#466 La Résilience à toute Épreuve avec Enis Mansour

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« Il faut oser y aller. On ne va pas être le débutant parmi 1000 pros. » — Enis Mansour

🎙️ Dans cet épisode, on reçoit Enis Mansour qui nous raconte comment il est passé d’un accident grave à un retour triomphal sur le Triathlon. Entre douleur, doute et détermination, il partage son parcours de renaissance. Une bonne dose la résilience et la passion du triathlon.

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

📝 Quelques punchlines à retenir :

• « Réussir à attraper une bouteille d’eau, c’était déjà une victoire. »

• « J’étais confiné un an avant tout le monde. »

• « Mon kiné a rigolé quand j’ai dit que je referai du triathlon. »

• « Ce L, c’était ma renaissance. »

• « On ne fait jamais la course parfaite … et c’est ce qui la rend addictive. »

💡 Le conseil d’Enis

« Faut oser. Faut se lancer. Même si l’eau est froide, même si le vélo fait peur. On devient triathlète un pas après l’autre. »

🤔 Et pour finir ?

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💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno DI MICELI: Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir triathlète.
Enis Mansour: Ouais, c’est parti.
Ermanno DI MICELI: Aujourd’hui, je vais changer avec un triathlète, un sportif et pas que avec qui j’ai eu la chance d’être mis en relation grâce à Jean-Christophe Leblévec qui a simplement commenté une de ces publications. Je m’en veux un peu parce que je n’avais pas encore spotté cet athlète qui n’est pas que un athlète.
Ermanno DI MICELI: Mais en tout cas, c’était l’occasion de faire une belle rencontre et puis on s’est dit qu’on pourrait raconter un petit peu son sa vie, ses péripéties, sa pratique du triathlon dans un épisode de podcast et je suis donc très heureux de tendre le micro à Énis Mansour. Salut Enis.
Enis Mansour: Salut Armano. Bah merci beaucoup de de m’accueillir sur ce podcast et ravi de pouvoir échanger avec toi et de parler Triathlon.
Ermanno DI MICELI: Et ben écoute, c’est un plaisir. Ouais, on a dit que en off, on rigolait, on allait on a dit qu’on essaierait d’introduire un peu le sujet du triathlon. Ouais, c’est quand même Ouais.
Enis Mansour: Maintenant que c’est fait, on n pas obligé d’en parler. T’inquiète pas.
Ermanno DI MICELI: Euh, en tout cas, j’aime bien ton ton intérieur. C’est quoi ? C’est une une guitare ou un violon que je vois derrière ? Une guitare.
Enis Mansour: une guitare.
Enis Mansour: Oui.
Ermanno DI MICELI: Tu tu pratiques aussi ?
Enis Mansour: Oui, un petit peu. C’est Je t’avoue que le triathlon a pris le dessus sur la guitare cette ces deux dernières années, mais je joue un petit peu. Oui, les transitions, l’alimentation.
Ermanno DI MICELI: Ah cool cool. Bah écoute, on va pouvoir en parler. Remarque la rajouter une 4e discipline enfin une 5e 6e 7e parce qu’il y a aussi le sommeil, l’alimentation.
Enis Mansour: Oui, exactement.
Ermanno DI MICELI: Mais rajouter une petite Ça permet de croiser aussi tu vois, ça permet de travailler les doigts. Donc pour la la natation c’est pas mal.
Enis Mansour: Quand on a une tendinite quelque part, on peut pratiquer avoir une tendinite au poignet à la place de l’avoir ailleurs
Ermanno DI MICELI: C’est ça exactement. Ou alors en avoir deux. Écoute, en tout cas, je je sens qu’on va bien se marrer pendant cet épisode. Tu l’auras compris, même quand je quand je rigolais un peu.
Ermanno DI MICELI: Off, c’est beaucoup second 3e, 4e degré avec moi. Donc, ne te vexe pas. Et chers auditrices, chers auditeurs, si vous ne me connaissiez pas encore, malgré 5 ans d’exercice de ce podcast, et ben n’hésitez pas à aller réécouter d’autres épisodes. Des fois, on se marre bien. En tout cas, je sens que ça va être ça va être le sujet du jour. Euh Enis, et ben écoute, je pense que la meilleure façon de commencer ce podcast, comme je commence tous les épisodes, c’est de te laisser la parole, te laisser te présenter. Donc dis-nous tout qui est Enis Mansour.
Enis Mansour: Et bien, qui suis-je ? Je m’appelle Nice, j’ai 35 ans, bientôt 36. J’habite à Nant. Euh pour parler de ma pratique du sport, j’ai pratiqué le sport depuis tout petit. J’ai fait surtout des arts martiaux en club quand j’étais jeune et du et du foot avec les copains toutes les semaines. Euh j’ai arrêté après pendant 10 ans parce que étude, début de carrière et cetera et je m’y suis remis à l’occasion en 2018 à l’occasion de mon premier triathlon et première expérience en sport d’endurance.
Enis Mansour: Donc j’ai découvert ça. J’ai fait mon deuxième triathlon en 2021 et du je suis tombé je suis tombé dedans. Donc maintenant j’enchaîne. Je suis je suis en club et je suis très content de d’en faire toujours plus.
Ermanno DI MICELI: Ouais, ça c’est c’est un truc c’est casse pied avec le triathlon. Souvent quand on y goûte, on tombe amoureux et on a on a du mal à s’en séparer.
Enis Mansour: C’est ça.
Ermanno DI MICELI: Bon euh et donc quel était ton premier tri à Nantes ou ailleurs ?
Enis Mansour: Non, ben à l’époque, j’habitais à Paris. J’ai fait partie de cette vague de de confinés parisiens qui qui ont voulu fuir la capitale. Euh et donc c’était à au tri.
Ermanno DI MICELI: Super sympa là-bas.
Enis Mansour: Ouais, c’est super sympa. J’avais découvert les les joies de l’eau vive, de l’eau libre. le fait qu’on voyait rien, qu’il y avait des actes partout, qu’on se prenait des coupes, c’était belle découverte.
Ermanno DI MICELI: un un un qui est sympa aussi pour commencer euh par rapport à cet environnement aquatique, enfin aquatique c’est un bien grand mot, c’est anguin. Franchement, moi j’y avais pris beaucoup de plaisir. Je sais pas s’il se fait encore mais bon, je suis plutôt jeune, donc je l’avais fait dans les années 2000. Et euh et c’est vrai que quand tu te mets à l’eau dans le lac dans le gain, hm tu te rends compte qu’il y a de la vie euh en dessous.
Enis Mansour: Bah l’avantage en en triathlon, c’est qu’on voit pas vraiment ce qui se passe. On voit à peine notre main donc on voit pas les silures et autres petites joyausé qui peut y avoir dans les fonds.
Ermanno DI MICELI: Ouais. En tout cas, ça c’est dans le nord, dans la partie nord de enfin nord, ouais, au-dessus de Lyon, quoi. Au-dessus de la Loire. Après sinon des fois on nage dans des dans des lacs qui sont qui sont super transparents, super agréables. Enfin brun, c’est sympa, même si tu commences à nager un peu au lever du soleil, le Birman, enfin pour ne citer que l’alpe de aussi, il y a un paquet de de triathlon où où dans l’eau, tu passes
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: quand même un bon moment.
Enis Mansour: OK. Ouais, j’ai jamais couru dans le sud mais voilà d’expérience même quand l’eau est à peu près transparente quand il y a pas de monde dedans, quand quand il y a 1000 triathlètes qui sont lancés, ça fait ça fait
Ermanno DI MICELI: Ouais, c’est clair.
Enis Mansour: du revenu.
Ermanno DI MICELI: C’est parti. Ouais. Euh, tu disais que tu as pratiqué le les sports de combat principalement. Euh, tu faisais quoi ?
Enis Mansour: J’ai fait beaucoup de karaté et j’ai fait un an de full contact.
Ermanno DI MICELI: OK. Waouh ! Euh moi, j’ai fait plutôt du judo.
Enis Mansour: Tu en as fait aussi ?
Ermanno DI MICELI: Euh donc moi, c’était pas la génération Karatek.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Enfin, j’étais justement de la génération Karaté Kid mais moi j’ai plutôt fait du judo. Euh avec le recul, même si tu as commencé le triathlon en 2018 he est-ce que tu trouves que la pratique de des des sports de combat en particulier le le karaté voir le full contact et aussi le foot
Enis Mansour: Oui.
Ermanno DI MICELI: ? pour coutume de me moquer un peu des footballeurs et du foot et cetera, mais on m’a fait remarquer qu’allait arrêter mais au-delà de ça, il y a quand même beaucoup d’avantages.
Enis Mansour: On
Ermanno DI MICELI: Alors que ce soit le foot ou en tout cas les sports collectifs intensifs, donc le foot, le volet, le hand, ce genre de sport, est-ce que tu trouves que ça a un impact positif sur ta pratique du triathlon aujourd’hui ?
Enis Mansour: Euh bah ce que ce qui était compliqué au début en commençant triathlon, c’était la la partie endurance parce que avec la partie sport de combat, j’avais une une grosse explosivité euh la partie euh puissance anaérobie où j’étais bien développé, mais tenir un effort longtemps, c’était c’était plus compliqué. Donc euh j’avais une bonne base d’explosivité que j’ai pu travailler en endurance et que pour pouvoir m’améliorer.
Ermanno DI MICELI: une bonne travailler
Enis Mansour: Là où ça m’a bénéficié, c’est que j’avais déjà fait des sports où il faut se faire mal, il faut il faut souffrir entre guillemets à l’entraînement et j’avais appris à bien aimer ça parce que c’est comme ça qu’on progresse et donc ça m’a pas fait peur de venir sur des séances un peu des séances de fractionn difficiles, des choses comme ça quand j’ai commencé le triathlon.
Ermanno DI MICELI: Ouais, parce que euh c’est c’est vrai que c’est l’avantage et l’inconvénient des sports. collectif ou en tout cas des sports où on pratique une certaine forme d’intensité, c’est que on a la caisse relativement à l’intensif, donc les répétitions courtes et entre guillemets violentes he sans mauvais jeu de mots par rapport au
Enis Mansour: M. Ouais, ouais, exactement.
Ermanno DI MICELI: sport de combat. En revanche, on a peut-être un petit peu moins d’endurance et donc finalement à un moment mixer un peu les deux, ça permet d’avoir un bon rapport de pratique dans le triathlon.
Enis Mansour: Mon premier triathlon, j’avais eu des crampes au bout de 200 m de course à pied, je crois. ou peut-être même moins que ça. Euh aujourd’hui, c’est un c’est un loin souvenir mais oui, c’est ça.
Ermanno DI MICELI: Ouais mais on va regarder positif des choses, c’est que tu avais déjà nagé et tu avais déjà roulé donc tu avais déjà fait quelques bonnes minutes de sport.
Enis Mansour: Je l’avais poussé un peu trop loin euh je pense.
Ermanno DI MICELI: Et c’était quoi comme distance d’ailleurs ? Tu nous as pas dit M. OK.
Enis Mansour: C un M. Oui, d’accord.
Ermanno DI MICELI: Donc distance olympique. Donc c’est c’est pas mal ça pour commencer.
Enis Mansour: Oui. Oui. Bah naïvement, j’avais vu bon 100 de nage, j’ai déjà fait. 40 de vélo, j’ai déjà fait. 10 de cours, ça devrait aller. Et j’avais pas pensé que en fait c’était les enchaînés qui étaient compliqués.
Ermanno DI MICELI: Euh, vu que tu as commencé il y a pas très longtemps, euh petite question parce que ce podcast qui porte le nom de devenir triathlète, l’objectif c’est quand même d’inciter les gens à découvrir, à devenir triathlète, à progresser dans sa pratique, voir à performer par la suite. Quand tu commences, qu’est-ce qui t’a pas alors au-delà de ce qui t’a excité dans l’idée de commencer le triathlon, d’en faire un premier mais mais qu’est-ce qui t’a le plus effrayé et qu’est-ce qui a été le plus dur pendant ce premier triathlon ?
Ermanno DI MICELI: Est-ce que c’est je te mets un peu sur la piste, est-ce que c’est les transitions ? Est-ce que c’est l’enchaînement des trois sports ? Est-ce que c’est l’enchaînement sans pause, donc sans respirer quasiment entre les trois sports ? Est-ce que c’est la perte de repère ? Enfin voilà, je t’ai donné quelques pistes maintenant tu as 2h.
Enis Mansour: Ouais, c’est parti.
Ermanno DI MICELI: Ciao
Enis Mansour: Euh alors, il y a eu plusieurs choses qui étaient compliquées pendant la course. La première, c’est l’eau froide. Euh j’ai bah j’ai été entraîné heureusement à l’eau libre peut-être de semaines avant le triathlon. J’avais fait une première natte en eau libre pour essayer et euh ça me le froid me prend complètement le la poitrine. J’ai l’impression que j’arrive plus à respirer. Euh et c’est la panique. Euh et donc quand on commence quand on commence dans l’eau, il fait froid, on arrive pas à respirer, on se prend des coups.
Enis Mansour: Euh j’ai fait quelques brasses et j’ai bien cru que j’allais abandonner. Je me suis dit « Non mais tu as pas le droit d’abandonner maintenant. tu as raconté à tout le monde que tu allais faire un triathlon maintenant assume. Euh on fait quelques brasses, on essaie de se remettre petit à petit mais c’est j’ai mis je pense sur les 1500 m qu’ avait à nager j’ai mis bien 1 km voire un peu plus à trouver ma nage à réussir à respirer. Donc il y avait l’eau froide qui était qui était compliqué. Après sur le vélo, j’étais content, la transition s’est bien passée. J’étais content d’être sur le vélo parce que c’était le sport que je pratiquais le plus même si j’en faisais pas beaucoup. par rapport à maintenant, mais c’était la le petit moment de calme, on va dire, de de faire mon vélo et après la transition vélo course à pied, c’était c’était à la fois horrible et et rigolo à observer. C’est-à-dire que il y avait la moitié des muscles qui étaient complètement cramés parce que ils ont bien travaillé sur le vélo, l’autre moitié qui était fraîche, fraîche, fraîche, le rythme cardiaque qui était bien haut.
Enis Mansour: Donc j’étais parti pleine balle sans m’en rendre compte. Mais comme je te l’ai dit tout à l’heure, au bout de 100 ou 200 m, grosse crampe, j’ai dû faire ma 10 km de course à pied en 1h20 peut-être euh parce que j’ai dû m’arrêter un nombre incalculable de fois.
Ermanno DI MICELI: Mais tu vois, c’est bien parce que ces premières expériences qui remontent pas si loin que ça pour toi et puis surtout que depuis tu me disais que tu as une vingtaine de triathlons à ton actif, donc tu as eu l’occasion euh de retravailler un petit peu ces points-là. Euh mais l’avantage, c’est que bah justement tu nous fais un retour d’expérience euh qui est très je le mot en français euh plein de plein de valeur en fait. Euh pour ceux qui vont commencer, bah déjà première chose l’eau libre. Alors éviter de nager 15 jours avant, ça s’inclut dans la préparation. Donc si vous faites une prépa de 3 mois, bah commencez à aller nager en olire déjà 3 mois avant.
Enis Mansour: Oui, c’est ça. vraiment s’y habituer et la combi, l’eau froide, le la perte de repère, faut faut vraiment s’y habituer aussi.
Ermanno DI MICELI: Voilà, déjà premier bon conseil. Deuxième bon conseil que j’en tirerai, c’est euh bah avant la euh le jour de la compétition, juste avant de vous mettre à l’eau euh avec le le départ qui est donné pour tout le monde, normalement on a accès au plan d’eau un petit peu pour aller patoger, mettre les pieds dans l’eau, tester l’eau et de toute façon, les meilleurs, ils attendent pas d’avoir le droit, ils y vont, hein. Comme on dit en anglais, il vaut mieux s’excuser que de demander s’il vous plaît. Euh donc, mettez-vous dans l’eau, surtout si c’est votre premier triathlon ou votre premier sur une distance pareille.
Enis Mansour: M
Ermanno DI MICELI: Euh et puis euh l’autre petit conseil que je retiens aussi, c’est euh le vélo, enfin la transition vélo course à pied, on le sait tous, on l’a tous vécu. On pose le vélo, on a une décharge d’adrénaline à ce moment-là, on part comme des balles.
Ermanno DI MICELI: Sauf que on a fait deux sports qui étaient allongés, portés et là, on arrive sur un troisème sport qui est debout et euh non porté. Et donc bah les le corps se réveille, les muscles se réveillent et là ça commence à faire mal partout, ça commence à cramper partout. Et puis toi, c’était au bout de 200 m. En général, c’est aller dans le premier kilomètre où on signe un premier kilomètre avec un temps qu’on a même jamais fait à l’entraînement, sauf sur des séances de de fractionnés.
Enis Mansour: Oui, c’est ça exactement.
Ermanno DI MICELI: Et puis d’un seul coup, on a on s’arrête et tout part en en cacahuète, quoi.
Enis Mansour: En général c’est 1er 2e allez 3e km dans les meilleurs jours mais après on se prend le mur et c’est la dégringolade.
Ermanno DI MICELI: Euh, sans transition, euh tu parles de se prendre le mur. Euh, tu me racontais un petit peu ton histoire en off. Toi, c’est pas un mur que tu as pris juste après avoir commencé le triathlon.
Ermanno DI MICELI: Euh, c’était un petit peu plus grave et embêtant. Euh est-ce que tu veux bien revenir un petit peu avec nous sur euh sur ce ce moment-là ?
Enis Mansour: Ouais. Alors donc comme comme on a dit, j’ai fait mon premier Triathlon en 2018, je l’ai fait un petit peu en touriste donc et et j’ai beaucoup aimé ça, le le déplacement de soi, le fait de réussir à faire ce truc que je trouvais incroyable il y a peut-être un an ou 2 ans auparavant. Et donc j’ai décidé de m’entraîner un petit peu plus et je préparais le triathlon de Paris pour 2019. Et un mois avant, pendant une un entraînement de vélo, euh je me suis fait percuter par une voiture donc qui m’a coupé la route. J’étais en plat descendant, j’étais à 45 et 50 km/h et je l’ai prise de de plein fouet. Donc Arenette à ce moment-là, bon je me souviens de de rien ni des deux semaines qui ont suivi, mais il y a eu un un petit com et un des moments bah très compliqués où j’ai mis, je pense
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: physiquement 2 ans à peu près à me remettre. Euh donc c’était voilà une période compliquée pour mon deuxième triathlonde mais je c’était devenu mon mon objectif fixe de refaire un triathlon quoi qu’il arrive malgré cet accident.
Ermanno DI MICELI: Ouais, juste pour déconner un peu, mais au moins tu tu as mis, tu as dit, tu as mis 2 ans pour t’en remettre, donc tu as pas trop vu le Covid passer finalement. Euh euh non mais plus sérieusement donc chaque frontale en plein entraînement à Renette ta courbe enfin ta courbe Garmine ou Strava ça doit être ça doit être marrant marrant
Enis Mansour: Oui, c’est-à-dire que quand vu que c’était juste avant Covid, j’étais déjà confiné depuis 1 an quand le Covid est arrivé. Donc moi, j’avais l’entraînement, j’ai pas trop mal vécu finalement. Ouais, ouais.
Ermanno DI MICELI: entre guillemets à voir. C’est que malin Coupchou.
Enis Mansour: Ouais, exactement.
Ermanno DI MICELI: Euh j’ai déjà vécu ça. C’est bizarre quand tu regardes ça.
Ermanno DI MICELI: Euh et donc euh enfin j’imagine tout un toin euh les ambulances qui arrive, qui t’évacuent et cetera. Euh toi tu as aucun souvenir de ce qui s’est passé. Euh est-ce qu’on t’a raconté au moins ou euh
Enis Mansour: Ouais. Ouais. On m’a raconté, on m’a raconté, c’est un une personne d’un certain âge, 94 ans, qui savait pas vraiment ce qu’il faisait, qui m’a qui m’a coupé la route. Il devait il devait couper la route pour pour aller chez lui, mais il a pas regardé s’il y avait du monde qui arrivait. il avait une conduite très hésitante. Donc j’ai sûrement dû croire que il s’arrêtait pour me laisser passer alors qu’en fait il s’arrêtait pas, il a redémarré après. J’ai pas pu l’éviter.
Ermanno DI MICELI: et du coup donc tu vas-y
Enis Mansour: Euh donc ouais, je l’ai je l’ai pris. Euh il y avait mon mon ex qui était juste derrière donc qui a qui a pas vu la scène, elle était un petit peu derrière mais qui est arrivé juste après et qui a pu appeler les les secours.
Enis Mansour: Et là où j’avais eu beaucoup de chance aussi, c’est qu’il y avait eu je crois qu’il y avait un tournoi de foot dans le coin à ce moment-là. Donc, il y a eu une un une médecin du SAMU qui passait par là, qui est rentré chez elle en civil et qui a vu l’accident, donc qui a pu intervenir et euh bien organiser les secours euh parce que on avait appelé les pompiers à la base, mais elle a vu la gravité de la situation. Elle a dit « C’est pas les pompiers, c’est le Samu. » Elle leur expliqué la situation, ils sont arrivés avec le bon matos. Il y a eu un brancardier du Samu qui passait juste après. Donc, ils ont pu à deux me dégager mon casque qui était en train de m’étrangler. J’étais en train de devenir bleu.
Ermanno DI MICELI: Ah ouais, la totale.
Enis Mansour: Donc j’ai beaucoup de chance là-dessus.
Ermanno DI MICELI: Et et du coup, enfin, ton casque était en train de t’étrangler parce que tu as pris un tu as pris un choc frontal, tu as eu un trauma crranien et puis tu étais en train de de de gonfler ou est-ce que c’est parce que tu avais mal positionné ton casque ?
Ermanno DI MICELI: Est-ce que tu te souviens de tout ça ?
Enis Mansour: Ouais, je me souviens pas. Il était pas mal positionné mais avec le choc, il a dû se décaler vers l’arrière ou quelque chose comme ça. Et donc la sangle a attraper attraper la gorge et comme vu la violence du choc, elle soupçonnait une une fracture à la une fracture cervicale, ce qui était le cas. Donc elle a eu bien raison de faire gaffe à pas enlever le casque n’importe comment.
Ermanno DI MICELI: OK.
Enis Mansour: Euh et donc ils ont réussi à la c’est pour ça qu’ ils ont dû le faire à deux et ils ont réussi à bien le faire.
Ermanno DI MICELI: Waouh ! C’est c’est glaçant quand même comme histoire. Mais en même temps, ça ça permet justement bah de de se préparer ou enfin pour autant qu’on puisse se préparer mais en tout cas d’être alerte sur le fait que bah quand on est sur le vélo, c’est pas c’est pas forcément innocent et ça peut arriver à tout le monde même quand on même quand on essaie de de faire attention à ce qu’on fait et surtout quand on n’est pas responsable.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Euh donc trauma crranien euh grave là tu es tu es évacué, tu es pris en charge. Euh petit petit com euh tu restes un peu 15 jours dans le coltard.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Comment se passe euh la récupération après ?
Enis Mansour: Euh la récupération après, alors c’est ça a été assez comment dire j’ai j’ai pendant deux semaines, j’ai aucun souvenir mais les souvenirs sont revenus enfin ont recommencé à s’imprimer petit à petit. Donc ça veut dire que pendant les deux semaines qui ont suivi, je me souviens d’une d’une chaussure de des gens qui m’ont visité un mois après l’accident à l’hôpital où j’en ai aucun souvenir. Donc euh dans mes souvenirs, je me suis réveillé un jour, je comprenais pas où j’étais. J’ai posé la question et on m’a expliqué et cetera, mais je pense que cette scène est arrivée entre six fois, si ce n’est plus. Et donc je me suis je me suis réveillé, je me suis retrouvé dans un hôpital attaché au lit avec dès que je bougeais des des douleurs effroyables, bah la cervical qui était cassée.
Enis Mansour: Justement, j’avais les dents de devant qui qui avaient sauté aussi avec les nerf qui étaient à vif. Donc quand je buvais de l’eau, que je respirais, ça faisait mal. Et je me suis retrouvé comme ça à pas comprendre ce qui m’arrivait. Et donc petit à petit, j’ai réussi à à reconstituer l’histoire. Je sais pas combien de fois on me l’a raconté. Et donc là, la récupération c’est petit à petit, c’est-à-dire que on prend les les petites victoires les unes après les autres. Réussir à attraper une bouteille d’eau pour boire, c’est déjà on est content. Ensuite réussir à attraper un stylo ou une tasse ou des des choses plus fines. C’est les challenges que qu’on se lance, réussir à se lever, marcher un petit peu. J’avais un fauteuil roulant, un déambulateur à disposition que je refusais absolument de toucher parce que cétait enfin j’avais envie de remarcher. Je voulais pas entendre parler. Un peu la tête de Mul. Je pense que j’étais un peu fatiguant pour les pour les personnes qui m’accompagnaient, pour les soignants mais je voulais pas en entendre parler.
Ermanno DI MICELI: Et à ce moment-là, les médecins, alors encore une fois, pour autant que tu t’en souviennes, peut-être qu’on te l’a raconté, mais en tout cas le les premiers prices, une fois que tu es pris en charge à l’hôpital, que tu es traité, je sais pas s’il y a eu opération ou pas, mais les premiers pronostics c’est quoi ? tu marcheras plus, tu te lèveras plus, tu Ouais.
Enis Mansour: Ouais, les premiers prices, c’est euh on n’y croit pas vraiment, on envoie on envoie régulièrement des accidents comme ça. Le cyclist ne s’en sort pas. J’ai été en réa pendant 10 jours quand même, ce qui est plutôt long d’après ce qu’on m’a dit. Euh et après petit à petit, comme on est assez stabilisé, quand ma ma vie n’était plus en danger, on m’a dit « Oui, effectivement que on a commencé à me renseigner sur les côter et cetera pour les les handicaps à la fois physique et mentaux. » Euh effectivement, donc on m’a dit on m’a on m’a pas dit frontalement que je marcherai plus mais on m’a dit on verra ça évolue n na mais on m’a incité fortement à m’habituer au fauteuil roulant et au d’ambilateur parce que ça serait ça ma vie et quand j’ai demandé si je pourrais refaire du triathlon au kiné il m’a il a presque rigolé avant de se ressaisir.
Ermanno DI MICELI: Il se passe quoi ? Je te coupe mais il se passe quoi à ce moment-là ?
Enis Mansour: Ouais, vas-y.
Ermanno DI MICELI: Alors je le rappelle, tu as plus de souvenir ou à ce moment-là ça s’imprégnait pas. Mais de ce de ce qui te reste euh il se passe quoi quand un médecin te dit ça ? te dis pas forcément tu marcheras plus ou tu feras plus de tri mais habite-toi habitue-toi au fauteuil roulant ou au déombulateur. Ja.
Enis Mansour: Euh dans dans mon souvenir, donc ça c’était la scène que je te raconte, c’est peut-être 3 semaines après l’accident. Donc euh on n’est pas sur les deux premières semaines où j’étais inconscient ou semi-conscient, je racontais n’importe quoi à longueur de journée. Mais ce dont je me souviens, c’est euh « OK, ils ils y croivent pas, mais moi je vais y croire parce que de toute façon, j’ai rien de mieux à faire. Euh je je me vois je me vois pas abandonner maintenant. Moi, j’ai toujours eu un faible pour les histoires de comeback exceptionnelles comme ça.
Enis Mansour: Ça m’a toujours ça m’a toujours inspiré dans dans des films ou dans le sport. On pourra parler de foot là-dessus si tu veux que tu pourras te remoquer de foot.
Ermanno DI MICELI: Non non, ça y est, je fais plus ça, je fais plus. J’ai compris. Mais mais mine derrière, tu vois, c’est dommage parce que j’admire énormément les sportifs, quel que soit le sport dont on parle, l’esprit sportif, les valeurs sportives, le dépassement de soi et cetera. Et le foot, c’est juste que c’est euh euh c’est un endroit où on peut facilement taper parce que il y a déjà extrêmement populaire et donc il y a il y a de tout euh et de tout le monde dans le foot et notamment dans les excès dans un sens comme dans l’autre. Euh et donc moi ce qui m’agace c’est certains footballeurs euh qui sont euh qui sont vraiment dans l’excès ou dans la caricature euh d’eux-même, voire même de du sportif lambda quoi.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Euh et c’est pour ça que je tape à chaque fois euh euh facilement sur le foot, mais je pourrais taper sur d’autres sports.
Ermanno DI MICELI: Mais euh non, je je j’ai décidé d’arrêter sur le foot. J’ai encore relu les commentaires de certains auditeurs et j’arrête, j’arrête de bien compris.
Enis Mansour: Oui.
Ermanno DI MICELI: Je vous embrasse d’ailleurs. Mais ouais.
Enis Mansour: Donc oui, là j’ai j’ai arrêté j’ai arrêté de regarder le foot depuis un petit moment maintenant, mais quand j’étais à j’adorais ça et c’était la la fameuse finale Liverpool Milan où Milan gagnait 3-0 à la mi-temps. c’était la meilleure équipe du monde et euh Liverpool qui était l’outsider a réussi à remonter et à gagner. Et ça ça c’est un c’est un match qui m’a toujours inspiré ou à chaque fois que je suis dans des situations un peu difficiles, je me dis si eux avaient abandonné à la mi-temps, ils n’auraient pas gagné. Donc je vais pas abandonner non plus.
Ermanno DI MICELI: Ouais ouais. On pourrait parler aussi de la Europe France-Italie où l’Italie gagnait jusqu’à la avant dernière seconde et puis puis voilà.
Enis Mansour: Donc c’est un peu à ça.
Enis Mansour: Voilà. Ouais exactement.
Ermanno DI MICELI: Et en tant que franco-italien forcément j’ai ma petite j’ai versé ma petite larme pas pour les Français. Soit on pourrait en parler mais ouais donc toujours un petit fait pour les histoires de comeback dans les films dans le sport et autres.
Enis Mansour: C’est ça exactement.
Ermanno DI MICELI: Et est-ce qu’à ce momentl tu te sens tu te sens investi d’une sorte de mission et de te dire aujourd’hui c’est moi le comeback quoi ?
Enis Mansour: Oui, c’est ça. Je me suis dit si toutes ces dans toutes ces histoires là, si le héros abandonne quand il a des difficultés, il y a pas de film.
Ermanno DI MICELI: Oui.
Enis Mansour: Euh il y a pas d’histoire donc c’est moi le comeback. Non seulement je vais refaire du triathlon mais je ferai un L un jour. À l’époque un L pour moi c’était un truc de grand malade. Euh j’en ferai un un jour. Je referai des M et je mettrai une heure de moins à faire mon M que ce que j’ai fait à mon premier. Je lâche pas la faire maintenant.
Ermanno DI MICELI: Oh, C’est c’est vachement inspirant. Mais et tu visualisais justement le non, je je serais plus fort que ça, j’irai au-delà de ça, je ferai je ferai un L un jour ou est-ce que la première étape c’était pas bah je vais me lever, je vais marcher ou ce qui te ce qui t’animait vraiment c’était les étapes d’avant. Oui, il faut les faire mais moi ce qui m’anime c’est retourner sur un tri.
Enis Mansour: Euh un peu des deux. Alors ce qui m’a animé à ce moment-là, c’est ce qui a créé une espèce de rage, c’était je veux retourner sur un tri, c’est hors de question que j’écoute que j’écoute ce qu’on ce qu’on me dit là, j’abandonne pas. Et après, c’était effectivement, je sais que pour arriver là, il y a beaucoup beaucoup d’étapes à faire avant. Donc il y a 1 million de petites victoires à à gagner avant ça. Et donc je commence par me lever, je commence par battre l’orthophoniste au Puissance 4. Je commence par faire des Il paraît qu’elle m’aurait laissé gagner, mais moi j’y crois pas non plus ça à cette théorie.
Enis Mansour: Euh donc voilà, il y a plein de plein de petites histoires, plein de petites histoires de petites victoires qui a à gagner avant. Donc c’est pas ce qui m’animait au quotidien, mais c’est ce qui me motivait de me dire « Allez, 1 cm après l’autre. Euh c’est la route va être longue, mais on va y arriver.
Ermanno DI MICELI: Et ouais et surtout sur un L, ça fait beaucoup de centimètres à parcourir. Euh combien de temps il te faut ? justement pour parcourir plusieurs centimètres parce que forcément quand tu tu sais plus te lever, tu sais plus marcher, tu sais plus réfléchir, tous ces genres de choses qui finalement on se rend pas compte mais on a énormément de chance de tenir debout, de pouvoir tenir une tasse. On était en train de boire un petit verre tout à l’heure. Euh donc tout ça c’est des choses dont on se rend plus compte mais qui sont qui sont pas iné qu’on a appris depuis qu’on est né. Puis des fois quand on fait un reset, notamment quand notre cerveau fait un reset, et ben on sait plus faire tout ça. Il te faut combien de temps de rééducation ?
Ermanno DI MICELI: Tu passes combien de temps à l’hôpital ? Enfin, tu as dit que tu as mis 2 ans pour t’en remettre physiquement et pour refaire un tri.
Enis Mansour: H ouais.
Ermanno DI MICELI: Mais avant de refaire un tri, enfin, il te faut combien de temps pour te remettre debout d’apomb quoi ?
Enis Mansour: Euh compliqué à dire parce que c’est très très graduel et je pense que même quand j’ai refait mon premier tri 2 ans après, j’étais pas complètement complètement remis.
Ermanno DI MICELI: Eh Eh, Ok.
Enis Mansour: J’avais encore plein de blessures. J’ai dû marcher courir sur tout le sur tout le la partie sur toute la partie course à pied. Les étapes, ça a été bah sortir de l’hôpital. J’ai je voulais absolument sortir de là parce que ça me déprimait un petit peu. Il y avait j’étais euh dans un hôpital avec beaucoup de gens qui étaient victimes d’AVC qui étaient complètement enfin il y avait peu d’espoir de de rémission et donc ça me déprimait vraiment d’être d’être avec eux.
Ermanno DI MICELI: É
Enis Mansour: Je voulais absolument sortir parce que et retrouver une vie une vie à peu près normale.
Enis Mansour: Donc j’ai réussi à remarcher un petit peu, sortir. Je suis sorti debout de l’hôpital et j’en étais très fier. Euh je suis rentré chez moi, après je suis allé courir mais parce que j’étais en train d’exploser chez moi. Donc je suis allé courir avec mes j’avais deux vertèbres lombaires cassées. J’avais ma ma minerve autour du cou, les dents devant qui manquaient, plein de fractures partout, mais je suis allé courir quand même. Alors pas très vite et pas très longtemps, mais j’avais envie de me dire « OK, je suis encore capable de faire ça. »
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Euh il y a eu ça petit à petit, je courais de plus en plus. J’ai refait un 10k à Paris en novembre. Donc l’accident était en mai. En novembre, je refais un DK mai 2019. Ouais.
Ermanno DI MICELI: Mais ouais, bien sûr.
Enis Mansour: Je refais un DK, je sais plus comment il s’appelle, indicat à Paris en novembre. Euh que je sais plus en combien de temps je fais euh plus qu’une heure je pense.
Enis Mansour: Mais bon, c’est pas ce qui était important. Ce qui était important c’est d’avoir une médaille, mettre un dossard et avoir une médaille.
Ermanno DI MICELI: Ah.
Enis Mansour: Euh j’ai j’ai fait un petit triathlon mais un faux triathlon à faire un S avec 5 km en nager 750 m en piscine puis 5 km 20 km à Vibon puis 5 km de course à pied que j’ai eu beaucoup de mal à finir des périostites des aponvroses des trucs qui explosent dans tous les sens mais que j’ai réussi à finir quand même. Donc c’était une étape importante aussi. Euh et donc petit à petit voilà le j’ai refait ma première sortie en vélo de route un an pile en fait un an pile après le l’accident. L’accident était le 12 mai. Je crois qu’on a été déconfiné le 11 mai 2020 et donc c’était parfait pour que le lendemain je fasse je boucle la boucle avec une sortie une nouvelle sortie vélo.
Ermanno DI MICELI: C’est Ouais.
Enis Mansour: Donc je reprends je reprends un un nouveau vélo de route que j’ai acheté parce que évidemment le premier a explosé.
Enis Mansour: Euh un an après, donc j’étais très content de pouvoir refaire du vélo. Un mois après, je partais, je voulais faire le ventou parce que pourquoi pas euh je voulais faire le ventou, sauf que c’est vrai que ça je t’avais pas raconté mais c’est ce qui rend l’histoire encore plus marrante. Euh donc en juin 2020, du coup j’ai j’avais pris le vélo depuis un mois. Je m’entraîis un petit peu dans le coin du ventou avant de le monter 2 jours après. Là, je me refais percuter par une voiture.
Ermanno DI MICELI: Non mais
Enis Mansour: Dis mais bon, il y a un moment faut peut-être faut peut-être arrêter, je sais pas, j’ai un problème. Alors, j’ai j’ai fini aux urgences quand même pour contrôle mais j’avais rien d’autre que des grosses pizzas. Alors, le vélo a fini aussi à la casse. Il était complètement complètement Mais mort. j’avais rien d’autre que des pizzas et des des grosses contusions.
Ermanno DI MICELI: à ce moment-là, tes proches, il dev il devait devenir fou.
Ermanno DI MICELI: Où tu as gardé ?
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Tu l’as gardé pour toi ?
Enis Mansour: Non non. Bah ouais, ils sont devenus fous. Je l’ai pas dit à mes parents. Je l’ai dit à mes parents très tard après.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Euh mais oui, c’était c’était c’était compliqué et là j’ai vraiment douté.
Ermanno DI MICELI: Hm.
Enis Mansour: Je me suis dit « Mais si ça se trouve, je suis juste pas fait pour le vélo ». Encore, c’était pas du tout ma faute. C’était quelqu’un qui qui était derrière moi qui doublait sur une C’était même pas un virage, c’était une courbe. Elle a vu une voiture arriver en face, elle a paniqué donc elle a décidé de se rabattre sur le cycliste.
Ermanno DI MICELI: Ouais, c’est c’est le meilleur choix à faire finalement entre prendre une voiture et écraser un cycliste, vaut mieux écraser les cyclistes.
Enis Mansour: Voilà.
Ermanno DI MICELI: Le le plus drôle, c’est les Ah mon pauvre !
Enis Mansour: Oui. Et puis elle avait le temps de piler, hein. Donc elle venait d’avoir le permis.
Ermanno DI MICELI: Et du coup, bon là, tu avais Ouais, juste quelques pizzas donc quelques quelques égratinures et raflure. Le vélo à la casse mais toi ça va. Mentalement par contre, tu as dû reprendre un bon gros coup.
Enis Mansour: Ouais, c’est ça. J’ai pris un bon gros coup mentalement et c’est là, c’est la première et seule fois où je me suis demandé si je continuais ou pas. Donc j’ai Ouais, j’ai vachement hésité. J’ai j’ai fini par décider de m’y remettre quand même parce que j’en j’en avais besoin. J’avais besoin d’aller d’aller me défouler, de courir. C’était bah c’est comme c’était compliqué aussi, c’était compliqué à tous les niveaux. Là, on a beaucoup parlé de physique mais mentalement, psychologiquement, j’ai perdu mon boulot à ce moment-là où j’avais un un bon boulot et j’étais en pleine en pleine ascension, on va dire.
Enis Mansour: Ça a été un peu stoppé. Donc je me disais bon le là je vois que je progresse sur le le triathlon, je vois que je je progresse donc je vais continuer à m’accrocher à ça. Donc j’ai pu m’y remettre pas longtemps après à partir du moment où les les contusions étaient passé où je pouvais marcher à peu près normalement j’ai pu me remettre. Donc il y a eu cette étape là. Ensuite, bon pendant l’année qui a suivi, je m’étais inscrit au triathlon de tour, le tourman qui est devenu Iron Man mais qu’il était pas encore à l’époque. Euh et donc j’ai refait mon j’ai fait mon deuxème M et j’étais très fier parce que j’avais fait mon premier en 3h29 et j’ai réussi à faire le deuxème en 3h28. Donc j’étais vraiment super fier de d’avoir gratté cette je crois qu’il y avait même pas une minute, il y avait 30 secondes d’écart entre les deux mais c’était exactement c’est ça je peux dire ça comme ça ou
Ermanno DI MICELI: Mais le pas le même quoi. Le premier c’était la découverte et le deuxième c’était ta renaissance finalement parce que tu as tu as commencé à faire du triathlon deux fois dans ta vie.
Enis Mansour: donc c’était le premier traiton de ma de ma deuxième vie et donc oui c’était une fierté immense d’avoir réussi à à aller au bout en plus il y avait la nat sans sans combi.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: C’était la seule fois de ma vie où j’ai fait une nat sans combi. Il faisait très chaud. Euh mais c’était Ouais, c’était super content à la fin. Fierté énorme. Et euh donc c’était c’était le deuxième. Et après on a j’avais pris un stage de un stage de triathlon euh avec les Bornet, je sais pas si tu connais c’est avec les Bornets et il y avait comme coach Audre Merle qui OK, super.
Ermanno DI MICELI: Ouais. qu’on a déjà eu sur le podcast il y a très très longtemps.
Enis Mansour: J’ai pas vu cet épisode. OK. Bah ouais, ça fait bah elle avait fait les GOI 2016 avec la France.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Ouais. Et donc avec Audre Merl et c’est là où vraiment où j’ai vraiment adoré cette expérience là.
Enis Mansour: Euh j’avais bouclé ma boucle en faisant mon deuxième triathlon. J’avais trouvé ça vraiment cool et j’avais envie de m’y remettre un peu. Mais c’est vraiment ce stage qui m’a avec plein d’autres triathlètes qui étaient pour la plus part bien meilleur que moi et de voir Audrey la façon dont elle nageait, elle courait et cetera où je me suis dit « Ah ouais, c’est vraiment trop cool quand même. J’ai beaucoup de progrès à faire et j’ai envie d’aller les faire et ça m’a vraiment motivé et donc je me suis entraîné un peu plus intensément et j’ai fait j’ai réussi à faire mon 3è triathlon en septembre d’après. 2 3 mois après tour où là j’ai fait moins de 3h donc un un RP de 35 minutes ce qui m’arrivera plus jamais aujourd’hui mais j’étais très content de de ce RP de 35 minutes.
Ermanno DI MICELI: Ah, tu m’étonnes. Et euh euh donc là, tu la la machine était relancée euh par rapport à à tes entraînements. Donc on l’aura bien compris, la première fois bah tu t’entraînais tout seul.
Ermanno DI MICELI: Euh la deuxième fois tu redevenais triathlète donc tu t’es certainement entraîné tout seul.
Enis Mansour: M.
Ermanno DI MICELI: Est-ce que les fois suivantes tu as un peu mieux structuré ton entraînement ? Est-ce que tu as pris un coach ? Est-ce que tu as été dans un club ? Comment est-ce que tu aujourd’hui tu tu t’entraînes et tu tu fais en sorte de pouvoir progresser dans ta pratique ?
Enis Mansour: Ouais. Euh bah il y a eu plusieurs étapes depuis à l’époque, j’avais plein de blessures et cetera. Le concept de fractionner me faisait peur. Je voulais surtout pas en faire parce que j’avais peur de de me reblesser. Et donc j’ai dû traiter toutes ces blessures là. J’ai fait une douzaine de kinés euh qui ont pu m’apporter des choses mais pas complètement me guérir jusqu’à ce que j’en trouve un euh qui non c’est une douzaine de kinés différents qui podologue ostéo voilà à à Paris
Ermanno DI MICELI: Ah oui, une douzaine c’est pas une douzaine de séances de kiné.
Ermanno DI MICELI: Tu as tous les kinés de ta région.
Enis Mansour: puis à Nant.
Ermanno DI MICELI: OK.
Enis Mansour: Euh donc jusqu’à ce que j’en trouve un à à Nantes qui est qui a réussi à me guérir que j’ai pris comme coach après je salue Lionel s’il m’écoute je lui enverrai le podcast. Euh et donc à partir de là j’ai j’ai pu guérir et recourir à peu près normalement. Il m’a modifié ma foulée pour que je me fasse moins mal, que je mette moins de pression. Et donc à partir de là, j’ai pu m’entraîner tout seul correctement, on va dire.
Ermanno DI MICELI: Ok.
Enis Mansour: où je faisais peut-être quatre quatre entraînements par semaine ou cin quelque chose comme ça. J’ai refait une saison en faisant des triathlon tout seul. Euh en m’entraînant tout seul, j’avais pas tellement de notions de plan d’entraînement. J’allais courir longtemps, j’allais rouler longtemps et j’allais neiger longtemps et euh et j’étais content avec ça. Et ensuite, j’ai intégré un club à partir ma 3e saison de Triathlon.
Enis Mansour: J’ai intégré le club de Nantes pour avoir à la fois des entraînements plus structurés, des copains avec qui partager euh l’entraînement, avec qui aller sur des courses.
Ermanno DI MICELI: Ok. Ah, tu m’étonnes, tu m’étonnes.
Enis Mansour: Ça change quand même la vie.
Ermanno DI MICELI: Et euh et tu es toujours chez tu es toujours au club de de triathlon aujourd’hui et comment ça se passe ?
Enis Mansour: Oui, c’est ça. Toujours au TCM.
Ermanno DI MICELI: Euh est-ce que tu tu arrives à nouveau à progresser ? Alors, tu l’as dit, tu referas plus tu battras plus jamais ton record précédent de 35 minutes. Euh ou en tout cas, si tu y arrives, c’est que tu as vraiment bien progressé. Euh mais ouais, est-ce que tu tu arrives à à trouver du plaisir dans ta progression euh ou est-ce que tu es passé en mode pratique régulière avec des objectifs que tu te fixes dans la saison ?
Enis Mansour: Alors, les deux, je trouve encore beaucoup de plaisir à progresser et là encore Je j’ai commencé par juste suivre les entraînements du club. C’était c’était nouveau pour moi d’avoir autant de séances de qualité, de fractionner et cetera.
Enis Mansour: Donc j’ai beaucoup progressé ma première année. C’est bon, on y reviendra mais j’ai pu faire j’ai pu enfin faire mon L. Euh ensuite, je m’étais inscrit, je me suis dit bon bah maintenant je vais faire un marathon parce que je suis un fou. Et euh là, j’ai commencé à m’entraîner beaucoup plus précisément à la à la à la théorie de l’entraînement. de comprendre ce que c’était les zones, de comprendre ce que ce que c’est que la VMA, le seuil et cetera et cetera. Donc j’ai fait une année où je me faisais mes propres plans. J’ai continué à progresser un peu mais mais pas assez à mon goût et et j’y mettais beaucoup de volume pour pas beaucoup progresser. Donc c’est là que j’ai pris un coach perso en plus euh pour continuer à progresser et aller chercher aller chercher des objectifs un peu plus ambitieux.
Ermanno DI MICELI: OK. Donc tu as fait ton premier L après une saison au TCN sur le sur lequel tu avais jeté ton dévolu et surtout comment est-ce que ça s’est passé ?
Enis Mansour: Alors sur lequel j’avais jeté mon Devolu, c’est j’avais fait le 703 des Sables d’olon euh parce que c’est pas trop loin de Nantes et parce que Iron Man, les paillettes, c’est super bien organisé.
Enis Mansour: Euh c’est bon ça ça vend du rêve. Euh et donc je me suis inscrit au SA et j’étais arrivé au TCN en disant je vais au TCN pour pour m’inscrire au Sabdol pour faire pour faire le mon premier L. Donc j’étais au taquet sur les inscriptions
Ermanno DI MICELI: Ok. avait
Enis Mansour: dans dans la file d’attente. Je m’étais connecté je sais plus une demi-heure avant ou quelque chose comme ça. Bon parce que tu connais ça doit être encore pire maintenant. Là c’était en novembre 2022 donc aujourd’hui je pense que c’est pire pour pour réussir à avoir une place.
Ermanno DI MICELI: pris une journée de congé pour être sûr d’être derrière l’ordinateur au moment où plante.
Enis Mansour: Ouais, quasiment j’avais j’avais eu une réunion dans mon agenda et euh donc bon, j’ai je me suis entraîné et cetera et donc arrivé au arrivé au sable, c’était ça s’est super bien passé. Euh super bien passé, super sensation. Forcément, on arrive, il y a les les toute la ville est devenue Iron Man, il y a des logos partout, des énormes arches, les tapis rouges, beaucoup de monde, des goodies, Iron Man partout.
Enis Mansour: Donc, j’essaie de rester de rester concentré. Je fais mon petit run de de Shake off la veille pour pour me réchauffer et cetera. J’essaie de bien de bien manger, de bien dormir. Bon, j’étais avec avec un copain du club, on a fini par manger une pizza. Je sais pas si c’est la meilleure définition de bien manger la une veille de course mais bon.
Ermanno DI MICELI: Écoute, moi je reste persuadé et je reste un grand défenseur de l’alimentation plaisir aussi, surtout la veille de course.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Si tu es bien dans ta tête au moment de prendre ton départ et surtout si tu es si tu es en paix, si tu es en accord avec le fait que tu as mangé un truc qui te faisait envie et bah tant mieux quoi. Après, c’est sûr que si tu t’invales quatre pizzas, qu’elle reste sur ton bid et que le lendemain matin au réveil arrives pas à fermer la combi, ça c’est autre chose. Mais mais l’alimentation plaisir fait partie aussi de de ce moment que tu vas t’accorder en aant en allant vers ton objectif.
Enis Mansour: Ouais ouais carrément.
Enis Mansour: Oui c’est ça. Il y a tellement de stress de toute façon une veille de course et même un matin de course que faut réussir à trouver le bon équilibre entre manger quelque chose qui va pas te rester sur le bide et quand même ne pas trop ne pas trop rajouter du stress et de la pression.
Ermanno DI MICELI: C’est clair.
Enis Mansour: Donc après le le la natte se passe super bien. Je fais un temps que que j’avais jamais fait et que je referai plus. Mais bon, il y avait peut-être un peu de courant dans le dos mais on va oublier. On va pas le dire. Tu le couperas au montage.
Ermanno DI MICELI: Ça va ? Donc si vous l’entendez auditrice et auditeur, c’est peut-être juste que vous avez été sur la vidéo sur que je n’aurais pas coupé ou alors je le laisserai juste en bonus à la fin pour le plaisir.
Enis Mansour: Oui, c’est ça. Donc super nat. Après, je prends le vélo. Bon là encore je petite crampe, menace de crampe au molet au bout de 1 ou 2 km à vélo. Je dis « Oh non, pas encore c’est pas possible. »
Enis Mansour: Donc pendant tout le vélo, j’essaie de gérer ça en mettant plus de force avec un plus gros braquet ou alors en mettant plus de cadence, j’alternais pour tenir la crampe à distance. Ça ça a été menaçant pendant tout le vélo mais ça a pas ça s’est pas déclenché. Euh donc j’arrive au moment où je pose mon vélo, j’entends que Pierre Lec vient de finir, il vient de finir la course.
Ermanno DI MICELI: Et pas le vélo, il vient de finir le triaton.
Enis Mansour: Euh c’est je pense qu’ je crois qu’il préparait les GO à ce moment-là, donc il s’entraînit beaucoup sur du M, il a fait que 3è. Voilà, il avait gagné l’année d’avant, je crois que c’était ça.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Donc bon, ça fait toujours plaisir de dire « Waouh, je suis sur la même course que Pierre Lec ». Incroyable. Euh donc euh je pose mon vélo, je m’engouffre une banane entière à ce moment-là en en la poussant dans la bouche comme ça. Euh évidemment, elle me reste un peu sur le bid sur les peut-être 3 premiers kilomètres de la course, mais bon, je pars, je pars pleine balle, je sais plus.
Enis Mansour: Je pars une minute au kilo audessus de mon allur, je suis rattrapé par la patrouille très très vite. Il y a sur le 703 des sables, il y a peut-être 2 km sur le goudron et après il faut passer sur la plage pendant pas longtemps mais on passe sur la plage et après il y a des escaliers pour monter sur le ramblet. Et là le sable plus les escaliers, ça m’a complètement coupé les jambes. Donc après il restait peut-être 18 km à faire léger.
Ermanno DI MICELI: Ça va ?
Enis Mansour: Donc bon, ça j’ai réussi à courir tout du long déjà. C’est c’est super cool. Il y avait plein de monde qui encourageait. J’en garde voilà des souvenirs de c’était c’était vachement dur. J’ai pas beaucoup pu accélérer. J’étais en en gros positif split. J’ai fini beaucoup plus lentement que je que je n’ai commencé. Mais super souvenir et beaucoup de monde. Il faisait beau. Il a il y avait du vent dans un sens mais on avait dans le dos dans l’autre.
Enis Mansour: Bon, bah il y avait le vent de face dans dans l’autre sens et c’était un aller-retour.
Ermanno DI MICELI: Ça aussi je le laisse ou je Ouais.
Enis Mansour: Donc c’est ça, ça s’équilibrait.
Ermanno DI MICELI: Donc donc voilà, ça ça s’équilibrait quoi.
Enis Mansour: Et puis voilà, on arrive sur le tapis euh le tapis, je sais plus si il était rouge ou bleu sur le tapis coloré euh de de l’arche et là il y a tous les ces souvenirs de de mon
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: accident qui reviennent, le kiné qui qui me laisse entendre que je pourrais plus faire de triathlon et cetera et tout qui me revient à ce moment-là.
Ermanno DI MICELI: Ok.
Enis Mansour: Et donc quand je passe à la ligne d’arrivée, enfin je suis super content. Je je regarde même pas mon temps à ce moment-là. Mais euh j’avais un temps j’avais un temps cible mais bon je j’avais aucune idée de si j’allais le faire ou pas. Il se trouve que je l’ai très largement fait mais euh c’est pas ce qui est important à ce moment-là. à ce moment-là, juste je je savour le fait que j’ai fait j’ai fait mon L et que j’ai j’ai conjuré le sort ou bouclé la boucle ou app ça comme on veut mais c’était une page qui se tournait
Enis Mansour: quoi.
Ermanno DI MICELI: Ah, c’est beau, c’est beau. Et et forcément, bah c’est ce qui a donné aussi le l’élan, ce qui a ce qui a allumé la flamme de la suite parce que aujourd’hui euh tu as fait ce premier L en 2023 au Sable Dolon, mais
Enis Mansour: H ouais, exactement.
Ermanno DI MICELI: c’est pas pour autant que tu as rangé le vélo et puis tu as laissé tomber. tu as continué et tu continues toujours à pratiquer et à prendre du plaisir en triathlon.
Enis Mansour: Bah c’est il y a eu donc j’étais j’étais super content avec ce L c’était un bonheur absolu mais il me restait l’objectif de faire une heure de moins que avant mon accident ce que j’ai fait 2 mois plus tard à Clay sur M et après je me suis dit bon bah là je fais 5h9 au Sabdolon sous les 5h ça serait bien quand même. Donc on va s’entraîner pour ce que j’ai essayé de faire l’année d’apfrique, j’ai pas réussi que j’ai réussi à faire cette année. Mais il y a toujours il y a toujours un objectif après et c’est ça qui est c’est ça qui est parce qu’on je finis les sald, je dis bon, j’ai quand même une crampe sur le sur le début
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: du vélo, j’ai dû gérer la course à pied, je suis parti trop fort. Peut-être que je peux faire mieux quand même si j’étais parti un peu comme si, j’aurais peut-être fait plutôt comme ça. et on fait jamais la course parfaite et on se dit qu’on peut toujours en corrigeant certains trucs, on pourrait faire un temps incroyable et être encore plus fier de soi. Donc j’ai été pris dans l’engrenage.
Ermanno DI MICELI: Ouais. Après, c’est c’est un truc sans fin, quoi. C’est-à-dire que effectivement, tu veux tu te dis toujours comme tu fais jamais la course parfaite, tu te dis toujours que tu peux t’améliorer.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Là, je rentre d’otilo qui sont les championnats du monde de Swim Run et c’est vrai que avec mon binôme, on a bien souffert mais on se dit que quand Hugo Tormentau et son binô il y a il y a 2 ans ou il y a 3 ans font 7h et 59 secondes, est-ce qu’ils auraient voulu faire un sub 7h ?
Ermanno DI MICELI: évidemment, mais en réalité ils gagnent et les 59 secondes, bah elles sont t ils sont toujours dans les 7h, ils ont pas fait 7h à 1 minute et donc effectivement on veut toujours faire mieux et on se dit toujours que si on a juste si ou on fera mieux. En revanche, sur des épreuves comme le triathlon, bah des fois il suffit d’un petit ajustement pour enclencher la théorie du papillon et du coup complètement désorganiser, désorienter tout le reste. Donc comment tu t’organises depuis 2023 pour faire mieux à chaque fois ? Mais mais pas mais pas que le château de carte s’effondre.
Enis Mansour: Euh alors entre 2023 et 2024, je pense que ça a été j’ai plus de volume tout simplement. J’ai j’ai fait plus d’heures euh plus d’heures à pied, plus d’heures sur le vélo, plus d’heures dans l’eau et de bah j’étais avec le club, j’avais pas pris de coach perso.
Ermanno DI MICELI: Et et ça tout seul ou toujours encadré par ton coach ? OK.
Enis Mansour: Euh donc j’ai fait ça, je j’ai réussi à faire mon premier marathon, j’étais très content de mes sensations et cetera. J’ai réussi à faire un donc j’étais à 509, j’ai fait un RP à 508 sur Autriat Braise donc à côté de l’Orient euh en 2024. Euh mais bon, j’avais beaucoup beaucoup augmenté mon volume, beaucoup travaillé et les améliorations étaient pas énorme énorme. Mais bon, comme tu dis, c’est un château de cartes qui est qui peut être fragile, surtout quand on quand on s’envoie un certain nombre d’heures d’entraînement par semaine, ça commence à tirer. On est toujours en train de de gérer ces potentielles blessures, ces potenti signaux comme comme de du lait sur le feu. Je me suis dit bon voilà avec le boulot, avec ma vie perso et je peux pas mettre plus d’heures et donc si je veux m’améliorer plus, il faut que je trouve faut que je trouve une autre solution. Faut que je m’entraîne mieux et pas et pas juste plus.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Euh on dit parfois que le triathlon c’est un c’est un sport de débile.
Enis Mansour: Faut juste faire plus de volume, plus d’heur, plus de bornes. C’est pas forcément toujours le cas parce que là j’étais Oui, c’est ça.
Ermanno DI MICELI: Je pense que c’est sur un sport d’équipe parce que tu as besoin d’être accompagné, encadré, soutenu et tout seul, ça paraît difficile.
Enis Mansour: Donc j’en avais parlé un petit peu à mon coach au club qui m’avait dit qu’effectivement c’était beaucoup de volume pour euh pour les résultats qu’il y avaient. Bon euh et je me suis dit bon je vais aller le le fameux kiné qui avait réussi à me soigner, je me souvenais qu’il était aussi coach de triathlon et donc je l’ai contacté pour pour qu’il m’accompagne pour améliorer ma ma structure d’entraînement.
Ermanno DI MICELI: Tu tu peux donner son nom, hésite pas. On n’est pas à la radio et au contraire autant lui rendre hommage et qu’on a déjà eu sur le podcast aussi il y a quelques temps.
Enis Mansour: Ouais bah je je l’ai salué tout à l’heure. Je le resalue Lionel Lionel Lostrat qui est dans la région Mantaise.
Enis Mansour: C’est vrai ?
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Ah oui, je savais pas.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Ah ben je vais écouter ça.
Ermanno DI MICELI: Ça me fait deux épisodes àvoyer pour que tu les écoutes. Tu es obligé.
Enis Mansour: Ah bah carrément carrément. Ah je savais pas que tu l’avais vu. C il y a longtemps.
Ermanno DI MICELI: Ah ouais, on l’a eu il y a quelques temps sur le podcast. Ouais.
Enis Mansour: OK.
Ermanno DI MICELI: Super sympa.
Enis Mansour: Ouais carrément.
Ermanno DI MICELI: M.
Enis Mansour: Carrément. Donc voilà, ça s’est super bien passé avec lui. J’ai fait tous les tous les tous mes objectifs. Je voulais faire un un moins de moins d’une 30 sur semi, c’est fait. Moins de 5 sur L, c’est fait. J’ai fait un super M aussi à DINAR le weekend dernier. Donc très content de l’encadorement. C’était difficile parce que il y a des séances, tu es obligé de les faire, tu peux pas négocier.
Enis Mansour: Alors, j’aurais pu lui dire « Ah non, je peux pas machin ». Il y a quand même quand quand un coach te donne des séances que c’est que c’est réfléchi et que il pense que c’est comme ça que tu vas t’améliorer, tu dis « Bon bah, j’ai pris un coach pour m’améliorer, c’est le moment de m’améliorer.
Ermanno DI MICELI: C’est ça.
Enis Mansour: Faut y aller.
Ermanno DI MICELI: C’est c’est toujours un petit peu la discussion qu’on a aussi quand on se pose la question de s’entraîner seul, s’entraîner avec un coach, s’entraîner maintenant avec une appli, un algorithme et cetera. On peut même s’amuser à prompter Lia pour pour qu’ on ait un un semblant de coach.
Enis Mansour: H
Ermanno DI MICELI: Mais mais il y a quand même des choses qui qui sont invariables, c’est que le coach, que ce soit une appli, une IA ou un humain, si tu te mets dans le mindset de « J’ai pris un coach pour m’aider et m’accompagner et surtout pour me m’enlever toute la charge mentale de « Est-ce que ça va le faire ? Est-ce
Ermanno DI MICELI: que ça va pas le faire ? » Bah, tu as pas le choix quoi. Tu as une séance, tu l’as fait. Éventuellement, tu peux juste négocier. Il y a certains coachs qui sont comme ça en te disant « Bah, je te donne sep séances dans la semaine, tu les places comme tu veux mais tu mets pas de l’intensité. Euh enfin, tu mets pas de séances d’intensité à la suite. OK. Donc après, tu vas toi t’amuser à ajuster ton planning par rapport à tes objectifs pro et tes objectifs persos, mais euh mais finalement, c’est la seule négociation qu’il peut y avoir parce que tu as un objec, tu as un plan, tu le suis et c’est tout quoi.
Enis Mansour: Ça ouais c’est ça. Oui. Là je m’amusais pas parfois. Enfin je m’amusais. Je c’était pas possible de faire telle ou telle séance parce que contrainte pro et cetera. Donc je déplaçais. Si j’étais en j’avais home trainer à faire le mardi mais je suis en déplacement, je vais aller courir le mardi et je vais mettre le home trainer le jeudi.
Ermanno DI MICELI: C’est des ajustements à la marge quoi.
Enis Mansour: Voilà, c’est ça. Mais il a fallu tout l’hiver bouffer de la piste des grosses séances de VMA qui tapent, mais ça a payé.
Ermanno DI MICELI: Ça a payé et et euh et du coup maintenant objectif 2026 euh tu t’orientes vers quoi ?
Enis Mansour: Ouais. Ouais.
Ermanno DI MICELI: Améliorer ton temps, des courses plaisir, des courses totem enfin c’est quoi ton objectif ?
Enis Mansour: Ouais. Alors, je pense que ça va être des courses plaisir parce que comme je crois qu’on enregistrait pas encore quand on a parlé, mais j’attends mon premier enfant dans je pense que le podcast sera sorti quand il il sera il est pas encore né à l’enregistrement mais il sera il sera né à la sortie du podcast et donc je sais pas du tout comment ça va se passer. C’est le premier donc euh on verra bien. Euh l’objectif, ouais, c’est plutôt je je compte pas faire de de RP l’année prochaine. Alors après si ça si ça vient euh pourquoi pas ? Je vais je vais quand même essayer hein.
Enis Mansour: C’est pas parce que j’ai pas prévu d’en faire que qu’une fois avec le dossard, je vais pas donner tout ce que je peux. Donc je pense plutôt course plaisir. Je vais pas faire de Lée prochaine parce que ça ça demande quand même beaucoup de volume. Alors le volume horaire, je pense que je pourrais le faire mais c’est le volume de récup qui qui va qui va qui va clocher et la charge mentale de d’aller se faire mal à l’entraînement quand on a déjà mal qu’on a mal dormi, qu’on a le boulot et cetera.
Ermanno DI MICELI: C’est clair. Comme je te disais en off, les premières nuits ça va être compliqué et après ça ça ira. C’est une question d’une vingtaine d’années à peu près.
Enis Mansour: Oui, oui, 20 ans, ça va vite, hein.
Ermanno DI MICELI: Puis après ce sera mieux.
Enis Mansour: J’aurais même pas 60 ans, je pourrais encore faire refaire des RP.
Ermanno DI MICELI: Nickel.
Enis Mansour: Je rassuré.
Ermanno DI MICELI: Euh, est-ce que dans le coin de ta tête euh vu que tu as augmenté au fur et à mesure les distances, après ce L, enfin après c’est cette série de L, euh est-ce qu’il y a du XL ?
Ermanno DI MICELI: Est-ce qu’il y a de l’Iron Man, du Full ?
Enis Mansour: Forcément euh j’ai j’ai refait un M là depuis j’en ai fait depuis 2 ans et vraiment j’adore cette distance qui a pris beaucoup de plaisir et je pense que je vais dans un premier temps aller peut-être plutôt chercher des des chronos des des classements sur M mais c’est sûr que je ferai au moins un full évidemment la belle Iron Man Paillette Yohan Iron et cetera, obligé. Euh peut-être que d’ici là ça coûtera euh 3000 balles de s’inscrire, mais il y a de l’inflation.
Ermanno DI MICELI: C’est clair de dingue.
Enis Mansour: Euh mais oui, forcément forcément je l’ai en tête là aujourd’hui je me dis bah si si j’avais pas eu un projet enfant en route, je pense que j’aurais tenté un full d’ici peut-être 26 27 28. J’aurais envie de
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: le faire. Je pense que si je le fais aujourd’hui, je le finis. Euh, j’aurais pas envie juste de le finir. J’aurais envie vraiment de prendre du plaisir tout du long, de pas être un zombie sur le marathon.
Enis Mansour: Donc je pense que ça demande beaucoup de prépa et je pense qu’il faut que j’augmente mes volumes petit à petit et pas passer pas doubler mon volume sur une prépa de 6 mois. Je pense que c’est pas c’est pas durable. Je j’ai beaucoup de risque de me blesser et de et d’être dégoûté du triat si je fais ça.
Ermanno DI MICELI: Ouais. Et après à voir si est-ce qu’il faut effectivement augmenter le volume, est-ce que c’est pas mieux structurer l’entraînement, rebasculer un petit peu la charge différemment, basculer encore plus de l’intensité vers l’endurance, hein, le 8020 ou le 85. Euh à voir.
Enis Mansour: M.
Ermanno DI MICELI: Bon, de toute façon, Lionel sera très certainement euh bien t’orienté là-dessus, mais euh mais c’est pas forcément synonyme de d’augmenter la charge. En revanche, euh bah tu as pas le choix. Euh sur du Distance Iron Man, il va falloir faire des grosses sorties vélo. Alors effectivement, si tu as le petit bonhomme ou la petite puce euh à la maison, le weekend cramer une journée pour aller faire 6h de vélo, ça va peut-être pas être le meilleur moment cette année, quoi.
Enis Mansour: C’est ça. Sachant que j’ai cramé 2h de ou 3h la veille pour faire une sortie course à pied.
Ermanno DI MICELI: C’est ça. Écoute.
Enis Mansour: Donc effectivement, je pense que tu as raison. C’est c’est une question de structure aussi et c’est une question aussi de borne à à vie. Donc je pense que si j’avais fait une prépa Iron Man il y a il y a 2 ans, j’aurais besoin de plus m’entraîner que si je la fais dans 5 ans avec euh tout l’entraînement pour le M et le L dans les patrons.
Ermanno DI MICELI: C’est clair. C’est clair. Écoute euh bon courage et puis on se reparlera d’ici là. On fera un petit on fera on fera un petit épisode rappel pour voir si les plans se sont réalisés ou pas. Euh et puis tiens, histoire de te mettre un peu à la pression, on en avait parlé en off, mais ce sera peut-être aussi l’occasion de faire un point sur ton projet, de raconter ton histoire parce que là, on
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: le fait en podcast mais il y a il y a un trade derrière la tête, non ?
Enis Mansour: Oui oui. Bah c’est cette histoire avec l’accident, la rémission et cetera. Je sais pas trop quoi en faire. J’ai pour tout dire, j’ai j’ai commencé à à écrire dessus je sais pas combien de fois. J’ai pensé à je ne sais pas combien de formats. Je pense que ça me ferait plaisir et du bien de d’écrire un truc là-dessus et de enfin de pouvoir en en parler et que ça soit et et que j’en sois content. Euh mais je t’avoue que j’arrive pas du tout à à choper le bon format, le le bon ton. Donc bon, je suis très content d’en parler en en podcast aujourd’hui. Ça fait une première un premier un premier pas premier pied dans la porte.
Ermanno DI MICELI: Ouais, c’est mais c’est l’occasion de rappeler aux auditrices et aux auditeurs que je mets systématiquement les liens des réseaux sociaux de mes invités dans les notes du podcast. Euh d’ailleurs, il faut il y a un petit objectif, c’est faire augmenter ta ta communauté Strava et Instagram.
Ermanno DI MICELI: Euh et mais mais c’est aussi l’occasion de prendre contact parfois avec les invités. Alors maintenant, sur ce travail, on peut envoyer des messages privés. sur Insta, on peut le faire depuis longtemps.
Enis Mansour: H
Ermanno DI MICELI: Donc si vous avez, vous qui nous écoutez quelques idées pour que Enis puisse raconter un peu son histoire, bah hésitez pas hésitez pas à lui envoyer un message, voire même à te challenger, quoi. Enfin, et moi je suis un un grand adepte un grand adepte de ce que dit l’ami Bertrand Soulier, c’est-à-dire la la théorie du premier pas, tu vois. Il faut, tu as commencé à écrire plusieurs fois, écoute, à un moment tu prends ton brouillon, tu le mets sur Amazon KDP là pour s’autoer. Tu auras peut-être trois proches, trois membres de ta famille et puis deux potes qui vont qui vont commander ton bouquin. Ça leur coûtera pas une blinde, mais en revanche, ça t’aura permis déjà d’écrire quelque chose et d’avoir des premiers retours sur la façon dont c’est écrit, dont c’est raconté.
Enis Mansour: Ouais.
Ermanno DI MICELI: Euh peut-être aussi de d’avoir des inputs complémentaires sur euh bah là tu as écrit toi ce que tu as vécu, comment tu l’as ressenti, comment on t’a raconté aussi les choses parce que bah les premières semaines euh la mémoire était un peu défaillante euh et peut-être que eux pourront te donner leur avis, leur point de vue et puis ça te permettra d’enrichir et d’avancer sur ben un autre support ou une autre façon de raconter tout ça
Enis Mansour: H Ouais, carrément.
Ermanno DI MICELI: et puis de d’enfin atteindre ton objectif comme en triathlon qui est de d’écrire un bouquin pour raconter ton histoire quoi.
Enis Mansour: Ouais, carrément. Je pense que la je dirais même que c’est le deuxième pas le plus difficile parce que il y a un moment avec la la motivation, on a l’idée, allez, je suis chaud, je commence à écrire et c’est souvent le lendemain où je relie, je dis en fait c’est pas terrible terrible. Qu’est-ce que je veux faire de ça et cetera ? Toujours je trouve le le deuxième pas qui est peut-être plus compliqué que le premier, mais c’est clair que il faudrait que Ouais, il faudrait commencer et se lancer.
Ermanno DI MICELI: un truc que je donne souvent à mes confrères podcaster ou né podcaster qui disa mais comment tu fais pour monter tu t’écoutes ? Ouais ben en fait il faut que tu faut que tu déconnectes complètement et que tu dis que c’est pas toi que tu es en train d’écouter. Donc c’est pas toi que tu es en train de de critiquer en fait. Euh oui, tu fais ton montage de ton épisode mais c’est comme si tu montais en sous-traitance le podcast de quelqu’un d’autre quoi. Et pareil quand tu écris en fait si tu te relis le lendemain avec un œil critique en te disant « Ah mais non mais c’est nul ce que j’ai écrit. » Quand tu fais tes tableaux financiers ou tes dashboards pour pour tes clients ou pour ton patron, euh tu te dis pas « Bah non, j’ai mis le zéro au mauvais endroit. » Ça peut ça peut arriver parfois. Mais donc franchement, n’hésite pas, vas-y quoi.
Enis Mansour: Ouais, carrément.
Ermanno DI MICELI: Écoute, j’ai essayé de t’envoyer une petite dose de motivation.
Ermanno DI MICELI: J’espère que ça va payer.
Enis Mansour: Ouais, ben je je prends je prends.
Ermanno DI MICELI: Il y a des fois certains invités qui ont des projets comme ça, je leur dis « Je publierai pas l’épisode tant que tu auras pas avancé là-dessus. » Bon euh je vais pas te faire ça. Je je comprends que c’est peut-être pas la modification qui manquait.
Enis Mansour: C’est gentil.
Ermanno DI MICELI: Donc on publiera cet épisode ici 3 4 semaines une fois qu’il sera monté, une fois qu’il sera prêt dans le flux. Mais mais t’inquiète, mais je je garde ça en tête. Je te je te taquinerai un petit peu de temps en temps pour savoir où est-ce que tu en es de ton projet.
Enis Mansour: Trop bien. Bah ça ça me fera des piqures de rappel et ça me fera ne pas l’oublier parce que c’est vrai qu’il est toujours sur le sous de la pile.
Ermanno DI MICELI: Faut le passer au-dessus maintenant.
Enis Mansour: Faut le passer au-dessus. Ouais.
Ermanno DI MICELI: Euh Enis, j’ai toujours une question signature pour terminer le podcast qui s’appelle devenir triathlète et je demande toujours à mes invités comment devenir triathlète.
Ermanno DI MICELI: Quel est ton meilleur conseil pour devenir triathlète ? Et j’ai envie de te la poser bah deux fois à toi en fait parce que toi tu es tu es devenu deux fois triathlète avant ton accident et après ton accident. Donc quel serait ton meilleur ou tes meilleurs conseils pour devenir triathlète ?
Enis Mansour: Alors, mes meilleurs conseils, bah il faut comme comme on le disait à l’instant, c’est le premier pas. Euh je sais que moi ça me semblait insurmontable comme comme distance avant d’en faire. Euh ça l’est pas, c’est exigeant, c’est difficile euh mais c’est loin d’être insurmontable et on peut y prendre beaucoup de plaisir. Donc faut faut oser le faire. Euh on peut enfin on peut avoir peur aussi de de l’investissement, de l’achat du vélo et cetera, mais on on peut très bien prendre un vélo d’occasion, payer ça 400 balles et euh euh et s’entraîner avec des chaussures de de running, vos chaussures de running habituel à à la piscine. Parfois ça peut être un peu plus pénible pour les gens mais pour passer par là. Mais à la fin c’est un c’est c’est un super une super ambiance, une super expérience euh de de voir des gens.
Enis Mansour: Il y a beaucoup de gens qui sont qui sont comme nous, qui sont au même niveau que nous. On va pas être le le débutant parmi euh 1000 pro. Il va y avoir ça va être très bien réparti. Il y aura des gens, il on sera toujours avec des gens quand on court qui sont des gens un peu meilleurs, des gens un peu moins bons. Et donc euh faut, je pense que c’est la première chose à dire, faut oser y aller. Et euh ensuite, je pense qu’il faut se renseigner au maximum sur quelles sont les les bonnes choses à faire. On en a parlé pendant pendant l’épisode, mais s’entraîner à l’eau libre, ça je pense que c’est un un un impondérable de savoir ce que ça fait, d’avoir la combi qui gêne un peu sur les épaules, de d’avoir le froid qui comprime un peu. Il y a des gens qui ont froid à la fin. Moi j’ai j’ai froid au début de la course, jamais à la fin, mais il y a des gens, c’est l’inverse, qui commenc à avoir froid à la fin. Donc tout ça faut le connaître euh ne serait-ce que pour voir que OK, quand j’arrive pas à respirer au début, je me rends compte que au bout de c’était 20 minutes au début, c’est 2 minutes aujourd’hui, mais au
Enis Mansour: bout d’un moment, j’arrive à respirer, je meurs pas. Et donc c’est pas grave, je vais je vais surmonter ça et je vais je vais le vivre comme je sais pas comme un comme un col à vélo ou comme n’importe quelle épreuve dans la vie où on sait qu’on va y arriver. Donc faut voilà s’entraîner à l’eau libre, réviser un peu ces transitions, savoir que en arrivant j’ai telle et telle chose à faire, ça m’est déjà arrivé sur mes premiers triathlon de partir pour ir avec mon casque sur la tête. Non, c’est pas c’est pas dramatique mais euh quand on est pris dans l’excitation, on oublie plusieurs choses. Donc euh pousser un petit peu ces transition. Et après les trois sports, il y a pas de secret, faut faut s’entraîner à nager, faut s’entraîner à à rouler, à courir. Moi, j’ai commencé par un M, c’est pas forcément ce que je conseillé à tout le monde. J’ai même des copains qui ont commencé par un L mais qui avaient un un bon niveau avant, qui faisaient d’autres sports avant. Donc voilà, faut faut commencer par ce qui ce qui nous semble le plus faisable et puis prendre du plaisir.
Enis Mansour: C’est c’est des sports où on prend vraiment beaucoup de plaisir. C’est il y a il y a du stress et cetera avant la course, mais une fois qu’on est lancé, après c’est faut kiffer son moment et passer la ligne d’arrivée, c’est génial. Et et pouvoir en débriefer après pendant des heures et des heures avec ses proches, c’est très cool aussi.
Ermanno DI MICELI: Ah ça c’est clair.
Enis Mansour: C’est très cool pour nous, pas pour eux mais pour nous c’est cool.
Ermanno DI MICELI: Ça dépend. Tu disais que lors de ton accident, il y avait ton ex qui était derrière toi. Donc j’imagine qu’elle pratiquait aussi un peu.
Enis Mansour: Oui.
Ermanno DI MICELI: Donc pouvoir débriefer avec elle, ça peut toujours être sympa, quoi.
Enis Mansour: Ouais, c’est ça. Et puis maintenant comme je suis en club, il y a il y a les copains qui ont fait le même tri, on se retrouve à la ligne d’arrivée avec la galette de saucisse à Dinard le weekend dernier. Galette saucisse et bière et en débrief.
Enis Mansour: Bon, c’est sympa.
Ermanno DI MICELI: Ouais, bien sympa, j’imagine. Ouais. Écoute, merci beaucoup pour tout ça. Euh, dernière petite question, on parlait un petit peu des réseaux sociaux tout à l’heure. Où est-ce qu’on peut te suivre, t’encourager ? contacter aussi ou te mettre un petit coup de pression pour sortir enfin ta première mouture de ton histoire.
Enis Mansour: Euh alors euh il y a bah sur Strava euh je crois que tu as prévu de mettre le le lien.
Ermanno DI MICELI: Ouais.
Enis Mansour: Je peux t’envoyer le lien Insta aussi. Euh il se passe pas grand-chose sur mon Instagram. Euh il y a peut-être trois stories par an et une publication mais bon toujours me contacter là-dessus. ou alors LinkedIn où je suis je suis plus c’est le réseau social où je suis le plus actif mais c’est le réseau social pro mais je peux recevoir des messages sur le Triathlon je suis toujours content de de parler de triathlon quel que soit le contexte
Ermanno DI MICELI: Nickel. Et ben écoute, merci beaucoup Enis.
Ermanno DI MICELI: Euh c’était c’était très sympa de pouvoir échanger avec toi sur bah sur toi et surtout sur ces expériences que tu as vécu. Hésitez pas chers auditrices, chers auditeurs, je le dis pas assez mais n’hésitez pas vraiment à à réagir à tout ça, que ce soit en mettant des commentaires sur nos réseaux sociaux. On peut même mettre maintenant des commentaires sur Spotify ou même comme je disais tout à l’heure en contactant nos invités et en particulier toi Nice, faut pas hésiter à te contacter, à poser des questions et et à revenir un petit peu sur tout ça. Euh à compléter aussi cet épisode où je suis sûr on aurait pu rester encore quelques heures à discuter de ta pratique, de tout ce qui t’est arrivé. Mais mais voilà, on on en reste là pour aujourd’hui. Je te remercie encore d’avoir accepté mon invitation. On fait un petit coucou à Jean-Christophe et puis à Lionel aussi et à Audrey Merle aussi s’il nous écoute. Et puis bah à très bientôt pour la suite de nos aventures et de tes aventures. Je t’ai promis, tu feras une petite capsule une fois que bébé sera né pour nous dire comment se passent tes premières nuits.
Enis Mansour: Carrément. Bah, merci beaucoup Ermanno pour l’invitation. Euh je suis très content de de faire ce podcast avec toi. Merci à toutes celles et tous ceux qui nous ont écouté jusqu’à maintenant. Et oui, hésitez pas à m’écrire pour tout ce que vous voulez. Je serais content de vous répondre.
Ermanno DI MICELI: Super.
Enis Mansour: Et n’hésitez pas à liker le podcast d’Ermanno sur Spotify et à lui mettre une note 5 étoiles.
Ermanno DI MICELI: Écoute ça c’est cool. Merci. Tu sais qu’il y a il y a deux personnes qui l’auront fait dans ce podcast. Euh il y a donc toi et euh et Mathieu Stéphanie qui est quand même un podcast émérite.
Enis Mansour: OK. Ouais.
Ermanno DI MICELI: Donc euh bravo.
Enis Mansour: Ouais, trop bien, trop bien.
Ermanno DI MICELI: Je te mets je te mets au niveau de Mathieu Stéphanie là sur sur la finale. C’est top quand même.
Enis Mansour: Bah, j’espère que ce podcast sera au niveau de d’écoute de Génération de Do It Yourself.
Enis Mansour: C’est tout ce que je peux nous souhaiter.
Ermanno DI MICELI: Super, je croise les doigts. Merci beaucoup.
Enis Mansour: Merci à toi.
Ermanno DI MICELI: Ciao.
Enis Mansour: Vas-y. Ciao.

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