qu’on a fait enfin on a fait sur les trois dernières nages on en a fait deux au coucher du soleil et la dernière le soleil était presque dans l’eau en fait et mon regret c’était de me dire effectivement je suis là au milieu de tout ça je vois cette beauté parce que même si la Suède c’est froid c’est vert c’est tout ce que tu veux là on avait un climat magnifique et puis on voyait ce coucher du soleil c’était splendide et il y a deux jours un des gars qui a qui était un des bénévoles qui était sur la course avec nous avec qui on a discuté sur la fin m’a envoyé un message et il m’a envoyé une vidéo qu’il avait faite et on nous voit nager dans cette eau de la mer Baltique avec le soleil qui se couche dans l’eau et waouh quel kiff quoi et ô comment ô combien je te comprends franchement de s’émerveiller devant cette nature et en plus on se rend compte à quel point on est minuscule par rapport à elle

Arnaud DALAIS : oui et il faut profiter il faut profiter de ça parce qu’on a beaucoup de chance déjà de pouvoir le faire pas tout le monde qui peut le faire d’avoir la santé pour le faire aussi et il faut il faut il faut vraiment tirer parti et profiter de ces moments là je dois te féliciter pour Otido parce que quand j’ai vu ce par quoi vous avez passé tirez chapeau parce que ça c’est de la bagarre et tu peux qu’en être fier de ce que tu as réussi écoute

Ermanno : on en reparlera j’ai encore du mal j’ai encore du mal à digérer la chose tout se mélange un peu tu vois il y a aussi il y a autant la fierté d’être arrivé au bout d’être arrivé dernier mais dernier de ceux qui sont arrivés parce qu’on est quand même on n’est quand même que 40% à être arrivé donc nous on ferme la marche de ces 40% et puis et puis surtout et puis en face il y a effectivement cette déception d’avoir livré une prestation aussi médiocre mais en revanche ce bonheur d’avoir partagé quelque chose avec mon binôme parce que t’en parlais dans les triathlons extrêmes on est souvent même si on est concurrent en fait on est tous dans la même la même galère surtout quand tu ne joues pas le podium et sur le swimrun en fait le fait d’être en binôme ça décuple encore cette impression là parce que tu partages déjà quelque chose d’énorme avec celui ou celle qui est avec toi soit qui va te tirer soit que tu vas tirer et franchement c’est exceptionnel mais on n’est pas là pour parler de moi parlons un petit peu de toi encore

Arnaud DALAIS : donc et puis et puis le swimman enfin genre je quand je commence cette cette cette comment dire ça cette cette voie vers le X-Tree c’était pour le Norseman et je vois bon je comprends la ligue les points je fais le Swedenman je récolte des points et j’avais un je sais pas comment je tombe sur le Patagonman et je me dis ben c’est beau le Chili Maurice pour aller là-bas c’est 48 heures d’avion mais moi faire quand même la loterie on ne sait jamais on ne sait jamais et un vendredi j’étais en train de cuisiner chez moi et je reçois j’entends mon téléphone faire un message qui rentre je regarde je vois que je suis sélectionné à Patagonman et je dis Basile je suis sélectionné à Patagonman et mon fils qui est là papa on y va on y va on y va c’est une mission c’est une mission qui démarre comment on va aller là-bas etc donc au fait dans ces triathlons à l’autre bout du monde etc c’est sympa aussi parce qu’il y a une vraie histoire de famille comment on va par ou pas qu’est-ce qu’on va faire comment on planifie notre voyage on ne va pas voyager pendant 48 heures pour rester juste 3 jours après la course allons visiter le pays donc quand on bouge au fait de mourir pour la Suède ou pour la Patagonie comme on a fait là on essaye de compiler on arrive 3-4 jours 5 jours avant la course dépendant si c’est très loin ou pas là c’est tranquille là c’est rien par contre après la course on va se balader on va visiter on va faire des choses on va connaître le pays

Arnaud DALAIS : voilà un petit peu comment comment je fais un petit peu ces triathlons extrêmes et du coup donc la Patagonie était je crois que c’est le plus beau pays que j’ai jamais visité de ma vie de par les gens de par sa beauté il y a des couleurs de bleu comme j’ai jamais vu la course elle est dure elle est très très rigoureuse elle est très stricte c’est à dire que c’est très en sécurité ça je ne m’attendais pas donc vraiment il y a une organisation de folie je salue mes amis de la Patagonie et je pense il y a aussi une très belle ambiance une culture humaine qui était qui était fabuleuse et voilà donc je me suis re-inscrit pour cette année j’étais retiré au sort mais malheureusement je me suis blessé j’ai fracturé ma cheville et je suis toujours en mode un peu récup et du coup ben j’ai été choisi à North One par les points donc 2026 je suis déjà dedans j’ai installé mon tableau noir près de mon vélo et je vais avec notre ami Brice qui est rayonné aussi donc il est quand on s’est rencontré bon c’était sympa parce qu’on était nous deux un peu des îles de l’océan indien on se connait pas encore il a déjà fait le groupe et tout là donc on est un peu motivé d’aller de se rencontrer là-bas et d’aller faire cette course là qui va être un gros challenge pour moi ça ça va être mon plus gros challenge wow

Ermanno : ben écoute déjà félicitations d’avoir été là et tiré au sort pour le Norseman parce que merci tout le monde n’y a pas forcément le droit surtout au premier tirage au sort tu parles de Brice donc qui est un réunionnais est-ce que tu connais l’autre Brice mais Brice Maillard celui-ci

Arnaud DALAIS : non c’est lui c’est lui Brice Maillard

Ermanno : Brice Maillard ouais qui est en Allemagne

Arnaud DALAIS : qui est en Allemagne exactement mais il est né à la Réunion ok

Ermanno : je ne le savais pas on n’en avait pas parlé quand je venais sur le podcast ok

Arnaud DALAIS : ouais ouais donc il me donne des tips depuis depuis quelques années on échange beaucoup et il a j’aime bien sa joie de vivre aussi son énergie c’est clair et ça va être sympa de l’avoir de le rencontrer excellent

Ermanno : écoute tu je t’envis parce que moi je ne l’ai rencontré que en visio en l’interviewant aussi ok mais effectivement ça doit être un sacré personnage à rencontrer dans la vraie vie

Arnaud DALAIS : ah ok ouais non ça va être top ça va être top mais j’ai eu tu sais le Norseman je l’ai eu à travers les points ouais ça faisait trois ans que j’essayais de faire le tirage au sort mais je n’y arrivais pas mais par contre j’avais construit mes points avec le X-Tree donc chaque course de X-Tree te donne un certain nombre de points dépendant de la de la popularité de la course je pense et ils font aussi des challenges online qui sont intéressants parce que ça te permet pendant tes entraînements d’aller chercher un peu plus de toi en faisant ces challenges ça m’est arrivé de faire des des semi-ironman tout seul je me levais à 6h du matin pour aller nager dans la mer ‘allais faire 90 km de vélo les gens mais Arnaud mais j’ai complètement fou tu es tout seul j’ai dit mais oui je prends mon pied excuse-moi si il n’y a personne dans la mer à 6h du matin il fait beau le soleil se lève et après je suis tout seul sur les routes il n’y a personne je n’ai pas de pression de temps donc voilà donc donc c’est sympa c’est une bonne c’est une bonne formule excellent

Ermanno : écoute je te souhaite plein de bonheur pendant cette course même si à mon avis ce ne sera pas du bonheur ce sera plutôt de la souffrance mais tu nous raconteras ça

Arnaud DALAIS : je penserai à toi je penserai à toi oui oui oui

Ermanno : comment tu prépares justement

Arnaud DALAIS : alors j’ai un coach sud-africain depuis depuis 4 ans qui me suit depuis que j’ai commencé le triathlon en fait

Arnaud DALAIS : je l’ai joué j’ai jamais rencontré pourtant on n’est pas très loin comment je me prépare et j’ai aussi un coach de natation qui est à Maurice qui fait mes programmes et qui me regarde nager ça c’est très récent et j’aime bien la natation je trouve que c’est un bon sport aussi ça j’aurais aimé un peu plus j’aurais aimé mieux nager au fait je trouve que c’est un bon sport

Arnaud DALAIS : donc ma préparation elle est j’aime bien m’entraîner j’ai tout j’adore m’entraîner au fait donc c’est pas trop un problème

Arnaud DALAIS : donc je m’entraîne entre 12 et 16 heures par semaine dépendant du travail et tout et les gros entraînements bien sûr c’est le week-end donc à peu près une à deux sessions tous les jours

Arnaud DALAIS : voilà mais j’aime m’entraîner au fait c’est dur des fois c’est dur mais après j’ai content et voilà là tu vois avant j’ai parti courir ce matin j’avais la natation mais je suis content j’aime m’entraîner

Ermanno : comment tu fais pour t’organiser avec le boulot ?

Arnaud DALAIS : alors ça c’est très compliqué déjà je me suis entouré de personnes qui font mieux que moi les choses que je fais mal ça m’a pris du temps ça m’a pris beaucoup de temps pour arriver à ça du coup ça m’a permis de me concentrer sur ce que j’aime vraiment faire et là où je suis le meilleur donc les opérations c’est pas trop mon truc donc j’ai pu trouver une personne incroyable qui s’occupe de ça comme mieux que moi mieux que moi et on se réveille tôt je m’occupe aussi de Basile mon fils je le dépose à l’école un peu je le mets aussi au sport lui il aime bien il aime bien nager il court un peu vélo pas encore le truc mais je j’ai envie de lui donner un exemple de sport pour pas qu’il tombe dans les mêmes pièges ou au moins je suis tombé

Arnaud DALAIS : donc réveil bonheur entraînement bonheur ou un peu de travail le matin je reviens faire mes entraînements un entraînement le matin un entraînement l’après-midi

Arnaud DALAIS : les week-ends je les laisse travailler

Arnaud DALAIS : si t’arrives sauf si j’ai sauf si j’ai des gros gros trucs de clients où je où je dois être là où je tiens ces clients là ce sont des amis et voilà oui je parle j’arrive à balancer mon temps plus ou moins bien voilà

Ermanno : ça c’est cool

Arnaud DALAIS : j’ai pas encore commencé mon entraînement pour le Northman ça on verra après

Ermanno : ça va s’intensifier à un moment tu le sais Arnaud le podcast s’appelle devenir triathlète toi qui es finalement un triathlète assez récent puisque t’as découvert ça en 2020 ce serait quoi ton meilleur conseil pour devenir triathlète alors

Arnaud DALAIS : j’ai pensé à cette question là toute la journée aujourd’hui Arnaud parce que je me dis ça je vais pas y échapper et je crois que beaucoup d’entre nous font déjà deux ou trois sports et il faut juste se dire ben pourquoi on fait du vélo on fait de la natation on fait du vélo on court on on nage et on court on nage on fait du vélo pourquoi ne pas s’inscrire pour le fun avec des amis dans un triathlon petit format pour prendre du plaisir et à partir de là voir moi je crois que c’est comme ça que j’y suis arrivé et je pense que c’est une méthode assez facile vu qu’on cross train beaucoup ces trois sports pour beaucoup d’entre nous des trailers etc et moi c’est ce que j’aurais dit aujourd’hui pour mettre plus de monde dans le triathlon

Ermanno : ouais le problème on le dit toujours c’est que dès que tu commences à faire un triathlon très souvent tu chopes le virus et tu t’arrêtes plus

Arnaud DALAIS : ouais ouais mais c’est un bon virus

Arnaud DALAIS : donc y’a pas de problème tant que c’est bon y’a pas de problème

Ermanno : écoute je suis tout à fait d’accord avec toi Arnaud où est-ce qu’on peut te suivre où est-ce qu’on peut t’encourager où est-ce qu’on peut échanger avec toi tu l’as dit de temps en temps tu t’écoutes le podcast et puis tu prends en contact avec les invités j’invite vraiment à toutes les auditrices et tous les auditeurs à faire la même chose faut pas hésiter si vous acceptez de parler avec moi c’est que vous êtes ouverts aussi à ce que les auditrices et les auditeurs vous contactent donc toi où est-ce qu’on te contacte où est-ce qu’on échange avec toi

Arnaud DALAIS : alors je suis sur Instagram Arnaud Dalé Facebook Arnaud Dalé j’utilise un peu moins LinkedIn j’ai un beau reportage de Patagon Man qui a été fait où j’ai été choisi pour participer dans le reportage où il y a un petit peu mon histoire celle que je t’ai raconté un peu à Manu que je vous ai raconté mais oui échanger avec des gens encourager parce que des fois on voit des personnes qui sont passées dans le podcast ils vont faire Enduroman ou ils vont faire tel triathlon qui sont durs et c’est sympa d’échanger d’envoyer un petit bonne chance ça fait toujours plaisir de recevoir de l’énergie de passionner de triathlon et au contraire après Maurice est ouvert si vous voulez venir un jour vous êtes les bienvenus on est une petite communauté venez vous amuser un peu nager avec les requins c’est pas vrai c’est pas vrai mais Lille-Maurice vous accueillera avec grand plaisir et voilà écoute

Ermanno : je note quand je passerai à Mada avec mon épouse je ferai peut-être un saut jusqu’à Maurice

Arnaud DALAIS : ben Ermanno tu es le bienvenu il y a un campement qui t’attend sur la côte S de Lille donc voilà tu viens quand tu veux

Ermanno : merci beaucoup Arnaud écoute je te remercie avec plaisir pour ce moment passé avec toi je te propose qu’on s’arrête là avec tout ce que tu nous as délivré il y a vraiment énormément de choses à prendre et à capter et puis bon courage pour la préparation et puis on se refera un petit point après le Norseman quand même

Arnaud DALAIS : ouais avec plaisir avec plaisir je vais te montrer quel t-shirt j’aurais

Ermanno : ah ça va j’espère que ce sera le t-shirt noir faut pas déconner quand même

Arnaud DALAIS : ouais j’espère ouais déjà le faire c’est un c’est un c’est une grande chance quoi

Ermanno : voilà

Arnaud DALAIS : écoute

Ermanno : merci beaucoup encore Arnaud et puis à très vite

Arnaud DALAIS : à très vite merci Arnaud à bientôt bye bye

Ermanno : ‘était devenir triathlète x OpenTree merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout nous on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer alors si ça vous a plu vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux Instagram LinkedIn et Facebook on se rejoint maintenant sur devenir triathlète.com vous allez retrouver l’ensemble des épisodes mais aussi des outils des ressources et des conseils gratuits pour débuter progresser ou performer en triathlon on ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources si vous avez une idée d’inviter n’hésitez pas à nous envoyer un petit message et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs connectez-vous sur OpenTree.fr et on se fera un plaisir de vous aider alors n’hésitez pas on se retrouve tout de suite sur devenir triathlète .com et OpenTree.fr salut les sportifs

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