#464 [PORTRAIT] 80% de la santé … c’est le mode de vie (Gaspard HAUET)

🤔 « un conseil très bateau, mais qui est très vrai, c’est la progressivité » — Gaspard Hauet

🎙️ Dans cet épisode, on part à la rencontre de Gaspard HAUET : ancien joueur de hockey sur gazon, néo-triathlète et co-fondateur d’Aro, la startup qui veut révolutionner la santé préventive avec la data.

On aborde :

• Sa transition du sport-co à l’endurance

• Son premier Ironman® (10h07) et l’importance de la progressivité

• Comment la data (FTP, VO2, biomarqueurs…) nourrit son entraînement

• Aro : le copilote de santé pour mieux vivre, mieux vieillir et mieux performer

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

📝 Quelques punchlines à retenir :

« Intrinsèquement, ce qui m’anime, c’est la curiosité par rapport à la data. »

« Mon meilleur conseil ? La progressivité, dans l’entraînement comme dans les objectifs. »

« 80 % de la santé, c’est du lifestyle. »

« Le triathlon, il n’y a pas de distance meilleure qu’une autre : l’important, c’est d’y aller pas à pas. »

💡 Le conseil de Gaspard

« Commence petit. Un S suffit pour apprendre et progresser. Ce qui compte, c’est garder le feu sacré, pas se cramer. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami qui rêve d’Ironman : on enregistrera avec lui son premier retour de course !

PS : nous sommes maintenant sur Strava ! https://www.strava.com/clubs/DTxOT !

PPS : et pour découvrir le nouveau podcast éphémère d’Ermanno, ça se passe sur https://road-to-otillo.fr !

💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno : Le sport ne forge pas le caractère, il le révèle. C’est cette conviction, ce mantra qui m’anime depuis des décennies, sur les terrains d’entraînement comme dans la vie. Et c’est aussi ce qui donne vie à ce podcast. Aller à la rencontre de celles et ceux qui, par leur parcours, leurs astuces et leur état d’esprit, nous montrent comment devenir triathlète, comment progresser et enfin comment performer en triathlon. Que nos invités soient des passionnés du dimanche, des amateurs éclairés ou des pros aguerris, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Leurs expériences, leurs échecs, leurs victoires, c’est une mine d’or pour débloquer vos propres objectifs. Prêt à plonger ? Suivez le guide, ou plutôt suivez les guides. Et avant de commencer, un petit rappel. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux du podcast et sur votre appli préférée pour partager vos retours, vos questions ou simplement un petit mot d’encouragement. Tout est aussi sur devenir-triathlète.com. Les ressources de l’épisode, les bios des invités et bien plus pour booster votre pratique. Bonne écoute et surtout, bon entraînement.

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Armando. Et je suis 13h. Heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Aujourd’hui, mon invité est Gaspard HAUET. On va pouvoir échanger avec lui de sujets diverses et variés. Alors déjà, le premier, on va crever l’abcès tout de suite. Nous avons le même entraîneur. Et donc, c’est par l’intermédiaire, entre autres, de Christophe Conscavone, mais pas uniquement. Déjà, bonjour Gaspard.

Gaspard HAUET : Bonjour Armando, merci beaucoup de me recevoir.

Ermanno : Ravi de participer à ton podcast. Je t’en prie. Écoute, c’est un plaisir. Je te le disais en off, ça me déstabilise un peu parce que tu es dans une salle de réunion vitrée. Donc, on voit les gens. Il y a des gens qui passent derrière, mais on n’entend pas de bruit. Donc, celles et ceux qui veulent voir un petit peu ça, vous pouvez aller sur YouTube et puis vous verrez la vidéo de notre enregistrement. Tiens d’ailleurs, Gaspard, comment ça se fait que tu es dans une salle de réunion comme ça ? Tu es où ? Tu fais quoi dans la vie avant qu’on rentre sur le côté sportif ?

Gaspard HAUET : Alors là, à un instant T, je suis à Station F dans une salle de réunion qui s’appelle Submarine. Et c’est vrai qu’on se retrouve un peu avec la ville derrière. On se sent un peu dans la Submarine. Je suis à Station F parce que je suis entrepreneur dans la vie. J’ai fondé avec deux associés. Une entreprise. Une entreprise qui s’appelle Aro, qui est une entreprise dans la santé préventive. Notre objectif, c’est d’aider nos utilisateurs à vivre mieux aujourd’hui, optimiser leur santé et prévenir les maladies pour vieillir dans le meilleur état possible. Et on fait ça avec un copilote de santé personnelle qui va s’appuyer sur des tests avancés, notamment des prises de sang de plus de 62 marqueurs, de l’IA pour proposer un plan d’action hyper personnalisé sur tous les pieds de la prévention, donc de la nutrition, du sommeil, de l’activité physique, des compléments alimentaires, de la santé mentale, bref, tous les pieds. Et qui peuvent nous aider à performer, optimiser notre santé et vieillir en meilleure santé.

Ermanno : Excellent. Aro, ça s’écrit A-R-O. Il n’y a pas de H caché. Il n’y a pas d’autres lettres cachées qu’on n’entend pas.

Gaspard HAUET : Non, ça s’écrit A-R-O.

Ermanno : Et ça veut dire quoi, A-R-O ?

Gaspard HAUET : Alors, pour être tout à fait transparent, pour plein de raisons, on avait une très petite fenêtre de tir pour trouver un nom. Donc, c’était deux jours de brainstorming maximum pour choisir notre nom. Et on aimait beaucoup le nom Aura. À la fois avec cette idée d’avoir de l’Aura quand on a une bonne santé, on peut resplendir, entre guillemets. Dans pas mal de langues, ça a aussi une signification de vitalité. Donc, on trouvait ça super. Malheureusement, il était déjà pris dans d’autres pays, écrit un peu différemment, mais sur des secteurs un peu trop proches. Et donc, on l’a juste inversé. Et on s’est dit que finalement, ce n’était pas si mal parce que ça donne aussi la notion de précision, comme une flèche en anglais. Et ce qu’on fait, c’est de la médecine personnalisée et de précision. Parce qu’on va aller vraiment utiliser la data propre à chaque individu pour personnaliser l’accompagnement ensuite. Donc, ça marche pas mal.

Ermanno : Bon, écoute, je suis content de ma question à la con parce que finalement, ça permet de rentrer un petit peu dans le sujet. Moi, j’aime bien le côté aussi inversé, c’est-à-dire qu’on inverse parfois les rôles. Souvent, on se dit qu’il faut être en bonne santé pour faire du sport et pour prendre soin de soi. Finalement, on peut aussi prendre soin de soi et ça va engendrer de la bonne santé ou un bon état physique et mental. Je ne sais pas ce que tu en penses.

Gaspard HAUET : Complètement. Nous, c’est tout à fait ce pour quoi on se bat. C’est le fait de dire qu’en fait, on a tous en nous la plupart des outils. Pour améliorer notre forme, avoir plus d’énergie au quotidien, atteindre ses objectifs. C’est quelque chose qui est très important dans l’accompagnement qu’on propose. C’est qu’on va vraiment personnaliser en fonction des objectifs. On a plein de personnages, certains qui sont très sportifs et certainement des auditeurs du podcast. Et là, l’objectif va plutôt être dans l’optimisation de la performance, de la récupération pour avoir de l’énergie à l’entraînement. Et d’autres ont des objectifs beaucoup plus terre à terre. Des quincagénaires qui s’ajustent à faire un check-up, être en meilleure forme possible pour leurs proches, leurs petits-enfants. Et en fonction de ces objectifs, on va adapter l’accompagnement. En fait, ce qu’on dit, c’est que quel que soit l’objectif, 80% c’est du lifestyle, c’est des actions qu’on peut mettre en place. 20% ça va être de la génétique. Mais donc en fait, rien n’est acquis ou inné. Une grosse partie, c’est des choses que l’on peut faire, que ce soit du sport, de la nutrition. Toutes ces choses-là qui vont avoir un impact sur la santé physique et mentale. Parce qu’on le sait aussi que faire du sport, ça nous fait souvent aussi du bien à la tête.

Ermanno : Après, moi je suis un peu déçu parce qu’on avait déjà parlé en off. Et pour l’instant, ce n’est pas encore développé ou pas encore disponible. Pour les gens qui n’habitent pas sur Paris, si j’ai bien compris. Donc, j’ai hâte.

Gaspard HAUET : Alors, on a lancé Lyon et Marseille. Enfin, la région Rhône-Alpes au sens large et Marseille-Aix-en-Provence il y a quelques semaines. Et normalement, on devrait très vite, je ne sais pas exactement quand le podcast va sortir, mais avoir beaucoup de vies. Il me semble que tu es à Toulouse. C’est ça. Toulouse, c’est dans les Psyoles.

Ermanno : Bon, nickel. J’ai hâte, j’ai hâte. Ce serait bien que je puisse tester avant de diffuser le podcast. Comme ça, je rajouterais une petite cassule pour faire mon retour. Anyway, revenons à toi. J’ai dit que tu étais Gaspard Oé. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur toi ? Qui tu es ? Quel âge tu as ? Ce que tu fais dans la vie, c’est déjà fait. Mais ce que tu fais dans la vie en dehors d’être un entrepreneur ?

Gaspard HAUET : Donc, 30 ans, entrepreneur. Et en effet, ce que je fais dans la vie à côté, c’est que je suis passionné de sport. D’abord de sport-co, j’en ai fait pendant près de 15 ans du hockey sur gazon où j’ai joué au plus haut niveau français. Ça m’a donné vraiment le goût du dépassement de soi, de l’atteinte de ses objectifs. Et pour plein de raisons, j’ai pivoté vers les sports d’endurance il y a maintenant 3 ans. Et j’ai choisi le triathlon parmi tous ces sports. J’aimais bien le côté diversité, j’aimais bien le vélo, j’aimais bien la course à pied. Je n’avais pas l’aspect spécifique à la natation, mais comme plein de triathlètes, finalement. Et puis, voilà, ça fait 3 ans, j’ai eu un parcours commencé par un Alpha Ironman. J’ai eu le virus à 100 % de plein d’entraînements, de la réussite derrière et après ça, j’ai choisi de me mettre un peu plus sérieusement avec un objectif Ironman, le choix de prendre un coach, Christophe Compartage. Et donc, j’ai fait mon premier Ironman full distance l’année dernière. Et maintenant, les objectifs progressent d’année en année. Donc là, on va avoir un projet un peu plus ambitieux pour cette année, j’espère.

Ermanno : Oulah, oulah, tu ne nous dévoiles pas encore tout ça. Revenons un petit peu sur ta découverte du sport d’enturance et en particulier du triathlon. Tu l’as dit, tu as fait pas mal de hockey sur gazon. J’ai déjà eu l’occasion d’avoir quelques anciens footballeurs, anciens basketeurs, anciens footballeurs. C’est des sports où il y a beaucoup plus d’intensité que de l’endurance. Justement, malgré tout, on a une certaine forme d’endurance dans l’intensité. Est-ce que tu as eu l’impression, quand tu as arrêté le hockey sur gazon et que tu t’es tourné vers d’autres sports, qu’effectivement, ton passé t’aidait ?

Gaspard HAUET : Oui, énormément, parce qu’en effet, le hockey sur gazon, c’est un sport très intense. On est quasiment tout le temps en VO2 quand on est sur le terrain, parce que c’est un sport où, à l’instar du basket ou du handball, on peut changer en permanence. Donc, c’est très fréquent, plus le niveau pro reste, de faire des 4-5 minutes sur le terrain très, très intense, sortir 2-3 minutes, re-rentrer, etc. Mais la préparation qu’on va faire pour une saison de hockey, in fine, inclut pas mal d’endurance, parce que pendant l’été, on va faire du foncier, parce qu’il faut une base de foncier, forcément, avec des footings, de l’endurance qui vont servir ensuite. Et pendant la saison, on avait une à deux séances d’entraînement de prépa physique, sans la crosse, sans la balle. Et là, c’est un peu ce qu’on pourrait faire dans un programme avec des séances de VO2, finalement, des sessions de 400 mètres, de 1 km. Et donc ça, je dirais que l’impact sur la VO2 et la vitesse était quand même déjà là.

Ermanno : Et justement, dans ta vidéo, tu as dit que tu avais déjà fait des séances de VO2, mais dans la pratique, toi, donc tu étais au plus haut niveau, ça représentait combien d’entraînements par semaine, combien d’heures d’entraînement, si tu as une idée à peu près ? Alors, on sort les week-end-shocks, les stages, etc., mais en moyenne sur l’année ?

Gaspard HAUET : Alors, ça dépendait des années parce que forcément, on a eu plein de coachs, certains qui nous demandaient plus ou moins d’investissement. Et puis moi aussi, quand j’étais étudiant, forcément, j’avais beaucoup plus de temps à donner, donc parfois, je faisais des spécifiques en plus. Je dirais qu’au maximum, ça représentait quatre entraînements par semaine qui font chacun deux heures à peu près et un match le week-end. Là, pour le coup, on était, nous, en division nationale, donc le match, c’est un déplacement partout en France, donc parfois la veille, parfois le jour même, etc. Et le minimum, je dirais que c’était trois entraînements par semaine et un match le week-end.

Ermanno : Ok. Donc ça fait déjà une bonne dizaine d’heures, quoi.

Gaspard HAUET : Exactement, ouais.

Ermanno : Comment tu gères ça ? Alors, tu l’as dit, tu étais étudiant à un moment, mais dès que tu commences à avoir une vie de famille, une vie professionnelle, comment tu arrives à… à orienter tout ça ? Parce que le sport individuel, comme l’est le triathlon, on peut aller nager le matin, on peut aller nager le midi, on peut aller courir le midi, on peut sortir le vélo de temps en temps le week-end, on peut prendre des après-midi pour aller rouler. Mais quand c’est un sport collectif, malheureusement, ce n’est pas toi qui décide de ton planning.

Gaspard HAUET : Exactement. Et c’est, pour être tout à fait transparent, la raison principale pour laquelle je suis passé à un sport individuel. Alors, il y en avait d’autres, mais en effet, c’était très prenant. On n’a aucun contrôle sur le planning, sur l’agenda. Forcément, un sport collectif, il y a aussi plein de choses à côté qui sont nécessaires pour la vie de groupe, pour coordonner ce petit monde sur la stratégie, etc. Donc, il n’y a pas seulement du temps effectif d’entraînement, il y a du temps de déplacement, il y a du temps de briefing, de tableau noir, de brunch en équipe, etc. Donc, en effet, ça prenait beaucoup de temps. Au début de ma vie pro, j’arrivais… En fait, c’était un impondérable, c’était obligatoire. Donc, mon agenda tournait autour de ma pratique sportive. Heureusement, c’est le soir, donc les entraînements, ils étaient de 20 heures à 22 heures, avec le temps d’y aller, etc. Bon, j’étais motorisé, c’était des parts… À 19 heures du travail, j’arrivais à faire ça deux fois dans la semaine, mais si le reste du temps, du coup, je devais compenser en venant un peu plus tôt, partir un peu plus tard, parce que j’avais déjà un travail qui me prenait beaucoup de temps. C’était compliqué, peut-être plus pour ma copine, parce que forcément, ça fait deux soirs dans la semaine, un retour très tardif à la maison, minimum. Le samedi matin, il est bloqué. Le dimanche, il est bloqué toute la journée. Et puis, quand on rajoutait les gros moments où il y avait un troisième ou un quatrième entraînement, ça ne faisait plus beaucoup de temps pour les proches. Donc, j’avais la passion. Forcément, quand la passion commence à s’étioler, on se dit que c’est beaucoup de sacré schiste, parce qu’on n’a aucun contrôle sur l’appel du temps. Et c’est là que petit à petit, je me suis dit que le sport individuel, même si en termes d’amplitude horaire, ce n’est pas forcément beaucoup moins, on enlève les déplacements, parce qu’on peut le faire de là où on est. On n’a pas besoin de se déplacer sur le terrain. Et surtout, on le fait le midi, le matin, quand ça nous arrange.

Ermanno : Oui, on s’organise.

Ermanno : Et tu dis que tu avais déjà un boulot très prenant, parce qu’on ne vivait pas du hockey sur gazon à haut niveau en France ?

Gaspard HAUET : Alors non, malheureusement, en France, il y en a très peu. Il y en a quelques-uns. Il y a très peu de joueurs qui sont professionnels. On est un sport plutôt semi-pro ou amateur. Moi, je ne gagnais pas d’argent. J’ai joué toujours dans mon club de cœur. J’avais certains joueurs dans mon équipe qui étaient payés pour jouer. C’était en général plutôt des joueurs internationaux. En gros, on venait renforcer l’équipe chaque saison, avec des joueurs qui venaient de championnats un peu plus forts et qui nous aidaient à progresser, et qui, eux, allaient avoir été logés, payés un peu pour entraîner des jeunes et payés un peu potentiellement pour jouer.

Ermanno : Quand tu… Tu es entrepreneur dans la santé, santé et bien-être. Est-ce que cet amour de la data, de la santé et autres te vient aussi du sport que tu as pratiqué plus jeune ? C’est un petit peu brouillon, ma question, mais en gros, quand on fait du sport individuel, on n’a pas trop le choix que de s’intéresser à l’entraînement, à savoir comment ça fonctionne, à essayer de comprendre comment fonctionne notre corps, essayer d’appréhender les différents signaux de notre corps. Quand on est dans un sport collectif, d’autant plus au haut niveau, on a souvent tout un staff qui tourne autour de nous et qui s’occupe de tout ça pour nous. Toi, est-ce que ça t’est venu de ta pratique ? Est-ce que ça t’est venu d’une certaine frustration dans ta pratique ? Ou est-ce que c’est juste l’occasion qui a fait le larron ? Ou le harangue ?

Gaspard HAUET : J’avais déjà, en effet, une appétence pour tous ces sujets-là de data, d’optimisation, de manière générale. Je suis un peu geek sur plein de choses, tu vois, et ça se recoupe beaucoup. J’aime beaucoup la productivité, les sujets, comment je peux optimiser mon organisation, etc.

Gaspard HAUET : Déjà, j’ai eu une incartade quand même dans le sport d’endurance en 2015, donc il y a maintenant 10 ans, où j’avais fait un marathon. J’avais fait un marathon parce qu’en fait, j’étais en échange universitaire au Brésil, donc il n’y avait clairement pas de hockey possible. Moi, le sport était une routine dans ma vie depuis que j’ai 6 ans, donc je me cherchais un nouveau défi pendant que j’étais au Brésil, qui allait pouvoir m’occuper. Et du coup, j’avais fait un marathon. J’avais du coup bien aimé le fait de m’entraîner, d’avoir cette rigueur-là avec des progressions qui sont très, très visibles. C’est vrai que je suis la moindre dans le sport co. Et nous, OK, on est un sport amateur, semi-pro. On n’a pas toute la data et les attirails que peuvent avoir certains sports co beaucoup plus professionnels. Donc moi, je l’avais à titre perso. J’étais content de mesurer quand je faisais ma prépa physique pour la saison, de voir un peu comment je progressais dans mes allures. Moi, je n’étais pas aussi peut-être un truc qui m’a fait prendre le goût de ces sujets-là. C’est que je n’étais pas le joueur le plus talentueux d’un point de vue technique. Donc je compensais pas mal par le physique. Et par contre, j’étais souvent dans mon équipe, en tout cas dans les premiers sur les séances de 500 mètres, ce genre de choses. Donc oui, j’avais déjà un peu cette appétence pour l’endurance et la data qui vient avec, nécessairement. Et forcément, ça a joué énormément dans mes choix professionnels et le fait de lancer ARO aujourd’hui.

Ermanno : Oui, tu étais déjà piqué sur la data, l’analyse et puis un petit peu sur le sport. Le sport d’endurance dans le sport collectif plutôt d’intensité. Donc tu nous as expliqué un petit peu pourquoi tu t’es arrêté, en tout cas de pratiquer le hockey. Mais comment tu tombes ou tu retombes dans le sport individuel plutôt d’endurance au-delà de ton incartade il y a une dizaine d’années sur un marathon ? Mais comment t’en viens au triathlon, finalement ?

Gaspard HAUET : Comment j’en suis venu ? Alors, je savais d’ores et déjà que j’avais besoin d’avoir une routine sportive post, hockey et sport collectif parce que c’est juste comme ça que je fonctionne. Je sais tout le bien que ça m’apporte d’un point de vue physique, d’un point de vue aussi récompense. Je trouve ça hyper agréable d’avoir des victoires dans le sport qui vont en fait te mettre bien mentalement pour tout le reste. Donc je savais que j’avais besoin de ça. Pourquoi le triathlon spécifiquement ? Alors, je me confie, c’est très perso. Je pensais pas raconter ça. Moi, j’avais un cahier. Un peu avec des rêves que je m’étais listé quand j’étais plus jeune. Le fait de faire un Ironman faisait partie de ces rêves. Donc je l’avais dans le coin de la tête depuis très longtemps. Je ne sais pas trop d’où c’est venu. Je pense que j’avais dû voir un reportage à la télé quand j’étais plus jeune. Un truc comme ça, ça a l’air complètement dingue. Un jour, j’en ferai un quand je serai grand. Et après, depuis le moment où j’ai arrêté le hockey, j’avais un mariage, le mariage de mon frère et j’avais une cousine qui est passionnée de sport aussi et qui m’a peut-être rappelé quelques verres, dit bon, allez, viens l’année prochaine, on s’inscrit à un Ironman. Je lui ai dit attends, c’est peut-être un peu beaucoup pour commencer de faire un Ironman. Moi, je me suis inscrit à un half, elle s’est inscrite au full de Nice. Et puis, c’est comme ça que tout a commencé.

Ermanno : Et tout de suite, tu prends un entraîneur ou tu trouves un cadre, tu rejoins un club. Comment tu t’organises ?

Gaspard HAUET : Non, la première année, j’ai fait un parcours. J’ai pris un abonnement TrainingPeaks. Je me suis acté un programme déjà tout fait sur la plateforme. J’avais regardé un peu les clubs. Le problème, c’est qu’à Paris, ce n’est pas facile parce que le gros intérêt que je trouve du club de triathlon, c’est en particulier la natation. Et malheureusement, tout ce que j’avais trouvé avait des piscines qui n’étaient pas du tout proches de chez moi. Donc, ça voulait dire se lever très, très, très tôt pour pouvoir bénéficier d’entraînement, etc. Donc, j’ai décidé de le faire tout seul. Voilà, cette première année, c’était bien pour une première année. Mais à la fin, je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément optimal sur l’adaptation, les gains marginaux qu’on pourrait chercher. C’est pour ça que j’ai choisi d’avoir un coach.

Ermanno : Tu t’es déjà amusé cette première année à analyser tes data, justement, à voir ce que ça donnait par rapport au plan d’entraînement prévu, par rapport au plan d’entraînement réalisé, par rapport à tes sensations. Qu’est-ce que tu as analysé comme data qui t’ont fait dire ouais, non, là, OK, c’était bien pour découvrir, mais il va vraiment falloir que je prenne un coach.

Gaspard HAUET : Qu’est-ce que j’ai analysé comme data ? Pour le coup, je regardais un peu tout. Je regardais ma VO2, comment elle évoluait avec ma montre. J’avais fait un test aussi de VO2 à l’époque. Je regardais ma FTP sur le vélo pour voir est-ce que je progresse. Je regardais beaucoup déjà, certes que je fais encore beaucoup, pour certaines zones données, par exemple de puissance à vélo, quel rythme cardiaque j’arrive à soutenir, ce qui est, je trouve, un bon indicateur de son état de forme. Donc ça, je le regardais. En effet, j’ai vu qu’il y avait eu une progression, mais qui me paraissait pas incroyable par rapport au temps passé. Et puis après, je regardais aussi où est-ce que je me situais par rapport aux objectifs de course que je me fixais. Je perdais certainement beaucoup trop de temps. J’ai souvenir. Alors le programme que j’avais pris, il avait un outil de calculateur d’allure et de puissance à avoir sur la course. Et je regardais quasiment. Franchement, je pense que trois mois avant ma course. En plus, je savais pas trop à quoi m’attendre. C’est la première. Je regardais presque toutes les semaines. OK, maintenant, j’en suis là sur ma FTP. Alors combien de watts je vais pouvoir pousser pendant la course? OK, là, j’ai progressé de 10 watts sur la course. C’est bien, je suis content. Donc moi, je regardais déjà, j’étais déjà un peu sur tous ces outils là. Après, j’ai jamais. Je trouve qu’un problème de certaines plateformes, notamment TrainingPeaks, la data est pas hyper lisible. Donc je regardais plutôt Strava, Garmin, des outils que j’arrive à comprendre plus facilement.

Ermanno : Tiens, d’ailleurs, sur les outils et notamment Garmin, il y a quelques années, j’ai produit un podcast avec Grégory Chanez de Nakan.ch qui publie un blog sur les objets connectés et autres liés au sport. Et il a développé et j’ai vu qu’il avait mis en public récemment. Donc c’est pour ça que j’en parle. Il a développé un outil pour pouvoir extraire les fichiers de sa Garmin et analyser que ce soit le fameux fichier FIG, je crois, mais aussi toutes les là où on retrouve toutes les données de distance, de fréquence cardiaque, d’allure, etc, etc. Donc voilà, ceux qui ont une Garmin et qui veulent s’amuser avec les data ou peut être toi. Greg a sorti un outil qui permet de le faire et qui permet de bien s’amuser avec tous les outils, pour autant que les données soient correctes. Parce que ça, c’est un peu le sujet. Quand tu dis que tu suivais ta VO2max avec ta montre. Bon, est ce qu’on est certain que cette donnée soit correcte?

Gaspard HAUET : Non, c’est sûr que j’avais fait un test d’effort. Plus parce que j’avais vérifié qu’il n’y avait pas de problème de ce côté là avant de s’engager sur des sports d’endurance. Et en effet, il y avait un petit delta quand même avec ces indicateurs.

Ermanno : Bon, si c’est qu’un petit delta, ça va. Je pense que ça dépend des utilisateurs, des conditions et autres. Donc, première année, tu découvres un peu le triathlon, tu fais ton premier tri tout seul. Est ce que c’est à la fin de la première année que tu rencontres Christophe et que tu décides de l’embaucher comme coach?

Gaspard HAUET : Exactement. Donc, je sors de ce Alfa Ironman de Nice conquis. Je me dis OK, j’ai trouvé un sport qui vraiment me plaît. J’ai adoré pas seulement la course, mais j’ai adoré l’entraînement. Je pense que c’est vraiment le plus important, parce que c’est finalement 80, plus de 90% du temps va être dédié à l’entraînement et j’ai vraiment adoré ça. Donc, je me dis OK, j’ai envie de passer à la vitesse supérieure. Objectif full distance qui était du coup mon rêve depuis un petit bout de temps. Par contre, je me dis que j’ai un point de vue pro, ça s’accélère avec ma boîte. Donc, il faut que je puisse optimiser tout ce que je peux optimiser. En gros, moi, un de mes drivers, c’est souvent de me dire je ne suis pas athlète professionnel. Je n’ai pas une infinité de temps à dédier. J’ai envie de garder la priorité absolue. Ça reste ma boîte en ce moment. Ça changera sûrement de ma vie, mais en tout cas, c’est le cas instanté. Ça reste aussi mes proches. Et donc, en gardant ces deux intouchables entre guillemets, le temps qui me reste à dédier au sport, j’ai envie de. Le but pour moi, c’est de performer au maximum de mes capacités par rapport à ce temps que j’ai à dédier. Et je me suis dit que pour optimiser ce temps que je dédiais, avoir un coach qui va pouvoir et plein de drivers qui me faisaient ça déjà, qui va me permettre de ne pas me concentrer là dessus ou faire pour moi. Me dire c’est ça qu’il faut faire à tel moment. Ça, c’est un vrai gain de temps. Me donner des conseils pratico pratiques parce que je me posais beaucoup de questions sur la nutrition, le matériel, la stratégie de course, etc. Mais aussi pouvoir itérer sur le programme au fur et à mesure. Parce qu’en fait, c’est un des vrais problèmes. Selon moi, des programmes statiques, c’est que si tu peux faire toutes les séances telles qu’elles sont écrites, c’est très bien. Le problème, c’est que le travail, les déplacements, la fatigue, les blessures font que le programme doit évoluer. Et là, ça évolue pas. Et donc, soit on passe beaucoup de temps à essayer de faire de l’ingénierie, de se dire si j’ai raté ces séances, il faudrait que je modifie la suivante en comme si, etc. Soit on a la chance de pouvoir pouvoir se faire accompagner par un coach qui, du coup, va faire ce travail là.

Ermanno : Et surtout que c’est parfois contre productif de faire soi même sa propre ingénierie sur le plan et puis d’ajuster la séance d’après. Quand tu rates une séance, de toute façon, c’est bien connu. Elle est ratée. Mais par contre, si tu commences à rater trois, quatre, c’est peut être là qu’il va falloir faire de l’ingénierie et puis tout ajuster. Mais c’est souvent contre productif parce que finalement, le plan qui soit figé dans le marbre, émis par un algorithme ou par un entraîneur ou alors ajusté par ton propre entraîneur personnel, il va prendre en charge une certaine montée en puissance, en charge, etc. Et donc, si tu t’amuses à ajuster les séances parce qu’il y en a une que t’as pas pu faire, tu risques de générer plus de fatigue. Bref, tout ça, c’est des sujets, je pense, dont tu échanges beaucoup avec Christophe. Nous, on l’a fait pas mal avec Fergus sur notre préparation pour le Thileu, mais c’est aussi l’avantage, comme tu dis, d’avoir un coach qui est à l’écoute et qui est flexible et qui va pouvoir ajuster ton plan. 100%, 100%. Du coup, tu challenges un peu tes datas avec Christophe ou pas du tout ? Ou c’est lui qui les challenge ? Enfin, comment marche votre relation ?

Gaspard HAUET : Je serais curieux d’avoir son feedback là-dessus. Moi, j’ai l’impression d’être plutôt un profil bon élève. Donc, de manière générale, j’applique le programme et c’est plutôt, de temps en temps, lui qui va venir. Alors, toi, j’ai des questions très spécifiques, ce qui arrive. Par exemple, là, cette année, parce que c’est assez aligné d’un point de vue pro, perso, etc. et que ça rejoint bien l’objectif d’optimiser mon temps, j’ai envie d’utiliser beaucoup la data dans mon entraînement. Donc là, je vais lui poser des questions, de lui dire quel test, toi, serait intéressant pour toi pour aller encore plus loin dans la définition de mes autres entraînements, etc. Donc là, il va me dire, ben voilà, il faudrait que tu fasses tant de tests de VO de par an, à tel moment dans ta prépa, etc. Sinon, c’est plutôt lui qui me fait le programme, qui, si tout se passe bien, va me faire des catégories du moment, me demander où j’en suis, me demander si on peut accélérer un peu, si, à l’inverse, c’est un peu chaud de suivre le programme. Et puis, parfois, si moi, j’ai des impératifs, des choses qui changent, là, je vais lui dire, hello pour info, je ne suis pas chez moi pendant une semaine, je n’aurai pas de vélo, est-ce qu’on peut adapter le programme ? Je n’ai vraiment pas le temps d’aller à la piscine en ce moment, est-ce qu’on peut adapter le programme, etc.

Ermanno : Tu fais comment, justement, quand tu ne peux pas faire un des trois sports ? Alors, quand tu ne peux pas faire du vélo, tu peux croiser un peu en compensant avec la course à pied. Mais quand tu ne peux pas nager, qu’est-ce que tu fais ? Tu prends dans tes valises des élastiques et puis tu fais ça à l’hôtel ?

Gaspard HAUET : Je demande à Christophe, d’abord, pour être transparent, je lui dis. C’est pas le plus optimal. J’avoue que la natation, moi, c’est un peu l’enfant terrible dans mon entraînement. C’est peut-être celui que je priorise un peu le moins. Donc, j’essaye, évidemment, quand je suis en déplacement, de trouver une piscine pas loin, etc. Et sinon, ça peut être la séance qui saute. Je vais, en effet, essayer. Alors, je n’ai pas des élastiques, par contre, de compenser par une séance de musculation. Je me dis, évidemment, ce n’est pas iso, mais dans l’hôtel, s’il y a une salle super, sinon, des ponts, des abdos, du gainage. Ça fait quand même un peu de renforcement du haut du corps, ce qui ne fait pas de mal.

Ermanno : Tu m’étonnes. Je crois qu’on en est tous au même point. Qu’on soit triathlète ou swimrunner ou en tout cas, quand on a des disciplines enchaînées, on en est tous au même point. Jongler avec le quotidien et savoir essayer de pouvoir adapter. Bon, voilà, on a passé un petit peu en revue ton profil de sportif. Ton profil de néo-triathlète, entre guillemets. Ça a donné quoi, ton premier full ? Hormis le fait que tu aies passé la ligne.

Gaspard HAUET : Mon premier full, 10h07. Donc, content pour un premier full. Un peu en dessous de l’objectif qu’on s’était fixé avec Christophe, parce que Christophe, on le connaît, c’est le roi du pacing. Et du coup, il m’avait donné un objectif qui, je le pense, était complètement atteignable. Mais j’ai eu un petit souci de ventre au début de la course à pied, avec des crampes en haut de l’estomac qui seraient a priori pas digestives, parce que je n’ai pas eu de trou particulièrement digestif. C’est certainement plus des crampes liées à la position aérodynamique sur le vélo qui ont fait que j’ai eu un premier 10-12K sur le marathon très, très compliqué qui m’a fait perdre beaucoup de temps par rapport à l’objectif, où je n’arrivais pas à manger, je n’arrivais pas à boire. Et vu que c’était le premier, j’avais un peu peur de la suite. Et puis finalement, et c’est un de mes gros apprentissages, c’est qu’en fait, c’est tellement long qu’on a le temps d’avoir des hauts, des bas, et il faut s’accrocher quand c’est bas parce que ça va revenir et ne pas paniquer sur tout. Et en fait, c’est revenu et c’était quand même une super expérience. J’ai adoré, j’ai passé un super moment, même dans la difficulté. Et ça reste un très bon chrono pour un premier duquel je suis assez fier.

Ermanno : Tu m’étonnes. 10h07 pour un premier, c’est franchement pas mal. J’essaie de rentrer un petit peu dans le détail, mais tu as dit que pour cette année, vous alliez fixer de nouveau avec un X objectif, avec un S. Il y a quoi ? Exploser le chrono ?

Gaspard HAUET : Alors, j’aimerais bien. Il y a deux objectifs. Il y a exploser le chrono, passer sous les 10h parce que c’était mon… J’y étais si proche qu’il faut absolument que je passe dessous. Mais pourquoi pas aller encore chercher des marques supplémentaires ? Là, le plan initial, ça va dépendre évidemment de la course que je choisis parce que je n’ai pas encore fixé quelle date ce serait. Évidemment, si c’est un parcours avec plus de dénivelé ou pas, on va adapter. Mais là, j’avais fait un Ironman qui était très plein. J’ai fait Hambourg. C’est vraiment une crêpe, la partie vélo. Un peu dénivelé sur la course à pied, mais franchement, ce n’est pas grand-chose. Le plan de course, c’était 9h38. Sur un premier, je n’étais pas très loin si tout s’était passé comme prévu du 9h30. Donc, peut-être passer sous les 9h30. C’est l’objectif très ambitieux, je dirais. Et le deuxième objectif très, très ambitieux, ce serait pourquoi pas d’aller chercher une qualif groupe d’âge. C’est très difficile à lire, surtout avec les nouvelles règles d’attribution. Je ne sais pas exactement quel temps il faudrait aller chercher. Mais voilà, ça serait… C’est des rêves cachés derrière de pouvoir un jour faire connard.

Ermanno : Bon, les règles, de toute façon, elles ont toujours été très simples. C’est comme un concours à l’école. Il faut être le premier, puis c’est tout.

Gaspard HAUET : Exactement. Alors là, maintenant, ça a changé. Il faut être dans les X% de temps du machin. Mais on verra. Dans tous les cas, l’objectif, c’est d’abord d’essayer de faire le meilleur temps possible avec le temps que j’ai à dédier cette année. Et l’objectif chiffré, on l’affinera réellement quand on sera plus proche de la date au vu de ma forme. Et puis après, si ce temps-là peut permettre d’aller chercher, une qualif, là, ça sera vraiment la solution du gâteau.

Ermanno : Tu parles de date, justement, de fixation d’objectif. Ça tombe bien. C’était l’idée originelle de notre échange qui est née finalement d’une question que tu as posée dans un groupe WhatsApp. Tu peux nous en parler rapidement déjà ? Alors, pas de la question tout de suite, mais on va encore teaser un peu. Mais surtout, de l’intérêt du groupe WhatsApp que tu as créé, enfin de la communauté. Quel genre de sportive et de sportive s’y retrouvent et changent ? Et puis après, la question que tu as posée.

Gaspard HAUET : Oui, donc le Stretch All Club, c’est vraiment lié. C’est né de cette passion commune entre le pro et le perso de l’amour de la data dans le sport, en particulier passionnement sur la santé et comment la data peut servir à optimiser son entraînement, sa performance. Et je me suis rendu compte que je me posais plein de questions, que ChatGPT, c’est un bon début, mais c’est toujours mieux d’avoir des gens qui l’ont vraiment testé, vraiment vécu pour éviter certains écueils. Et donc, j’ai créé cette communauté qui est un groupe WhatsApp qui regroupe des gens qui partagent cette passion, qui l’appliquent dans leur pratique sportive, il y a des sports différents, il y a des gens qui ne font que du running, il y a des gens qui font du trail, il y a des gens qui font du triathlon, il y a des gens qui font du swimrun, il y a des gens qui font de la course à pied sur route, il y a des gens qui font après des sports plus exotiques, du biathlon,

Gaspard HAUET : il y a plein de l’ultracyclisme, il y a plein de passionnés de sport d’endurance. L’idée, c’est de se poser des questions. Alors parfois, on va se poser des questions sur des tests, du matériel, de la nutrition. Est-ce que quelqu’un a déjà testé ça ? Parfois, ça peut être sur une course en route, en particulier sur un objectif. C’est assez large, elle est assez jeune cette communauté, donc je pense que ça se rôde encore un peu, mais il y a déjà eu quelques échanges hyper sympas où on a pu apprendre des trucs intéressants.

Ermanno : Et l’un des derniers échanges, justement, qui a donné naissance à cet enregistrement, c’est toi qui poses la question, alors je la reformule rapidement, mais en gros, comment est-ce que vous fixez votre objectif de la saison ? Alors déjà, est-ce que vous en fixez un ou plusieurs ? Et puis ensuite, quand vous le ou les fixez, est-ce que vous les mettez avant les vacances, après les vacances, avant l’été, après l’été, en hiver, etc. Donc, quel est toi ton ressenti, après tous ces échanges, sur comment fixer son ou ses objectifs ?

Gaspard HAUET : Déjà, c’était intéressant, parce que j’avais un peu peur d’être le seul à me poser cette question, de me faire un peu des nœuds au cerveau et que les gens choisissent leur course de manière complètement différente. Ce qui est ressorti, c’est qu’en gros, c’était du 50-50, à peu près de 50%, enfin 50% des gens ne prenaient pas tellement en compte les vacances, le calendrier, etc. Ils avaient d’autres drivers dans la définition de leurs objectifs, mais il y avait quand même 50% pour qui c’était vraiment un élément important dans la définition de leurs objectifs, en fait, moi, la question, elle m’est venue de… J’essaie de planifier, justement, l’année prochaine. Je sais que j’ai un gros objectif qui va être cet Ironman. Je sais qu’avant ça, je vais du coup vouloir faire un semi-Ironman de préparation. J’ai un peu un objectif aussi de faire un marathon, parce que ça permet de passer un palais en course à pied et d’atteindre aussi des sous-objectifs, notamment le sub-3 que j’aimerais bien faire un jour. Un des learnings de l’année dernière était, pour Christophe, ce qu’on s’est dit, c’est que j’en avais peut-être trop fait. Et j’avais fait trois courses, notamment un semi-marathon, un semi-Ironman et un full Ironman entre avril et… Enfin, entre, ouais, mi-mars et le 1er juin. Et qu’en fait, c’était trop proche, parce qu’entre les affûtages, les semaines de récupération, ça ne permettait pas vraiment de faire des gros blocs d’entraînement entre les différentes courses. Et donc, finalement, la progression, elle a un peu stagné à partir d’un certain moment, parce que c’était plus à chaque fois de l’affûtage, préparation pour la prochaine course, affûtage, préparation pour la prochaine course. Et donc, je m’étais dit, bon, ok, j’ai envie d’écarter un peu plus, des courses. Logiquement, l’une idée, c’était de se dire, bon, ben, un semi, peut-être un semi-Ironman avant l’été et un full Ironman après l’été. L’autre avantage de faire le full Ironman après l’été, bon, ça permettait d’avoir plus de temps pour se préparer. Et ça permettait aussi de, dans l’hypothèse du y aurait qualification, ce qui n’est vraiment pas certain, de se qualifier pour l’année d’après. Parce que c’est un truc que je trouve un peu dommage, c’est que, ben, si on se qualifie jusqu’à, il me semble, c’est même mi-août, en fait, on se qualifie pour octobre de la même année. Et je me dis, enfin, moi, je me dis, si jamais je devais me qualifier, ben, réenchaîner directement sur Kona deux ou trois mois après, forcément pas au top d’un point de vue d’entraînement, parce qu’un Ironman, ça laisse quand même des traces, pour aller mettre un gros budget, parce que ça coûte quand même, c’est pas anodin d’aller à Hawaï, etc. Ben, c’est mieux de se qualifier à partir d’octobre, on se qualifie pour l’année suivante, donc on a un an vraiment de préparation. Donc ça, c’était le plan initial, sauf qu’il est passé cet été, et je m’étais mis un objectif, du coup, là, j’ai un objectif marathon mi-novembre, donc j’avais quand même déjà un peu de préparation à commencer, et je me suis rendu compte que c’est pas facile de s’entraîner l’été, parce qu’on n’a pas cette routine pro, on n’est pas forcément chez soi, il fait chaud, on est avec de la famille ou des amis, et on n’a pas envie d’être le relou qui dit, ah ben non, je peux pas faire ça, parce que j’ai telle ou telle sortie. Et donc, voilà, ça a un peu challengé le plan, et je me suis demandé, du coup, sur la communauté, est-ce que d’autres gens étaient comme moi ? Et ce qui est ressorti, c’est qu’en effet, 50% des gens se posent cette question, il y avait pas mal de gens pour qui, en effet, l’été était un peu sacralisé comme un moment où il fallait prioriser d’autres choses que le sport, et prioriser le perso, les moments avec les potes, les sorties, etc. Et donc, ça paraissait plus logique de faire un objectif avant l’été, de pouvoir souffler ensuite en récup. Pour certains, à l’inverse, ils n’arrivent pas trop à s’entraîner l’hiver, parce qu’il fait froid, c’est dur, et donc, ils préfèrent pouvoir s’entraîner quand il fait beau, et du coup, se mettre plus tard en objectif en deuxième partie de

Ermanno : l’année. Bon, mais tout ça, ça répond pas à la question, toi, du coup, enfin, ça répond partiellement à la question. Toi, du coup, tu choisis quoi comme schéma ?

Gaspard HAUET : Eh bien, du coup, finalement, je suis revenu un peu sur mes pas. Ça sera pas, en tout cas, en l’état, ça sera pas un objectif après l’été, mais plutôt un objectif avant l’été, parce que, voilà, je sais que si je prends un objectif après l’été, pour les Ironman qui collent bien, etc., c’est plutôt des dates en octobre, ce qui veut dire que le mois d’août est essentiel, parce que c’est vraiment le pic de la prépa, et j’ai bien vu cette année que me faire un pic de prépa à ce moment-là, je pense que c’est trop de sacré chelis. Voilà, je prends pas beaucoup de vacances avec ma Zipro qui est bien chargée, donc quand j’en prends, j’ai envie de profiter au maximum de mes proches et de mes amis, et sortir faire 6 heures de vélo le samedi, c’est pas forcément le moyen de profiter au maximum. Et en plus de ça, la chaleur, moi, je pense que ça me pèse pas mal en termes de performance dans l’entraînement, donc je vais choisir plutôt un objectif avant l’été

Ermanno : et après, à pouvoir suivre. Bon, ce qui veut dire que si t’obtiens ta qualif, ce sera avant l’été, mais tu devras quand même en mettre une caisse pour aller en octobre, à Hawaï. Exactement, mais bon, ça, ça serait

Gaspard HAUET : dans ce cas-là, dans ce scénario hautement improbable, je serais prêt à me remettre une prépa à ce moment-là, et à capitaliser aussi sur les acquis du coup de la première course.

Ermanno : Allez, on va se dire que tu vas te donner deux ans, une première année pour péter le record en termes de temps et atteindre le sub 9.30, et puis la deuxième année pour aller chercher une qualif, et là, cette fois-ci, après, aller sur Hawaï. Marc, ça fait pas mal, déjà un full en 2026, et puis deux en 2027 si, donc, un porte qualifié et l’autre à Kona, c’est sympa

Gaspard HAUET : comme objectif. C’est déjà bien costaud, ouais.

Ermanno : Il y a des sujets qu’on pourrait poser aussi là-dessus, dans la communauté, notamment sur l’acclimatation ou le fait d’apprécier ou pas de s’entraîner sous la chaleur. Alors, quels sont les tuyaux ? C’est un peu le marronnier, tous les ans, ça ressort. Comment est-ce qu’on fait pour s’entraîner quand il fait chaud, quand il fait trop chaud, quand il n’y a pas d’eau, quand on est en vacances, etc. Mais je pense que ça peut être intéressant aussi d’avoir le point de vue de la communauté, et pas uniquement d’un ou deux journalistes ou spécialistes de son sport qui va donner son avis. Donc voilà, je te donne des idées de sujets à poser. Je le note. Et où est-ce qu’elle va t’emmener, cette communauté ? Donc on l’appelle, tu l’as appelée la Threshold, enfin le Threshold Club, Threshold comme seuil, en anglais. Pourquoi ce nom ? Pourquoi comme le seuil, parce que c’est le seuil d’atteindre des objectifs, c’est quoi ?

Gaspard HAUET : Plutôt comme le seuil d’entraînement qu’on cherchait, vu qu’il y a cette idée de data, c’est pas juste une communauté de sportifs, c’est vraiment, nous on a insisté sur le fait, au début, il y avait même un petit formulaire pour rejoindre, etc., que, voilà, l’idée et je ne dis pas que la data est essentielle dans le sport, et les potes qui font du sport, d’ailleurs, à mon niveau, sans être aussi assis sur la data, mais c’est juste une manière différente de le faire, et nous, là, ce qui nous amuse dans cette communauté, c’est vraiment l’idée de se dire, comment on peut utiliser la data dans son sport, donc c’est un biais un peu geek dans l’approche, et donc le Threshold, c’était l’idée, justement, d’avoir des gens-là qui mettent de l’importance sur leur seuil lactique, leur seuil de VO2 à l’entraînement, ce qui veut dire que c’est des gens qui sont déjà un peu assis sur la data.

Ermanno : Du coup, où est-ce que tu veux l’emmener, cette communauté ? Est-ce que c’est aussi un moyen pour toi de promouvoir Arrow, même si je crois pas t’avoir vu mettre un seul message sur le sujet dans la communauté, mais est-ce que, où est-ce que tu vas l’emmener ? Est-ce qu’à terme, ce sera une communauté plutôt pour Arrow ? Est-ce que ce sera une communauté pour des sportifs, et puis de temps en temps, quand l’occasion se présente, entre nous, entre guillemets, ambassadeurs ou pas, ou toi, redirigé vers les services que vous proposez ? Ou est-ce que c’est vraiment un jeu, un outil à côté pour aller chercher les gains marginaux ?

Gaspard HAUET : C’est une bonne question, c’est pas la première qu’elle m’a posée. Le fait que ça devienne la communauté à part entière Arrow, ça c’est vraiment pas prévu, et c’est pas le but. Notamment, on a une communauté d’utilisateurs Arrow, et là, vraiment, on va échanger sur les fonctionnalités, les feedbacks, etc. Donc ça, non. Le fait que parfois, je puisse pousser Arrow potentiellement, si l’occasion se présente et que ça fait du sens, oui, mais tu vois, tu l’as dit, je ne l’ai pas fait encore, parce que je n’ai pas envie que ça soit vécu comme un outil commercial déguisé, etc. Du coup, où est-ce que je vais aller ? Honnêtement, quand je l’ai créé, je ne me suis pas forcément posé la question, si ce n’est que ça puisse être évidemment le seul intérêt que je peux trouver pour Arrow, mais qui en fait est aussi un intérêt très perso, c’est un laboratoire de comprendre ce profil d’utilisateur, qu’est-ce qu’il va rechercher, quelles sont ses attentes, parce que ce n’est pas le seul profil d’utilisateur qu’on a chez Arrow, mais c’est un des profils importants, et donc, c’est vrai que c’est un peu l’extrénarité positive, même si je l’ai fait un peu, moi, à titre perso, pour poser des questions, avoir des réponses, voir un peu comment j’interagisse. Le bénéfice pro, il vient de m’en servir comme un laboratoire, apprendre ce que les gens cherchent, et j’ai déjà eu des insights intéressants sur des tests que les gens voulaient faire, qu’ils ne trouvaient pas, que potentiellement, du coup, on va commercialiser, à l’inverse, des tests qu’on nécessitait à commercialiser, où on voit que ça ne fait pas du tout consensus, et donc, on se dit que ce n’est peut-être pas la priorité. Donc, c’est là où ça me sert aujourd’hui.

Ermanno : Ok. Revenons un petit peu sur Arrow, justement. Alors, je le rappelle, l’épisode n’est pas sponsorisé, l’idée, c’était d’échanger avec toi, sur ton profil, et puis sur les idées qu’on pouvait avoir en commun ou pas, mais ça me titille, ça me turlupine cette histoire d’Arrow. Tu peux nous en dire plus, parce qu’on n’est pas trop rentré dans le détail. Est-ce que c’est pour les sportifs, pour les non-sportifs, pour tout le monde ? À quoi ça sert ? Comment ça marche ? Combien ça coûte ? Etc.

Gaspard HAUET : Alors, c’est pour tout le monde, ce n’est pas excluant, parce que vraiment, l’objectif qu’on a, c’est d’aider à optimiser sa santé avec un impact court terme, bien net, être mieux, atteindre ses objectifs, comme je le disais au début de l’épisode, et moyen terme, prévention santé. Maintenant, on a fait un choix dans notre positionnement et donc dans les fonctionnalités qu’on va choisir, de beaucoup s’adresser à nous ce qu’on appelle le performeur. Donc, le performeur, c’est toi, c’est moi, ça peut être un sportif. C’est un sportif amateur qui cherche à optimiser sa performance sportive, ça peut être un entrepreneur qui veut avoir le maximum d’énergie pour être au top dans son quotidien, prendre les bonnes décisions. Ça peut être quelqu’un qui veut performer avec ses proches et s’assurer qu’il ne passe pas à côté de moments. Donc, ça, c’est un arriveur. Pourquoi on a fait ce choix-là ? Parce qu’on estime que si on arrive à bien servir ce personnel-là, qui est un personnel très exigeant, en fait, on apportera aussi énormément de valeur à des personnes-là qui ont peut-être des objectifs un peu moins ambitieux, qui vont peut-être juste être sur de la prévention santé, entre guillemets. Et du bien-être au sens plus large. Très concrètement, comment ça fonctionne aujourd’hui ? C’est un produit qui a trois briques. La première, c’est collecter un maximum de contexte. Donc, on a deux sources de contexte aujourd’hui. Un bilan biologique avancé réalisé dans des labos partenaires. On va tester plus de 60 biomarqueurs. On a choisi de la biologie parce que ça donne beaucoup d’insights, notamment en testant des marqueurs qui ne sont pas testés de manière classique sur la nutrition, sur le stress, sur la santé cardiovasculaire, sur les différents déséquilibres qu’on peut avoir. Donc, c’est une très bonne source de données qui est assez peu exploitée, assez peu accessible. La deuxième source de contexte qu’on a aujourd’hui, c’est un bilan très poussé du mode de vie des objectifs et des antécédents. C’est un questionnaire qu’on a construit avec des spécialistes. On a un médecin dans l’équipe et on a allé s’appuyer sur des psychologues, des experts du sommeil, des experts en nutrition et on a posé plein de questions. Demain, on va venir ajouter deux sources de contexte et j’y viendrai. On aimerait très vite avoir les wearables, avoir des tests supplémentaires, que ce soit biologique ou autre que biologie. Et ça, on va avoir des annonces incessamment sous peu. La deuxième brique de notre produit, c’est faire du sens de toute cette donnée. Et donc là, on utilise de l’IA et on va venir corréler tous les éléments pour avoir une lecture très, très personnalisée et fine. Ce que ça nous permet de faire, c’est un protocole sur tous les filiers de la prévention et de l’optimisation de sa santé, donc de la nutrition, du sommeil, de la santé mentale, compléments alimentaires, activités sportives, potentiellement des follow-up médicaux si on estime que c’est nécessaire et qu’il y a potentiellement des gros déséquilibres qui nécessitent d’aller consulter. Donc ça, c’est vraiment notre casquette prévention. Il y a toujours une relecture par un médecin qui va vérifier qu’il n’y a pas d’hallucination, pas de maladies, pas de choses graves, etc. C’est ensuite mis à disposition du patient. Encore une fois, sur ce travail de corrélation qui est un peu notre secret de sauce, c’est plutôt que de juste lire un marqueur et dire tel marqueur est rouge, voilà les recos génériques qu’on va faire. Nous, on essaie toujours de se dire tel marqueur est rouge, quels sont les objectifs de la personne du coup, est-ce que c’est grave ou pas grave que ce marqueur soit rouge ? Si ça a un impact sur ses objectifs, qu’est-ce qui peut expliquer dans le mode de vie de la personne que ce marqueur soit rouge ? Et du coup donner une reco vraiment adaptée à ça. Et la troisième brique, qui est vraiment là où on veut aller le plus, c’est cet aspect copilote. En gros, le constat qu’on a fait, c’est que des boîtes de check-up, il y en a plusieurs, mais souvent c’est un peu trop statique. On sort avec une liste d’actions à faire, mais l’enjeu c’est comment je les mets en place dans mon quotidien. Et là, on veut vraiment agir du coup comme ce coach, ce concierge, ce copilote qui va aider à prendre ce protocole qui a été validé par un médecin et le mettre en place dans son quotidien, en répondant à ses questions de manière contextualisée, en proposant des menus adhérents, des programmes de sport, de main, en étant connecté avec justement les wearables, etc. Pour pouvoir itérer sur le protocole, pas seulement au moment des prises de sang, mais en continu en disant, attends, là on va adapter parce que cette semaine, grosse charge à l’entraînement ou alors mauvais sommeil parce que stressé au taf, etc. Donc on va changer ça sur le protocole. Vraiment agir comme un coach et ça, ça va se faire aujourd’hui via une appli web et très vite via une appli mobile.

Ermanno : Est-ce que vous allez pousser, entre guillemets, le copilote, le coach sur des recommandations dans la journée ? En gros, vous regardez la persona de votre performeur, si on prend un performeur sportif, vous vous rendez compte qu’il nage trois fois par semaine de 7 à 9 le matin, puis il y a une semaine, le mercredi, il n’a pas été nagé. Est-ce que Arrow va envoyer un petit message en disant tiens, aujourd’hui, on a vu que tu n’avais pas nagé, est-ce qu’il y a une raison particulière ? Est-ce que tu es fatigué ? Des choses qu’on n’aurait pas détectées en analysant. En plus, tu es wearable. Donc les wearables, je le rappelle, c’est tous les outils, les outils connectés, notamment les montres, les bagues et autres qui permettent en continu, entre guillemets, de mesurer les paramètres physiologiques d’un individu.

Gaspard HAUET : C’est 100% un des use cases qu’on aimerait être capable de faire demain. On appelle ça, nous, la… Alors ça ressemble beaucoup, il y a… Moi, je suis utilisateur, c’est pas de la pub, c’est pas sensorisé, de groupe qui a un bracelet qui traque la récupération et le sommeil, et ils ont une fonctionnalité qu’on aime bien qui s’appelle le journaling, où en gros, c’est vraiment de l’input utilisateur. Tous les matins, je vais un peu dire des choses que j’ai faites la veille, pas faites, etc. Et en fonction, il va être capable de me dire bon, ça, ça a un impact sur ta récupération, ça, ça a un impact sur ton sommeil, positif, négatif, et donc nous, les inputs passent à ce que ça va être une source de données supplémentaires et comprendre, en fait, ok, t’es très fatigué ou tu t’es blessé, tiens, est-ce qu’il y avait des choses qui nous expliquaient, qui peuvent expliquer ta blessure dans les choses qu’on avait pu observer, les éléments

Ermanno : possibles. Ok. Tu me vois bien ? Parce que j’ai l’impression que chez moi, ça a planté.

Gaspard HAUET : Moi, je te vois bien, ouais. J’ai l’impression qu’il y a eu un petit fric d’intime et…

Ermanno : Bon, écoute, je te vois plus, mais je t’entends, c’est l’essentiel. Ceux qui nous regardent sur YouTube, contentez-vous de nous écouter et pas de nous regarder. Écoute, on arrive tout doucement à la fin de l’épisode, je t’avais promis qu’on ne ferait pas trop long. J’ai encore deux questions signatures. La première, le podcast s’appelle Devenir Triathlète. Toi qui es un néo-triathlète, mais un fan de data et un ancien sportif de haut niveau, quel est ton meilleur conseil pour devenir triathlète ?

Gaspard HAUET : Quel est mon meilleur conseil pour devenir triathlète ? J’ai peur de dire un conseil très bateau, mais qui est très vrai, c’est la progressivité. Il y a les progressivités dans l’entraînement, évidemment, parce qu’il y a les blessures, la charge physiologique, mais c’est aussi progressivité dans les objectifs pour construire la passion petit à petit et pas se cramer trop tôt avec peut-être un truc trop ambitieux qui va en fait laisser un souvenir de… Oh putain, le triathlon c’est très dur, il faut des heures, etc. Le triathlon, ça peut être ma première course. On n’avait pas parlé, avant de faire un Alpha-Ironman, juste pour me dire comment on fait des transitions, comment on installe son vélo en amont, etc. J’avais fait un format S et j’avais trouvé ça super aussi. Il n’y a pas de triathlon mieux qu’un autre, de distance mieux qu’une autre, et donc c’est vraiment d’y aller petit à petit, découvrir ce sport de manière progressive, et en plus ça permet de garder toujours des nouveaux objectifs. Je pense que si on y va trop vite, trop fort, c’est qu’au bout de deux ans, on n’a plus rien à… On n’a plus de rêve dans ce sport.

Ermanno : D’ailleurs, ça me fait penser à une autre question que tu pourrais peut-être avoir. Sur la communauté, c’est la pause. Nécessaire, pas nécessaire, on l’a fait, on l’a fait pas, on l’a fait courte, on l’a fait longue. Surordonnance, commandité par le coach, comment est-ce qu’on la gère ? Moi, je suis un gros adepte justement de faire une grosse pause après l’atteinte d’un objectif, que ce soit un semi-objectif ou un objectif, enfin, ou l’objectif de la saison, pour pouvoir laisser le temps, pas que au corps de récupérer, mais aussi à la tête, avoir l’envie d’y retourner. Et dans le sport, dans le triathlon, on pratique trois sports, donc il faut vraiment avoir trois fois plus envie d’y aller.

Gaspard HAUET : Oui, 100%, c’est vrai que c’est une bonne question. Moi, je suis plutôt adepte de la pause aussi, parce qu’il faut une vie, mais je pense que c’est très propre à chacun parce qu’il y en a, c’est comme ça qu’ils sont équilibrés. Moi, en effet, je trouve que tout est une question dans la vie d’équilibre et donc il y a des moments où surtout à l’approche d’une grosse échéance où on va peut-être surpondérer un peu la préparation à Ironman, la préparation en course et donc faire plus d’entraînement, après, il faut lâcher un peu prise. Et de toute façon, moi, la course, elle s’est faite déjà parce que j’avais envie de rééquilibrer plus de temps pour mes amis, mes proches, ma famille, ma copine, et puis aussi physiquement, j’ai été bien cramé pendant quelques semaines et donc de toute façon, j’allais me faire un footing de 5 kilomètres et je sentais que ça laissait déjà des traces et donc la pause se faisait un peu d’elle-même.

Ermanno : Bon, bientôt, Aaron nous enverra une petite notification en disant c’est pas le moment d’y aller, enlève tes baskets, t’es encore en pause.

Gaspard HAUET : Exactement.

Ermanno : Écoute, je te remercie. La dernière question de signature, aussi, un petit peu de ce podcast. Où est-ce qu’on te suit ? Où est-ce qu’on t’encourage ? Où est-ce qu’on suit Arrow, qu’on s’abonne, notamment pour savoir quand ce sera dispo à Toulouse ?

Gaspard HAUET : Alors moi, je suis à titre pro, du coup, je parle pas, mais je parle aussi de mes objectifs sportifs, pas mal sur LinkedIn, donc Gaspard Ouette. Je suis aussi sur Instagram et Arrow, pareil, on est sur Instagram principalement, ça s’appelle joinarrow, notre compte, j-o-i-n-a-r-o et on a un site web également, joinarrow.com. Voilà, c’est là principalement où je… où j’interviens, et bien sûr, dans la communauté Trash Hold, n’hésitez pas à m’envoyer un message sur LinkedIn ou sur Instagram, je vous enverrai le lien WhatsApp

Ermanno : sans problème. Ouais, et puis sur Strava aussi, quand même, pour suivre tes performances.

Gaspard HAUET : C’est vrai que je suis sur Strava. Aujourd’hui, c’est plutôt des gens que je connais qui me suivent, j’ai pas trop d’inconnus, mais oui, je mets tout sur Strava, pas en caché, parce que, voilà, j’aime bien avoir mes likes de Christophe sur mes activités.

Ermanno : C’est clair, je sais pas comment il fait, Christophe, pour nous suivre tous individuellement, suivre nos entraînements, suivre nos tâtes, revenir vers nous quand il y a un truc qui semble clocher, et puis en même temps être à fond sur nos réseaux sociaux, il doit y avoir 15, en fait. Déjà, dans sa tête, il doit pas être tout seul, mais il doit y avoir 15 Christophe Yamas.

Gaspard HAUET : C’est sûr.

Ermanno : Bon, Gaspard, je te remercie. On a tout passé en revue, ou t’avais une dernière réflexion, une dernière chose que t’aurais bien voulu qu’on aborde, qu’on n’a pas touché du doigt ?

Gaspard HAUET : Non, bah écoute, moi j’ai pas d’autres sujets, je suis déjà hyper content d’avoir participé en tant que néo-triathlète de participer à ce podcast. J’ai l’impression d’être un sportif de haut niveau, mais non, merci beaucoup, c’était chouette, on a couvert plein de sujets. Bon,

Ermanno : écoute, je te remercie encore. Je te dis à bientôt, peut-être qu’un de ces quatre, quand je passerai sur Paris, je passerai te voir à Station F, ou alors quand tu viendras déployer Arrow à Toulouse, on aura l’occasion de se voir. Avec plaisir. Merci Gaspard, ciao. Salut. C’était Devenir Triathlète X OpenTriathlète. Salut. Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Nous, on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. Alors si ça vous a plu, vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn et Facebook. On se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com Vous allez retrouver l’ensemble des épisodes, mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. On ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources. Si vous avez une idée d’invité, n’hésitez pas à nous envoyer un petit message. Et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs, connectez-vous sur opentri.fr et on se fera un plaisir de vous aider. Alors n’hésitez pas, on se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com et opentri.fr. Salut les sportifs.

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