#468 Premiers Triathlons : Tisser des amitiés sur la ligne de départ » avec Clarisse Ferté-Mahoro & Daniel Coppens

« Le triathlon, c’est pas qu’un sport, c’est des rencontres qui te font aller plus loin que la ligne d’arrivée. » – Clarisse et Daniel

🎙️ Dans cet épisode, on plonge dans deux trajectoires parallèles : Clarisse, réfugiée du Rwanda devenue maman triathlète, et Daniel, ex-arbitre de foot tombé dans le triple effort à 40 ans, jusqu’à leur improbable rencontre sur la ligne de Dinard. Un épisode sur la résilience, la découverte et l’amitié sportive, là où chaque coup de pédale devient une leçon de vie.

🏃🏼‍♀️ Nos invités :

📝 Quelques punchlines à retenir :

« Ma première natation ? 2500 m au lieu de 1900… mais j’ai fini ! »

« Ce triathlon, je ne l’ai pas fait seul : je l’ai partagé. »

« Quand tu sors dernier de l’eau, tu peux encore tout remonter. »

« Le triathlon, c’est l’école de la résilience. »

« On n’a pas couru l’un contre l’autre, on a couru ensemble. »

💡 Le conseil de Clarisse et Daniel

« Inscris-toi. Peu importe ton niveau. Commence, et laisse le triathlon te transformer. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami avec qui vous rêvez de faire un triathlon.

PS : nous sommes maintenant sur Strava ! https://www.strava.com/clubs/DevenirTri !

💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Il y en a dans les invités qui nous écoutent qui doivent entendre cette intro et qui doivent se dire « mais c’est pas possible, il la rajoute à chaque fois, c’est toujours la même ». Eh ben non, c’est juste que je fais toujours la même et j’essaye de ne pas me tromper. Et puis de temps en temps, j’essaye aussi d’innover comme c’est le cas aujourd’hui puisqu’aujourd’hui, je n’ai pas un invité. Déjà, j’ai une invitée pour commencer et puis j’ai aussi un invité. J’ai donc deux invités. Voilà, les mathématiques pour aujourd’hui, c’est fini. Ce n’était pas très compliqué. Donc, je suis très heureux de tendre le micro tout d’abord à Clarisse Mauro. Salut Clarisse. Salut Ermanno. Et à Daniel Coppens. Salut Daniel. Salut. Comment tu prononces ton nom ? Coppens, Coppens, Coppens ? Coppens, Coppens. Coppens, oui. Ça marche bien, ça va avec le thème de l’épisode d’aujourd’hui. Exact. Et Clarisse, je voulais te le dire, ça me fait à chaque fois rire quand on échange tous les deux parce que mon fils s’appelle Mauro, donc c’est écrit M-A-U-R-O. Et quand je vois ton nom de famille, c’est souvent… C’est souvent comme ça qu’en France, on l’appelle, on l’appelle Mauro. Et donc, voilà, ça me fait un petit peu rire. Ça ne s’écrit pas pareil, mais c’est le petit clin d’œil aussi pour dire que tu vois, finalement, il y avait des signes. Il fallait qu’on se rencontre, il fallait qu’on échange.

Clarisse FERTE-MAHORO : Tout à fait, oui. C’est vrai que moi, je suis vraiment très heureuse. Enfin, je ne reviens toujours pas de ce que j’ai l’habitude de t’écouter lors de mes séances de running sur Home Trainer et pas sur le vélo. Et là, je me dis, là, on est… je connais avec toi, donc j’ai du mal à le réaliser encore.

Ermanno : Écoute, c’est gentil. Ça me fait toujours plaisir quand les auditrices ou les auditeurs me remontent ce genre de choses. Et puis, c’est vrai que quand je t’ai contacté via Instagram, tu m’as dit, mais ce n’est pas possible. C’est vraiment toi qui m’écris. Ben oui, tu sais, on est des gens normaux. Puis en plus, on a plein d’atomes crochus. Vous êtes en Normandie. Enfin, oui, moi, j’ai grandi en Normandie. On fait du tri. Donc, voilà, il y a plein de choses sur lesquelles on va pouvoir discuter.

Daniel COPPENS : Et Ermanno, tu vois le niveau d’expertise de Clarisse. Elle sait qu’il faut dire qu’il ne faut pas écouter le podcast sur le vélo, mais seulement sur l’homme trainer. C’est que vraiment, on écoute le podcast.

Ermanno : Oui, oui, non, mais je l’ai noté. Je l’ai noté. Je te remercie. Et je voulais effectivement le relever. Tu l’as fait pour moi, Daniel. Donc, merci. Merci. Il y a plein d’autres conneries que je dis aussi. Donc, j’espère que vous n’allez pas les relever, notamment le domaine dans lequel Daniel était actif. Mais bon, j’ai arrêté de tacler le foot. Donc, on va pouvoir en parler si vous voulez.

Ermanno : Bon, allez, soyons gentlemen. D’habitude, je demande à mes invités de se présenter. On va te demander à toi, Clarisse, de nous en dire. Un petit peu plus sur toi. Mais qui est Clarisse Mauro ? Tu as deux heures. Ciao. On y va, David ? On va prendre un café.

Clarisse FERTE-MAHORO : Oui, ça risque d’être trop long en plus. Non, j’ai essayé de faire court. Mais je m’appelle Clarisse Ferté-Mauro et j’ai pris 38 ans début septembre. Donc, je suis une jeune maman, oui. Donc, j’ai deux enfants, neuf ans bientôt et quatre ans et demi. Je suis également une étudiante. Je suis à l’école d’infirmière. Donc, en troisième année. Et je suis surtout une passionnée, mais passionnée du sport. Et donc, j’adore le sport, quel que soit. Enfin, là, actuellement, du coup, le triathlon. Mais j’ai touché un peu à tout. Basket, course à pied. En fait, dès qu’il y a quelque chose qui peut me mettre en mouvement, je suis partante, quoi.

Ermanno : On va voir qu’avec deux jeunes enfants, tu dois être bien en mouvement déjà, par ailleurs.

Clarisse FERTE-MAHORO : Oh oui, oh oui. Pour ça, je ne m’ennuie pas.

Ermanno : Tu disais que tu as touché à beaucoup de sports. Si on refait un peu le fil de ces 38 dernières années, peut-être pas les 38, mais tu as commencé où, quand, comment le sport ? Qu’est-ce qui t’a amenée, justement, à être attirée par le mouvement ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Alors, on va dire que j’ai commencé peut-être vers l’âge de 10, 12 ans. En fait, je suis née, j’habite en France, mais je suis née au Rwanda. Et on est arrivée en France, je crois, vers l’âge de 12, 13 ans. Et c’est à partir de là, en fait, que j’ai découvert un peu le sport, donc via l’école. Et après, j’ai surtout, surtout mon papa qui adore le sport. Il n’en fait pas, mais il aime regarder le sport. Il aime regarder le sport à la télé, donc tout ce qui est Tour de France, le foot. Je sais que c’est interdit, mais désolée.

Ermanno : Non, non, ce n’est plus interdit. J’arrête, j’arrête avec cette blague.

Clarisse FERTE-MAHORO : Le foot, enfin, Formule 1, il adore. Et du coup, en fait, du moins, je me mettais toujours à côté de lui à regarder le sport. Et donc, c’est parti de là. Je pense qu’il fait vraiment partie des personnes qui m’ont donné envie de faire du sport. Et après, au collège, au début du lycée, je me suis mise au basket. Donc, via les copains. Donc, là, ce qu’ils faisaient, je me suis mise au basket. Et de là, en fait, j’en ai fait pendant une douzaine d’années, deux ans. Et après, mais à côté de ça, j’ai toujours adoré la course à pied. Pas tout ce qui touche à l’athlétisme, mais j’avais du mal à me partager, en fait, entre le basket et l’athlétisme. Et c’est jusqu’à peut-être, j’en ai fait jusqu’à peut-être 2013. Je ne dis pas de bêtises. Et après, je me suis dit tiens, j’ai toujours aimé la course à pied, l’athlétisme. Pourquoi pas essayer ? Et du coup, c’est en 2015, il me semble. Quand j’ai déménagé, on a déménagé au Havre avec mon conjoint. Et là, en fait, je ne connaissais personne. Du coup, je me suis dit c’est par le sport que je vais pouvoir faire des rencontres. Et donc, je me suis entrée au hack athlétisme. Et de là, en fait, est partie la passion pour la course à pied que j’ai adoré. Et par la suite, j’ai découvert le triathlon.

Ermanno : Le hack, le Havre Athletic Club, qui est quand même une pointure dans pas mal de sports. Le foot, l’athlétisme, le triathlon, la natation. Il y avait quelques… Il y avait des champions et notamment Hugues Dubosc qui venaient du hack natation. Donc, bien connu et pas que par les Normands. Mais voilà, c’était juste pour… La petite astérisque pour préciser, puisque tu parlais du hack athlétisme. Tu disais que tu es née au Rwanda. Tu es partie pendant ou à cause de la guerre civile ou avant ? Tout à fait, oui.

Clarisse FERTE-MAHORO : Donc, on est partie à cause de la guerre civile, donc le génocide. Et donc, on est partie du Rwanda. Après, on est partie au Congo, tout ça. On est retournée au Rwanda, mais la situation, elle était… Et du coup, par la suite, en fait, mon père, il est parti en France. On a perdu ses nouvelles pendant des années, des années. Et je crois que c’est en 2010 qu’on a eu ses nouvelles. Il nous écrivait depuis le Havre. Il nous disait, je suis vivant, je suis au Havre. Je vais essayer de faire venir auprès de moi. Et du coup, par le regroupement familial, donc du coup, avec un titre de réfugié politique, on a réussi à rejoindre notre père.

Ermanno : Tu dis 2010 ou 90 ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, attendez. Alors, du coup, on a quitté le Rwanda. Donc, la guerre, c’était en 94. Après, on a dû revenir. Après la guerre, c’était… Enfin, on est resté vraiment au Congo longtemps. Mais limite, on a perdu la notion de temps. Et on est revenu au Rwanda, c’était 98 à peu près. Et donc, mon père, il est parti en 98. Et lui, il nous a retrouvés, je crois, en 2000. Non, je dis bêtise. En 2000, qu’on a retrouvés. En 2002, exactement, qu’on a retrouvés.

Ermanno : Oui, donc, tu étais déjà adulte quand vous avez retrouvé ton papa.

Clarisse FERTE-MAHORO : C’est ça, tout à fait. Enfin, adulte, oui. Une ado.

Ermanno : Ça n’a rien à voir. Mais c’est aussi des choses que j’aime bien comprendre sur les invités. Mais est-ce que le fait d’avoir été déraciné, d’avoir quitté ton pays, d’avoir dû un petit peu être résiliente pour aller d’un pays à un autre et puis revenir dans ton pays et te rendre compte que ça n’allait pas le faire, même si tu étais enfant, si tu étais guidé par tes parents, est-ce que tout ça, ça a aussi forgé ta personnalité d’aujourd’hui et notamment ta personnalité sportive ? Et on en reviendra sur certaines courses, et notamment la dernière que tu as pu faire.

Clarisse FERTE-MAHORO : Ah oui, je pense que c’est… La personne que je suis aujourd’hui, et mon caractère est dû à mon passé, à l’histoire qu’on a vécue, je pense que ça fait partie. Ça a forgé mon caractère aujourd’hui. Mais ça m’a permis aussi aujourd’hui, je relativise plus facilement sur les choses. Des frères, des sœurs ? Oui, on est une grande famille. J’ai six sœurs, une sœur qu’on a perdue pendant la guerre, et un frère. Donc une grande famille.

Ermanno : Une grande fratrie. Et fratrie sportive aussi, ou tu es la seule ou la plus sportive ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Alors, dans ma famille, c’est marrant parce que du coup, on a tous, entre guillemets, un don ou un rôle. Et du coup, dans ma famille, j’ai le titre de la plus sportive. Et mon frère, il a d’autres dons. Mes sœurs, soit c’est le champ, la cuisine, mais c’est vraiment… Je suis la seule de la famille qui est la plus sportive.

Ermanno : On va pouvoir revenir un petit peu sur tes compétences et tes capacités. Et mon autre invité du jour, c’est Daniel Coppens. Re-bonjour, Daniel. Salut à tous. Maintenant qu’on a tendu le micro à Clarisse, en fait, c’était gentleman parce qu’on l’a laissé parler en premier, mais ce n’était pas si gentleman parce qu’on l’a jeté dans la gueule du loup. Mais maintenant, ça va être ton tour. Donc raconte-nous tout. Qui est Daniel Coppens ?

Daniel COPPENS : Donc j’ai 40 ans aussi depuis le début septembre, depuis le 5 septembre. Joyeux anniversaire à tous les deux. Merci.

Daniel COPPENS : Donc j’ai 40 ans. Je suis le papa de deux enfants, Jade et Basile, 11 et 8 ans. Je suis tombé dans le foot tout petit. J’habitais à la campagne. Donc à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de choix. Tu faisais du foot. Il y avait peut-être encore le judo, mais pour moi, ça a été le foot.

Daniel COPPENS : Donc voilà, on pourra en revenir après sur la partie sportive. Professionnellement, donc dans les études, j’ai fait un STAPS, donc Faculté de Sciences du Sport. Donc ça, ça permet de rester dans le sport, de toucher à tous les sports, du rugby que j’ai adoré, un peu la natation, une petite dédicace à Luc Collard, qui était mon prof de natation, un prof de socio de natation incroyable,

Daniel COPPENS : qui m’a mis le premier dans une piscine. Donc j’ai touché à tous les sports et j’adorais tous les sports. Mon petit défaut, je prends plaisir dans à peu près tous les sports. Sortie d’études, école de commerce pour me spécialiser dans les technologies, dans le sport. Et pendant toute mon adolescence, j’ai été, j’ai été arbitre de foot et donc j’avais pour objectif quand j’avais 17-18 ans de vouloir et de devenir arbitre au plus haut niveau. Et donc j’ai concilié pendant entre 20 et 30 ans un travail, on va dire, un travail dans les technologies et dans le sport et à côté, le week-end, j’ai essayé d’être arbitre pour gravir les échelons. Voilà, donc voilà sur une petite présentation qui je suis en très rapide. Ouais,

Ermanno : bon, on va aborder aussi l’aspect sportif, mais tu parles de foot et d’arbitre de sport, de foot. Juste avant vous, j’ai enregistré et pour le coup en présentiel parce que c’était à Toulouse avec Arnaud Ségretier, triathlète maintenant, swimrunner maintenant. On s’est rencontré à l’Othilo il y a un mois et lui était aussi arbitre de foot jusqu’à peut-être il y a 10 ans et avant de se mettre, dans l’entraînement sportif, d’être entraîneur et puis de tomber dans d’autres sports et notamment le triathlon, parce qu’on le sait, le triathlon, quand on tombe dedans, c’est super addictif. Toi, Clarisse, tu as découvert ça quand ? Redis-nous.

Clarisse FERTE-MAHORO : J’ai découvert le triathlon, je crois que c’était en 2000, 2015, je n’ai pas de mémoire bonne parce qu’en fait, du coup, je faisais l’athlétisme du coac athlée et on partageait la piste léger du soir avec le triathlon. Et donc, je voyais débarquer un grand groupe et en fait, j’étais, mais je les regardais avec des yeux, mais j’étais fascinée et j’étais admirative parce qu’ils faisaient des tours de piste derrière, ils faisaient des squats, ils montaient des escaliers, ils faisaient des pompes, je dis mais c’est des malades, c’était fou.

Ermanno : Et ils arrivaient en vélo en plus ?

Clarisse FERTE-MAHORO : C’est ça, la majorité, ils étaient en vélo, je dis non, mais ils sont j’aime ça, je croyais, je voyais ça, c’était vraiment incroyable et après, je connaissais le triathlon aussi un peu via, j’avais découvert le fameux reportage de Canal+, donc c’est là que j’ai la première fois vraiment, j’ai su que c’était quoi le triathlon et donc après, quand je voyais les triathlètes sur la piste, je me suis dit c’était malade, jamais je ne ferais ça, c’est ce qu’ils faisaient parce que moi, à l’époque, je faisais du 800 déjà, ça me semblait les entraînements SP 800, ça me semblait assez dur et voir ce qu’ils faisaient, j’étais admirative et du coup, après ça, je ne sais plus quand, à mes 30 ans exactement, je me suis dit tiens, pourquoi pas me faire un petit cadeau, essayer aussi le triathlon parce que le triathlon, en début, début d’année, fin début de saison fin août, début septembre, ils organisent un triathlon à Sainte-Adresse, ça doit te parler peut-être Hermano et du coup, en fait, c’est un petit triathlon, c’est 300 mètres de natation à peine, donc il y a une longue transition de 2 km pour aller chercher le vélo, pour monter en haut de Sainte-Adresse, après il y a à peine 20 km de VTT et derrière, pareil 5 km de course à pied, du coup, je me suis dit c’est faisable, c’était vraiment ouvert à tout niveau, je me suis dit pourquoi pas, je crois que je sais nager, alors que ce n’était pas du tout local, je savais à peine patauger, je me suis dit ça devrait le faire et du coup, donc j’ai pris,

Ermanno : j’ai fait l’inscription et ça ne s’est pas passé du tout comme j’avais imaginé. Pourquoi ça ne s’est pas passé comme tu avais prévu ? Bon, tu viens de dire que tu te rends compte que tu ne sais pas nager, mais est-ce qu’il n’y avait que ça ?

Clarisse FERTE-MAHORO : On va dire que sur les deux autres sports, je me débrouillais quand même, mais je n’avais jamais fait de VTT, mais j’avais en VTC à l’époque, mais ça faisait l’affaire et du coup, juste pour la natation, donc il y avait 300 mètres, je me suis dit ça va le faire. Dans la semaine, j’achète une tri-fonction parce que je n’en avais pas auparavant.

Ermanno : Comme tu es une auditrice fidèle du podcast et tu sais très bien maintenant que je dis toujours, on ne teste jamais rien à la compétition, donc maintenant, tu ne le referais plus d’acheter une tri-fonction la semaine de la course ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, ça c’est fini maintenant. Donc, j’ai acheté ma tri-fonction, donc le jour de la course arrive, donc il y avait mon mari et des amis aussi. Donc, on part pour 300 mètres, en fait, oui, ça faisait plus ou moins beau, mais il y avait la mer du Havre qui était toujours agitée. Donc, on part, je m’étais mise plus ou moins au milieu et en fait, à peine partie, au bout d’une minute, je me suis retrouvée derrière. Et ça, c’est mon mari qui me l’a dit plus tard, il me disait mais je te voyais derrière, je me disais non, j’espère que ce n’est pas Clarisse, j’espère que ce n’est pas Clarisse. Bah si. Si, c’était bien moi. Et après, donc on part, mais à peine au bout de 50 mètres, j’ai l’impression que je n’y arrivais pas en fait. Je ne sais même pas comment j’ai réussi à faire les 50 mètres. Et là, il y avait un bénévole du club qui s’appelle Guillaume, un petit coucou Guillaume, si tu nous écoutes. Et il me dit Clarisse, ça va ? Je dis non, ça ne va pas. Il me dit accroche-toi au canoe. Je dis mais si je m’accroche, ça y est, c’est fini la course, elle est finie, je vais être disqualifiée, je ne peux pas. En fait, je n’avais pas le choix, enfin, je n’avais pas le choix, oui. Je me suis dit je prends parce que je m’accroche. Je me suis dit il va me sortir de la mer, me mettre au bord et tout. En fait, il m’a avancée, mais pour moi, j’avais l’impression que tout le monde me voyait. Je me dis oh non, ce n’est même pas la honte si j’étais où, la course, elle est finie pour moi. Donc, il m’avance, il me met à peu près 250 mètres. Après, je lui dis bon, j’essaie de sortir comme moi-même, peut Donc, il me lâche et je sors. Du coup, j’avais rattrapé, enfin, doublé des gens. Donc, je sors, je vois l’organe me laisser passer. Je crois qu’ils ne m’ont pas vu en fait. Et là, je passe à côté de mon mari et les amis. Il dit en fait, elle s’est nagée, elle nous a menti. D’un moment à l’autre, je la regarde avec un sourire. Je lui dis mais si vous saviez. En fait, je pensais qu’il m’avait vu m’attracter par le canoë. Mais non, en fait, personne ne m’avait vu. Et du coup, je suis sortie. Donc après, le reste, par contre, c’était que du plaisir. Courir, c’était entre guillemets mon domaine. Partie vélo, c’était un peu délicat parce que j’avais un VTC. Et ça le faisait, mais bon, des fois, je déraillais. Enfin, je n’arrivais pas à remettre la chaîne. Enfin, j’avais les mains à la fin noire. Et après, pour finir la course à pied, pareil, c’était un régal. J’ai adoré. Et du coup, la course se termine. Je suis classée. Je ne suis pas disqualifiée. Et à la fin, du coup, je revois mon mari, je le raconte. Il me dit mais non, mais au nom, tu n’as pas vu te faire aider d’un lot et tout. Et après, j’ai dit par contre, je me suis dit c’est mon premier, mais ce n’est pas mon dernier. J’ai dit maintenant, il faut que j’arrive à nager par mes propres moyens le prochain triathlon. Et du coup, c’est parti de là.

Ermanno : Excellent. Donc ça, c’était en 2017, si j’ai bien compté, parce que tu as dit que c’était pour tes 30 ans. Tu en as 38, donc c’était 2017. Oui, c’est ça.

Clarisse FERTE-MAHORO : Oui.

Ermanno : Je suis bon en maths quand même. Franchement, aujourd’hui. Impressionnant. Donc, 2017, tu nous raconteras peut-être un petit peu après, justement, qu’est-ce qui s’est passé depuis 2017 ? Donc, on comprend que tu as appris à nager, techniquement en tout cas parlant. Toi, de ton côté, Daniel, ta première expérience avec le triple effort ou en tout cas le sport

Daniel COPPENS : enchaîné ? Il n’y a pas longtemps. Il n’y a pas longtemps. En fait, pendant mes études, je m’étais dit pour mes cartes, quand j’avais à peu près 20 ans, j’aimerais bien faire l’UTMB. C’était à ce moment-là. On entendait l’UTMB, le trail. Le trail commençait vraiment. On commençait vraiment à avoir une notoriété en France et je regardais ces gars courir en pleine montagne. C’est énorme, ça. J’aimerais bien le faire. Et c’était avant mes 40 ans, j’aimerais bien faire le Mont-Blanc, le trail. Et puis, il y avait cette histoire de triathlon. Alors, je ne sais pas si on parlait d’Ironman, je crois qu’on parlait d’Ironman déjà à ce moment-là. Et je m’étais dit, tiens, ça, c’est à faire sur un mât tout doux. Et en fait, la vie avance, un peu de sédentarité ces dernières années, je me remets en action. Et puis, je me dis, ah, donc j’avais l’âge de Clarisse, j’étais très jeune, vers 38 ans. Et je me dis, bon, peut-être qu’il faudrait que je me remette un peu en action. Et l’idée du triathlon revient. J’avais commencé un peu le crossfit pour m’aider à me remettre. Je n’étais plus en club. J’avais pendant 3-4 ans une petite traversée du désert et je sentais que j’en avais besoin en termes de motivation pour moi, au niveau du travail notamment. J’avais besoin d’énergie. Je me dis, mince, je ne me reconnais pas. Et je me suis dit, peut-être qu’il manque du sport. Et donc, j’étais reparti par le crossfit et j’ai bien aimé cette idée de sportif complet. Et là, ça a mis une petite étincelle. Et je crois que l’élément déclencheur, ça a été un reportage sur l’Enduroman. Je pense que c’était Marine Leleu. Et il y avait un autre reportage, j’ai oublié son nom. Et je le remercie sur l’équipe. Quelqu’un qui échoue la traversée parce qu’il a le mal de mer et tout. Et j’ai trouvé ça sensationnel. Et j’ai fait un petit tour. Et je me souviens, ça a remis une étincelle et je me suis dit, allez, vas-y, fais un trail. Donc, ça, c’était en courant mai 2024. Je me dis, je m’inscris sur un trail. Je prends le Dossard pour six mois plus tard, donc le 1er décembre avec un pote. Un petit défi complètement à la con où tu dis, je vais faire 45 kilomètres. 2000 mètres de dénivelé, oui, ça fait quatre ans, je n’ai rien fait. Mais je vais faire un 45 kilomètres et 2000 mètres de dénivelé. C’était une belle connerie. Je ne savais pas ce que ça voulait dire 2000 mètres de dénivelé à ce moment-là. Et puis, je m’inscris sur un trail. Comme j’habite à côté de Beauvais, il y a un triathlon M qui est vraiment sympa à Beauvais. Et je me dis, bon, allez, je vais m’inscrire au triathlon M de Beauvais. Mais je vais quand même tester avant, comme c’est près de chez moi. Clarisse a parlé un peu, je me suis tapé la honte. Je me suis dit, c’est à côté de chez moi, il ne faut pas non plus que je me noie en plein dans le bassin. Donc, je vais quand même tester un tout petit peu, aller deux, trois fois à la piscine, ce que je n’ai jamais fait. Mais je vais surtout prendre un S. Donc, à une heure de chez moi, il y avait un S. À Chamouille, exactement. Le triathlon des dames. Donc, j’ai dû faire mon premier triathlon S. Si je ne me trompe pas, c’est fin avril. Fin avril 2025. Et là, c’était top parce que j’ai vécu. Alors, moi, ce n’était pas Clarisse. Je ne l’ai pas croisé à ce moment-là. Mais par contre, j’ai vu des VTC. J’ai vu des vélos avec des portes bagages. J’ai trouvé ça incroyable. Moi qui ai une vision un peu perf, j’y allais en touriste. Mais en touriste qui respecte un peu le truc, quoi. J’ai vu des choses dans l’eau. Incroyable. Et d’ailleurs, dans les premières minutes de mon S. Anecdote parce que ça me fait penser à ça, Clarisse. Moi, j’ai vu deux personnes qui allaient se noyer clairement. Une prise de panique. Donc là, tu ne peux pas l’aider parce que tu vois que tu viens de commencer. Ça fait une minute trente que tu es dans l’eau. Bon, je pense à Paris du Nouvel An. Quelqu’un qui s’inscrit. Il a vu de la lumière. Il est venu. Mais vraiment, ça m’a choqué parce que je me suis dit le cas est en danger. Le bateau, il arrive et tu ne peux pas l’aider. De toute façon, tu le vois. Si tu y vas, il va te couler. Et trente secondes après, une personne, sa combinaison explose. Juste est tenu. On ne va pas me voir, mais est tenu au niveau du cou. Donc, la fermeture lui fait compression au niveau du cou et le dos est ouvert. Alors, je ne fais pas une allusion à quelqu’un qui a fait un swimrun et qui a une combinaison ouverte.

Ermanno : Mais c’était sur le devant, en plus, ce mec-là. Donc là, ton gars, c’était derrière. Ça va encore. Derrière. Lui, c’était derrière.

Daniel COPPENS : Mais il était violet. Donc, je viens de commencer. Je n’ai aucune expérience dans le triathlon. Je vois un gars qui est à moitié en train de se noyer. Le bateau arrive. Il y a un deuxième qui ne respire plus. Vraiment, qui est violet. Et donc, je me souviens juste du exploser la combi. Et là, je me dis. Alors, tu ne t’es pas beaucoup entraîné. Mais il y a vraiment des gars qui viennent à l’arrache. Et vraiment, j’avais peur pour eux. Et il m’a fallu quelques minutes avant de me lancer. Et ce triathlon S à Chamouille, dans l’Aisne, c’était top parce que je me suis dit. Je suis juste préparé pour entraîner. Mais dans ce décès triathlète du dimanche. Le fait que j’ai un vécu un peu sportif, méthodologie d’entraînement. Bon, dans le triathlon du dimanche. Voilà, moi, je ne me mets pas en danger. Il y a toujours quelqu’un qui ne se met plus en danger. Là, pour le coup, ils y vont vraiment sans préparation du tout. C’est un peu dangereux pour moi, je trouve. Mais voilà, le S, c’était fin avril. Et là, je me suis dit. Bon, il y a des sensations qui sont énormes quand même. Parce que même sans entraînement. Quand tu es en train de nager. C’est un peu froid. Tu as le bout des doigts un peu gelé. Tu sens le frais au niveau du visage. Pour moi, c’est ça que j’ai vraiment adoré. Je vais certainement faire encore trois ans, cinq ans, peut-être plus. Je ne sais pas. Mais cette sensation d’être vivant. D’être vivant dans l’eau. Cette fraîcheur. D’être à la fois aussi concentré sur soi. La respiration. Il y a un truc qui se passe dans l’eau que j’avais vraiment sous-estimé. Donc S fin avril. M mi-juin. Et puis L début septembre.

Ermanno : Tu parlais tout à l’heure de Marine Leleu que tu as vu dans le reportage certainement de l’Intérieur Sport. Et puis d’un autre qui a fait l’Enduroman. Écoute, je t’invite à aller écouter deux épisodes sur le podcast. Le 349, Marine Leleu. Et le 314, Thomas Ostré. Qui avait effectivement échoué sa première traversée. Mais qui a réussi la deuxième. Et là, qui vient de finir un truc de dingue. Donc Thomas, si tu nous écoutes encore. On te fait des coucous. Merci. Mais voilà. Je t’invite. Je vais rebondir là-dessus. Après, sur effectivement les triathlons S qu’on appelait avant découverte. Maintenant, on a la nomenclature S, M, L, XL selon les distances. Mais à mon époque. Parce que oui, je suis un vieux. Je suis plus vieux que vous. On appelait ça découverte. Et je pense que ça faisait vraiment justement du sens d’appeler ça découverte. Et juste avant les distances découvertes, il y avait aussi le distance promo. Promotionnelle. Et ça, ça faisait aussi beaucoup de sens de les appeler comme ça, je trouve. Parce qu’effectivement, c’est ouvert. C’est ouvert à tous. Tout le monde peut y aller. Que tu saches nager ou pas. De temps en temps, tu as des kayaks qui te ramènent. De temps en temps, tu pètes ta combi et tu te fais ramener par les bateaux. Mais au moins, ça montre à quel point le triathlon peut être ouvert à tous. Et d’ailleurs, ça me donne une idée. Je pense que je vais faire des goodies. Je vais faire des bouées siglées devenir triathlète. Comme ça, sur tous les triathlons S de France, j’irai leur proposer de prendre une bouée. Et puis ceux qui ne savent pas, au moins, ils sauront lire devenir triathlète et puis ils auront écouté le podcast avant de se lancer.

Daniel COPPENS : Ce qui est énorme sur les S ou découvertes comme ça. Comme tu le dis, je me souviens à Chamouille dans l’Aisne, on était un tiers à découvrir. C’était la première fois qu’on faisait un triathlon. Et c’est incroyable ce moment où tu déposes le vélo et tu commences à mettre ta combi. Tu découvres ce qui va se passer. Et puis, tu as l’eau face à toi. Qu’est-ce que je fais là ? Qu’est-ce que je fais là ? Et c’est rassurant de voir qu’il y a d’autres personnes qui se posent la même question et qui a priori ne vont pas jouer le podium. Ils ne vont pas jouer le podium. Ils découvrent le truc. C’est vraiment un bon moment.

Ermanno : Tu vois, pour rebondir sur ce que tu disais avec l’histoire d’un autre mec que tu connais qui a pété sa combinaison avant le départ d’un swimrun. Tu as un peu moins ça sur un swimrun parce qu’en général, tu pars sur la course à pied. Et donc, tu pars sur un élément que tu connais. Et c’est quand tu arrives à la fin de la première course à pied que tu vas te jeter à l’eau. Tu te dis un peu qu’est-ce que je fous là ? Moi, je me suis plutôt demandé qu’est-ce que je fous là au milieu des méduses. Mais ça, c’est autre chose. On pourra en reparler. Mais oui, ça doit être exceptionnel de vivre cette première. Cette première fois. Et la première fois, on ne l’a vu qu’une fois. Donc, je pense qu’effectivement, ça vaut toutes les expériences. Et tu ne revivras jamais ça. Même si tu montes sur un M, sur un L, sur un XL. Oui, tu auras de l’appréhension parce que tu ne seras pas sur la même distance. Ce n’est pas le même effort. Tu ne sais pas non plus à quoi tu vas t’attendre en termes de gestion de l’effort. Mais en revanche, le premier triathlon, c’est quelque chose d’exceptionnel.

Clarisse FERTE-MAHORO : Tout à fait. Je suis d’accord avec toi. Parce que là, si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. Parce que ce triathlon, il m’a marquée. Malgré la partie natation qui s’est plutôt bien passée. Mais j’ai adoré. Et comme on disait, ce qui est beau dans le triathlon, on voit tous les profits. Il y en a qui savent que la partie natation, c’est peut-être leur point fort. Mais derrière, peut-être la course à pied ou le vélo, ça va être l’inconnu pour eux. Et du coup, c’est aussi ce côté-là que j’ai vraiment aimé.

Ermanno : Et puis, c’est vraiment une école de la vie en termes de résilience. Parce que si on prend des athlètes de top niveau, je pense à Jalaber, ancien cycliste qui a fait son premier triathlon. Il y a quelques années. Il y a une dizaine d’années maintenant, on peut dire. Le mec, il sort dernier de son premier Ironman. Dernier de l’eau. Et il pose le vélo en deuxième position. Donc, il remonte les 1200, 1500 personnes. Bon, c’était un sportif de haut niveau. Il savait ce que c’était. Mais justement, il en faut de la résilience. Il faut accepter la défaite temporaire sur une partie de l’épreuve pour se dire OK, je vais remonter et peut-être que je pourrais faire un podium ou peut-être que je pourrais m’éclater après sur mon sport de prédilection, que ce soit le vélo ou la course à pied. Mais je trouve que c’est une belle allégorie de la vie, le triathlon. En tout cas, dans trois étapes de la vie.

Clarisse FERTE-MAHORO : Je suis d’accord avec toi. Parce qu’après, juste pour faire court, pour venir à ce que tu dis, ça m’est arrivé de faire des courses. Du coup, je sortais d’aller dernière de l’eau. Par contre, pour repérer mon vélo, je ne m’étais pas désolée à le chercher. Il était là. Et après, je prenais un méga plaisir à remonter les jambes sur la course à pied. C’était un régal. C’est vraiment ce côté-là qui est plaisant aussi.

Daniel COPPENS : Pour ceux qui ne sont pas à l’aise sur la partie nage, c’est vrai qu’il y a quelque chose d’assez mentalement favorable quand tu sors très loin au niveau de la nage et que tu es correct sur la partie vélo. C’est vrai que tu as le sentiment de rattraper tout le monde. Et l’effort n’est pas du tout le même. Je rejoins Clarisse là-dessus. Je pense que pour ceux qui viennent de la course à pied ou du vélo, à commencer par le triathlon, on a tous la même chose. En fait, ça s’est fait. On sort de l’eau. On dit que la course commence.

Daniel COPPENS : On prend plaisir vraiment là. Même si avec le temps dans l’eau, c’est très agréable malgré tout. Mais c’est vrai qu’il y a quelque chose d’assez incroyable de doubler en vélo. On profite vraiment. C’est ce que j’apprécie en tout cas dans le triathlon. C’est de dire que je suis pour les derniers. Mais ce n’est pas grave. Je fais ce que je sais faire. Il n’y a pas à être frustré ou quoi que ce soit. C’est juste les règles du jeu.

Ermanno : C’est clair. Je ne reviendrai pas sur mon expérience à l’hôtelot. Mais c’est vrai que c’était plus frustrant parce que nous, on est parti dernier et on est arrivé dernier. Donc, on n’a remonté personne. Par contre, pour ceux qui nous suivaient, c’était une certaine fierté parce qu’ils regardaient le live à distance. Enfin, pas le live vidéo, mais le live sur le site avec les trackers. Et ils voyaient qu’au fur et à mesure, on faisait sauter des gens qui ne passaient pas les cut-off. Déjà, nous, on était à la limite de les passer. Mais nous, on ne les voyait pas. Donc, quelque part, c’était quand même un peu frustrant de se dire qu’on laisse des gens derrière, mais on ne sait pas parce qu’on ne les a pas remontés. Anyway, pour revenir à toi, Clarisse. Donc, 2017, ce premier triathlon, tu le termines en te disant non, mais bon, OK, j’adore. Mais la prochaine fois, je saurai nager. Comment tu enclenches tout ça, justement ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Du coup, après, je reste encore un peu quand même au hackathlétisme. Et je crois que c’est ça. Je continue de regarder à côté ce qu’ils font, du coup, les copains du triathlon. Et déjà, je commence par m’acheter un vélo de route. Parce que du coup, je me suis renseignée. Je dis que le VTC, ça ne va pas le faire si je veux vraiment faire du triathlon. Donc, je m’achète un vélo, voilà, vraiment pour commencer. Et je n’investis pas directement parce que je regarde les prix. Et je me dis, mais oh, ça coûte très cher. Donc, vraiment, je trouve un beau, joli vélo. Et après, natation, je me dis, bon, je commence un peu à la retourner un peu à la piscine. Je vais essayer de nager. Après, j’adore aller à la piscine, tout. Mais je n’avais pas du tout de technique, rien du tout. Mais je vois que toute seule, c’est un peu compliqué. Je ne sais pas vraiment ce qu’il faut faire. Je ne savais pas qu’il fallait tout le temps nager du crawl ou faire autre chose. Après, je crois que c’est une année après, je me dis, bon, allez, je rejoins le hack triathlon. Au moins, je vais m’entraîner avec eux. Déjà, faire un essai. Donc, j’ai fait un essai à la rentrée de septembre. Et on arrive. Donc, j’arrive avec une copine de la course à pied qui voulait aussi essayer. Et là, déjà, dans le bassin de 25, oh mon Dieu, j’ai cru que j’allais mourir. J’ai dû m’arrêter, franchement, au moins dix fois. J’avais l’impression qu’il y avait une crampe aux pieds. Je me dis, mais je n’avais jamais rêvé. Je m’étais lattée. Je m’étouffais. Enfin, quelle horreur. Du coup, on finit. L’entraîneur super gentil, Fabrice, il me laisse finir la séance. J’étais sur le côté. Il me laisse. Donc, à la fin de l’entraînement, je vais la voir. Je dis, alors, vous pensez que je peux rester ? Il me dit, bon, il y a du boulot.

Clarisse FERTE-MAHORO : Mais oui, enfin, tu peux rester. À un moment donné, je dis, waouh, enfin, un miracle, tu vois. Et donc, à partir de là, du coup, je m’inscris au triathlon. Je décide d’aller à quelques séances d’entraînement. Donc, natation en particulier, parce que vraiment, j’avais des grosses, grosses lacunes. Et après, j’y allais de temps en temps. Je n’étais pas non plus très régulière, mais voilà. Et donc, ouais, c’est parti de là. Donc, partie vélo, au début, je n’osais pas trop aller avec le groupe parce que j’avais pas du tout roulé en groupe. Je me suis dit, je vais les faire tomber ou je n’allais pas tenir à la distance. Donc, je roulais un peu de mon côté, toute seule. J’essayais de faire, au début, j’allais à la forêt de Mongeau. Donc, je faisais des petits tours sur le parcours. Petit à petit, j’osais d’aller sur la route, mais j’avais peur de me faire écraser. Enfin, vraiment, je n’étais pas du tout à l’aise. Mais j’adorais ça. J’adorais le vélo, mais je n’étais pas à l’aise du tout. Et après, au fur et à mesure, je voyais les copains qui faisaient des sorties, qui proposaient des sorties en dehors des créneaux du club. Donc, j’y allais. Je faisais peut-être une heure. Oui, il faisait deux heures. Du coup, moi, je coupais, je rentrais. En fait, petit à petit, j’ai pris confiance. Ils m’ont mis en confiance aussi. Et du coup, partie vélo, c’est parti de là. Course à pied, c’était entre guillemets mon point fort. Donc, là-dessus, il n’y avait pas de souci. Limite, je reprenais ma revanche quand on était sur la piste les jeudis. Et du coup, oui, c’est parti de là.

Ermanno : Et du coup, tu signes pour un deuxième triathlon après ou ça prend quelque temps déjà ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Ça prend quelque temps. Ça prend quelque temps quand même. Mais je crois, entre deux, j’ai dû faire un triathlon. C’était où à côté ? Enfin, pas très loin, mais c’était en S, il me semble. Mais pareil, partie natation, ce n’était pas ça. Et après, entre deux, je crois, j’ai dû faire… Où c’est après ? Non, après, il y a eu la sortie club où il y a eu Covid et compagnie. Et en 2022, le club… Donc, tous les ans, ils font toujours une sortie club. Et ils ont sorti de faire Gérardmer. Donc, ça tombait en septembre. C’était mon anniversaire encore. J’ai dit, ah tiens, cadeau d’anniversaire. Pourquoi pas ?

Ermanno : Allez, go. Et évidemment, tu n’avais pas regardé ce que c’était que Gérardmer.

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, franchement, je ne connaissais rien du tout. Enfin, c’est juste que ça me parlait. Je me suis dit, oh, c’est loin. Ça va me permettre d’aller visiter un coin de la France que je ne connais pas encore. Ça va être super top de passer un bon week-end avec les copains. Allez, c’est parti. En plus, je me suis dit, maintenant, je nage un peu avec le club. Je sais nager. Enfin, ça va le faire, quoi. Donc, en plus, Gérardmer, ils offrent… Enfin, il y a beaucoup de courses sur Gérardmer. Et moi, j’aurais pu choisir. Moi, je croyais que le M. Je croyais même… Je ne sais même pas si… Mais bon, je me suis dit, non, c’est bon. L, ça va le faire. C’est parfait. Enfin, ils appelaient ça le XXL. Mais je me suis dit, c’est très bien. Daniel, tu connais un peu Gérardmer ou pas ?

Ermanno : Comment Daniel, tu connais un peu Gérardmer ou pas ?

Daniel COPPENS : Oui, je connais. Je connais deux noms. Maintenant, je commence à… Voilà. Ça monte un peu, quoi.

Ermanno : Donc, on va laisser Clarisse nous expliquer tout ça.

Clarisse FERTE-MAHORO : Donc, voilà. Donc, Gérardmer. Après, je m’étais renseignée quand même. J’avais vu sur les parties vélo qu’il y avait du dénivelé. Mais en août, je faisais l’étape du tour parce que j’adore vraiment le vélo. Et du coup, je me suis dit, c’est bon, j’aurais fait assez de dénivelé. Ça devrait le faire. Je dis OK. Donc, on part. Donc, on arrive sur place. La veille, on fait un petit… On fait une recrute du parcours. On fait un tour. Je me dis, ah oui, quand même. Du coup, je me dis, oh, c’est mon anniversaire. Et peut-être que j’aurai un tour de moins. On ne sait jamais.

Ermanno : J’aime bien ce côté optimiste. C’est ça. C’est ça. Le jour de ton anniversaire, tu vas faire un tri. L’organisateur te demande, alors je t’enlève quoi ? De la natte ? Du vélo ? De la course

Clarisse FERTE-MAHORO : à pied ? Ou je t’en remets une couche ? Tu préfères Là, sur le coup, il aurait pu m’enlever la natte et le vélo quoi ! Donc, le jour de la course arrive. Donc, on part. Enfin, super excité. On part pour la natation, mais oh mon Dieu ! part et là-bas, comme on dit, c’est vraiment une machine à laver. Quelle horreur. C’était horrible. En plus, je me suis bien placée. Je n’étais pas derrière, mais limite, enfin pas devant, devant, mais j’étais bien placée. Ça va le faire. Maintenant, tu sais nager. Mille neuf, c’est rien. Ça ne va pas être grand-chose quoi. On part, mais à peine, comme disait tout à l’heure Daniel, à peine, même pas une minute. Je vois les gens qui font demi-tour, mais prise de panique. Et là, je vois un monsieur qui me fait un face-à-face. Je dis, oh monsieur, je suis désolée. Je ne peux rien faire pour toi. Déjà, moi, aujourd’hui, il va me sauver moi-même et enfin, je voyais les gens faire demi-tour. J’ai dit, oh mon Dieu, j’ai dit, non Clarisse, tu es arrivée là, essaye au moins, fais 100 mètres. Tu vois ce que ça donne.

Daniel COPPENS : Il est où le canoë ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, c’est ça. Je me suis dit, cette fois-ci, je ne peux pas faire appel au canoë. Donc, au nage, mais oh mon Dieu, ça a été, mais long, long, c’était vraiment très long. Et très rapidement, je me suis retrouvée dernière parce que du coup, je voyais les bénévoles d’un canoë qui était vraiment à côté de moi et de temps en temps, je me suis retournée. Je me suis dit, ah oui, je suis dernière. C’est ton anniversaire ?

Ermanno : Oui. Non, mais c’était pour mieux pouvoir souffler les bougies en fait.

Clarisse FERTE-MAHORO : C Et du coup, j’avais vu qu’il y en avait, je crois, une heure dix pour finir. D’un matin, je me dis, même si j’arrive à, du coup, peut-être à une heure neuf, je vais les souplier, qu’ils me laissent passer, je vais dire, le vélo, je sais faire, je sais courir, je vais rattraper le temps perdu quoi. Et donc, le mec me disait, à droite. En plus, je ne savais vraiment pas nager droit, donc un coup, j’allais à gauche, un coup, j’allais à droite. Enfin, c’était vraiment, mais il me disait, reviens là, il sifflait, il dit, non, c’est par là, c’est par là. Je crois, il faisait, la course, elle faisait mille neuf, mais je crois, j’ai nagé plus de deux mille. Elle a fait deux mille cinq cents mètres. Non, mais pas loin. Je crois, j’ai fait semblablement, je crois, j’avais deux mille trois, quelque chose comme ça. Et donc, après, c’était vraiment très long, mais pour faire court, j’arrive, j’arrive à sortir. Et je vois les gens qui étaient un peu devant moi, ils continuaient, ils ne sont pas arrêtés. Je dis, je suis peut-être encore dans les temps. À un moment donné, j’arrive à sortir le bras, je regarde l’heure, je vois, j’étais peut-être une heure, enfin, huit, entre une heure huit et dix, je me dis, ça va être, ça va être limite. Et donc, j’arrive à sortir et là, je me vois, enfin, ils me laissent aller. Mais limite, je crois, je leur fais signe de merci, merci, merci. Donc, je cours, j’arrive dans la tente pour me changer. Mais là, en fait, je m’effondre, je pleure. Mais je dis, en fait, j’ai réussi à sortir de l’eau. Enfin, j’ai mis certes plus d’une heure, mais je me suis dit, mais j’ai réussi, quoi, toute seule à sortir de l’eau. J’ai pleuré, les bénevènes me disent, mais il faut changer, il faut partir, il faut enlever la combinaison. Mais limite, pour moi, la course, limite, c’est comme si je l’avais gagnée, mais je me suis dit, c’est bon, c’est bon, maintenant, j’ai fait ma course, j’ai nagé, ça peut s’arrêter là, quoi. Donc, bref, on part sur la course à pied. Donc, j’arrive à repérer mon vélo, c’était limite le dernier, je crois, donc je pars pour la course à pied. Donc, il y avait trois tours de quatre-vingt-six kilomètres, enfin, de, ouais, trois tours de trente kilomètres. Et on part et je fais le premier, à peine, je fais la première boucle et là, une crevaison. Je dis, non, pas ça. Et du coup, déjà, je pleure, je dis, mais non, je ne sais même pas changer une roue, je ne sais pas comment on fait. Pourtant, j’avais quand même pris une chambre à air avec moi, mais je ne savais même pas comment faire. Et là, du coup, franchement, je suis tombée, enfin, la crevaison est arrivée au bon endroit, du coup, les gens me voient pleurer, enfin, ils me disent, qu’est-ce qui vous arrive, j’ai crevé, je ne sais même pas changer une roue. Et là, ils prennent mon vélo, en fait, il y avait deux, deux hommes, ils prennent mon vélo, je vois, ils descendent un peu vers leur voiture, je dis, non, t’inquiète pas, on va tout changer ça. Je dis, non, mais je n’ai pas le droit de me faire aider, ils disent, mais ce n’est pas grave. Franchement, super top, les mecs, enfin, je les remercie mille fois, donc ils me ramènent mon vélo réparé, donc je pars, à peine, je fais 100 mètres et là, j’attends, boum, ça pète. Je dis, mais non, pas ça. Ils reviennent, ils me voient, du coup, ils reviennent vers moi, ils récupèrent mon vélo de nouveau, ils repartent, ils vont le changer, ils reviennent, je dis, bon, je repars. Et à côté, je crois, je regardais, ça avait une moto qui est passée pour me dire, ben non, vous n’avez pas le droit, vous vous êtes fait aider, sortez de la course, mais personne ne passait, à part les autres coureurs qui passaient, donc ils réparent de nouveau ma chambre à air, je repars, je refais un tour et à peine, il faut peut-être encore 20 kilomètres plus loin et je vois mon pneu à plat, je dis, oh non, pas ça, pas ça, pas ça. Donc, du coup, je continue à rouler parce que, de toute façon, je ne savais pas changer, je ne voulais pas prendre le temps de changer, je continue d’avancer, mais enfin, je n’avançais même pas, je crois que je roulais peut-être à 10 km heure, quoi. Et là, je vois, pareil, un copain du HAC qui me dépasse, il me dit, Clarisse, qu’est-ce que tu arrives ? Je dis, ben, j’ai crevé, enfin, il me dit, ben, écoute, je ne peux pas t’aider, mais j’ai une chambre à air qui me reste, il me la donne, je dis, je la prends avec moi, je dis, ben, on ne sait jamais, peut-être que je vais te voir si quelqu’un peut m’aider, encore. Je la prends, je pars et je crois à peine, j’arrive à avancer quand même, je finis presque le deuxième tour et là, je crois que j’avais tellement forcé sur mon pneu marrou et là, j’étais en gros, ça pète et là, je me dis, en fait, c’est fini, quoi. Et du coup, ça va, j’étais peut-être à 5 km de l’arrivée, donc je pleure, je pleure, enfin, après, je me dis, ben, tant pis, j’aurais fait, déjà, j’ai fait la natation, la prochaine fois, j’arriverais peut-être à faire le vélo en entier, du coup, je redescends, donc je marche à pied, c’était lent, puis je voyais les autres coureurs qui passaient, enfin, bref, je redescends, j’arrive au vélo, je me dis, ben, je vais poser mon vélo ou partir et là, leur gars, j’explique, ben, j’ai une crevaison, ben, enfin, c’est fini, mais je crois que la personne, soit elle n’a pas compris que vraiment, je n’avais pas fait tout, ils me laissent passer dans le parc vélo, je laisse le vélo, après, je me dis, en fait, je suis rentrée, j’ai mes baskets à côté, je vais essayer de courir, je dis, oh, moi, je ne serais pas venue pour rien, je mets mes baskets, je fais la transition, je repars et là, je fais les 21 km, mais par contre, du coup, je ne me sentais pas légitime, enfin, j’avais honte, je me dis, mais non, mais j’ai triché, je n’ai pas fait le parc vélo en entier, pourquoi je suis là, et en plus, j’avais la patate, je dépassais les gens, je dis, mais eux, au moins, ils ont fait, enfin, eux, ils étaient en souffrance, et moi, je me dis, oh, je n’ai pas le droit d’être à l’aise comme ça, enfin, à l’aise. Je n’étais pas non plus, je ne courais pas 4h30, j’étais peut-être à 5h36, mais j’étais bien. Pareil, du coup, à un moment donné, je croisais les copains du club qui avaient fini depuis des heures, qui m’encouragaient à l’éclairage et tout, je leur dis, mais non, j’ai crevé, non, non, non, je ne fais pas le droit de courir, mais je le fais, ce n’est pas grave, enfin, j’ai passé, enfin, j’ai apprécié, et du coup, j’arrive à finir la course, médaille que j’ai eue, je me suis dit, oh, je la mérite, je me suis accrochée, je la mérite, puis après, je raconte l’histoire aux copains, enfin, ils n’en revenaient pas, et du coup, à la fin, je suis disqualifiée, enfin, ce qui est normal, mais enfin, voilà, j’ai rarmé, j’ai adoré, mais du coup, je me suis dit, je reviendrai, parce que, déjà, pour la partie natation, pour essayer de ne pas finir dernière, et surtout, finir le parcours vélo et faire vraiment les trois sports, quoi.

Ermanno : Tu sais, sur un malentendu, peut-être que tu peux faire un Ironman, mais ne faire que la moitié, c’est possible, hein, vu comment tu es partie, c’est possible qu’on te fasse faire qu’un 73 sur un parcours full, hein.

Clarisse FERTE-MAHORO : Ouais, non, non, non, pour l’instant, Ironman, j’envisage, enfin, je ne dis pas jamais, mais pour l’instant, je reste sur le L, c’est vraiment une distance que j’apprécie énormément.

Ermanno : Bon, et toi, Daniel, du coup, est-ce que tu as des anecdotes, des péripéties comme ça, sur tes premiers triathlons, ou c’était plus ça ?

Daniel COPPENS : Sur le premier, je n’ai pas rencontré Clarisse, mais j’ai rencontré une personne, une fois que j’ai fini mon S, donc hyper, hyper fier. De l’avoir fait, d’avoir quelques sensations, et de me dire, c’est bon, pour le M, dans trois semaines, à Beauvais, ça va le faire, je ne suis pas en danger. Et quand je lui ai récupéré mon vélo, je croise, je crois que ça s’appelait Jean-Charles, qui part, qui avait un souci de vélo, il ne pouvait pas accrocher son vélo, je ne savais pas qu’il n’avait pas terminé. Et donc, il avait un souci avec sa selle, pour accrocher son vélo, donc je l’aide pour remettre sa selle, sans savoir que lui, il doit encore aller courir. Et en fait, il me dit, je dois encore aller courir, et il part, et il a encore la combinaison avec lui. Et en fait, je ne tilte pas, ça veut dire qu’il a fait tout le vélo avec la combinaison. Avec le néoprène. C’était incroyable. Avec la néoprène, certainement de kitesurf, tu vois, et tout. Incroyable, incroyable. Et là, je me dis, il y avait des choses à vivre, incroyable, parce que je ne connais pas, donc moi, j’ai plein d’étonnements, j’ai plein de questions, mais ouais, sur les triathlètes du dimanche, qu’est-ce qu’on se marre ? Qu’est-ce qu’on se marre ? Qu’est-ce qu’on se marre ? Parce que depuis Jean-Charles, il fait du swimrun. C’est trop bien de se frotter à quelque chose qu’on ne connaît pas, moi, c’est vraiment ce que j’adore. Donc ça, c’était le S. Le M à Beauvais, finalement, j’avais déjà fait les transitions, j’avais compris le principe, je l’avais vécu. Donc comme tu l’as dit, les émotions, elles sont différentes. La seule chose, c’est que dans l’organisation, j’avais mis deux bidons sur mon vélo, un plutôt électrolyte. Lorsque je suis sorti du 40, je me suis dit, il faut que je prenne deux bidons et je zappe totalement de boire le deuxième bidon. Je m’en rends compte. Donc je suis à peut-être 36 kilomètres sur 40 et je sais psychologique ou pas, mais je descends du vélo, bam, crampe, crampe, qui tire à l’ischio. Donc je m’arrête 30 secondes en disant, ah bah mince, je n’ai pas pris l’électrolyte et ainsi de suite. Donc j’ai cette petite anecdote où je me dis, bon, après, je suis dans la gestion, je me dis, j’oublie un tout petit peu. Je voulais faire sous les trois heures pour le premier. Pour moi, c’était mon premier triathlon et donc je fais 2,58 et je suis hyper content de me dire, alors je suis tout le temps en train de calculer, j’aime bien les chiffres et d’anticiper les choses. Depuis tout petit, je joue avec une montre et estimer le temps, choses comme ça, j’adore. Et donc là, dès que je sors du vélo, je me dis, bon, c’est bon, je l’aurai, j’aurai mon sous trois heures et c’était un petit défi. J’aurais fait 3h50, 3h05, 3h10, 3h15. C’était la même chose. J’étais content, mais juste la barrière symbolique d’être sous les trois heures. Et après, le M, quand je vois, je finis avec une contracture au mollet parce que l’électrolyte ou manque d’entraînement parce que je m’entraîne, je ne suis quasiment pas entraîné. Je l’ai compris là, il y a quelques semaines, quelques jours même que finalement, je n’ai pas mis l’entraînement qu’il fallait spécifique triathlon. Je suis plutôt à m’entraîner. Je suis fit, je fais beaucoup de cardio, un peu d’aérox, des choses de ce type. Donc, je suis sportif, on va dire. Dans ma tête et au quotidien, mais je n’étais pas entraîné pour un triathlon. Donc, après le M, je devais faire le triathlon international de Vouglans, donc mi-août avec 1200 mètres de dénivelé et là, j’annule, je contacte l’organisateur en disant j’annule, je voulais faire un L. Par contre, je prends celui de Dinard et pas celui de Vouglans parce que je me dis je vais aller au carton. Je ne suis pas capable de mettre l’entraînement qu’il faut. Je ne veux pas me mettre en danger. Je ne veux pas avoir d’écran. Je me trompe de partout. Je veux le faire. Ce n’est même pas dignement ou quoi que ce soit, c’est de me dire il ne faut pas faire un pari. Tu ne fais pas 400 kilomètres, un hôtel, une organisation de dingue pour à la fin te dire que ton entraînement n’était pas suffisant. Donc, je sais un peu les limites. Je sais en fait, j’arrive à comprendre, mais là, ça va encore aider à affiner ça. Qu’est-ce qu’impose un événement ? Si tu t’inscris sur un Ironman, je commence à percevoir qu’est-ce que tu dois faire. Les 12, 14 mois en amont, peut-être les 6 mois en amont parce que c’est ma formation et j’arrive à quantifier la charge et j’arrive à voir les enjeux nutrition, musculaire, repos, ainsi de suite. Et donc ça, c’est ce qui m’a amusé moi cette année, c’est de me dire je suis juste en préparation et Clarisse a chambré après le triathlon qu’on a fait ensemble parce que quand tu regardes les volumes de charge, OK, je n’ai rien dans les jambes, mais j’avais suffisamment et je l’ai montré. Donc, je ne fais pas le pari. L’objectif, ce n’était surtout pas cette année de me dire je fais la prouesse de faire un L sans m’entraîner, ce n’était pas ça. C’est de me dire je monte gentiment en charge parce que je ne peux pas non plus d’un seul coup. Donc, j’ai cherché à affiner et moi, c’est ce que j’ai adoré cette année, de m’entraîner suffisamment, mais pas trop, mais sans me blesser parce qu’en fait, c’est ça, j’ai malheureusement eu beaucoup de blessures quand j’étais dans le foot, LCA du genou, de rupture de tendon d’Achille. Des fractures en butus en voilà, ménisques, je suis un peu léger aussi dessus. Donc, moi, l’enjeu après 40 ans, c’est de faire l’épisode il n’y a pas si longtemps, il n’y a qu’un jour, trois semaines là-dessus. Pour moi, je vois le triathlon comme ça, comme un support pour m’entraîner. Et si tu as un tout petit bobo, tu le dis souvent, Ermanno, là, j’ai une petite alerte meniscale, je passe sur le vélo en fait et en fait, je travaille un autre sport. Et c’est ça que j’adore. C’est cette agilité. T’auras toujours un petit bobo parce que quand tu charges un peu et tu charges un peu la mule, t’es toujours à la limite. Quand t’as un petit pépin musculaire ou un particulaire d’un côté, tu vas ailleurs et ça, j’adore.

Ermanno : Oui, c’est l’avantage du triathlon où tu peux effectivement soit déjà croiser entre la course à pied et le vélo, soit aussi load balancer, donc passer d’un sport à un autre quand t’as des blessures, quand t’as une certaine fatigue. Et puis, le « problème », c’est que quand tu commences à t’entraîner un petit peu plus sérieusement et régulièrement, tu commences à connaître un petit peu plus ton corps et à recevoir de plus en plus de signaux qui te disent « là, t’as une petite contracture, là, t’as un peu mal, là, tu te sens fatigué ». Et le côté pervers du truc, c’est que t’as tendance un petit peu trop à t’écouter, pas plus, mais trop. Et du coup, t’es un petit peu plus alerte à tous ces signaux et il ne faut pas non plus tomber dans le « ah bah non, là, ça va pas, là, je suis blessé » ou « là, j’ai bobo ». Donc, il faut savoir aussi gérer avec ça, avec la charge et avec le « bon, là, ça, c’est juste un signal ». Ça, ça commence. Ça commence à partir en sucette. Ça, c’est une blessure. Là, j’arrête. Mais bon, c’est l’histoire du triathlon, savoir gérer, savoir être stratège. Et tu l’as dit, Daniel, du coup, vous vous êtes rencontré il y a quelques jours, quelques semaines sur le triathlon de Dinard. Comment vous vous êtes retrouvé là-bas ? Vous vous connaissiez déjà, vous vous êtes donné rendez-vous. Ça s’est passé comment ?

Daniel COPPENS : Clary, je te laisse commencer ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Si tu veux. En fait, le triathlon de Dinard, à la base, en fait, je devais faire deux villes depuis 2023.

Ermanno : Ça commence. Ça commence par la même lettre. T’inquiète.

Clarisse FERTE-MAHORO : Et du coup, en fait, je me suis blessée et donc j’ai fait une demande de report de Dossard. Et donc, j’ai atterri à Dinard parce qu’en fait, quand je me suis remise de ma blessure, je me suis dit bah tiens, pour reprendre, pourquoi pas solder sur Dossard et aller sur Dinard. J’avais déjà fait Dinard en 2023, je crois, sur le « M ». Et là, je me suis dit pourquoi pas me challenger sur le « L ». Et du coup, voilà comment j’ai atterri. Et puis, j’avais des copains aussi qui m’ont aidé. Ils le faisaient.

Ermanno : Donc, c’est comme ça que t’as atterri à Dinard. Juste pour le fun, la natation, tu l’as fait en entier cette fois-ci ou ?

Clarisse FERTE-MAHORO : En plus, j’ai eu peur parce que quelques jours avant, la météo, c’était pas trop ça. Et je me suis dit oh, ça se trouve, on va faire un duathlon. Mais au final, maintenant, j’aime bien, enfin, j’aime bien nager même si j’ai pas encore … Enfin, j’ai progressé, mais c’est pas encore. Ça reste vraiment la partie, on va dire, mon point faible. Mais limite, ils nous avaient dit duathlon. Enfin, j’aurais été déçue de ne pas pouvoir nager, donc non, non, la natation, cette fois-ci, je l’ai bien finie.

Ermanno : Bon, donc là, vous prenez le départ tous les deux. Vous ne vous connaissez pas encore à ce moment-là. Non. Chacun, vous faites votre natation. Chacun, vous commencez à faire le vélo. Puis là, il se passe un truc. Non, pas une crevaison. Non, non, pas une crevaison de Clarisse. Pas une série de crevaisons de Clarisse.

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, c’est fini, ça. C’est fini. Non, ouais, là, donc, il y avait deux boucles à faire. Et à la fin, presque, il reste peut-être… Non, c’est fini, ça. Deux kilomètres, je ne sais plus, Daniel, tu me diras si c’était ça ou pas, mais la fin de la première boucle. Et là, en fait, j’attends derrière… Ouais, les gens arrivaient, et là, j’attends, allez, Clarisse, enfin, des encouragements. Du coup, comme il y avait le dossard derrière, je me dis, ah, sympa, enfin, je crois que je réponds merci. Du coup, il me passe, je vois le dossard, Daniel, enfin, allez, Daniel, et tout. Mais vraiment, enfin, il débordait d’énergie. Je me suis dit, non, mais lui, il a fini le vélo, c’est sûr, il est content, il va entamer la course, la partie course à pied, enfin, il est en forme, enfin. Et du coup, je me dis, enfin, vraiment, enfin, quand il a dit allez, Clarisse, ça m’a un peu, lui, je commençais peut-être à m’endormir un peu, mais ça m’a un peu réveillée, et je me suis dit, oh, enfin, tiens, essaie de t’accrocher, remets un peu, essaie de te, même si on n’avait pas le droit au drafting, mais je me suis dit, essaie d’accrocher, de suivre ce groupe-là, ils vont te déposer là, puis tu continueras ta deuxième boucle. Donc, on avance, on a faim, je ne perds pas de vue, et après, je vois, en fait, le moment de tourner, donc, on devait soit tourner à gauche pour faire la deuxième boucle, ou soit on tourne à droite pour aller sur la course à pied, et là, je vois, il va à gauche, je dis, oh, tiens, il n’a pas encore fini, je dis, bon, je dis, franchement, je dis, il est motivant, je vais essayer vraiment de m’accrocher, de rester avec lui et tout, donc, j’arrive au pédale, je fais, ben, on est four, mais monstre, pour essayer de le rattraper, et du coup, enfin, c’est parti de là, en fait, la première fois où j’ai vu Daniel.

Daniel COPPENS : Alors, traduction, au début, quand elle m’a vu faire la deuxième boucle, elle s’est dit, qu’est-ce qu’il doit être charrette en âge, parce qu’il a dû sortir loin, derrière moi, et donc, moi, j’étais, alors, je ne savais pas ce que ça veut dire drafting, et je ne veux pas le savoir, parce que je crois qu’on peut être disqualifié, mais moi, ça fait, avant de croiser Clarisse, ça fait 20 minutes, ça fait 20 minutes que je suis avec deux, deux, Jérémy et Florence, et finalement, il y a la même chose, je l’ai dit, je l’ai dit, je l’ai dit, je l’ai dit, je l’ai dit, je l’ai dit, je l’ai dit, j’ai le double, j’ai un petit mot, et en fait, on s’accroche, et on a Florence qui réagit comme Clarisse, qui dit, allez, vas-y, on va rouler ensemble, elle m’explique qu’elle a fait Paris-Brest-Paris, et moi, je lui explique, il y a quelques mois, en 88 heures, donc profil rouleuse, quoi, et moi, je lui explique que je n’ai jamais fait plus de 60 kilomètres dans ma vie en vélo. Donc là, on est sur un, elle rigole, exactement, alors, on est à 20, 25 minutes de, de, de, de route, il pleut énormément, Clarisse ne l’a pas dit, mais personne n’a été la chercher avec, en canoë, mais on avait des vagues énormes, on a été, l’organisation a été au top, si on peut leur faire un petit bisou au triathlon de Dinard, ils ont, ils ont, ils nous ont changé de plage pour justement que la houle, elle soit moins importante, elle l’était quand même, pour, pour, pour des triathlètes, pour un triathlète du dimanche comme moi, j’étais trop content d’aller en pleine mer, mais les vagues, elles étaient, elles étaient là quand même, hein, et donc, ils ont, ils ont, ils ont, ils ont, ils ont, ils faisaient, ils faisaient, le temps n’était pas beau, et donc, Florence, elle, elle sent qu’on peut, on peut rouler ensemble, et puis, elle nous explique, non pas ce que c’est le drafting, mais comment on peut céder, quoi, et donc, on vient à faire, je pense, 20, 25 kilomètres à, à, à Troyes, par exemple, il y a un quatrième qui vient, j’adore ce moment de complicité, je, vraiment, j’adore ce moment de complicité, Florence m’engueule un peu quand je suis trop loin de, de Jérémy, elle m’explique comment on peut être plus efficace, quoi, et là, juste avant, et je pense que c’est à ce moment-là que, que je, je, je croise Clarisse, j’ai un tout petit peu peur, parce qu’on est à une heure et quart de vélo, je pense, une heure et quart, une heure vingt de vélo, je, j’ai un problème de compteur sur mon vélo, en fait, j’ai l’impression d’être à 25 kilomètres à l’heure et de, de, de, de, de me traîner, je lui dis, c’est pas grave, regarde pas ton compteur, tu t’amuses avec les copains et continue comme ça, et en fait, c’est mon compteur qui avait un souci, j’étais à 28, 28 et demi, et moi, j’avais prévu de rouler en 27, en me disant, il faut pas que tu te crames, tu sais, t’as jamais fait 90. 90 kilomètres, t’as jamais fait 90 kilomètres plus, enfin, moi, je, je, je fais jamais de bloc, donc, j’ai peut-être fait 30 kilomètres enchaînés de 10, de 5 kilomètres, voilà, c’est, dans ma vie, j’ai fait que ça, et donc, je me dis, ça serait tellement bête de pas finir le triathlon, parce que t’as été trop vite en vélo, quoi, donc, au moment je, je croise Clarisse, je suis en train de me dire, est-ce que tu es pas en train de te brûler les ailes, et, et donc, je, je laisse un peu partir Jérémy, notamment, et, et donc, on commence. Peu après, je me souviens parfaitement de, de, de, de Clarisse, parce qu’on la voit une fois ou deux, et je me dis même, oh, on va être à 5 à, à, à rouler, à rouler ensemble, et puis, après, le groupe se disloque un peu, mais on croise, on a, on a abandonné un changement, un aller-retour, et donc, je, je, je, je perçois pour la première fois quelqu’un qui m’encourage, moi, qui me dit, bah, je suis là, Daniel, je te, je te rattrape, et, en fait, je trouve ça hyper marrant, et donc, on est à, on est à mi-parcours de la, de, de, de la route, et, en fait, on va plus lâcher, en fait, on va plus lâcher, on a fait 50% de notre triathlon, elle, ensemble, ce qui est assez incroyable, c’est improbable, sans se connaître, de, de, de, bah, de continuer un triathlon, elle, qui était un objectif important pour Clarisse, et pour moi, ensemble, avec un peu de recul, c’est improbable, ce qu’on fait.

Ermanno : Ouais, ça, c’est la partie vélo, donc, tu l’as dit, où vous êtes ensemble, sans vraiment être ensemble, donc, pas de drafting, mais, mais, vous, vous vous rattrapez, il y en a un qui passe devant l’autre, etc., vous gardez bien les 10, 12, 15 mètres de distance devant, derrière, au moins. Il est 1m50 sur la droite.

Daniel COPPENS : Ah, c’est un, 10, 12 mètres, 10, 12 mètres, ah, ok, ouais, on avait 10, 12 quelque chose, mais c’était pas, c’était pas des mètres, non, ne le faites pas, en plus, il y avait un temps, c’était complètement stupide, mais moi, j’ai adoré, maintenant, je sais que, par moment, il faut, il faut, il faut passer la ligne pour savoir qu’on l’a passé, ah, pour le coup, oui, on avait 10, 12 mètres, ouais, quand on faisait du vélo, ouais, 10 mètres, ouais, mètres, c’est ça.

Ermanno : Et, du coup, vous posez le vélo ensemble, ou à distance ? Enfin, comment vous faites ?

Daniel COPPENS : Moi, je crois que je prends mon temps dans la transition, je crois que je m’étire un peu les ischios, donc, peut-être, je crois que j’arrive devant toi au vélo, Clarisse, j’en suis même pas certain, je sais pas.

Clarisse FERTE-MAHORO : Oui, c’est ça, je crois que t’es arrivé avant moi, parce que, vers la fin, enfin, je crois que je t’ai perdu de vue, je crois, de nouveau, t’as eu un regain d’énergie, t’es parti, et pourtant…

Daniel COPPENS : Mais je m’étire beaucoup, je fais une grande transition, je fais une grande transition, je pense que, je pense que Clarisse commence devant moi la course à pied, mais au bout de 1 ou 2 kilomètres, en tout cas, on se croise, au bout de 1 ou 2 kilomètres, on se voit une première fois.

Clarisse FERTE-MAHORO : Oui, c’est ça, parce qu’on se croise sur la course à pied, je dis, ah bah tiens, Daniel, qu’est-ce que tu fais là ? Et tu me dis, bah oui, je crois que t’es sorti plus vite que moi sur la… C’est bizarre, on se voit plus à long, non ?

Daniel COPPENS : Ouais, ouais.

Clarisse FERTE-MAHORO : Je me dis, je crois que t’es sorti plus rapidement que moi sur la transition, je dis, bah, en fait, du coup, je me suis dit, bah, il arrivait quand, en fait, sur le vélo, enfin, et là, du coup, on se croise, pareil, du coup, au début, sur la course à pied, pareil, il y en a un qui part, l’autre qui revient, enfin, c’était vraiment chat et sourit, on s’est rattrapés, l’autre partait un peu, et à un moment donné, je crois que je rattrape Daniel, je lui dis, en fait, j’ai dit, attention, Daniel, je te laisse pas ici, j’ai dit, on y va, on part ensemble, et du coup, bah, de là, ouais, je crois qu’on s’est plus quittés.

Daniel COPPENS : On a fait 16 kilomètres, 16 kilomètres, je pense, autour de, on a vraiment décidé, c’est Clarisse qui me dit, allez, vas-y, on fait ensemble, et en fait, de toute façon, on se doublait, et on avait bien discuté, et c’est vrai que, je pense que Clarisse vient me chercher au quatrième kilomètre ou au cinquième kilomètre. En disant, allez, on le fait ensemble, et on fait trois boucles, de ce que je me souviens, on fait trois boucles ensemble, moi, j’ai un coup de mou, parce que ces distances, c’est la première fois que je vais aussi loin dans un effort de triathlon, je suis en avance sur ce que je peux faire, je le dis même à Clarisse, c’est que, dans tous mes calculs, au mieux, je peux faire 6h07. Je me dis, j’y vais. Je me dis, j’y vais pour faire 6h15, 6h30, j’y vais à mes proches qui me suivent à distance, voilà, mes temps de passage, si je suis entre, je donne à chaque fois pour chaque discipline, si je suis sur la fourchette basse, c’est que je suis dans un bon jour, et si vraiment les temps s’envolent, c’est que j’ai des crampes, c’est que je suis dans un mauvais jour, et en fait, je réalise, quand Clarisse me dit, on peut y aller, je me dis, en fait, je ne suis pas très loin des situations. Je me dis, c’est incroyable, parce que finalement, avec le peu d’entraînement que j’ai, donc je vais vous dire, j’ai fait en 2025 16 kilomètres de nage, et je compte les trois événements, le M, le S, et j’ai fait un petit truc dans un 2 kilomètres, enfin, je suis allé 5 fois à la piscine, quoi, il faut le dire, 5-6 fois à la piscine.

Ermanno : Je rappelle quand même que Dinard, c’était début septembre, donc quand tu dis 16 kilomètres de nage, c’est sur 9 mois, bravo, franchement.

Daniel COPPENS : Oui, oui, bien sûr, et ensuite, j’ai 1200 kilomètres de vélo, mais je n’ai jamais fait plus, alors c’est ridicule, parce que ça fait 23 kilomètres, 30 kilomètres par semaine, on va dire en moyenne, mais je n’ai jamais fait plus de 62 kilomètres, et en fait, j’ai fait les 62 kilomètres, j’ai vu comment la vitesse se dégradait, j’ai vu la nutrition, je me suis dit, c’est bon, de toute façon, ce n’est pas en chargeant comme une mule dans les deux derniers mois, je vais me fatiguer, donc c’est plutôt, je me disais, il faut surtout que je gère le rythme, c’est le rythme et la nutrition, et donc, moi, l’objectif de Dinar, c’était de tester la stratégie de nutrition, les produits, donc j’avais testé quelques produits en amont, j’avais vu qu’il y avait quelques marques, et ça n’a rien à voir avec les marques, mais où je suis intolérant, donc j’ai privilégié d’autres marques, et donc, à ce moment-là, je me dis, je peux faire

Daniel COPPENS : 5h58, un truc comme ça, et je me dis, bon, écoute, 5h58 ou 6h02 ou 6h03, c’est la même chose, c’est franchement la même chose, tu as gagné ton pari. Et en fait, moi, à partir du moment où Clarisse, elle me dit, on court ensemble, et qu’elle commence à prendre le lead, à discuter, vraiment, on est à l’heure de 5h50 ou 6h00, je ne sais plus, on course à pied, on ne doit pas être…

Clarisse FERTE-MAHORO : Là, elle était en mode escargot, mais…

Daniel COPPENS : Mais on est en mode zone 2, on est en mode zone 2, et ce que Clarisse a raconté sur Gérard May, ce qu’elle nous a raconté dans le podcast sur Gérard May, elle me le raconte de la même manière. Donc, on est en train, on a fait une heure et demie en zone 2. Donc, blablabla, quand tu mets sur Strava, blablabla, je pense même que les spectateurs ont halluciné, je renvoie encore quelques discussions, on discute, on parle de nos enfants, ainsi de suite. Incroyable, incroyable, ce qui a été… Finalement, la souffrance était certainement là, mais en arrière-plan, puisque, bon, on se faisait une discussion, c’était un moment incroyable de, tu as réussi ton objectif, tu passes un bon moment, voilà, on fait, je crois, 6h05, je ne sais plus comment je crois, je fais 6h05, mais limite, le temps, il devient anecdotique, parce que les souffrances, le souvenir, c’est cette rencontre et ce moment.

Ermanno : Oui, ce moment, cette découverte d’un campagne d’entraînement, d’une copine d’entraînement, enfin, de compétition, pour le coup, et puis, les liens que vous avez pu tisser, que vous avez pu nouer, quoi. Tu n’avais peut-être pas regardé, Daniel, sur la partie drafting, mais tu regarderas dans les règlements, normalement, en course à pied, hommes et femmes, vous ne pouvez pas courir ensemble non plus.

Clarisse FERTE-MAHORO : C’est vrai ?

Ermanno : Bon, après, ça, c’est quand tu es en tête, les femmes et les hommes ont le droit de se mettre l’un derrière, donc, de se drafter en course à pied, mais bon, ça, c’est pas pour ceux qui sont en tête. On était côte à côte, on discutait, parce que, tu sais, on était côte à côte. C’est vrai, on était, en plus, c’est vrai, vraiment, on était vraiment côte à côte. Et le vent, il était quoi ? Il était latéral ou il était frontal ? Parce que s’il était latéral, c’est pareil.

Daniel COPPENS : D’accord, ben, non, non, non, bon, après, on joue pas les podiums, hein, à 6h, on est arrivés 2h après les autres. Ouais, non, mais, c’était pour le fun que je… Ouais, ouais, top, j’ai rappelé.

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, non, c’est vraiment, ouais, c’était un moment, enfin, d’échange, limite, je me suis dit, enfin, on était vraiment à l’aise, le souffle était là, on discutait, enfin, c’était, oui, c’était plus une course, c’était vraiment, limite, une sortie longue entre potes, c’était vraiment…

Ermanno : Ouais, c’est les meilleurs moments.

Clarisse FERTE-MAHORO : Et moi, ce qui m’a marquée, surtout, sur cette partie aussi, c’était Daniel, mais, enfin, il dit qu’il commence à avoir un coup de mou, mais il disait au spectateur, enfin, il demandait, comment ça va ? Après, au début, je me suis dit, mais il est conné, enfin, en fait, on recevait une énergie de la part du public, mais il en redonnait mille fois. Il disait, enfin, il disait, il disait, mais comment ça va aller ? Enfin, il parlait avec les spectateurs, enfin, je me suis dit, mais il est fou, il est fou, mais on était vraiment, non, on était vraiment bien.

Ermanno : Tu sais, ça fait le contraste avec les élites qui font la course en tête, et notamment dans le Tour de France, tu les vois, ils montent les cols, t’as tous les spectateurs qui sont autour, et finalement, les coureurs ont l’air d’être à un moment agacés par tout ce bruit, par toute cette énergie, par tous ces gens qui les encouragent. Eux, tout ce qu’ils veulent, c’est faire leur course, passer, faire leur temps et gagner, quoi. Par contre, c’est vrai que quand t’es dans le ventre mou du peloton, quand t’es dans la fin, quand t’es là juste pour faire ta course, en fait, et pas pour faire une course, mais juste pour prendre ton pied, pour prendre du plaisir, effectivement, il y a cet échange d’énergie entre celui ou celle qui court, et puis ceux ou celles qui sont autour de la course, qui sont sur les parcours et qui t’encouragent, quoi. Et ouais, pour connaître un tout petit peu Daniel, j’imagine que ça devait être une explosion d’énergie quand vous croisez d’autres concurrents, quand tu vois les spectateurs

Clarisse FERTE-MAHORO : et je t’imagine bien leur dire, allez, il faut frapper dans les mains, allez hop, on y va ! Non, mais c’était surtout, c’était ça, c’était exactement ça, c’était une boule d’énergie, mais ils disaient, allez, on faisait déholer, enfin, c’était vraiment, c’était incroyable, c’était…

Daniel COPPENS : J’avais vraiment une alerte au niveau du genou, mon épouse voulait venir, les enfants voulaient venir, mes beaux-parents voulaient venir, parce qu’ils avaient bien vécu la partie du M. Ce que je ressens dans les événements, c’est que… On ressent beaucoup d’amour de nos proches qui viennent nous voir, je pense que c’est aussi des moments où on a nos amis, des gens qui nous suivent, qui veulent venir, et moi j’ai pris une vague d’amour au mois de juin, on a fini à la maison, j’étais avec Elliot, qui est un peu plus jeune que moi, qui a 15 ans de moins que moi, qui a mis 3 ans justement, et je pense qu’on va faire du swimrun ensemble aussi plus tard, ensemble j’espère, en tout cas c’est une petite passe décisive. Et en fait, il y a même des amis d’Elliot qui étaient venus, qui ont fini à la maison que je ne connaissais pas, tellement cet encouragement de nos proches est fort, et je trouve qu’on reçoit aussi beaucoup d’amour et d’encouragement des autres personnes qui ne nous connaissent pas, parce que sur un triathlon, elles, encore bravo à tous nos proches qui viennent, qui restent des heures, quand il fait beau ça va, mais quand il fait moche c’est compliqué, et ils nous encouragent aussi. Donc c’est vrai que moi je suis toujours surpris par ces personnes au bord de la route qui nous encouragent alors qu’ils ne nous connaissent pas, et je me dis la moindre des choses c’est de leur dire merci, de leur se faire un petit sourire, et puis quand on voit, quand c’est des boucles de 5 et demi, on voit bien le groupe de jeunes avec une bière à la main, ceux qui ont de la musique, et ainsi de suite, ils nous donnent tellement que, ben voilà, juste j’anticipais notre passage quand je les trouvais un peu trop silencieux, et quand je voyais qu’il y avait des groupes de personnes qui étaient là pour faire d’autres choses. Oui, je remettais une pièce de temps en temps, et puis parce qu’à la fin on reçoit tellement d’énergie, on en donnait un peu, mais on en reçoit 20 fois plus, donc c’est top.

Ermanno : Mais le problème maintenant ça va être de vous lancer en solo dans vos prochains triathlons, ou vous vous êtes dit que les prochains vous les ferez ensemble ?

Daniel COPPENS : On commence à échanger, on commence à échanger, il faut qu’on fasse quelque chose de cette rencontre, on commence à échanger ce qu’on a en tête l’année prochaine comme course, mais je pense que oui, en tout cas on sera responsable de garder contact et de faire, on le sait aujourd’hui dans le triathlon, les choses comme ça, c’est des sorties longues, quand je passe au Havre ou à Rouen, on peut se donner des rendez-vous, non je pense qu’on va faire quelque chose à cette rencontre, en tout cas on a commencé à se le dire, ça serait top, mais je pense qu’on va le faire, je pense qu’on va le faire. Je sais pas Clarisse, je t’impose rien.

Clarisse FERTE-MAHORO : Non mais oui, je pense qu’on s’est dit, on peut pas en rester là en fait. On a passé un moment fort et on s’est dit oui, pourquoi pas, on sait pas si on va faire un swimrun ou si on va refaire un triathlon, mais oui, il y aura quelque chose.

Ermanno : Franchement, le triathlon c’est une chose, mais moi je ne peux que vous encourager à faire un swimrun et un swimrun en mix tous les deux. Vous verrez cette communion qu’il peut y avoir déjà avec certains autres concurrents et certaines autres concurrentes, mais surtout entre vous, l’essence même du swimrun c’est d’être attaché. On n’est pas obligé, c’est pas une obligation de s’attacher sur tous les swimruns, mais ça reste possible et souvent recommandé, notamment quand il y a de la houle, et c’est une autre épreuve dans l’épreuve en fait, de vivre ça vraiment en communion avec son ou sa binôme. Donc je ne peux que vous encourager à faire ça, puis après oui, rester sur le triathlon, évidemment, évidemment. Et du coup les prochaines étapes ça va être quoi, aussi bien pour l’une que pour l’un, ou pour les deux ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Du coup moi, pour moi, donc avec ma formation d’infirmière, donc ça sera vraiment cette année focus dessus, c’est vraiment mon principal objectif, mais je ne peux pas rester sans sport non plus quand même, et du coup cette fois ce n’est pas un cadeau d’anniversaire, donc ça sera pour fêter mon diplôme, je me suis inscrite au 70.3 des Sables d’Aune, donc c’est vraiment mon vrai objectif de cette année, et j’espère, enfin j’espère, non, pas rencontrer un Daniel, parce que j’espère quand même, je vais aller chercher un chrono, parce que si je rencontre un Daniel, là-bas, c’est sûr, mon chrono, il ne va pas être respecté.

Clarisse FERTE-MAHORO : Donc voilà, pour cette année, c’est ça mon objectif, enfin l’année prochaine.

Ermanno : Et toi Daniel ?

Daniel COPPENS : J’hésite encore, alors je sais la distance, je vais faire un, certainement deux ailes l’année prochaine, donc je commence à mettre des petits drapeaux et à rendre l’entraînement cohérent, donc là je commence, à vrai dire, ce matin j’ai commencé à tester un peu un travail, sur le vélo, donc je vais faire deux ailes, par contre là, pour la première fois, je vais m’entraîner pour ça, c’est-à-dire que j’ai un volume d’entraînement, depuis cette année, j’ai eu un bouquin d’un coach de CrossFit, la Chasing Excellence de Ben Bargeron, qui m’a, qui a appuyé directement au cerveau, sur la discipline, sur les routines, et vraiment ça m’a beaucoup aidé, j’encourage tout le monde à lire ce bouquin pour la discipline, donc ça vient du CrossFit, mais, pfff, il y a plein de tips incroyables, donc j’ai maintenant réussi cette année à mettre 7 heures en moyenne, quasiment une heure par jour, d’activités physiques et sportives, pas forcément de la course à pied, pas forcément que du vélo, donc là l’idée pour moi, c’est de réussir à faire 7 ou 8 heures d’entraînement par semaine, ça maintenant c’est acté dans mon organisation, j’ai réussi à trouver cette organisation, mais de flécher vélo énormément, parce que c’est là où j’ai une marge de progression, et où je peux prendre plaisir, où je sais m’entraîner. Je peux savoir le faire, et d’aller juste une fois par semaine à la nage, donc je pense m’inscrire au club de triathlon de Beauvais pour ça, j’ai déjà fait une séance, le coach est incroyable à la nage, il m’a vu nager 50 mètres, il m’a dit c’est bien, tu nages super bien avec un bras, t’as pas envie d’utiliser le deuxième, donc voilà, franchement, j’ai besoin d’être aidé pour la nage, je sais les leviers, je comprends pourquoi j’ai pas fait de sport pendant 3-4 ans, réellement, il me faut un événement, je viens du foot, on avait un match tous les week-ends, et en fait, moi, il faut que je remplisse mon emploi du temps, il faut que je mette des dossards, donc le swim and run va m’aider là-dessus, mais aussi des courses en eau libre, je regarde par exemple sur Caen, je crois qu’il y a la Dracar, si je ne me trompe pas, quelque chose comme ça, donc l’objectif c’est 2 ailes, diminuer le temps, certainement 5-15, je vais travailler pour faire 5-15 cette année, et puis si je suis discipliné cet hiver, on pourra peut-être avoir une bonne surprise sur le temps, mais voilà, forcément, ensuite, en 2027, il y aura peut-être un Ironman, mais je n’irai pas dans n’importe quelle condition, j’irai si je suis prêt, si là, les charges d’entraînement montent, parce que structurellement, quand même, c’est bien de faire du sport, mais faire du sport, si derrière, c’est pour se blesser, on est complètement bête d’aller là-dedans, mieux vaut prendre son temps, et de… de continuer à s’entraîner, parce que voilà, une inactivité pendant 6 semaines, 8 semaines, 9 semaines, tu perds quand même beaucoup,

Ermanno : donc voilà, voilà l’objectif pour moi l’année prochaine. Bon, écoute, il y aura du taf, n’hésite pas à intégrer 2 choses, 1, l’endurance, mais vraiment, l’endurance, parce que le CrossFit, le HIIT, c’est bien, mais l’endurance, c’est finalement ce qui va te permettre de progresser, et puis d’accumuler et d’assimiler la charge, et puis 2, des blocs de transition, si tu fais un entraînement par jour, quelle que soit la discipline, prends un de ces entraînements-là, pour faire de la transition, et t’as pas besoin de faire 50 bandes de vélo et 10 bandes de course à pied, tu fais 2 bandes de vélo, tu sautes de ton vélo, tu fais 500 mètres de course à pied, tu remontes sur le vélo, tu refais 2 bandes de vélo, enfin, tu vois, c’est… l’objectif, c’est d’entraîner aussi cette 4ème discipline du triathlon, qui est la transition, et après, on peut parler de la 5ème, c’est la stratégie, puis la 6ème, c’est l’endurance, et puis la 7ème, c’est le sommeil, et puis la 8ème, c’est l’alimentation, enfin bref, on s’arrête jamais, mais déjà, la 4ème, elle est pas mal.

Daniel COPPENS : Ouais, c’est top, sur la partie endurance, j’ai un atout majeur, c’est que mon épouse a commencé à faire du sport il y a moins d’un an, c’est une machine de guerre, elle le savait pas, je le savais pas, et donc, forcément, quand elle vient de commencer sur la partie course à pied, ou même vélo, qu’elle va certainement commencer bientôt, en fait, j’ai vraiment un partenaire d’entraînement qui me permet, on passe du temps ensemble, et donc ça me… voilà, entre aller sortir mes 2 Golden Retrievers tous les jours, et puis… j’ai des partenaires d’entraînement au quotidien qui me permettent d’aller sur une zone 2, et puis c’est top, quoi, donc non, non, c’est génial, je suivrai tes conseils.

Ermanno : Bon, nickel, et puis bon, l’autre conseil, c’est de continuer à écouter le podcast, mais ça, vous êtes bien partis. Sur les home trainers, et pas sur la route. Sur les home trainers, évidemment.

Daniel COPPENS : Par contre, aussi, Daniel, si tu veux qu’on fasse un swimrun, il faut que tu nages, hein, je compte sur toi, cette astuce aura mon canoë cette fois-ci. Bah oui, parce qu’après, si on a le droit, on s’attache tous les deux, plus un canoë, je pense que…

Daniel COPPENS : Donc je compte sur toi pour aller vraiment aux entraînements, parce que… C’est chaud, la nage, c’est compliqué, ça sera 2027, la nage, pas 2026.

Ermanno : Écoute, il faut bien commencer par quelque chose un jour. Vous le savez, la question signature du podcast, elle rebondit sur le nom de ce podcast qui est Devenir Triathlète. Cette fois-ci, je vais être vraiment gentleman, je vais te poser la question à toi d’abord, Daniel, comme ça, Clarisse, elle peut réfléchir. Mais du coup, quel serait ton meilleur conseil pour devenir, toi qui es encore plus néo-triathlète que Clarisse, pour devenir triathlète, et puis pour continuer à progresser et à performer ?

Daniel COPPENS : Moi, c’est partagé. Dans mon fonctionnement, il faut s’engager socialement. Donc le truc le plus facile, j’aurais deux conseils, le truc le plus facile, c’est de trouver un copain, une copine qui veut bien le faire et d’aller sur un S ou un XS, mais juste de le faire. Vous inscrivez dans trois mois et vous le ferez et vous allez adorer. Et le deuxième conseil, Clarisse en a déjà parlé, le matériel, ainsi de suite, on s’en fout. Donc, j’ai vu des personnes avec, non pas un VTC, mais avec un VTT, le porte-bagages et tout. Et en fait, quand je me suis mis les mains sur moi, j’ai peut-être perdu du temps. J’ai peut-être perdu du temps à me dire, il faut un vélo, il faut… C’est à la portée de beaucoup de personnes. En deux mois, trois mois, tout est possible. Alors, tout est possible. Aller faire un S, c’est possible. Donc voilà, commencez et oubliez la partie matériel. Il y aura toujours quelqu’un pour vous prêter un vélo, pour vous dépanner. Et puis, vous pouvez le faire avec un VTT. Et puis, vous pouvez le faire avec un VTT. Et puis, vous pouvez le faire avec un VTT. Et puis, vous pouvez le faire avec un VTT. C’est très bien.

Ermanno : Et puis, vous pouvez changer les roues, les pneus et tout ce qu’il faut quand ça pète. Bon, Clarisse, tu as eu le temps de réfléchir. Du coup, je te posais la même question. Pour toi, comment devenir triathlète ?

Clarisse FERTE-MAHORO : Non, je n’ai même pas réfléchie. J’ai écouté Daniel, en fait. Non, mais je pense que c’est vraiment si on a l’envie, il faut se lancer. Il ne faut pas hésiter. Il ne faut pas se mettre des barrières, dire on ne sait pas nager. Après, il ne faut pas se mettre en danger, bien évidemment. Mais oui, si on a envie, il faut y aller.

Ermanno : il faut y aller. Merci beaucoup à tous les deux c’était un bon moment, je vous avais dit que ce serait freestyle il n’y a pas de notes, c’est pas scripté et puis on déroulerait le fil au fur et à mesure, est-ce que ça vous a plu ?

Daniel COPPENS : C’était trop bien d’être avec toi Hermano on t’écoute tu es dans nos oreilles des heures et des heures donc c’est top encore merci pour ça d’avoir immortalisé ce moment donc vraiment c’était génial, Clarisse et Hermano dans une même conversation c’est génial, un grand merci ça m’a vraiment beaucoup touché

Ermanno : à suivre

Ermanno : Clarisse ça t’a plu ?

Clarisse FERTE-MAHORO : énormément, vraiment merci beaucoup encore Hermano pour cette occasion et merci à Daniel aussi parce que sans cette rencontre là on n’aurait pas eu l’occasion d’échanger tous les trois donc merci pour l’invitation et oui c’est à refaire je refais avec grand plaisir

Ermanno : tu peux le dire merci à Daniel parce que c’est lui qui a envoyé le message pour me dire écoute je viens de vivre un moment exceptionnel j’ai fait un triathlon mais pas tout seul et ça m’a donné quelques idées justement d’échanger avec vous deux sur ce que c’est que de faire un triathlon que de découvrir une distance dans un triathlon et puis de le faire en découvrant quelqu’un et en nouant des amitiés aussi fortes

Daniel COPPENS : et peut-être Hermano pourquoi je t’envoie le message parce que le podcast il permet tout au long de l’année de rester concerné de prendre de la motivation d’apprendre et de rester concerné par rapport à nos objectifs d’appartenir à une communauté et de se dire on n’est pas tout seul moi je ne suis pas en club je vais l’y être certainement mais on est un peu seul et le podcast il permet de faire des rencontres indirectement et c’est vrai que quand je finis ce triathlon alors ça faisait quelques semaines qu’on était en contact avec Hermano beaucoup d’aspects on est les mêmes on est capable de poser 20 000 questions partir dans tous les sens on est comme ça donc on a beaucoup d’accroche mais au delà de ça j’avais le sentiment que j’étais un peu seul j’avais le sentiment aussi que Hermano t’es aussi un partenaire t’es un partenaire d’entraînement t’es un partenaire t’es pour beaucoup de triathlètes je pense élite, chevronné comme tu dis dans l’introduction ou triathlète du dimanche que je suis tu fais partie de ça donc c’était aussi de se dire merci pour ça c’était le sens de mon message et c’est marrant quand je vois que tu proposes à Clarisse de faire ce podcast c’était pas le but mais en tout cas c’est génial de l’immortaliser comme ça

Ermanno : en tout cas merci pour ces gentils mots ça fait plaisir parce que je le fais surtout pour aider la communauté de triathlètes et pas que pour moi pour prendre du plaisir parce que tu l’as vu, tu l’as dit, on était déjà en contact avant de parler triathlon pour d’autres sujets et finalement ça permet de créer du lien de créer du contact de trouver des atomes crochus et puis de partager avec toute la communauté de triathlètes, de swimrunners et autres et merci pour ça parce que ça fait plaisir de l’entendre merci à toi juste avant de vous laisser partir je mettrai toutes les infos notes de toute façon mais où est-ce qu’on peut vous suivre, échanger avec vous que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs alors Clarisse on l’a compris c’est du côté du HAC du côté du Havre toi Daniel c’est du côté de Beauvais mais sur les réseaux où est-ce qu’on vous envoie des petits messages pour vous encourager ou vous apprendre à changer les mots

Daniel COPPENS : Strava pour moi Strava pour moi c’est mieux Strava j’adore ce réseau Strava j’adore quand on vient me suivre moi je suis, je mets des petits coups d’os donc Strava pour moi

Clarisse FERTE-MAHORO : pour moi c’est Strava mais je suis surtout très heureuse active sur Instagram et Facebook et s’il y a des conseils pour changer les pneus je suis preneuse parce que j’ai toujours pas évolué sur ce point

Ermanno : bon écoute je mettrai tous les liens dans les notes de l’épisode comme ça c’est un petit clin d’oeil aussi pour vous dire d’aller voir le site devenir-athlète.com où je vais essayer de mettre un petit peu plus de ressources mais en tout cas dans les notes des épisodes vous retrouvez non seulement les coordonnées des invités, enfin les coordonnées en tout cas des réseaux sociaux et puis vous avez aussi toute la transcription des épisodes je tiens à le dire aussi on se casse un peu la tête à le faire et comme ça, ça vous permet de temps en temps de prendre des notes, de retrouver des choses ou si vous voulez, si vous n’avez pas le temps d’écouter les 500 derniers épisodes vous pouvez reprendre les traductions les transcriptions, mettre ça dans votre outil d’IA préféré puis lui demander de vous ressortir les meilleurs conseils pour devenir triathlète ça peut être un hack aussi pour apprendre mais on n’a pas encore abordé le sujet très technique du changement de pneus, des transitions etc peut-être falloir que je me mette ça dans les notes merci beaucoup merci à tous les deux des gros bisous et à bientôt

Daniel COPPENS : bisous, ciao ciao

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