#470 Les joies et leçons d’un triathlon de découverte avec Nathan Picou

« Faut pas avoir peur de se lancer. Même sans trifonction, même sans gel. » — Nathan Picou

🎙️ Dans cet épisode, on part au Québec à la rencontre de Nathan Picou, ex-joueur de football canadien devenu triathlète en herbe. De Poitiers à Sherbrooke, il raconte son parcours, ses erreurs de “touriste” (casque oublié, pommes potes en guise de ravito) et surtout cette première médaille d’or gagnée… presque par surprise. Entre autodérision, persévérance et passion brute, Nathan incarne tout ce qu’on aime dans le triathlon amateur : le plaisir, le partage et le dépassement de soi.

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

📝 Quelques punchlines à retenir :

« Je suis parti nager, j’ai oublié mon casque. Classique. »

« J’ai gagné ma première médaille d’or… et pas de podium pour la recevoir. »

« J’ai fait mon premier triathlon avec des pommes potes. »

« Au Québec, tout le monde t’encourage, même ceux que tu doubles. »

« Faut pas attendre d’avoir le budget pour rêver grand. »

💡 Le conseil de Nathan

« Fonce. Même si ton vélo vient de Décathlon et que t’as oublié ton casque. L’important, c’est de commencer. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami qui hésite à se lancer sur ton premier triathlon !

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💬 La transcription de l’épisode

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Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Aujourd’hui, je donne la parole à un invité qui m’a contacté pour me féliciter pour le podcast. Et d’ailleurs, je remercie cet invité. Attends, ne bouge pas, j’arrive, je vais te tutoyer, mais c’est juste pour l’intro. Et tant qu’on en est à rire un peu, je vous invite à aller regarder l’enregistrement sur YouTube. Comme ça, vous pourrez voir le bel intérieur de mon invité du jour. Bref, la blague est en faite, je suis très heureux de tendre le micro à Nathan Picou. Salut Nathan.

Nathan PICOU : Salut Ermanno, salut à tous.

Ermanno : Ça fait plaisir de pouvoir échanger avec toi, déjà parce que tu es un auditeur et tu me l’as signifié si gentiment. Je t’en remercie, surtout que c’était le message d’introduction. Merci pour le podcast, continuez ce que vous faites, alors j’adorais. Du coup, avant même de te laisser te présenter, je te propose de revenir un petit peu sur ton expérience avec notre podcast. Comment est-ce que tu nous as découvert, etc. ?

Nathan PICOU : Écoute, moi je suis un gros consommateur de podcast dans la vie, j’écoute vraiment beaucoup de podcasts. Puis, quand j’ai commencé le triathlon cet été, j’ai tout simplement tapé triathlon dans Apple Podcast. Puis, je suis tombé sur le podcast Devenir Triathlète. Puis, depuis ce temps-là, j’écoute chaque sortie, j’essaye au maximum de me tenir au courant des derniers que vous sortez. Et voilà, c’est comme ça que j’ai découvert. Je suis tombé sur le podcast, puis j’apprécie vraiment. C’est un des rares podcasts, je trouvais, francophones, parce qu’il y a beaucoup de podcasts anglophones. Puis, je ne parle pas assez bien l’anglais pour les écouter. Très content de tomber sur votre podcast.

Ermanno : Écoute, merci beaucoup, ça fait plaisir. Surtout que si tu veux rattraper le retard, tu as à peu près 500 épisodes. Oui, c’est ça, j’ai préféré.

Ermanno : Merci encore. Ce que je te propose, comme je fais avec tous mes invités, c’est de te laisser te présenter. Donc, dis-nous tout. Qui est Nathan Picou ?

Nathan PICOU : Eh bien, écoute. Nathan, c’est un Français qui a immigré au Québec depuis 4 ans. Ancien joueur de football de haut niveau. Alors, de haut niveau, je pense que j’en avais le titre quand j’étais en sport-études en France, au Pôle Espoir à Bordeaux. Donc, j’étais au Crébs à Bordeaux. Et après, j’ai été recruté pour venir jouer au football ici au Québec pendant 2 ans pour une équipe qui s’appelait les Vulcains, qui s’appelle toujours les Vulcains de Victoriaville. Puis, je suis rentré. Je suis rentré à l’université et depuis, voilà.

Ermanno : Alors, quand tu dis joueur de foot, c’est joueur de soccer, de football américain ?

Nathan PICOU : Non, joueur de football américain et du coup, ici, joueur de football canadien. Le football américain, c’est un sport de contact de 11 contre 11. Puis, au Canada, c’est des règles différentes. C’est 12 contre 12. C’est presque le même sport avec quelques petites règles en plus.

Ermanno : Super. Oui, mais les Français ou les francophones, on n’aime pas faire comme tout le monde. Donc, voilà. Chez vous, c’est le football canadien. Bien. D’ailleurs, c’est ta quatrième année. Je te demandais si c’était ton premier hiver, mais je n’avais pas noté que ça faisait déjà 4 ans que tu y étais. Mais ça se sent un peu, pas forcément dans l’accent, mais dans tes expressions. Il doit y avoir, c’est sûr.

Nathan PICOU : Il doit y avoir des expressions. C’est obligatoire, des petites intonations de voix. Donc, oui, je n’ai pas pris l’accent. Ma fiancée, elle, elle a carrément pris l’accent. C’est une Française aussi. On s’est rencontré ici. Elle a pris l’accent. Mais elle, elle a, comme c’est de capacité d’adaptation, elle vient de Strasbourg. Donc, quand on était à Strasbourg avec sa famille, elle avait l’accent alsacien. Quand on était dans le sud, elle avait l’accent du sud de Montpellier. Puis là, au Québec, elle a l’accent québécois. C’est assez impressionnant. Quand on est au restaurant avec mes parents qui n’ont pas d’accent, parce que moi, je viens de Poitiers à la base. Le futuroscope pour tous ceux qui ne voient pas où se situe Poitiers en France. C’est la seule chose qu’on a. Et quand je suis avec mes parents, on n’a comme pas d’accent dans cette région. Donc, du coup, quand on est au restaurant, puis que quand ils étaient au restaurant au Québec, elle parle avec mes parents sans accent. Puis là, d’un coup, le cerveau. Puis là, elle parle avec le serveur avec l’accent québécois. C’est assez impressionnant.

Nathan PICOU : C’est impressionnant.

Ermanno : Écoute, revenons un petit peu sur toi déjà, sur ta découverte du sport. Donc, tu es ancien joueur de football américain en France, mais de football canadien au Canada. Comment est-ce que tu découvres le sport et plus spécifiquement ce sport du football US ?

Nathan PICOU : Je l’ai commencé, je l’ai découvert très tôt à l’école primaire. Je pense. J’avais un de mes meilleurs amis à l’école primaire qui écoutait un manga qui s’appelle « H-Shield 21 ». Donc, c’est un manga avec des joueurs de football américain qui ont des super pouvoirs. Ensuite de ça, j’ai perdu totalement contact avec ce sport jusqu’à ce qu’au collège, je décide de changer de sport. Je faisais du badminton, vraiment l’opposé complet. Puis, il y avait quelqu’un dans mon collège qui jouait au football américain. Puis, je l’ai contacté sur Facebook. Je lui ai dit « Ah, je voudrais venir faire un entraînement. » Puis, je suis arrivé au club. Je suis arrivé au club des Dragons de Poitiers. Et donc, j’ai commencé comme ça. Je faisais un entraînement. Puis après, l’amour de ce sport. Et je n’ai pas arrêté jusqu’à récemment, jusqu’à 2023 finalement.

Ermanno : Attends, comment est-ce que tu passes du football américain au badminton et re du badminton au football américain ? Enfin, le gars. Mais qu’est-ce qui t’a fait dire « Tiens, si je vais contacter ? »

Nathan PICOU : J’ai toujours… J’ai énormément changé de sport en fait. Quand j’étais plus… Quand j’étais plus jeune, je suis jamais resté très longtemps spécialiste d’un sport. Et en fait, je ne sais pas, j’avais envie de changement. Puis, j’ai vu qu’il y avait quelqu’un dans mon collège qui faisait du football américain. J’étais super intrigué. Puis, en même temps, je trouvais ça très, très, très, très cool. Un sport américain avec un casque, des épaulières. Puis, voilà. C’est comme ça que je suis tombé dans ce sport.

Ermanno : Et sport d’ailleurs pas ultra développé en France. Alors, il y a quelques clubs, mais c’est pas… De plus en plus, oui.

Nathan PICOU : Quand je l’ai fait, c’était encore moins développé que maintenant, c’est sûr. Puis, mais ça commence à… C’est un sport qui vise à être connu de plus en plus. Il faut en parler, il faut… Mais c’est ça, il faut le connaître un petit peu. Mais il y a de plus en plus d’influenceurs, etc. qui parlent de plus en plus de choses sur les réseaux sociaux qui font en sorte que ce sport se développe. Donc, voilà. Et est-ce que c’est un sport ? Vas-y, vas-y. Puis, le flag maintenant, c’est rendu… C’est comme une autre variante de ce sport. C’est comme… C’est rendu un sport olympique maintenant. Donc, ça va peut-être aider à développer un peu plus l’image du sport.

Ermanno : Oui, moins de contact, moins de violence.

Nathan PICOU : Oui, peut-être.

Ermanno : Moins sexy. Non, je déconne.

Ermanno : Et du coup, par rapport à ça, est-ce que c’est un sport qu’on peut pratiquer sur le long terme ? Parce que c’est… Au-delà du contact, ça reste quand même un sport super exigeant aussi parce que comme le rugby, comme le foot, c’est assez intensif. Donc, à 15, 20 ans, pas mal. À 30 ou 40, ça doit commencer à tirer, non ?

Nathan PICOU : C’est sûr que ça ne peut pas durer toute la vie, le foot. Ça, c’est sûr. Puis, c’est quelque chose qu’on te répète quand tu commences. On te répète quand tu es en sport-études qu’il faut avoir un diplôme, que c’est important à l’école. Puis, tu ne le comprends pas parce que tu es jeune et tu te dis que tu veux absolument jouer, pas forcément professionnel parce que moi, je savais que je n’avais pas le niveau pour être professionnel, mais je veux aller le plus loin possible. Et en fait, plus tu avances, plus tu te rends compte qu’à tout moment, ça peut s’arrêter. Un mauvais contact, un genou qui saute. Moi, je me suis brisé une clavicule quand je suis arrivé au Canada. Je suis très, très chanceux. Je n’ai pas eu de grosses, grosses blessures. J’ai eu deux fissures sur une vertèbre dans le dos, quand même assez solide. Mais je me suis très bien rétabli de ça. Puis, après mon autre blessure, j’ai eu une clavicule qui s’est brisée au Canada. Mais sinon, des petites ans d’orso, des choses comme ça. Mais j’ai plein d’amis qui se sont fait, malheureusement, les ligaments croisés, beaucoup de commotions. Ça fait partie du sport.

Ermanno : Oui, ça fait partie de ce sport en particulier. Et oui, tu disais, le flag aide pas mal aussi à l’essor de ce sport. C’est quoi le concept ? Quelle est la différence entre le foot ? Alors, tu nous as dit le foot américain, le foot canadien, c’est le nombre de joueurs, peut-être quelques règles qui changent. Mais avec le flag, quelle est la différence ?

Nathan PICOU : Le flag, c’est quand même le même sport, sauf qu’il n’y aura pas de contact. Il n’y a pas d’équipement, rien. Le seul équipement qu’on a, c’est des petits drapeaux, des flags qui sont sur les hanches, en fait. Et c’est ça qu’on va utiliser pour effectuer le plaquage. Et dans le fond, c’est du 5 contre 5. Et il faut passer la balle, traverser la moitié du terrain. Il faut faire quatre tentatives pour traverser la moitié du terrain, puis quatre tentatives pour marquer. La défense doit absolument empêcher l’attaque de progresser. Interdiction de contacter le joueur offensif. Donc, il faut soit jouer la balle, être sûr à 100 % de toucher que la balle ou déflaguer la personne. Et dans le fond, c’est essentiellement les mêmes choses, les mêmes concepts, on va dire, sur un terrain plus petit. Puis voilà, c’est un sport sans contact qui attire du coup de plus en plus les gens. Il y a une équipe de France féminine, il y avait les championnats d’Europe. Alors, je ne suis pas un expert, mais je crois qu’on a fini trois et quatrième. Filles et garçons, je ne me souviens plus exactement des places, mais on est. Il y a des très bons joueurs. Il y a des très bons athlètes en France. On peut réaliser avec eux, avec les autres nations.

Ermanno : Intéressant. Écoute, allez voir, chers auditeurs, peut être que ça peut vous ouvrir les chakras à d’autres sports. Bon, après, on est quand même là pour parler triathlon. Quand tu m’as contacté, au-delà d’engager la conversation et puis de te remercier, j’ai été jeter un œil à ton profil. Et puis, j’ai bien aimé parce que tu marques que tu es un joueur de triathlon. Alors, je m’inscris tout de suite en faux. Je ne suis pas d’accord avec toi, Nathan, parce qu’on joue au foot. On joue au basket. On joue au golf. Alors, en triathlon, on ne joue pas. C’est sérieux. On ne déconne pas.

Nathan PICOU : Ah, je comprends. Mais en plus, moi qui vais être enseignant aux primaires, donc je sais très bien que c’est une faute de français. Mais non, je trouvais ça drôle parce qu’en fait, pendant une grande partie de ma vie, j’ai fait des sports, des sports d’équipe. Donc, pour moi, là, changer de sport, je trouvais ça. En fait, je me trouvais un peu plus drôle que les autres à mettre que j’étais un joueur de triathlon. Puis en fait, moi, ça m’amuse vraiment cette pratique. Je m’amuse vraiment. Réellement, à faire du triathlon. Bien sûr, j’ai envie de gagner. J’ai envie de gagner. J’ai envie de faire des performances, etc. Mais je m’amuse vraiment. Donc, joueur de triathlon, je trouvais ça bien drôle.

Ermanno : Et donc, peut-être que tu peux nous raconter à quand remonte ton premier jeu en triathlon. Comment est-ce que tu as découvert le triathlon ? Surtout, tu nous as dit que tu jouais au football canadien jusqu’en 2023. Il s’est passé quoi entre 2023 et fin 2025 ?

Nathan PICOU : En fait, mon premier contact, ça remonte à quand j’ai commencé le foot américain. En fait, à un moment donné, j’ai voulu arrêter parce que j’ai écouté le reportage sur Canal Plus de Vincent Louis. Et j’ai trouvé que ce mec était incroyable. Donc, du coup, je voulais absolument arrêter. Et mon père m’a dit non parce que mon père, justement, il trouvait ça dommage que j’arrête, que je commence plein de sports, plus pas que je me spécialise. Donc, finalement, il a bien fait. Ça a complètement changé ma vie de rester et de continuer dans le foot. Donc, mon premier contact avec le triathlon, c’était Vincent Louis. C’est la découverte, du coup, plus tard des reportages sur le triathlon, le Norseman, etc. J’ai comme un peu laissé ça de côté. Puis là, cet été, ma fiancée voulait absolument s’acheter un vélo. Et donc, je lui ai acheté un vélo pour son anniversaire. Et après, je me suis dit, je vais aussi m’acheter un vélo parce que comme ça, on pourra aller à vélo, etc. Puis, en discutant avec des amis, j’ai dit, je ne fais plus trop de musculation, d’haltérophilie. Je faisais de l’haltérophilie. Et quand j’ai arrêté le foot. Et du coup, mon ami m’a fait. Ah ouais, tu cours, tu fais du vélo. Ah, tu vas t’inscrire à un triathlon.

Nathan PICOU : Non, pas spécialement. Et en fait, le soir même, je trouvais qu’il y avait un triathlon dans un mois. Donc, en fait, j’ai envoyé un message. Je lui ai dit bah écoute, si t’es si t’es chaud, on fait. Il y a un triathlon qu’on peut faire par équipe, un S. T’es chaud, on s’inscrit et on s’est inscrit direct. On a fait. J’ai fait mon premier triathlon S en équipe en juin, je crois. Et du coup, après, j’étais parti dans la pratique du triathlon à courir, faire du vélo, nager. C’est comme ça.

Ermanno : Ouais, c’est tout récent parce que là, on enregistre. On est mi octobre. Donc, tu as commencé en juin. Ça fait même pas six mois que tu joues au triathlon.

Ermanno : Ben, profitons en. On est sur le podcast devenir triathlètes. L’idée, c’est d’évangéliser sur la pratique du triathlon et puis notamment de poser tout un tas de questions aux amateurs, aux néo triathlètes, amateurs au sens noble du terme, comme j’aime souvent le dire.

Ermanno : Comment toi, tu découvres le triathlon en t’inscrivant à ce triathlon S par équipe avec nos amis ? Avec ton pote. Est ce que c’est vous peut être tous les deux ou tous les trois? Enfin, toute l’équipe fait tout le triathlon et après, il y a un classement par équipe ou est ce qu’il y en a un qui nage, l’autre qui roule et l’autre qui court?

Nathan PICOU : Le triathlon par équipe, on peut le faire. Il faut être deux minimum. Du coup, une équipe et il faut qu’on s’attribue des stations. Donc, nous, on a décidé des trois. Donc, moi, mon ami et sa conjointe aussi. Et donc, on sait chacun réparti des stations. Donc, c’était moi. J’ai direct dit je voulais faire de la natation. Donc ça, ils étaient bien contents. J’ai entendu dans d’autres podcasts. La plupart des triathlètes, ils n’aiment pas nager. Moi, ça me dérange vraiment pas. J’aime vraiment ça nager. Donc là, ça a réglé le problème. Mon ami garçon a fait la partie vélo. Puis sa conjointe, mon amie fille, a fait du coup la course à pied. Donc, en fait, on se passait la puce. Il y a une puce qu’on se passait à chaque station. Donc, c’était parfait. Puis après, effectivement, on additionnait les temps. On additionnait les temps.

Ermanno : Pas trop dur pour toi de passer la puce plutôt que d’être à chaque station. D’aller chercher la puce ou le ballon. Parce que d’habitude, tu es plutôt habitué à aller au contact pour chercher et pas pour donner, non ?

Nathan PICOU : Non, c’est ça. Ça s’est très bien passé. En fait, le plus impressionnant, je trouve, dans ce triathlon, c’était de passer de la pratique de la piscine à l’eau libre. Puis moi, j’étais un peu timide. Au tout début, je ne connaissais pas trop. Tout le monde avait l’air super conscient de ce que c’était et tout. Mais moi, je ne savais pas. Donc, je suis parti en dernier. Mais j’ai quand même, on va dire, un bon niveau de natation. Alors là, je sais qu’il y en a. Enfin, il y a vraiment des gens très, très bien meilleurs que moi. Enfin, bien plus forts, pardon. Et en fait, je nage quand même bien, quand même rapidement. Puis là, c’était un triathlon plutôt initiation avec des personnes qui ne savent pas forcément nager ou qui ne nagent pas forcément très vite. Et moi, je suis parti tout à la fin. Et en fait, j’ai remonté tout le peloton. Donc, j’ai pris des coups de pied. J’ai dû esquiver des gens. Il y a des gens qui m’ont nagé par-dessus. C’était assez impressionnant pour un premier essai de vivre ça. En fait. C’est cette pratique de la nage en olive qui est vraiment impressionnante. Et donc, finalement, j’ai fait mon 750 mètres en 15 minutes. Ce qui, en soi, pour un débutant, ce qui est quand même vraiment, vraiment bien. Et donc, après…

Ermanno : Tu fais à peu près 2 minutes au 100 mètres. Donc, effectivement, pour un débutant, c’est pas mal.

Nathan PICOU : Pour un débutant, ce n’est pas trop mal. Ce n’est pas trop mal pour un débutant.

Ermanno : Donc, tu l’as dit comme ça en pointillé tout à l’heure. Mais avant, tu faisais de l’haltérophilie quand tu as arrêté le foot canadien. Donc, forcément, quand tu fais de l’haltérophilie, tu n’as pas forcément un physique de nageur. Alors, tu as certains nageurs qui ont des physiques d’haltérophiles. Mais oui, je pense que tu as déjà une masse assez importante à déplacer. Et puis, les muscles que tu travailles en natation, ce n’est pas les mêmes. Ou du moins, tu ne les travailles pas de la même manière que quand tu fais de l’arraché de terre.

Nathan PICOU : La vidéo de moi qui sors de l’eau, c’était impressionnant. Parce que tout le monde sort. Tous les triathlètes sortent ou moindrement qui font un petit peu de triathlon. Puis, à un moment, ils sortent. Ils sont tous grands, tous minces. Et d’un coup, tu as juste moi tout congestionné parce que je ne savais pas vraiment comment nager. Tout large. La vidéo, elle est quand même assez marrante. On a bien rigolé avec mes amis. Parce que je n’ai pas du tout un physique de triathlète. Donc, assez bien. Mais j’ai vraiment aimé ça. Et en fait, dans la foulée du triathlon, je me suis inscrit pour mon premier M en septembre. Il y a deux semaines, deux semaines et demie. Ok. Donc, voilà. Bon, attends.

Ermanno : On arrive sur le M. Donc, là, tu fais ton premier triathlon en relais. Donc, toi, tu fais juste la partie natation. Tu passes le relais à tes amis qui, eux, finissent. Au-delà du classement, on s’en fiche un peu. Mais c’est surtout, moi, ce premier jour, cette première expérience. Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que c’est le moment où, effectivement, tu sors de l’eau ? Tu te dis tout congestionné, un petit peu déstabilisé, je pense. Parce que quand tu n’as pas l’habitude de faire 750 mètres d’eau, voilà. Toi, tu as plutôt l’habitude soit d’arracher, soit de plaquer. Mais qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que c’est ce moment où tu te dis, ah, punaise, c’était génial. L’ambiance était top. Les gars, même si ça a l’air d’être des bêtes d’entraînement, ils ont l’air sympas. Ils ont l’air cool. Ils ont l’air balèzes, etc. Ou c’est le moment où tu es dégoûté et tu te dis, ah, ne le faites plus jamais.

Nathan PICOU : En fait, je pense que j’étais déjà inscrit à mon triathlon M pendant que je nageais. Et pendant que je nageais, j’étais en train de me dire, c’est impossible que je fasse le double de nage. Et que, après, je dois faire le vélo et courir. Parce qu’en fait, comme c’était barriqué, je me suis dit, ce n’est pas grave, je m’arrache au complet. Je nage super vite. Puis après, les autres, ils se débrouillent. Mais moi, je me donne à fond. Et en fait, je suis en train de nager, de doubler, d’essayer d’esquiver des gens. Et je me dis, mais il va falloir que je fasse le double. Il va falloir que je fasse du vélo pendant 40 bornes et courir 10. Donc là, d’un coup, je me suis dit, ok, ça va être vraiment super dur. Et quand je passe le relais, après, je me change. Et puis après, je vais encourager mes amis. Et j’ai trouvé que l’entraînement, c’est super. L’ambiance, elle était top. Tous les gens qui sont là pour encourager. Même les autres participants, ils étaient super sympas. Je trouve que l’ambiance, elle était vraiment, vraiment super agréable. Parce qu’il y avait des gens qui avaient… Ça allait de la petite madame de 60 ans qui était là juste pour se mettre en forme avec ses amis, au mec qui avait le carbone, la roue pleine, le casque aéro, qui est là pour faire un chrono. Et en fait, je trouvais qu’il n’y avait pas vraiment de différence, à part dans le matériel. Mais tout le monde encourageait les personnes de la même manière, que ce soit un VTT d’occasion ou un top vélo carbone. Je trouvais qu’il n’y avait pas de différence. Et j’ai vraiment, vraiment aimé ça.

Ermanno : C’est cool. Et il faudrait quand même se demander ce que vient faire un mec plus ou moins pro avec un super vélo carbone sur un triathlon découverte. Mais écoute, peut-être que ce qu’on ne sait pas, c’est qu’il est là juste pour s’échauffer. Et puis que l’après-midi ou le lendemain, il va faire le M ou le L.

Nathan PICOU : Je pense que c’est ça. Le lendemain, il y avait le L. Et d’ailleurs, il y a eu un truc assez fou. C’est qu’il faisait très chaud quand nous, on l’a fait. Donc, le samedi, mettons. Et le dimanche, il a fait la même chaleur pour le M et le L, je crois. Et ils ont décidé de raccourcir les distances en course à pied. Alors, je ne sais pas si c’est commun en France de raccourcir. Moi, j’ai trouvé ça assez impressionnant et j’ai trouvé ça même pas trop bien. De mon avis, c’est qu’en fait, c’est à toi et à toi seul de te gérer parce qu’en fait, le premier jour, il y en a 10. Je pense qu’on fait comme une réaction à la chaleur ou des malaises, etc. Mais parce qu’en fait, je les voyais à la ligne d’arrivée. Ils sprintaient et en fait, ils n’avaient aucune gestion de leur corps. Enfin, ils n’ont comme pas pris connaissance de… En fait, quand il fait 38 degrés ou 35, je me suis rempli vraiment de la chaleur. Mais tu ne peux pas courir comme quand il fait 15 degrés. Et en fait, je trouvais ça… Faux, c’est comme là, on rentre… Il y avait les championnats du monde à Kona. Enfin, tu sais, à Kona, c’est… Certes, c’est les championnats du monde. Puis là, c’était le petit triathlon de Magog à côté de Sherbrooke. Mais tu ne peux pas raccourcir une distance parce qu’il fait chaud. C’est comme… Ça fait partie du jeu, quoi. Donc, je trouvais ça…

Ermanno : Ouais, je suis assez d’accord avec toi. Pour la petite anecdote, en 2019, je crois, donc l’année avant le Covid, j’ai accompagné un copain qui faisait l’Ironman de Francfort. Ouais, c’est ça. Ouais, il était à Francfort, je crois. Et c’était le même week-end que l’Ironman de Nice. Donc, le même week-end, tu en as un en Allemagne et l’autre à Nice. Il se trouve que cette année-là, c’était la canicule au même moment, au même endroit, enfin, dans deux endroits différents. Et ça m’a fait titrer cette adaptation des organisateurs. En Allemagne, le parcours de course à pied qui est normalement plus exposé au soleil et à la chaleur, ils ont décidé non pas de le raccourcir, mais de le détourner et de le faire passer plutôt sur les quais, plutôt à la… À l’ombre et de pas mal arroser les compétiteurs. À Nice, pour une question réglementaire, ils ont décidé de raccourcir le parcours et de faire que 30 kilomètres de course à pied. Je suis d’accord avec toi. En fait, quand tu t’alignes sur un triathlon, alors à moins que tu aies une tempête de grêle, un ouragan, en fait, ça fait partie de l’entraînement, ça fait partie de la pratique de savoir gérer ton effort. Et puis, normalement, les services de secours sont là si jamais il y a quelqu’un qui prend un coup de chaud, qui fait une insolation ou autre. Je trouve dommage qu’effectivement, ce soit à l’organisateur de prendre ces responsabilités-là, qui ne sont pas forcément ses responsabilités à lui, mais qui sont les responsabilités qu’on lui impose au regard de, soi-disant, la réglementation ou le fait de… Ouais, question de santé publique ou de sécurité des participants. Finalement, comme tu l’as dit, ce week-end, c’était Hawaï. On n’a pas demandé au soleil de se coucher plus tôt ou on n’a pas demandé aux nuages de venir et on n’a pas changé l’Ironman. Quand tu y vas, tu y vas en connaissance de cause. Si tu vas faire l’Ironman de Nice, tu sais que potentiellement, il va faire chaud. Tu sais que tu vas faire 90 kilomètres de montée, 90 kilomètres de descente, mais tu le sais, voilà, tu t’entraînes pour. Si tu fais un malaise, déjà, il y a les secours qui sont là et puis, en fait, c’est parce que tu n’as pas bien préparé ta course. Mais bon, écoute, les choses sont ainsi faites, mais je vois que le Canada, en tout cas, la partie francophone… du Canada a l’air aussi bien équipé en termes de réglementation et de règles que la France.

Ermanno : Mais ouais, du coup, toi, tu es resté le lendemain pour assister aux M et aux L et voir un petit peu les clients ?

Nathan PICOU : Non, du tout, je travaillais finalement. Je travaillais, donc je ne pouvais pas. Ah non, je ne travaillais pas, mais on avait des finales de flag. On avait des finales de flag le lendemain, parce que je joue au flag aussi, du coup, pour compléter un peu, pour jouer avec mes amis, tout simplement, avoir un peu plus de fun. Donc, en fait, j’ai fait mon premier test. J’ai fait mon premier triathlon, puis le lendemain, j’étais à des finales de flag. Donc, je n’ai pas pu rester, mais j’ai suivi un petit peu, justement, ce qui se passait. Je voulais voir les résultats. Et donc, j’ai vu qu’ils avaient décidé de raccourcir. Puis, je dirais qu’on va dire 70% des gens dans les commentaires, ils ne comprenaient pas, parce qu’en fait, toute l’année, mettons, peut-être pas toute l’année, mais une grande partie de l’année, tu te prépares pour courir, par exemple, ton triathlon, puis surtout le 10 km. Puis au final, ça se transforme en 5. Ce ne sont pas les mêmes capacités qui sont requises. Puis, si ça se trouve, quelqu’un qui te bat sur un triathlon avec un 5 km, il ne t’aurait peut-être pas battu sur un 10 parce qu’il n’aurait pas tenu. Donc, je trouvais ça… En tout cas.

Ermanno : C’est vrai que c’est assez commun de voir des épreuves de natation sur triathlon qui sont soit raccourcies, soit annulées, parce que là, c’est une question de sécurité globale des participants. Il y a de la brume, il y a de la grosse mer. Enfin bref, il y a des risques sérieux pour les participants. Mais en revanche, raccourcir l’épreuve de course à pied parce qu’il fait trop chaud, oui, bon, ce n’est pas non plus un entrainement. C’est un entrainement régulier de 10 km tous les jours en plein cagnard et on est sûr de perdre quelqu’un. Anyway, refermons la parenthèse, mais merci de l’avoir noté parce que comme ça, ça m’a permis aussi de donner mon avis sur le sujet et puis n’hésitez pas, chers auditeurs, tiens, pendant que j’y suis, si vous avez un avis là-dessus, n’hésitez pas à mettre un commentaire, que ce soit sur Apple Podcast, sur Spotify ou sur nos réseaux sociaux. Je serais intéressé de savoir un petit peu ce que chacune et chacun pense. Donc là, tu découvres ce premier triathlon sur le format S que tu ne fais même pas en entier. On le rappelle, tu fais la partie de la session. Je fais juste la partie. Et comment tu enclenches la suite, notamment avec la préparation de ce M en septembre ?

Nathan PICOU : En fait, je pense que je m’étais déjà inscrit. Je pense que j’avais, cet été, j’avais trop besoin de varier ce que je faisais parce que j’avais un peu un petit, un petit mar de, j’en avais un petit peu mar de l’haltéro. Donc là, j’étais vachement plus dehors, à aller courir, à juste accompagner ma fiancée sur ses sorties vélo, sur ses sorties course. Donc, en fait, je me suis inscrit avec mes amis. Puis, direct dans la foulée, en fait, je pense que je me suis inscrit dans mon M. Et du coup, quand j’ai fini mon triathlon S, ben là, j’ai continué ma préparation. Donc, je n’ai pas trop, je n’ai pas trop nagé parce qu’en fait, avoir accès à la piscine, j’allais nager à l’université ici. Et en fait, aller nager à l’université avec mes horaires de travail, c’était un peu compliqué. Donc, en fait, je pense que j’ai nagé quatre fois dans l’été ou cinq fois dans l’été après le triathlon. Donc, vraiment pas. Mais en fait, avec un peu.

Ermanno : On prépare un triathlon, c’est ne pas nager.

Nathan PICOU : C’est ça. C’est ça. Pour pouvoir doubler plein de gens après sur le vélo, c’est ça que j’entends. C’est ça que j’entends souvent sur Instagram ou quoi. Mais je me suis beaucoup entraîné en course à pied surtout et en vélo. Et quand je suis arrivé à la rentrée de cette année, donc fin août, on va dire, j’ai décidé de prendre une semaine d’essai dans le club de triathlon. Donc, club de triathlon Sherbrooke pour justement avoir accès à un coach pour ne pas faire n’importe quoi. Parce que je marche beaucoup, tu n’es pas capable de faire quelque chose. Ça, c’est vraiment quelque chose qui vient me chercher profondément. Et je me souviens, on est allé voir un de mes meilleurs amis qui joue pour l’université d’Ottawa. On est allé à Montréal avec plein d’autres amis, etc. Et dont une autre amie à moi. Et là, d’un coup, elle me parle du demi Ironman du Mont-Tremblant avec le semi-marathon, etc. Et moi, je n’ai jamais couru de semi-marathon. Et donc, le samedi, on y va et on discute au resto déjeuner. Et à la fin, quand on se quitte, elle dit, ouais, au fait, tu n’oublieras pas d’aller courir ton semi-marathon demain pour te préparer. Mais je pense que tu ne vas pas réussir. Elle dit ça devant tous mes amis, mais vraiment pas méchamment du tout. C’est juste un peu pour me titiller parce qu’on avait comme pris la décision de s’inscrire pour le demi. Et sur le retour de la voiture, j’étais fou dans ma tête. Je parlais avec ma fiancée et un autre ami. Je disais, mais demain matin, je cours un semi-marathon. Demain matin. Donc, je suis parti, moi et mon ego hyper mal proportionné. J’ai pris deux pommes potes, pas de déjeuner. Et je suis parti courir un semi-marathon, 1h47. Voilà, rien d’exceptionnel, pas de préparation, rien. Et donc, voilà, c’est ma prépa de l’été. Ça se comblait comme ça de faire des sorties super longues, en fait, sans réel. Je faisais une sortie longue. Après, je faisais une sortie longue de course. Donc, je prends la décision plutôt raisonnée de me rejoindre à un club. Donc, déjà, il y aura un gros déjeuner. Il y aura un coach. Il y a un rabais en plus qu’ils font pour les étudiants, le club de Sherbrooke. Donc, au final, ça me coûte honnêtement vraiment pas très cher pour des séances illimitées dans la semaine, un programme adapté, avoir accès à un coach. Je trouve qu’ils proposent vraiment un service super, avoir accès à la natation aussi. Donc, je rejoins. Et donc, je m’entraîne, je m’entraîne, je m’entraîne. Et après, je fais le montréathlon. Donc, il y a deux semaines. Et voilà, ça se passe bien. Donc là, maintenant, je suis en phase de off-season parce que je me prépare pour l’Ironman du Mont-Tremblant. Donc, je me suis inscrit à l’Ironman du Mont-Tremblant en juin 2026.

Ermanno : En full ou en half ?

Nathan PICOU : Un demi, c’est un demi. Oui, c’est un demi, un half.

Ermanno : Bon, ça, ça va être sympa. Du coup, là, tu l’as dit, tu es en off-season. Mais pour revenir sur ce premier triathlon que tu fais finalement, pas le triathlon découverte que vous faites en relais, mais le premier que tu fais en entier, donc distance M, 1500 de natation. 40 de vélo, 10 de course à pied. Comment ça se passe ? Tu es comment au départ ?

Nathan PICOU : Eh bien, au départ, je suis vraiment très, très bien. Mais tu vois que je ne t’ai pas préparé. Donc, la veille, on prend, parce que c’est à Montréal, c’est à une heure. Donc, moi, je fais mon sac, etc. Je pars, je récupère ma fiancée à mon travail. On part, on discute. Donc, j’ai mis mon vélo, mes affaires dans ma voiture. On a pris un hôtel exprès pour arriver, ne pas se lever trop tôt, quoi. Et une fois arrivé à Montréal, à 20 minutes de l’hôtel, on parle du vélo, etc. Et je fais. J’ai oublié mon casque. Donc là, je pars. Déjà, je n’ai pas pris mon casque. Heureusement que j’ai un ami à moi. Son papa, il m’a prêté un casque. Voilà, pas préparé déjà. Pas du tout. Pas du tout. Je n’avais pas de tri fonction. Donc, c’est quelqu’un du club qui me l’a prêté. Donc, et au final, je suis super. Je suis quand même hyper serein parce qu’en fait, je me dis. En fait, peu importe le résultat que je fais. J’ai appris une semaine avant le triathlon. En parlant avec un de mes coachs que la partie O, elle était en piscine. OK, donc là, j’étais très perturbé parce que je me disais comment ça se passe. Est ce qu’on va devoir compter nos longueurs? Donc, j’ai dû faire 30 aller retours dans une piscine avec quatre autres participants. Et ça, c’était un peu spécial quand même comme ambiance là de nager en piscine. Parce qu’en fait, tu nages pas vraiment 1500 parce qu’en fait, tu pousses. Tu as le droit de te pousser. On avait même droit de s’arrêter au niveau où tu as les pieds. On pouvait s’arrêter. Arrêter, être debout, reprendre notre souffle. Je trouvais ça. Moi, personnellement, je ne l’ai pas fait. Je trouvais ça bien. Du coup, justement, pour les personnes qui n’avaient pas assez de confiance en leur capacité ou quoi. Ça fait ça rassure quand même plutôt que d’être en eau libre. Chercher son souffle ou je trouvais ça bien. Mais ouais, la partie en eau assez, assez impressionnant. Donc, donc, j’étais vraiment très, très serein. Je voulais faire en dessous de trois heures. C’est ça qu’on m’avait dit en dessous de trois heures. C’est un bon. Donc, je fais ma natation 28 minutes. Très, très content. Très, très content. Et j’étais dans la première vanne. Et là, je sors tout, tout content. Je sors et je vois personne au parc à vélo. Personne. Je suis tout seul. Je ne comprends pas. Je me dis que j’ai mal compté mes longueurs. Il y avait quand même quelqu’un pour compter les longueurs. Je me dis je ne comprends pas. Et là, je vis du coup ma première transition. Donc moi, je me dis parfait, je vais changer. Encore une fois, je n’ai pas pris de petit déj le matin parce que je ne sais pas comment m’allumer. Je n’ai jamais alimenté. Je n’ai jamais testé. Et puis, dans le podcast, tous les invités ont toujours dit ne t’aies jamais des trucs en course. Donc, je n’ai pas mangé. Comme ça, j’ai répondu à la question. J’ai pris une pomme pote. Et c’est ça que j’avais emmené, des pommes pote. J’avais acheté des ailes la veille. Au final, je ne m’en suis jamais servi. Tout mon triathlon, je l’ai fait avec des pommes pote. J’ai mangé une barre de céréales, je crois. Mais au total, ma nutrition sur mon triathlon, deux pommes pote, une barre de céréales.

Nathan PICOU : Vraiment, vraiment super. J’ai bu une gourde d’eau, je crois. C’est tout, vraiment, en tout cas. Donc, j’arrive à ma transition 1. Et donc, là, je vis le moment où je me change de bout. Je comprends que ça ne marche pas parce que je suis complètement… Donc, j’ai ma choix. Je prends mon temps. Je pars à vélo. Et ma conjointe, elle est là. Elle me crie, tu es deuxième ou tu es troisième.

Nathan PICOU : Là, moi, je comprends pas. Je me dis, elle a dû se tromper, etc. Donc, je fais mon premier tour de vélo tout seul. Moi, je me dis, c’est sûr que je me suis trompé. Soit je n’ai pas pris le bon parcours de vélo, soit j’ai oublié de compter des longueurs. Je comprends pas. Je suis encore tout seul. Donc, je me dis, je vais profiter. Je vais profiter. Je vais profiter. Donc, au final, le peloton commence à me rattraper parce qu’il y avait triathlon et duathlon en même temps. Ils avaient comme réussi à splitter les deux équipes. Donc, ça faisait quand même du monde. Puis moi, mon vélo, c’est un Triban RC 120. Donc, moi, j’ai pris un vélo Décathlon. Alors, si vous voulez m’envoyer un vélo carbone Décathlon, je suis tout à fait preneur. Winmar qui veut me sponsoriser, je suis tout à fait preneur. Donc, j’avais un vélo Décathlon. Et là, d’un coup, je vois des mecs. Il y a des mecs. Il y a des casques aéros qui me doublent. Mais je vois aussi des gens qui ont des vélos incroyables et qui ne sont pas capables de monter. Donc, en fait, je double plein de personnes qui ont des vélos, des combinaisons. Parce que moi, j’ai une combinaison qui n’est pas à moi, mais je vois, il y en a qui ont des combinaisons à 200 dollars parce que j’avais fait mes recherches. Je vois des gens qui ont des matos incroyables et au final, que j’arrive à doubler. Donc, je me dis, c’est cool, ça se passe bien. Moi, j’avais peur de ne pas compter le bon nombre de tours. Au final, j’ai réussi à compter le bon nombre de tours. Et ma conjointe, en fait, elle est restée toute la course à m’encourager, un peu comme le film Cars, quand il fait des tours et puis tu as Let’s go McQueen. Vraiment, ma fiancée à ce moment-là, vraiment, je la vois comme ça. C’est exactement ça qui se passe. Elle m’encourage. Non, non, non, non, non. Elle a été top. Puis du coup, elle me donne short de mes huit tours de cinq kilomètres de vélo. C’était des boucles de cinq. Et là, elle me dit, tu es quatrième. Et encore une fois, je ne comprends pas. Parce que pour moi, je ne peux pas concevoir que je suis quatrième. Parce que je me dis, il y avait des gens qui avaient du matériel de ouf. Et en fait, je commence à partir en course à pied. Je suis super bien. Et tu sais, tu parlais de l’ambiance avec les gens. Et en fait, moi, je passe et les mecs qui sont, il y a la boucle. Il y a la boucle et les gens qui ne m’ont déjà pas dépassé, mais qui sont de l’autre bord. En fait, je leur tape dans la main parce que je ne sais pas, je me dis, c’est cool. je jouais au foot, je n’aimais vraiment pas la personne qui était en face de moi alors que je ne le connaissais pas. Parce qu’il y avait comme cette notion de contact. Mais là, on soit au triathlon, s’il court plus vite que moi, c’est cool. Mais on vit la même épreuve. Donc, je suis top dans la main.

Ermanno : Tu n’es pas censé te plaquer pendant la compétition. Oui, c’est ça.

Nathan PICOU : Ce n’est pas un adversaire. Je ne le vois pas comme un adversaire. Et donc, je réussis à doubler du monde, etc. Et en fait, je me sens super bien. Encore une fois, je n’ai pas mangé de poulet. J’ai pris une pomme pote à ma transition 2, mais toujours pas de nourriture. Vraiment un touriste, mais complet. Tu as des zones de progression, tu le sais. Oui, oui, oui, 100%. Et en fait, je pense que c’est une grosse progression que je peux faire. Parce qu’en fait, ma conjointe me dit que je suis à mon dernier tour. Et je sens que je peux pousser. Mais je ne sais pas à quel point je suis capable de tenir si je pousse. Parce que j’avais remarqué qui était devant moi. Et je voyais qui me doublait. Et je me suis dit, je ne vais pas me faire emporter par des gens qui me doublent. Parce que je sais qu’ils sont à leur deuxième tour. Ou leur premier, parce que je ne les ai pas croisés encore. Je ne vais pas me faire embarquer. Et potentiellement vivre une crampe. Ou vivre un truc que je n’ai jamais géré. Donc en fait, je me sens juste bien. Je cours, je termine. Super content. Et ma conjointe, elle me dit, tu es quatrième.

Nathan PICOU : Donc je fais, ah bah elle est trop cool. Donc on se termine. Et en fait, il y a le score en direct. Et en fait, mes places, elles diminuent. Au classement général. Je finis 19ème sur 130 au final. Et donc on attend la remise des médailles et tout. Je ne sais même pas pourquoi est-ce que j’attends la remise des médailles. Parce que je pense que je n’ai pas de médaille. Et donc après, je vais voir les résultats. Et je vois, je suis premier sur 11. Et moi, je ne savais pas qu’il y avait des catégories d’âge. Je ne comprenais pas ça. Et je vois que je suis premier de ma catégorie d’âge. Sur du coup, au final, 16 participants. Donc mon expérience finale, c’est que pour mon premier triathlon, j’ai gagné ma catégorie d’âge en 20-24. Du coup, parce que j’aurai 24 ans en novembre. Donc je finis mon premier triathlon en 2h27.

Ermanno : T’étais parti pour moins de 3. C’est nickel.

Nathan PICOU : C’est quand même pas mal. Donc le vélo, je fais mon record personnel. Moi, je n’avais pas de montre, pas de Strava, pas de rien. Je n’ai toujours pas de montre. Tout à la sensation. Donc mon vélo, je le fais à 31 km en moyenne. Ce que je n’avais jamais fait auparavant. Parce que Sherbrooke, c’est que des côtes. Partout, partout, partout. Il n’y a aucune surface plane dans Sherbrooke. Ça n’existe pas. Donc c’est un avantage. Parce que le circuit là était plat. Donc j’ai pu m’amuser vraiment beaucoup. Mais le circuit de triathlon était plat. Mais là, je fais 31 km en moyenne. Donc mon record, j’étais très content. Puis la course, je l’ai fait en 4.48. Donc il y a vraiment des grosses grosses marges de progression à faire pour mon demi Ironman. Et mon demi Ironman, j’aimerais vraiment faire. Autour des 5 heures. Vraiment, vraiment. C’est ça mon but. Et en fait, le vrai truc, c’est que je me suis dit. Parce que j’écoutais le podcast. Et je voyais qu’il y avait vraiment beaucoup de gens forts. Et je me suis dit. Ah, ce serait trop cool que je participe au podcast. Mais je participerai quand j’aurai fait un vrai temps. En dessous de 5 heures par exemple. Donc au final, être là, je me dis. Ah bah c’est cool. Mais je garde toujours en tête. Je veux faire moins de 5 heures à mon premier demi Ironman. Ce serait très très chouette.

Ermanno : Écoute. On se refera une petite pastille rapide à la fin de ton half. On verra ce que ça aura donné.

Nathan PICOU : Parfait.

Ermanno : Écoute, c’est super intéressant. Parce que tu nous racontes comment tu vis. Comment tu as vécu ta première course. Avec, comme on l’a dit, pour déconner. Mais plein de zones d’amélioration possibles. Le coup de nager en piscine. Alors, c’est vrai que c’est plutôt rare maintenant. Parce que la majorité des triathlons se font quand même en eau libre. Sauf les triathlons de taille plus grande. Les plus modestes. Ou alors les endroits où il n’y a vraiment pas d’accès à de l’eau libre. Et puis où la possibilité est donnée de nager en piscine. Moi, j’en ai fait quelques-uns. Mais au tout début où j’ai commencé le triathlon. Et c’est vrai que c’est quand même sympa. Parce que là, vous étiez 4 dans la ligne. Donc ça va franchement. Moi, j’en ai connu où on était 10 dans la ligne. Et tu t’arraches bien. Et puis tu es dans la lessiveuse. Donc ta seule solution, en fait, c’est de partir comme un bourrin. Pour être devant au début de la ligne. Et puis après être tranquille.

Nathan PICOU : Non, non. Je ne pourrais pas. C’est pour ça que j’étais très content de rejoindre le club. En fait, c’est parce qu’on nageait à 6 heures du matin. Donc ça, ça ne me dérange pas. Parce qu’en fait, je vais nager avant l’école. C’est parfait. Ça me va vraiment super bien. Mais du coup, on est deux par ligne d’eau. Et en fait, c’est parfait. On se met chacun de notre côté. Donc c’est super. Je n’ai pas besoin de nager avec des gens qui nagent. Tu sais, je ne sais pas si c’est pareil en France. Je ne me souviens pas de commencer. Mais il y a des lignes d’eau moyen, rapide, lent. Parfois, il y a des dames qui se mettent, des dames ou des messieurs qui se mettent dans la ligne rapide alors qu’ils font de la brasse. Puis toi, tu es dans la ligne rapide parce que tu sais que tu nages vite. Et donc là, ça peut créer. Donc très content. Je vais nager à 6 heures du matin. Je suis parmi les plus lents de mon club. Donc je reste dans mon côté. Puis parfait. Il n’y a vraiment aucun souci.

Ermanno : Ouais. Donc du coup, tu as cette partie natation. Donc quelque part, ça rassure un peu quand même plutôt que de faire ça en eau libre. D’être en piscine, tu es quand même dans un élément relativement connu. La sortie du bassin, ça se passe comment ? Ils ouvrent une porte sur le côté et puis il y a les parcs clavellants. Exactement.

Nathan PICOU : En fait, tu sors de l’eau. Tu as comme un petit parcours à faire de course à pied. Donc il y a quelqu’un qui est de mission de balayage pour éviter que… Parce qu’encore une fois, il y a des gens, ils l’ont dit au tout début. Mais il y a des gens qui ne savent pas gérer, qui ne comprennent pas que quand tu cours à côté d’une piscine, il y a de l’eau. Et donc du coup, tu tombes. Tu tombes. Moi, routine un tout petit peu, mais avec des petits pas proches pour ne pas tomber. Donc, il y a quelqu’un qui balaye. Puis après, tu rejoins direct le parc à vélo. Et oui, non, c’était vraiment super bien organisé. À part la remise des médailles. Alors ça, petit moment où je n’étais pas très content. Mais moi, je sais que j’ai gagné mon truc. Donc, je sais que je vais avoir un podium. Mais il faut qu’on attende la remise de tout le monde. Donc, le duathlon. Le triathlon. Je ne sais pas. Il y avait équipe. Il y avait senior. Après, il y avait sprint pour les jeunes, etc. Au final, avec ma conjointe, on a attendu une heure et demie pour que l’annonceur dise qu’au final, les catégories d’âge, pas de podium. Venez juste chercher vos médailles.

Ermanno : Oh non.

Nathan PICOU : J’étais tellement. J’étais tellement triste parce que je voulais mon petit moment. Moi, c’est la première médaille d’or que je gagne de ma vie. C’est la première fois que je gagne une médaille d’or. Donc, je voulais quand même mon petit moment sur le podium, un peu être content, pouvoir l’envoyer à mes parents ou quoi. Eh bien, j’ai eu ma médaille d’or qui est là. Et donc, j’ai dû prendre une photo à côté. C’est pas très grave. C’est la première médaille d’or de ta vie en individuel ou tu as déjà gagné avec ton ou tes équipes ? Non, je n’ai jamais gagné. En fait, c’est ma première médaille d’or. J’ai eu des médailles en haltéro. Toujours second, toujours deuxième. Et j’ai eu des récompenses individuelles au flag. Mais sinon, quand je jouais au foot, je n’ai jamais gagné quelque chose. C’est comme ça.

Ermanno : Félicitations pour cette première médaille d’or. Mais le problème, c’est que maintenant, tu mets la barre très, très haut. Parce que tu as vécu cette première expérience où tu sors premier de l’eau. Tu pars quatrième sur le vélo et puis tu restes plus ou moins quatrième sur la course à pied. Là, pour ton half, ça va être autre chose peut-être.

Nathan PICOU : Ouais, c’est ça. En fait. Ouais. En fait, ce n’est pas du tout être imbu ou quoi. Mais je sais que je peux le faire. Je suis convaincu que je peux le faire.

Ermanno : Moi, je dirais que tu n’es pas capable en fait. Ça marche comme ça.

Nathan PICOU : Ça marchait. OK, parfait. Ça marche exactement comme ça. En plus, je sais que mon tremblement, c’est un parcours qui est quand même assez difficile. Parce que c’est dans un mont. Du coup, il y a beaucoup de montées. te dire, je n’ai même pas regardé le dénivelé. Mais je crois qu’on est à 800. Pour moi, c’est beaucoup pour l’instant là. Mais pour le vélo. Surtout sur un half. Mais je suis sûr que je peux faire 5, 5, 15 peut-être. Mais tout de suite, je sais que je le finis. Mais je ne sais pas dans quel état. C’est ce que j’explique à mes amis. C’est que je sais que je le finis, mais peut-être pas dans le temps que je voudrais. Donc là, c’est pour ça. Je suis très content. En janvier, de ce que j’ai compris avec le club, il demande un petit peu les objectifs de saison de chacun. Puis après, ils donnent le programme adapté pour chaque. Ils font comme des sous-groupes. Ceux qui préparent les demi, ceux qui préparent les M, etc. Donc moi, je vais être dans la partie, je suppose, de ceux qui vont préparer les demi. J’ai bien hâte. Et en fait, je pense que c’est la distance qui me plaît. Je ne l’ai pas fait. Mais parce que le M, je trouvais ça quand même rapide à faire. L’Ironman, c’est sûr que j’en ferai un dans ma vie. C’est 100% sûr. Mais en fait, je pense que ce qui va m’éclater, c’est le demi Ironman. Ça m’éclate bien. Ça a l’air très fun. Et je ne l’ai jamais fait. Si ça se trouve, ça va être horrible. Puis je vais avoir envie de pleurer. Je vais avoir envie de pleurer quand je vais le faire. Mais je pense que je vais bien aimer.

Ermanno : Et comment tu prépares ça ? Forcément, tu attends le plan du club. Mais déjà, est-ce que tu t’es déjà fait un plan ? Est-ce que dans ta tête, tu as déjà organisé certaines choses ? Parce que finalement, ton demi, c’est au mois de juin, c’est ça ? Oui. Donc, il va y avoir la saison hivernale. La première saison. C’est la partie hivernale. Et au Québec, ça pèle. Donc, une sortie roulée, ce n’est peut-être pas la meilleure des solutions.

Ermanno : Mais ce n’est quand même pas une super bonne idée.

Nathan PICOU : J’ai acheté un home trainer. Mais autre anecdote pour te dire à quel point un véritable touriste. Je trouvais dans mes sorties avant mon triathlon que mon vélo, il avait un problème. Je trouvais qu’il me manquait des vitesses. Je n’ai pas plus noté que ça. Je me suis dit, il est juste mal graissé. Et puis, je n’avais pas de quoi le faire nettoyer. Je fais mon triathlon. Et donc, après mon triathlon, je vais acheter mon home trainer sur la région de Montréal. Donc, je me suis acheté un home trainer. Et donc, avant de le ranger pour l’hiver, ce n’est pas vraiment l’hiver. Mais je n’ai pas envie de sortir par cette température. Donc, je le range. Et donc, je l’ai ramené au décathlon pour faire l’entretien. J’ai comme un entretien gratuit. Et donc, le mec qui regarde mes vitesses et tout, il me demande si je suis tombé à vélo. Je dis non, pas du tout. Il va se dire, ah oui. Parce que ta manette, elle est morte. Il te manque des vitesses. Donc, en fait, j’ai fait mon triathlon avec des vitesses en moins ou des plateaux. Je n’en sais rien, en fait. Et donc, j’ai dit, ah, cool. Donc, en fait, depuis mon triathlon, je n’ai pas touché à un vélo. Parce qu’en fait, mon vélo, il est en réparation. Il a commandé une pièce. Sauf que la pièce, il ne l’avait plus. Donc, en fait, je vais avoir un truc Shimano. Je n’ai pas trop compris. Je te dis, je ne connais rien au vélo. Donc, en fait, ma gâchette de vitesse, elle était peu crochetée. Et donc, je ne pouvais pas passer certaines vitesses. Donc, en fait, si ça se trouve, avec la vitesse, j’aurais peut-être fait un temps encore mieux. Mais donc, en fait, depuis, je me suis acheté un home trainer. Et en fait, mon trainer, il prend la poussière parce que voilà.

Ermanno : Tu as acheté quoi comme home trainer ? Une espèce de triangle sur lequel tu poses la roue arrière de ton vélo ?

Nathan PICOU : Non, non, non, non. Je me suis acheté un vrai home trainer connecté. J’ai acheté un Harris, je ne sais pas quoi. Parce qu’en fait, j’ai remarqué que j’ai vu l’application Rouvie. Et en fait, il y a les parcours Ironman. Et donc, en fait, je me suis dit, comme ça, je vais en fait tout l’hiver, une fois par mois ou je ne sais pas trop comment je m’organise. Mais je me suis dit, en fait, je vais faire le parcours du Mont-Tremblant virtuellement le plus souvent possible. Comme ça, je vais le connaître un peu. Je vais voir un peu. Là, c’est sur une application. Ce n’est pas super représentatif. En fait, je n’en sais rien. Je n’ai jamais fait de home trainer de ma vie. Mais je voulais absolument un connecté pour pouvoir. Puis avec Zwift, tout le monde avait Zwift. Mais je trouvais que ce n’était pas. En fait, je voulais un home trainer connecté. En fait, Rouvie, je n’en sais rien. En fait, je trouve ça plus naturel. C’est les vrais parcours avec les vraies images. Zwift, ça fait un peu plus de vidéos. Puis celui à Decathlon, ça allait qu’à 600 watts. Et en fait, je ne savais pas. Donc, en fait, pour le même prix, j’ai réussi à avoir pour 400 dollars. J’ai réussi à avoir le Harris. Donc, j’étais très content. Mais je voulais un connecté absolument justement pour faire le parcours. Mais tu vois, par exemple, je n’ai jamais fait de test FTP. Je ne sais pas c’est quoi ma FTP.

Ermanno : Tu pourras faire ça dans un premier temps. Peut-être que les coachs du club vous feront faire ça. Alors, vu que tu débutes et que tu es vraiment un touriste, un petit conseil pour le home trainer. Déjà, tu ne mets pas ça dans ta chambre. Tu mets ça plutôt dans un endroit où tu peux facilement ouvrir les fenêtres et qui ne craint pas trop l’humidité. Donc, en gros, si tu as un appart avec une chambre, tu mets ça plutôt dans la salle à manger, voire dans l’arrière cuisine.

Nathan PICOU : Ma fiancée, elle a déjà hâte de ce moment. Je pense qu’elle est déjà là. Elle est déjà ravie parce qu’elle n’avait pas compris que le home trainer, c’était pour l’intérieur. Donc là, je lui ai dit mais tu sais que le vélo, il va être dans l’appartement. Elle a fait mais pour tout l’hiver. Oui, pour tout l’hiver. Donc, elle n’était pas super contente, mais c’est comme ça. Là, après m’avoir vu faire du triathlon, elle a comme réfléchi à l’idée de faire du duathlon. Comme réussir à la convaincre que si le vélo, il est là, tu pourras en faire aussi. C’est cool. Un petit terrain d’entente pour la place.

Ermanno : Oui, c’est cool. Et puis, n’oublie pas, quelque soit l’endroit où tu poses le home trainer, pour les premières sessions, mets une serviette en dessous pour éviter que tu gouttes partout et puis que tu abîmes le parquet ou je ne sais quoi. C’est les premiers conseils que je peux te donner.

Nathan PICOU : Je note, le ventilo est déjà sorti. On en a parlé. Apparemment, il va faire vite chaud. C’est clair.

Ermanno : Mais bon, au Canada, tu ouvres un peu la fenêtre et puis ça va aérer, ne t’inquiète pas.

Nathan PICOU : Surtout là. Quel horreur.

Ermanno : Pour revenir sur un peu la technique et notamment lors de ton premier triathlon, comment tu gères les transitions ?

Nathan PICOU : En fait, je ne les gère pas forcément. Je ne les gère pas forcément.

Ermanno : Elle ouvre la porte discrètement.

Nathan PICOU : En fait, je ne les gère pas super bien. En fait, je ne me suis jamais pratiqué. Le club offre des séances spécifiques aux transitions. Et en fait, moi, je ne les ai jamais faits. Donc, en fait, je ne sais pas. Je me suis déjà entraîné à faire vélo-course. Je savais déjà à peu près où je m’en allais. Mais sinon, tu vois, par exemple, j’ai essayé de me changer après la natation debout. Donc, en fait, j’ai compris que c’était… Moi, je ne l’avais pas encore. Donc, j’ai dû m’asseoir pour changer. Mais sinon, tu vois, les transitions, l’alimentation, je ne l’avais pas. Donc, en fait, je te dis, je prends juste une pomme pote. J’ai emmené une barre de céréales. J’avais emmené un gel. Mais je me suis dit, imagine, je prends un gel, puis au final, je ne le divire pas. Il y a plein de trucs comme ça que… Pas que je ne gère pas, mais en fait, je me laisse un peu guider. C’est mon tout premier. Et donc, justement, en fait, pour celui en juin, je compte en faire d’autres. Peut-être un S, un M, pour justement réviser un peu mes transitions. Et en fait, ça m’éclate ce sport parce que je me dis que peu importe ce que je fais, ça ne peut que me servir. Là, il y a des gens de mon club qui ont peut-être parlé de faire une équipe pour faire un ultra marathon dans le froid. Je me dis, ça pourrait être trop stylé de faire… Faire un ultra dans le froid, dans la neige. Déjà, ça prépare le corps, puis c’est un ultra effort. Faire une compétition du triathlon à un moment donné, ça pourrait m’aider. En fait, tout peut m’aider pour faire du triathlon.

Ermanno : On reconnaît quand même le côté sportif de haut niveau.

Nathan PICOU : Oui. Oui, en fait, j’ai… Oui. Mais tu vois, un des trucs qui m’a le plus impressionné, donc dans ma liste des objectifs, il y a donc faire moins de 5 heures, un demi… Un demi Ironman. Le Norseman, tu vois, c’est dans ma tête. Pas demain, pas demain, pas l’an prochain, mais quand j’aurai du budget pour avoir un bon vélo, parce que là, il va falloir avoir un bon vélo quand même pour le Norseman. Un bon mental aussi, le Norseman. Alors, je ne dis pas que je le ferai un jour parce que je pense que je n’aurai jamais de l’argent, mais l’Enduroman, je trouve ça incroyable. En termes de budget, l’Enduroman, c’est autre chose que le Norseman. Ah ouais, non, c’est sûr. Non, mais je pense que je n’aurai jamais le budget pour le faire parce que si j’explique à ma fiancée que je dois mettre plus de 10 000 $ pour faire une course que je ne suis même pas sûr de finir, elle va dire non, on s’achète une maison. Enfin, c’est des choix de vie. Mais je trouve que c’est impressionnant de se dire qu’en fait, il y a des gens qui ont relié deux pays, qui ont traversé la Manche. Moi, Marine Lele, c’est comme ça que je l’ai découvert, le Norseman, l’Enduroman. ‘est incroyable quoi. Je trouve que ça fout.

Ermanno : C’est impressionnant. Sur le podcast, tu peux taper Enduroman. Sur devenir-trainer.com, tu verras qu’on en a reçu quelques-uns. Je pense notamment à Thomas Austré qui a fait un truc encore plus de dingue il y a peu de temps. Et pour revenir sur le Norseman, écoute, n’attends pas d’avoir le budget parce que tu sais, c’est une loterie en fait.

Nathan PICOU : Je ne sais pas trop. Je me suis vraiment pas renseigné. Il faut payer, ensuite tu es tiré au sort ou juste tu t’inscris, puis ensuite tu payes ? Je ne sais pas comment ça marche. Tu t’inscris.

Ermanno : Et puis si tu es retenu, si tu es tiré au sort, là tu payes ton inscription.

Nathan PICOU : C’est un truc, ça permet de visiter aussi après les pays nordiques, etc. Ça pourrait être un beau voyage. Mais ouais, il faut un peu plus d’entraînement. Déjà, on va commencer par se raisonner. Parce qu’en fait, c’est un truc que ma mère, elle me répète tout le temps. Quand je me lance dans un projet, je suis vite capable de partir à fond et de dépenser ou de ne pas gérer justement. Je m’étais à peine inscrit à un triathlon S que je voulais déjà faire un Ironman. Alors que j’avais fait juste deux sorties de 10 km. Ce n’est pas vrai, mais je m’emballe très vite pour un projet. En fait, je discutais avec un de mes meilleurs amis. Il me dit en fait, tu es très vite passionné de ce que tu fais et c’est fou. Donc là, il faut que je me recentre un peu. Demi Ironman, demi Ironman en moins de 5 heures, peut-être, ou aux alentours de 5 heures. Puis ensuite, on verra pour les autres projets. On verra pour les autres projets.

Ermanno : Écoute, bon courage pour ça. Tu ne nous as pas dit sur la course à pied, sur ton M, donc ton distance olympique. Comment ça s’est passé ? Tu te sentais bien, mais je veux dire, est-ce que tu as eu à un moment un coup de mou ? Est-ce qu’au contraire, tu as eu des coups de fouet ? Comment tu as ressenti ça pour cette première course à pied sur une discipline enchaînée ?

Nathan PICOU : Honnêtement, j’étais vraiment super. En fait, j’étais en super contrôle. Et j’étais hyper content. J’ai essayé de boire en courant. En fait, je ne savais pas qu’il fallait un entraînement. Il fallait s’entraîner à boire en courant. La première fois, je prends mon premier ravitaillement. Je bois. En fait, je m’étouffe. Je recrache tout. Donc, au final, je n’ai pas bu. Et donc, au deuxième, je me suis arrêté. J’ai décidé de marcher pour pouvoir m’hydrater. Mais en fait, j’étais super en contrôle de ce que je chantais. Et je ne savais pas si je poussais. En fait, je pense que j’avais 4h48. J’ai fait mon triathlon, du coup, en 48 minutes. Et mon record sur 10, c’était 45 et quelques. Donc, en fait, je n’étais pas très loin de mon record tout seul, quoi. Enfin, à froid, je ne sais pas comment dire. À sec. À sec, c’est ça l’expression. Et en fait, je ne savais pas à quel point je pouvais vraiment pousser. Parce que j’ai déjà fait 4 km après une sortie en 4h30. Mais je ne savais pas si le 4h30, je pouvais le tenir. Puis en fait, comme j’avais la pression un peu de la place, je me disais, en fait, je veux vraiment rester quatrième. En fait, je ne voulais pas créer un truc possiblement que je ne pourrais pas gérer. Donc, j’ai décidé d’être en contrôle. Mais je sais que j’en avais sous pied. Je sais que je pouvais pousser.

Ermanno : C’est intéressant ce que tu dis parce que notamment pour les auditeurs qui ont déjà fait un premier triathlon ou qui vont le faire et donc qui peuvent se poser cette question-là. C’est marrant parce qu’il y a plein de zones où tu pourrais évoluer. Tu l’as dit sur la nourriture, sur l’hydratation, sur les transitions. Donc ça, finalement, ça passe par l’entraînement. Tu t’entraînes à manger le matin. Tu restes toujours sur le même petit déjeuner. Quand tu vas t’entraîner, tu t’essayes le week-end ou les matins où tu vas nager. Quand tu vas nager à 6h, tu t’essayes de bouffer. Il y a des jours, ce sera difficile. Mais en fait, tu vas t’entraîner, tu vas entraîner ton intestin, tu vas entraîner ton estomac et puis tu vas pouvoir continuer à t’alimenter avant une course. Et c’est surtout pour ça qu’il va falloir que tu t’entraînes. C’est pour pouvoir manger avant la course et te sentir bien avant la course. Il y a aussi le côté transition. Comment ça se travaille ? Tout simplement, soit avec le club tu peux le faire, soit toi, quand tu t’entraînes tout seul, tu fais ta sortie longue de vélo et puis à la fin de ta sortie longue, tu commences à te mettre quelques transitions. Donc, je ne sais pas, si tu as prévu de faire 50 bandes, tu en fais 40. Et puis, sur les 10 derniers, tu fais 1 km de vélo, tu descends, tu mets tes chaussures, tu fais 500 m de course à pied, tu remontes sur le vélo et tu fais ça 10 fois. Et donc, tu as fait tes 50 bandes, mais en faisant 40 km de sortie et puis 10 km d’entraînement. Voire, tu te fais des séances spécifiques à un moment. Et même là, pendant l’hiver en fait, tu es sur ton home trainer, hop, tu descends de ton home trainer, tu enlèves tes chaussures de vélo, tu mets tes chaussures de course à pied, tu pars courir dans la neige pendant 1 km et puis tu reviens et tu vois, tu t’alternes. Et en fait, c’est pas mal. Oui, c’est clair. Mais tout ça, ça va être que de l’entraînement finalement pour t’amener jusqu’à ton premier objectif. En revanche, il y a une chose que tu n’as pas besoin d’entraîner et tu le dis très clairement, c’est que tu sentais que tu en avais sous le pied, mais tu ne voulais pas mettre en péril la suite de ta compétition. Donc, stratégie de gestion de l’effort, et c’est ça la beauté du triathlon, c’est savoir gérer son effort. Ce n’est pas parce que tu es un super nageur que tu vas sortir ton 1500 en 15 minutes et puis qu’après tu ne pourras plus monter sur le vélo parce que tu auras les bras détruits. Non, tu vas savoir gérer ton effort et toi, tu as su le gérer sur la partie course à pied où tu t’es dit, j’en ai sous le pied, mais soyons raisonnables et je vais donner ce que pour l’instant je pense raisonnable de donner. Eh bien, écoute, je pense que c’est le meilleur conseil qu’on peut donner sur ce podcast, c’est rester en contrôle. Si vous ne savez pas comment le faire, c’est ça qu’il faut entraîner. Mais toi, tu n’as pas besoin d’entraîner parce que tu sais déjà le faire.

Nathan PICOU : Oui, c’est ça. En fait, juste essayer de se connaître. Puis, en fait, je l’ai dit précédemment dans le podcast, je marche beaucoup à l’égo. En fait, ma première session d’entraînement au club, c’était une séance de course à pied et donc moi, bien évidemment, je me mets dans le groupe des plus forts parce que je pense que je cours vite et je vois deux personnes en fait, je ne sais pas comment dire, au football américain, l’apparence, elle marche beaucoup. Si tu vois quelqu’un qui fait 1m80, qui est super musclé, généralement, tu dis, il est super fort. Mais là, en course à pied, mes perceptions, elles ne sont pas bonnes parce qu’en fait, je vois des mecs qui n’ont pas un physique impressionnant, qui ne ressemblent pas vraiment à ce que moi, je pouvais concevoir et tout et je me dis, ah, c’est parfait. Écoute, eux, ils partent devant, c’est sûr que je les tiens. Et donc, en fait, je les suis sur le premier tour et là, je m’arrête. Au deuxième tour, ils commencent à me décrocher et en fait, au troisième tour, j’ai fini bon dernier du premier groupe à chercher ma respiration, à ne plus savoir comment respirer et donc, le concours d’ego, j’ai appelé mon père direct, j’ai dit, papa, ça ne marche pas, je ne peux pas, je me suis fait complètement avoir et j’ai raconté ça à mes potes aussi, j’ai dit, oui, j’ai voulu faire un concours d’ego, j’ai bien perdu et ça m’a bien servi de leçon mais du coup, c’est parfait parce qu’en fait, ces mecs-là, ils me servent d’exemple, en fait, j’essaye, j’essaye de m’accrocher et du coup, je respecte, c’est vraiment un truc à ne pas faire, je ne respecte pas du tout les zones d’entraînement à l’heure 5 km, ça, ça ne marche pas, je ne m’écoute pas. Est-ce que c’est bien ? Peut-être pas, en fait, je me pose juste et en fait, il y a un mec devant moi et en fait, je m’accroche à lui, peu importe mais effectivement, les concours d’ego en endurance, ce ne sont pas les mêmes concours d’ego que quand je suis quand je faisais du foot, là, je le subis plus rapidement

Nathan PICOU : donc oui, je pense qu’il y a plein de personnes qui pourront se reconnaître d’essayer de tout le temps être le premier mais en fait, à part les séances où on fait des… Là, la séance dernière, j’étais content, c’était moi le premier, on a fait des 200 mètres et moi qui viens du foot, qui n’est pas le plus rapide au foot, je n’étais vraiment pas un athlète d’exception mais j’ai quand même un petit peu de capacité athlétique et un peu de sprint du coup, les 200, j’étais devant ce qui ne sert en soit pas grand chose pour un triathlon, mais pour mon ego j’étais très content très content que c’était moi qui ait aidé le groupe après, je leur ai dit ils m’ont dit, la première fois que j’ai couru avec le groupe ils m’ont dit, ah ouais, toi tu faisais du sprint donc je leur ai expliqué mon parcours et je leur ai dit, ouais, je suis devant vous au sprint mais par contre, au 10 km, vous me mettez 10 minutes en fait, ça ne sert pas à grand chose mais…

Ermanno : Ah, détrompe-toi parce que justement tu as cette capacité intensive de faire du sprint donc ça, c’est quelque chose de moins que tu n’as pas à travailler il faut que tu l’entretiennes, mais tu n’as pas à travailler en revanche, toi, là où tu vas pouvoir progresser c’est sur la partie endurance et c’est là où il va falloir peut-être que tu travailles seul finalement, et pas que tu suives quelqu’un parce que quelqu’un va t’entraîner toi, tu vas vouloir jouer à celui qui a la plus grosse et donc tu vas toujours être devant et tu vas valider le groupe et au final, au lieu de courir à 5 ou 5,30 au kilo tu vas courir à 4,30 donc ça ne va servir à rien ton entraînement en revanche, si tu pars seul, tu sais que tu as une séance à faire à 5,30 tu as 10 km à 5,30 tu fais tes 10 km à 5,30 et ça, ça va te faire progresser et c’est l’un des conseils qu’on a pu entendre plusieurs fois dans le podcast notamment avec Blaise Dubois qui n’est pas très loin de chez toi au Canada pour finalement travailler en endurance travailler l’endurance tu as Denis Boucher aussi qui est au Québec et qui parle beaucoup de ça, c’est courir lentement pour courir plus longtemps et plus vite ça peut paraître complètement antinomique, mais si en fait, plus tu vas courir lentement, plus tu vas habituer ton corps à avoir une consommation de l’énergie différente et plus tu vas pouvoir courir longtemps, voire même vite et la vitesse que tu avais en sprint tu vas pouvoir la reporter sur l’endurance mais par contre il va falloir quand même travailler l’endurance et il va falloir que tu laisses ton ego sacrément de côté pour apprendre, comme disait mon ancien entraîneur à décourir en fait, à courir beaucoup moins vite pour après que la vitesse revienne

Nathan PICOU : oui, 100%, mais c’est des choses sur lesquelles je travaille mais je viens de commencer donc c’est des choses qu’il faut que j’apprenne comme un débutant finalement mais effectivement j’ai perdu quelques fois au concours d’ego quand je suis au club parce qu’il y a vraiment des gens dans le club qui sont vraiment impressionnants et qui n’ont pas des physiques très impressionnants mais en fait en endurance on n’a pas besoin d’avoir des physiques impressionnants et en fait eux ils m’impressionnent mais c’est des bons exemples c’est des bons modèles à suivre qui sont super sympas en plus c’est cool parce qu’en fait il n’y a pas de moi je suis en concours d’ego tout seul moi dans mon coin moi dans ma petite personne que je suis mais en fait les mecs qui courent moins d’une trente au semi-marathon, en fait ils te disent bonjour, en fait c’est ça que j’aime bien il n’y a aucune personne qui est imbue dans ce monde d’endurance parce qu’en fait j’ai l’impression que comme tout le monde vit la même galère que c’est de s’entraîner aux trois sports toute l’année tout le monde sait ce que vit tout le monde donc je trouve que l’ambiance elle est vraiment chouette écoute

Ermanno : quand on refera un point après ton Alpha Ironman tu me diras si tu as toujours cette impression là je pense que c’est aussi propre au Québec parce que c’est vrai qu’en France en triathlon il commence à y en avoir pas mal qui prennent la grosse tête et je trouve que depuis quelques années c’est moins l’ambiance familiale et super sympa que j’ai connu dans les années 96 quand j’ai commencé à…

Nathan PICOU : je pense que c’est parce que en France il y a de plus en plus de cash price c’est vraiment hyper super répandu moi je suis plein d’influenceurs en ce moment du triathlon je ne dis pas que les influenceurs que je suis ne sont pas gentils au contraire ils ont l’air super sympa j’aimerais bien les rencontrer un jour en fait il y a de plus en plus de monde qui montre leur entraînement sur Strava tu vois de plus en plus un tail il a couru à 5,30 moi je cours tout le temps à 4,30 il y a de plus en plus cette comparaison en tout temps moi le premier je suis arrivé à ma compétition les mecs qui avaient des roues pleines mais au final c’est pas parce que tu as un vélo de ouf que tu es un bon cycliste j’ai doublé un mec qui avait une roue pleine qui avait un vélo carbone, un casque aéro un trisuit à 200$ et au final le mec il a fini derrière moi c’est pas être imbu ou être vantard c’est juste que c’est pas parce que tu cours vite ou pas parce que tu as les dernières chaussures ou parce que tu penses que je ne dis pas du tout que le mec était comme ça mais il y a peut-être des gens qui se disent parce que j’achète la dernière paire et que toi tu n’as pas la dernière paire à la mode que tu vas courir mais c’est sûr qu’au Québec par exemple c’est pour ça que j’aime vraiment ici que je compte rester ici l’ambiance de manière générale est quand même très sympa les gens sont très très chouettes

Ermanno : l’histoire des chaussures ça me fait souvent penser j’ai un petit de 5 ans et il me dit t’as vu papa avec ces chaussures là je vais courir vite

Nathan PICOU : mais non c’est pas les chaussures qui courent vite

Ermanno : on l’a tous fait je pense oui 100%

Nathan PICOU : puis moi qui suis avec des petits en stage en CM1 en 4ème année puis je leur dis quand je les vois partir en soir je fais ah t’as mis tes chaussures qui courent vite ouais ouais mes chaussures courent super vite bon voilà

Ermanno : écoute je te souhaite un bon entraînement hivernal quand même pour réussir jusqu’à cet objectif que tu te fixes de Half Ironman si possible en moins de 5 heures ça va être du boulot quand même ah oui oui le podcast s’appelant devenir triathlète on a tapé juste là en terme de cible mais toi ton meilleur conseil toi qui as fait un premier vrai triathlon tout seul et pas en équipe ce serait quoi ton meilleur conseil pour devenir triathlète

Nathan PICOU : mon meilleur conseil ce serait de ne pas avoir peur de se lancer puis c’est pas grave de faire 2h37 2h40 3h il faut juste se lancer le faire que ce soit avec un vélo d’occasion avec un vélo de moyenne qualité avec pas sa tri-fonction c pas grave faut juste y aller pas avoir peur

Ermanno : écoute je pense que c’est un très très bon conseil où est-ce qu’on te suit où est-ce qu’on t’encourage où est-ce qu’on regarde ton actualité Nathan surtout pendant cet hiver québécois où finalement tu vas t’entraîner à l’intérieur

Nathan PICOU : exactement très bon accent moi je l’ai pas je vais pas le faire on peut me retrouver sur instagram

Nathan PICOU : pxcouu ça c’est mon instagram puis sur strava je pose pas de natation parce que j’ai pas de montre mais je vais nager 3-4 fois par semaine vous inquiétez pas je suis un vrai triathlète je m’entraîne vraiment en natation mais j’ai pas de montre j’ai glissé à ma maman j’ai glissé à ma maman que c’est un cadeau que j’aimerais bien avoir sous le sapin une montre écoute

Ermanno : et puis sinon si jamais il y a des auditrices et des auditeurs qui ont envie de te soutenir bah hésitez pas vous pouvez faire une cagnotte et puis offrir une montre à Nathan

Nathan PICOU : vous voulez pas l’idée de cadeau de ma maman mais si s’il y a quelqu’un qui veut m’envoyer des gels parce que ça coûte très très cher ici au Québec une marque de gel qui voudrait sponsoriser un jeune triathlète en herbe je suis tout à fait preneur

Ermanno : écoute regarde du côté de Mulbar j’avais reçu Grégoire d’Andrès sur le podcast il y a des produits très naturels très sympa, très pro et puis si tu lui dis que tu viens de la part de devenir triathlète si vous cherchez bien il y a un code promo dans l’épisode du podcast donc si vous cherchez bien vous aurez peut-être une autre

Nathan PICOU : parfait 100% preneur

Ermanno : je te remercie beaucoup Nathan et puis encore bon courage pour ta préparation et on se fait un petit point après l’Ironman du Mont-Tremblant

Nathan PICOU : parfait petite pression mais je vais y arriver j’ai un objectif maintenant

Nathan PICOU : merci

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