#461 [Portrait] Devenir Triathlète Amateur : Passion et Parcours avec Maxime BOU AKL

🤔 « Le sport ne forge pas le caractère, il le révèle. » — et chez les amateurs, la vraie perf, c’est durer sans se blesser.

🎙️ Dans cet épisode, on découvre comment Maxime passe de la reprise du sport au triathlon … et pourquoi il préfère l’entraînement au dossard. On aborde son KPI préféré et qui compte : le nombre d’athlètes blessés vs ceux entraînés — et pourquoi on n’en parle pas assez. On aborde aussi son objectif 2025 : La Cinglée du Ventoux (3 faces dans la journée). Focus sur le gestion de l’effort, du matos et du mental.

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

📝 Quelques citations pour vous mettre l’eau à la bouche :

• « En 5 ans avec OpenTri, jamais blessé. »

• « Je prends plus de plaisir à tenir 9h37 d’entraînements qu’à accrocher un chrono. »

• « Un XL sans bande passante ? Non merci. Je veux arriver prêt, pas survivre. »

• « Le KPI oublié : le taux de blessure. »

• « La Cinglée du Ventoux : 120 km, 4 500 D+, zéro mètre de plat. »

💡 Le conseil de Maxime

« Si tu fais les 3 sports régulièrement avec discipline, tu es déjà triathlète. Fixe un cap atteignable cette année, pour en viser un autre l’an prochain. »

🤔 Et pour finir ?

Vous embarquez avec moi ? Partagez cet épisode à 1 ami qui hésite à s’aligner sur un L et on enregistrera avec elle ou lui son compte-rendu !

PS : nous sommes maintenant sur Strava ! https://www.strava.com/clubs/DTxOT !

PPS : et pour découvrir le nouveau podcast éphémère d’Ermanno, ça se passe sur https://road-to-otillo.fr !

💬 La transcription de l’épisode

Lire la transcription intégrale

Ermanno : Le sport ne forge pas le caractère, il le révèle. C’est cette conviction, ce mantra qui m’anime depuis des décennies, sur les terrains d’entraînement comme dans la vie. Et c’est aussi ce qui donne vie à ce podcast. Aller à la rencontre de celles et ceux qui, par leur parcours, leurs astuces et leur état d’esprit, nous montrent comment devenir triathlète, comment progresser et enfin comment performer en triathlon. Que nos invités soient des passionnés du dimanche, des amateurs éclairés ou des pros aguerris, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Leurs expériences, leurs échecs, leurs victoires, c’est une mine d’or pour débloquer vos propres objectifs. Prêt à plonger ? Suivez le guide, ou plutôt suivez les guides. Et avant de commencer, un petit rappel. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux du podcast et sur votre appli préférée pour partager vos retours, vos questions ou simplement un petit mot d’encouragement. Tout est aussi sur devenir-triathlète.com. Les ressources de l’épisode, les bios des invités et bien plus pour booster votre pratique. Bonne écoute et surtout, bon entraînement.

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno. Et je suis très heureux de vous avoir suivi. Je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète où en plus, je ne suis pas seul, au-delà de notre invité, j’ai mon co-animateur Charly. Salut Charly.

Charly : Salut Ermanno, comment ça va ?

Ermanno : Eh bien écoute, ça va, le soleil revient un peu à Toulouse parce que oui, l’épisode, on va le publier un petit peu plus tard, on a beaucoup d’avance mais là, on est début juillet. Moi, j’ai pris quelques jours de vacances, j’étais bien au chaud en Italie. Il paraît qu’à Toulouse, il a fait une chaleur de dingue, c’est monté jusqu’à 42 ou 43 degrés. Et puis évidemment, quand on est revenu, il s’est mis à pleuvoir et à faire gris. Donc là, le soleil revient, c’est plus agréable. Et toi, Nantes ?

Charly : Écoute, ça va, il fait beau, dans deux jours, c’est les vacances, donc tout va bien.

Ermanno : Ouais, mais en Bretagne, t’es toujours en vacances, non ? Sous la pluie, mais en vacances ?

Charly : Pas toute l’année quand même, on bosse un peu pour essayer de créer des programmes d’entraînement qui tiennent la route. On a besoin de bosser un peu.

Ermanno : Bon, on va revenir là-dessus. Non, mais au-delà du fait de bosser, l’ambiance, l’environnement, la Bretagne, c’est quand même assez propice à cet esprit vacances, non ?

Charly : Ouais, c’est vrai. En tout cas, pour des vacances triathlétiques, ouais. Tu peux aller nager, la mer est pas loin, à 40, tu peux aller rouler, il y a du dénivelé, et puis tu peux aller courir, c’est un beau terrain.

Ermanno : Ah, mais parce qu’il y a du dénivelé en Bretagne ?

Charly : Ouais, je vous invite, si vous n’êtes jamais venu en Bretagne, à venir faire le Aisle de Crozon, par exemple. Vous allez voir que sur Casis de Veau, on peut trouver plus de 1000 mètres de dénivelé, largement.

Ermanno : Bon, allez, j’arrête de te taquiner. Je suis aussi très heureux de recevoir notre invité du jour, Maxime BOU AKL. Salut, Maxime.

Charly : Salut, tout le monde.

Ermanno : Comment tu vas ?

Charly : Ça va, ça va. Très honoré d’être sur ce podcast avec vous deux.

Ermanno : Bon, t’as vu, on taquine avec Charly, on se tire un peu dans les pattes, mais c’est aussi un icebreaker, un moyen de briser la glace. Ça va, tu te sens bien quand même ? T’es bien assis, bien tranquille, t’es pas trop gêné ?

Charly : Non, ça va, je suis bien installé, j’ai l’habitude pour vous écouter de temps en temps, je sais un peu comment ça se passe, donc normalement, il n’y aura pas trop de surprises.

Ermanno : Et d’ailleurs, c’est l’occasion de le dire avant qu’on te laisse la parole pour te présenter. Moi, je suis super content de pouvoir échanger avec toi, parce que déjà, on s’était connecté sur LinkedIn. Il y a quelques temps, plus pour le côté pro, je m’étais connecté avec toi, sans savoir que tu étais triathlète, pratiquant, et puis sans savoir aussi que tu étais un des premiers adhérents d’OpenTri depuis quelques années. Et Charly, je te laisse peut-être présenter Maxime du côté OpenTrien.

Charly : Ouais, Maxime, c’est un des tout premiers athlètes à nous avoir fait confiance il y a plus de cinq ans, quand on a lancé nos offres. On en reparlait à l’instant, pendant longtemps. On a démarré, nous, notre accompagnement.

Charly : Et Maxime, c’était un des tout premiers, je crois, dans les deux premiers, avec Johan. Bon, salut, s’il nous écoute. À rejoindre l’aventure. Donc, merci. Moi, je suis heureux d’avoir Maxime pour discuter notamment de ça aujourd’hui. Et puis, j’en profite publiquement de te remercier, Maxime, pour nous avoir fait confiance à ce moment-là, au moment où on démarrait. Et puis, t’as posé aussi les premières briques de ce qu’on est devenu aujourd’hui. Je suis ravi de discuter avec toi.

Ermanno : Et du coup, Maxime, encore une fois, avant de te laisser te présenter, on va faire les choses un peu à l’envers, mais parce qu’on est un peu à la maison. Pourquoi avoir suivi OpenTri ? Pourquoi avoir été l’un des early adopteurs, comme on dit, l’un des premiers à leur faire confiance pour t’accompagner dans ton entraînement ?

Charly : À l’époque, il y avait très, très peu de contenu sur le triathlon. Et du coup, quand tu cherchais comment t’entraîner correctement, je dis bien correctement, c’est important, tu tombais très vite sur OpenTri. Et ajoute à ça que, comme Charly l’a dit, c’était en plein confinement, qu’on ne pouvait pas sortir à plus d’un kilomètre de chez nous. Je me souviens que le premier plan que j’ai pris, c’était le plan comment t’entraîner justement en restant chez toi au triathlon. Donc, c’était quand tu n’as pas de piscine, que tu ne peux pas faire de vélo et que tu ne peux pas courir au-delà d’un rayon de un kilomètre. J’avais trouvé le plan vachement ambitieux. Ça m’avait bien plu. Et c’est le premier plan que j’ai suivi. Il était sur deux mois, je crois, à l’époque. Oui, il ne était pas hivernal, je crois. Oui, c’est ça, exactement. Et je l’avais suivi scrupuleusement. Et puis, ça m’avait bien plu. Donc, on avait poursuivi les discussions pour voir, une fois qu’on avait été libérés, comment on pouvait dupliquer ça à une vie plus normale.

Ermanno : C’est vrai qu’on avait été déconfinés. C’est vrai que c’est quelque chose que moi, je n’ai pas trop vécu le confinement parce qu’à l’époque, j’étais au Luxembourg. Et au Luxembourg, on n’avait pas de confinement strict. On pouvait sortir, on pouvait aller faire ses courses, on pouvait aller se balader. On était invités quand même le maximum à rester chez nous. Les écoles étaient fermées. Les employeurs, en tout cas des employeurs de bureau, quand on n’était pas dans les professions importantes ou nécessaires, ou quand on n’était pas dans le commerce, nous invitaient aussi à bosser de chez nous. Et ça a pas mal développé le télétravail. Merci le Covid pour ça, au moins. Mais par contre, on n’était pas confinés. Donc moi, je me souviens que pendant le Covid, justement, j’en ai profité pour faire pas mal de home trainer sur ma terrasse et puis d’enchaîner après sur de la course à pied autour de chez moi sur un rayon de 10, 15, 20 kilomètres. Mais c’est sympa justement d’avoir lancé un petit peu OpenTri avec ce type de plan. C’était le bon momentum, la Charly.

Charly : Ah ouais, et puis là, on avait, comme tout le monde à cette époque-là, on raisonnait au jour le jour. C’est-à-dire qu’on ne savait pas ce qui nous attendait à la semaine ou au mois suivant. Et donc, on avait déjà des athlètes. On ne pouvait pas les laisser non plus dans la nature sans rien faire. Donc, on a créé ce plan. On s’est dit, écoutez, si vous voulez démarrer un plan hivernal, je crois que c’était deux ou trois mois, comme tu le disais, Maxime, pour pouvoir continuer à vous entraîner malgré le fait qu’on ait un peu de restrictions en ce moment, on s’embarque, on démarre tous en même temps et on vous livre vos séances chaque semaine selon les évolutions. Parfois, on aura le droit de sortir, parfois non. Et puis, en fait, on a passé tout l’hiver comme ça à poser les bases, à essayer de continuer à progresser malgré un peu les restrictions. Et ça fait partie de nos tout premiers programmes. Et ça a posé un peu les bases de la suite. La suite ayant été plus facile une fois qu’on a été déconnus et moins de contraintes.

Ermanno : On en est où, justement, maintenant, de l’accompagnement des athlètes ? Tu as des chiffres, des stats à nous donner côté Charly. Et puis, toi, un ressenti, un retour d’expérience, Maxime, côté athlète ?

Charly : Je laisse Maxime commencer, comme ça, je ne vais pas l’influencer.

Charly : Écoute, moi, j’ai vraiment fait confiance à OpenTri à l’époque. Justement, le plan, il était sur le papier, c’était figé. Mais comme disait Charly, de semaine en semaine, quand ils avaient assoupli les règles, etc., on voyait tout de suite un changement de plan. Donc, je me disais déjà, grosse réactivité. Il s’adapte au contexte et il s’adapte à nous aussi. Tu avais à chaque fois une ou deux séances suivant ton niveau ou le temps que tu avais à disposition. Donc, quand tu as un boulot à côté, une famille ou autre,

Charly : cette flexibilité, c’est hyper appréciable. Et moi, ça fait bientôt cinq ans que je suis avec OpenTri. Et c’est vrai qu’en cinq ans, je n’ai jamais été blessé. Déjà, c’est un point qui est hyper important. Et je me suis vu progresser. Alors après, j’ai atteint un plateau. Je pense qu’on y reviendra sur certains sujets. Mais ce n’est pas in fine la faute d’OpenTri. Mais je me suis vu carrément progresser de mois en mois au début, de semaine en semaine, puis de mois en mois. Et là, je continue sur le vélo à progresser en suivant les plans OpenTri. La FTP, elle ne fait qu’augmenter. Alors à l’époque, c’était par tranche de 30 watts. Maintenant, c’est par tranche de 5. Mais c’est toujours intéressant. Et c’est ça qui m’a toujours bien plu. Et c’est ça que j’ai cherché dès le début.

Ermanno : Je pense qu’on va militer pour qu’il y ait ce KPI qui soit présent chez tous les coachs. En tout cas, ceux qui communiquent publiquement le nombre d’athlètes blessés après X temps d’accompagnement. Parce que finalement, finalement, on en blague un peu souvent, mais c’est entre guillemets facile de faire une bonne première saison quand on se lance dans un sport ou quand on veut se fixer des objectifs. La difficulté, c’est de durer et de durer sans se blesser. Combien même d’athlètes de haut niveau, on a vu faire une saison de malade, limite obtenir des titres de champion du monde. Et puis, les deux, trois années après, plus pouvoir sortir de la masse parce que blessé, parce qu’il y a des problèmes d’entraînement, etc. Donc, Charly, il faut qu’on fasse un truc sur ce KPI. Nombre d’athlètes entraînés, nombre d’athlètes blessés.

Charly : C’est vrai. Surtout qu’en plus, chez les athlètes amateurs, on peut comprendre qu’un athlète pro fasse un peu du all-in pour aller chercher une grosse paire, pour aller…

Ermanno : All-in, on met tout dedans.

Charly : Oui, de pouvoir prendre des risques, entre guillemets. Là, on parle d’athlètes amateurs, comme toi, Maxime, comme toi, Ermanno, comme moi. Première priorité, c’est de pouvoir prendre du plaisir. Et c’est vrai que la gestion de la blessure, donc de la charge d’entraînement, c’est quand même un truc dont on parle peu, mais qui est central. Se retrouver à couper pendant un mois dans une ou pire dans les trois disciplines, en fait, on se retrouve à régresser hyper vite et surtout à être hyper frustré. Je pense que nous trois autour de la table faisons ça pour le plaisir

Ermanno : et pas passer un mois à être frustré de ne pas pouvoir s’entraîner. C’est clair. Au niveau charge mentale, laisse tomber. Et pour ceux qui ne l’ont pas encore expérimenté, la charge mentale, surtout en triathlon, quand on est à l’approche des compétitions, ça crame énormément d’influx nerveux et ça peut avoir des effets néfastes. L’avantage qu’on a dans le triathlon, c’est que si tu te blesses quelque part, en général, tu as quand même la chance de pouvoir compenser sur les deux autres sports. Après, c’est compenser, mais… Ça ne remplace pas des entraînements. Anyway, Maxime, on a quand même bien mis les pieds dans le plat. Là, ça fait presque dix minutes qu’on parle, mais on ne t’a pas laissé te présenter. Donc, dis-nous tout. Qui est Maxime BOU AKL ?

Charly : Écoute, moi, j’ai 32 ans aujourd’hui. Je fais du tri. Je me suis remis sérieusement au sport, on va dire, depuis 2019. Et je suis arrivé sur le tri en 2020. J’ai repris par de la course à pied. Aujourd’hui, je m’entraîne en triathlon, mais je n’arrive pas à faire de la course à pied. Je triage très peu. C’est vraiment l’élément qui me plaît le moins. C’est un vélo, on va dire, que je prends le plus de plaisir. J’essaie de m’entraîner entre sept et dix heures par semaine, concrètement, en ce moment. Et voilà, je n’ai pas de fait d’arme épique, on va dire, à mon actif, mais j’ai essayé de rouler ma bosse de triathlète amateur un petit peu de partout pendant ces dernières années. Je pense qu’on y reviendra. Et d’un point de vue plus perso, aujourd’hui, je suis commercial dans un cabinet de recrutement et ça me prend tout le reste de mon temps libre, on va dire.

Ermanno : C’est bien, on va pouvoir parler recrutement aussi entre spécialistes du recrutement. Moi, je suis plutôt côté headhunter, côté chasse. Toi, tu es plutôt côté commercial. C’est-à-dire que tu fais quoi, en fait ? Tu vas chercher des clients qui ont besoin de recruter des salariés ?

Charly : C’est ça, exactement. Et après, je confie les besoins à mes collègues qui, eux, sont recruteurs. Et on est spécialisés sur les métiers tech et produits. Et on travaille principalement pour des startups. C’est un cabinet très parisien sur le papier, même si aujourd’hui, on est tous en télétravail et que je suis le dernier en région parisienne. Parce que c’est vrai que je ne l’ai pas précisé, mais j’habite dans le 78. Et c’est aussi facile de trouver du dénivelé dans le 78 qu’en Bretagne.

Ermanno : Bon, il y a quand même un peu de dénivelé quand même en région parisienne. Tu prends le vélo, tu sors un peu, tu arrives à trouver quelque chose, non ?

Charly : Ouais, j’ai de la chance. C’est vrai qu’avant, quand j’habitais plus dans Paris, tu avais toujours 20-30 bornes où tu traversais la moitié de l’île de France pour trouver la campagne. Là, au Vésiné, tu passes Saint-Germain-en-Laye, tu es derrière Versailles et tu es en Chevreuse ou dans le Vexin. C’est beaucoup plus facile et beaucoup plus agréable. La recherche de D+, on va en reparler tout à l’heure. Je pense qu’on va parler de ton prochain objectif. Parce que j’imagine qu’en ce moment, tu dois en chercher du D+, pour préparer ça. Tu veux nous en parler maintenant ? Peut-être sur la saison 2025. Là, en ce moment, tu vises quoi ? Ça va être quoi les grandes échéances pour la fin de ta saison ? Alors… Alors, la saison 2025, elle a été un peu tronquée par une fin d’année 2024 compliquée. J’ai eu une espèce de Covid long qui a duré de juin à décembre 2024, qui m’a pas mal empêché de courir, principalement, et qui m’a fait faire beaucoup de home trainer à faible intensité, on va dire. Du coup, j’ai réussi à maintenir un niveau à vélo, mais le reste, c’est bien casser la gueule.

Ermanno : Je te remercie, parce que moi, je me suis tapé six semaines de crève. On ne sait pas trop ce que c’est, mais on suppute que ce soit le Covid. Donc, garde ton compte. Le Covid long, s’il te plaît, ne le refile pas, même en visio.

Charly : Normalement, il est passé, j’espère, en tout cas, mais ça a amené des sujets relous, genre de l’asthme, etc., qui, à chaque fois que je courais, ça me mettait au tapis, concrètement. Donc, j’ai un peu tout mis… Les entraînements de tri global, au global, en stand-by, je me suis bien focus sur le vélo. J’ai commencé 2025 avec le tri de Cannes, le M de Cannes, avec des potes pour rigoler. Il n’y a pas eu de chrono de dingue ou quoi, mais on a passé un bon moment. Et puis, c’est… C’est un endroit très sympa pour faire un triathlon, Cannes, pour le coup. Et là, donc, je vise pour septembre, et ce sera mon seul et unique objectif de l’année, de faire le triple Ventoux, la cinglée du Ventoux. Je l’avais faite en 2023 et j’y retourne en 2025 parce qu’il me manque un trajet Chalet-Reynard, sommet du Ventoux. Ils avaient fermé la route pour une course de voiture lors de la dernière ascension. Donc, il me manque huit bornes, je crois. Et ce n’est pas les plus simples. Donc, j’y retourne pour l’avoir au complet et pouvoir dire je l’ai fait. Alors, rappelle-nous un peu le concept. En gros, il y a trois… Tu peux grimper sur le Ventoux par trois faces. Depuis Bédouin, depuis Malossène et Sautes, je crois. Oui, c’est ça. À chaque fois, c’est entre 15 et 20 bornes et 1500 mètres de dénivelé. Et l’idée, c’est de faire les trois faces dans la même journée.

Ermanno : OK, les règles sont strictes. Ça représente quoi comme distance et comme dépistage ?

Charly : Ça fait quatre minutes. 1500 mètres des plus et 120 kilomètres au total. Tu n’as pas un mètre de plat. Tu montes ou tu descends. Tu récupères dans la descente et tu remontes. Et il y a une sorte de challenge officiel où, en gros, quand tu es en haut, tu fais tamponner une carte par la boutique, je crois, au sommet du Ventoux. Et quand tu es dans les trois villages qu’on a cités, il faut que tu ailles acheter une bouteille d’eau, pareil, et tu fais tamponner ta carte par la boutique en bas. Après, je ne l’avais pas fait de manière aussi stricte la dernière fois. Je me suis dit que si c’est sur Strava, c’est que ça fait froid.

Ermanno : Alors c’est bien, si ce n’est pas sur Strava, ça n’existe pas. Et si c’est sur Strava, ça fait froid. Mais après, pour le challenge, quand même, c’est sympa d’avoir.

Charly : Ouais, mais je pense que je vais le faire avec le tampon la prochaine fois. Justement, je vais le faire avec le tampon histoire de l’immortaliser pour de bon. Et pour comprendre cet orga là, c’est un parcours qui est libre que tu peux faire n’importe quand dans l’année ou c’est quand même un événement qui est sur une journée ? Non, c’est hyper libre. Tu le fais comme tu veux. En gros, tu peux le faire. Le Ventoux, tu ne payes pas pour monter au sommet du Ventoux, donc tu peux le faire toi de ton côté. Après, je crois que si tu le fais via le label, entre guillemets, cinglé du Ventoux, la petite carte, ils te la font payer quelque chose comme 20 balles histoire de faire vivre l’économie locale concrètement. Et là, après, tu as une sorte de diplôme. Je crois qu’il y a des challenges similaires qui existent. Et pour ceux qui sont vraiment désénervés du défi, c’est un peu comme ça. Tu peux déniveler, tu peux faire la bi cinglée du Ventoux et là, tu te fais les trois phases deux fois dans la journée. Mais ça, je vais attendre un petit peu avant de me lancer dans ce challenge.

Ermanno : Donc 2025, tu fais ça, la cinglée du Ventoux. Et puis après, 2026, tu vas sur Embrun, tu seras prêt ?

Charly : Écoute, Embrun, c’est un tri que j’ai en tête. Il est dans ma to-do liste des tris que j’aimerais bien faire. Je ne sais pas si j’irai en 2026, mais c’est sûr qu’en 2026, je me réaligne sur des tris un peu plus longue distance comme je faisais. Mais ma distance de prédilection, je ne l’ai pas précisé, mais c’est le L. Quand je dis prédilection, je ne parle pas performance, mais plus plaisir. Et je pense repartir sur des L. Et le XL me fait évidemment un appel du pied depuis des années. Mais autant je vois le plaisir que je pourrais prendre pendant l’entraînement, autant le jour J, je ne suis pas sûr de beaucoup m’amuser. Donc pour l’instant, je repousse.

Ermanno : Tu sais, c’est le concept du pendant que tu y es, tu te demandes ce que tu fous là. Et puis tu passes une ligne. Un pied de la ligne d’arrivée, tu te demandes encore ce que tu fais là. Tu passes le deuxième, tu ne te demandes plus, tu te dis quand est-ce que je réussis.

Charly : C’est un peu le problème. Mais honnêtement, là, je repars de beaucoup trop loin en course à pied pour m’aligner sur un marathon, surtout après un 180 bandes de vélo.

Ermanno : Revenons un petit peu à toi, à ton début dans le sport, à ta genèse. Tu as dit que tu as repris le sport en 2019, mais ça veut dire qu’avant, tu étais déjà sportif. Tu faisais quoi comme sport ? Quand est-ce que tu as rencontré le sport et quel sport ?

Charly : Je pense que j’ai fait un petit peu de sport. J’ai fait du sport comme 99% des gamins en France à l’école. C’est un avantage à l’école en France, c’est que tu as 4 heures de sport par semaine. Donc, j’ai un peu touché à tout, du badminton au volet, en passant par la lutte et la GRS.

Charly : En perso, entre guillemets, je n’ai jamais persévéré dans un sport. J’ai essayé pas mal de trucs. Pareil, j’ai fait du cheval quand j’étais petit, un an. Je fais de l’escrime, un an. J’ai fait du kung fu, je crois. J’ai fait du foot, deux ans. J’étais terriblement nul. Donc, je n’ai jamais vraiment persévéré. Le seul truc que j’ai fait trois ans, je crois, c’est la natation. Quand j’étais ado, c’est ma mère qui nous forçait à aller nager avec mes frères pour qu’on ait une activité physique en dehors de l’école. Et dès que j’ai eu l’occasion, j’ai arrêté. Et en gros, fin de lycée, école de commerce et première année de boulot, je n’ai pas… Le seul sport que je faisais, j’avais coutume de dire que c’était de courir après le bus. Et ça s’est arrêté là.

Ermanno : Du lever le coude ? Non, non, non.

Charly : C’était plus ça. Sport de prédilection pour le coup. Donc, je n’ai pas fait de sport.

Ermanno : Mais comment tu arrives du coup dans le sport et en particulier la course à pied ? Tu nous as dit, tu as commencé par la course à pied. Alors, ce qui est marrant, c’est qu’en intro, tu nous as aussi dit que tu détestes nager. Ce n’est pas le sport qui te fait prendre le plus de plaisir. Pourtant, tu as quand même fait trois ans de natation parce que maman te poussait aux fesses pour que tu y ailles. C’est ça.

Charly : Et je pense que c’est aussi pour ça que je n’aime pas ça. De base, maintenant, c’est marrant, mais c’est peut-être là où j’ai le moins besoin de m’entraîner. Techniquement, je pense que c’est catastrophique. Maintenant, j’arrive à sortir des chronos tout à fait honorables pour un triathlète amateur. Je sors toujours, on va dire, dans la première moitié sans nager, sans m’entraîner à la nat. Donc, évidemment, si je nageais plus, je serais sûrement meilleur. Ce n’est pas un sujet. Mais à choisir, je préfère courir ou pédaler qu’aller à la piscine. C’est trop la galère de nager.

Ermanno : Oui, au-delà d’être meilleur, tu sais bien ce qu’on dit en triathlon, c’est qu’on ne gagne pas un triathlon avec la natation. En revanche, on peut le perdre à cause de la natation. Et au-delà d’être meilleur. Peut-être que tu sortiras dans les mêmes temps, mais tu sortiras beaucoup moins épuisé. Et donc, la transition sur le vélo et après sur la course à pied, parce que finalement, sur la troisième épreuve, sur la troisième discipline, c’est là que tu vas payer les « erreurs » que tu as fait au début. Ça se passera mieux.

Charly : Non, carrément. J’ai conscience de tout ça. Ce n’est pas le sujet. Mais c’est vrai que, comme on l’a dit, il faut que ça reste aussi du plaisir. Et là, ces derniers temps, c’est-à-dire toute l’année qui vient de s’écouler, faire mon sac de piscine, aller à la piscine, me mettre dans les lignes d’eau qui sont bondées, c’est hors de question. Et si j’y vais avec le club, typiquement, c’est 6h30 du mat, donc c’est réveil 5h30, etc. Et pareil, j’ai énorme respect pour ceux qui arrivent à le faire dans la durée. Moi, je savais cette année que je n’aurais pas cette discipline, donc j’ai préféré mettre ça de côté. Mais oui, l’année prochaine, comme je le disais, je vais m’y remettre, parce que je n’ai pas le choix. Et l’idée, ce n’est pas de… Moi, je ne suis pas à un stade où je parle de perdre ou gagner un triathlon. Mais oui, ne serait-ce que pour passer le temps. C’est un meilleur moment. Quand tu sors de l’eau et que tu as la tête qui tourne, ce n’est jamais vraiment agréable.

Ermanno : Dans le 78, tu n’as pas quelques douves de château où tu pourrais aller t’entraîner en open water ?

Charly : Franchement, en soi, tu peux aller à la base de Cergy pour nager open water. Maintenant, j’ai quand même la chance d’avoir… Je suis au pied de Saint-Germain-en-Laye, il y a la piscine olympique. Sur le papier, je n’ai pas d’excuses, elle est très bien. Il faut juste que je trouve la motivation d’y aller.

Ermanno : En plus, maintenant, on nage dans la Seine, ça y est. Les premiers nageurs dans la Seine, ils ont mis la tête, les pieds et le corps il y a 15 jours.

Charly : C’était ce week-end, je crois. Mais ce n’est pas encore prévu d’y aller. Déjà, moins je vais sur Paris, mieux je me porte. Et de là à aller sur Paris pour aller dans la Seine, ce n’est clairement pas le projet à court terme. Tu en parlais. Là, tu es licencié en club aussi, Maxime. Tu organises comment tes entraînements ? Est-ce que tu essaies d’aller faire des séances en commun en club ou est-ce que tu gères plutôt tes séances en solo ? Franchement, je gère en solo. 99% du temps. Le club, je l’ai rejoint à la base pour justement créer nos piscines hors horaires publics. Parce que cette année, je ne suis pas allé nager, comme je vous ai dit. Donc, je n’ai pas fait un entraînement club. Maintenant, c’est toujours agréable. L’année dernière, j’avais participé les deux années précédentes au tri sur lequel tout le monde se rejoint. C’était à Vendôme. Donc, tu as tout le monde. Tu n’y vas pas seul. C’est toujours très sympa. Et puis, j’aime bien comparer. Je suis des plans OpenTri, mais j’aime bien aussi comparer avec ceux que le club propose. Et puis aussi, d’un point de vue très trivial, c’est le sujet de… Tu n’as pas besoin de payer la licence, le passe-journée quand tu es en club. Comme ça, tu mets une fois ton certificat médical dans l’année. Et puis après, tu es tranquille pour les 12 prochains mois.

Ermanno : Bon, à ce niveau-là, excuse-moi, mais je me permets de faire un peu de pub pour OpenTri. Il y a un club virtuel où on ne se retrouve pas forcément tous ensemble. Mais tu peux prendre une licence. Ça t’évite le passe-journée. Tu as plein de… On en avait parlé. Tu es super actif, etc. Exactement.

Charly : On en avait parlé. Et je pense que ça peut être… Ça peut être une bonne solution pour l’année prochaine pour rester affilié justement à OpenTri. Charly, on en reparlera. Non, mais c’est vrai que cette solution de club qu’on a ouverte il y a deux saisons, elle séduit surtout les athlètes qui n’ont pas de club près de chez eux ou qui ne veulent pas aller dans un club près de chez eux. En fait, comme tu le dis, ça a quand même le gros avantage de ne pas avoir à payer les passe-journées, de ne pas être embêté avec le certificat médical, bien que maintenant on soit un peu moins même sans licence, et d’avoir quand même… Enfin, nous, en tout cas, chez nous, dans le club, d’avoir quand même un programme d’entraînement toute l’année, puisque ça inclut dans la licence. Ça, c’est surtout pour ceux qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas avoir un club local, mais on ne vendra jamais quand même assez les bienfaits de retrouver un groupe, l’émulation collective, juste le fait aussi de participer à la vie associative, parce que c’est aussi les clubs près de chez nous qui vivent les épreuves sur lesquelles on s’allie tous les dimanches. Donc, il y a ces deux philosophies différentes. Mais nous, comme on a beaucoup eu ce besoin au sein de notre communauté de gens qui voulaient prendre une licence, même au sein d’une communauté, en ligne, on l’a sorti, et ça marche plutôt bien. D’ailleurs, j’en profite, on vient de fêter les 100 athlètes pour cette saison qui nous ont rejoints. Donc, petit cap symbolique. On est encore tout petits, mais ça fait toujours plaisir. Félicitations. Mais c’est vrai, je te rejoins. Moi, c’est du coup, Tri Team Saint-Germain. Je suis vraiment loin d’être un membre actif, mais je vois le boulot qui s’abatte. C’est assez impressionnant et ça force carrément le respect. Voilà, sur la ligne d’eau tous les matins à 6h30, les jours d’entraînement. Tu en as d’autres le soir à 21h. Tu as les bénévoles le week-end pour encadrer les sorties vélo, etc. C’est un gros, gros boulot. Et voilà, grand respect à ceux qui s’impliquent beaucoup plus que moi dans cette vie de club, pour le coup.

Ermanno : Au-delà du club OpenTri ou des autres clubs de manière générale, pour ceux qui n’y penseraient pas, on ne va pas refaire l’épisode que Charly avait fait sur le podcast spécial justement sur la licence et les clubs, etc. Mais n’oubliez pas qu’avoir une licence, ça vous permet aussi d’être couvert en cas d’accident pendant votre, non seulement la pratique en compétition, mais aussi pendant vos entraînements. C’est bête, mais ça peut arriver un accident de vélo, même tout seul ou alors si on se fait shooter par quelqu’un. Et ça peut coûter très, très, très, très cher. Alors que quand on a une licence, que ce soit dans un club comme OpenTri, en club virtuel ou dans un club physique local, ça permet d’être couvert et ce n’est pas à négliger. Voilà, c’était le petit point réglementaire que je me sentais obligé de rajouter et que je n’hésite pas à rajouter à chaque fois parce qu’on n’y pense pas aux mauvaises surprises, mais elles arrivent. Revenons à toi, Maxime. Encore une fois, on va recentrer le débat à plusieurs fois. Donc toi, tu as commencé, tu as repris le sport en 2019, un peu par la course à pied. Après, pendant le confinement, tu as cédé aux appels d’OpenTri. Qu’est-ce que tu as fait comme compétition ? Tu nous as dit que ta distance de prédilection, là où tu prenais le plus de plaisir, c’était le L. Mais tu es passé par quelles étapes ? Tu as fait quelles compétitions ? Qu’est-ce que tu en ressors ? Tu as tout un pack de questions maintenant. Tu as deux heures. Ciao.

Charly : Écoute, je vais commencer par le commencement. Surtout, je crois que tu m’avais posé la question avant qu’on transgresse sur les clubs. Moi, j’ai repris le sport grâce à mes potes que je voyais assidus, j’ai envie de dire, sur de la course à pied ou des challenges vélo. Et au bout d’un moment, je me suis dit qu’on parlait du lever de coude, que le lever de coude, c’était sympa, mais qu’il y avait d’autres challenges dans la vie et que ça pouvait valoir le coup de les tenter.

Ermanno : Et n’oublions pas qu’il y a plein de grands labels comme Ironman, comme Autileu dans le swimrun qui ont commencé par des défis après des levées de coude. Donc, l’un n’est pas incompatible avec l’autre. Exactement.

Charly : C’est le lever de coude qui m’a amené au sport. J’ai commencé par me réaligner. Je n’avais pas couru depuis le lycée et le bac. Je me suis aligné sur un 10 bornes, le 10 km de Bourg-l’Arène, une sombre course amateur avec un ravito qu’à la fin. Deux boucles dans Bourg-l’Arène. J’ai fini tellement rincé. Je me suis dit, tu as 23, 24 ans, il est peut-être l’heure de se remettre à faire du sport parce que sinon, tu vas le payer très cher. Sauf que mes potes avaient un niveau qui était beaucoup plus élevé que le mien. Deux semaines après, j’étais sur un vélo avec eux en direction de Dieppe pour faire Paris-Dieppe. Pour ceux qui connaissent, la distance est à peu près 250 km. Moi, je me suis arrêté à Vernon après 60 bornes. Plusieurs chutes parce que je n’étais pas monté sur un vélo depuis la primaire, je pense. Je ne savais plus vraiment faire du vélo, même si ça ne s’oublie pas. En tout cas, je ne savais pas faire du vélo avec des cales automatiques. C’est quand même des bâtards tes potes.

Ermanno : Ils auraient pu te mettre les petites roulettes.

Charly : Écoute, ils auraient dû me mettre les petites roulettes. J’ai chuté six ou sept fois, je crois, sur 60 bornes. Et à la fin, j’ai dit, les rideaux, moi, je vous rejoins à Dieppe. Je prends le train. J’ai pris le train à Vernon. Je les ai attendus à Dieppe. On a passé un bon week-end. Ils sont arrivés complètement éclatés le soir, mais eux, ils l’avaient fait. Et c’est là aussi où je me suis dit, putain, j’ai quand même raté 200 bornes avec eux. Ils ont dû vivre un truc de fou. Et toi, tu étais dans le train avec ton vélo et à fumer des clopes à l’arrivée en les attendant. Enfin, c’est quand même pas très… Voilà, et c’est là où j’ai pris conscience qu’il fallait s’y remettre. Et ça, c’était en 2019. Et j’ai passé l’été à m’entraîner n’importe comment, à courir, courir, courir. Je n’avais pas de vélo, donc je ne m’entraînais pas au vélo. Mais très rapidement, comme on a dit, quand tu repars de zéro, tu progresses vite, même si tu t’entraînes n’importe comment. Donc, je commençais à bien courir. Enfin, bien courir par rapport à là où je partais. Et on s’est retrouvés à Cannes avec mon pote l’été. On est allés à Gourdon et Sipière, je crois, à vélo. Et voilà, c’est un 2000 mètres de dénivelé sur 50 kilomètres. Et là, je l’ai tenu. Donc, je me suis dit, voilà, c’est bien, tu pars de loin. Maintenant, il faut le structurer. Et on s’est mis le challenge de faire le triathlon de dénivelé. Donc, on a fait le triathlon de Deauville l’année d’après. Fin 2019, début 2020, Covid, on ne va pas réécrire l’histoire. Je me retrouve confiné chez mes parents à ce moment-là. Et là, je me dis, tu n’as pas de vélo, achète-toi un vélo d’appartement et tu repars. Et comme ça, tu pourras au moins tourner les jambes un petit peu. Pareil, je m’achète le vélo, mais le vélo de grand-mère, le truc énorme. Le David Douillet. Exactement, vraiment l’horreur, le machin. Mais pareil, ça m’a fait progresser de ouf. Je tournais les jambes une heure par jour dessus sans aucune… Comment dire ? Sans aucun plan. Mais in fine, tu tournes une heure les jambes par jour dessus. À la fin de la semaine, tu es entre 150 et 200 bornes suivant comment tu as tourné les jambes.

Ermanno : Tu as dû en regarder des séries sur Netflix à cette époque-là.

Charly : Oui, j’ai zoné Netflix et Twitch vraiment vénère pour m’occuper. Mais bon, il n’y avait que ça à faire en même temps pendant le confinement. Et en sortie de confinement, je me suis dit, bon, allez, je m’achète un vélo. Je me suis acheté un Giant TCR qui est toujours avec moi. C’est mon fidèle, mon fidèle destrier, même si j’ai rien. J’ai upgrade sur un vélo de chrono. J’ai gardé le TCR. On a fait le triathlon de Deauville avec, par chance, la mer était déchaînée, donc ils ont annulé la natte. C’est devenu le duathlon de Deauville et c’est comme ça que je me suis mis au tri. Et juste après, je me suis dit, bon, allez, maintenant, je m’étais blessé plusieurs fois. Je ne l’ai pas précisé entre temps, parce que je m’entraînais vraiment comme un excité. Zéro jour de repos. Enfin bref, c’était un carnage. Et c’est là, après le deuxième confinement, que je me suis dit, du coup, ce qu’on se disait, il faut professionnaliser ça, entre guillemets, où je me suis retrouvé du coup avec OpenTri, où l’été, je passe l’hiver avec eux. Je me vois progresser de ouf. Là, je choisis l’accompagnement personnalisé du coup avec un coach, Max. Max, si tu nous écoutes, bonjour. Bonjour à toi. Max qui encadrait Maxime. Exactement, Maxime. Et je me suis, les deux Maxime. Et là, je me suis aligné. J’ai décidé de me réaligner sur le tri de Deauville pour le faire en entier à ce moment-là. Et la même année, j’ai fait les 24 heures du Mans à vélo en équipe avec trois potes. Donc ça aussi, belle expérience, mais que je ne referai jamais. Typiquement, vraiment un truc de…

Ermanno : Pourquoi tu ne le referas jamais ?

Charly : Franchement, c’est un truc de débile de tourner comme ça. C’est pire que de tourner à Longchamp pendant deux heures. C’est jour, nuit, le circuit. En plus, techniquement, sur mon vélo, j’étais hyper, hyper mauvais. Donc, je n’arrivais pas à prendre les roues. J’avais trop peur de mettre tout le monde au tapis. Donc, en fait, je tournais tout seul sur le circuit. J’avais une vitesse tout à fait honorable sur le circuit. C’était super. Ce n’est pas bien compliqué. Mais honnêtement, je n’y ai pris aucun plaisir. En plus, on n’avait rien organisé des à côté. Si mes potes m’écoutent, je sais que Charles m’écoutera. Il se rappellera de toutes les barres à la pâte d’amandes qu’on a mangé. On n’avait pas prévu, ne serait-ce qu’un sachet de pâtes. Donc, on a bouffé des barres à la pâte d’amandes pendant 24 heures. C’était un carnage et bu de l’Iso Décathlon tout du long. Enfin, c’était préparé par-dessus la jambe et on l’a tous fait. Mais voilà, c’est un bon souvenir. On en rigole.

Ermanno : Après, il t’a fallu 6 mois pour t’en mettre, ne serait-ce que pour remettre d’a plat ton estomac et tes intestins.

Charly : Ce n’était pas si dur physiquement. Honnêtement, c’était plus dans la tête que c’était galère quand tu dois te réveiller à 3 heures du matin pour aller faire ton shift. En plus, on avait fait des relais de 1h30. Ce n’était ni fait ni à faire. C’était vraiment catastrophique dans l’organisation. Mais on avait bien rigolé. Mais voilà, c’est même mieux préparé. J’y retournerai pas, honnêtement. Et ça, quand tu commences à toucher à ces épreuves-là, qui sont des épreuves plutôt lourdes, ça te donne envie de développer la caisse pour pouvoir aller sur d’autres épreuves comme ça. Tu es tout de suite séduit par le format ou tu es aussi passé par la case de faire du plus court ? En fait, moi, la compétition, j’ai un peu abordé ça tout à l’heure, mais ce n’est pas une fin en soi. Moi, je prends beaucoup, beaucoup plus de plaisir dans l’entraînement. Et je suis parti sur des distances longues ou des challenges type 20 tours, parce que je sais que ça va me demander de borner et que ça va me mettre des heures au compteur chaque semaine. Et je prends grand plaisir à les faire. Et je suis plus fier de moi si, en gros, mon planning, il indique 9h37 et qu’à la fin de la semaine, j’ai fait 9h37 qu’à la fin d’une épreuve. Objectivement, je ne pars pas sur du XL aujourd’hui parce que le jour J, je sais que ça va être l’enfer. Mais plus parce que je sais qu’aujourd’hui, je ne suis pas en capacité de m’entraîner correctement. En tout cas, ce que moi, j’estime être correct pour un XL, c’est-à-dire 15-20 heures par semaine. Moi, c’est l’idée que je me fais du truc et je ne vais pas arriver sur un XL préparé comme pour un L. Et du coup, c’est pour ça que je n’y vais pas parce que je n’ai pas la bande passante pour faire 15-20 heures d’entraînement par semaine. Et c’est le chemin, moi, qui me plaît plus que l’arrivée. C’est un grand mot, tout ce que tu veux. Mais c’est ça qui me plaît plus que le jour J, où je prends du plaisir, etc. Tu as toujours l’adrénaline de la course et autres. Mais je suis sur du moyen de distance parce que je sais que je peux m’entraîner correctement pour du moyen de distance.

Ermanno : Moi, j’ai un petit challenge à te proposer. D’ailleurs, Charly, il faudrait voir pour qu’on monte une équipe. Mais le T24, ça ne te dit pas ? C’est 24 heures, mais c’est du triathlon.

Charly : Et on peut y aller à 6. Mon pote Charles, dont je parlais tout à l’heure, lui, il essaye de me motiver pour ça. Moi, on rentre trop dans l’endurance pour moi à ce niveau-là, dans la longue endurance. J’ai oublié. J’ai oublié le terme exact. C’est moins ma cam, tu vois. C’est moins ma cam, ce genre de truc, pour le coup. Même s’il y a des histoires de relais et autres, ça ressemble trop aux 24 heures du Mans. C’est encore trop récent pour que j’aille sur un T24 aujourd’hui. C’est vrai que ça ressemble un peu aux 24 heures du Mans. Alors, pour en revenir, parce que moi, j’y étais le week-end dernier à l’heure 11 et je suis allé l’année dernière, parce qu’avec OpenTri, on a la chance d’être partenaire du T24 en trois ans maintenant. Alors, je fais une digression, mais c’est une super porte d’entrée pour les gens qui se demandent goûter à l’enduit, comme je disais. C’est-à-dire qu’en fait, en équipe de quatre, on est six. Finalement, théoriquement, tu fais six heures ou quatre heures de sport sur 24 heures. Et ça, en fait, ils ont réussi à créer une porte d’entrée aussi pour des gens qui démarrent le triathlon sur lequel on n’a pas à se prendre la tête avec les siens, on n’a pas à se prendre la tête avec toute la tension de la course. Ce qui est marrant, c’est que dans les épreuves par relais, on a aussi des gens qui n’ont jamais fait de triathlon. Juste là pour prendre de la… Et peut-être par rapport au 24 heures du Mans, à vélo, on est dans un truc qui est quand même… plus proche, qui est plus festif, plus ludique peut-être que l’aspect très compétition des gars à vélo. Mais en tout cas, je retiens l’idée, Armano, pourquoi pas. On fait une équipe à tous les trois. À tous les trois, il faudrait être quatre ou six, mais pour une équipe devenir triathlète sur l’année prochaine.

Ermanno : Ça se trouve, ça se trouve. D’ailleurs, on va en profiter. N’hésitez pas, auditrices, auditeurs, si ça vous branche, quel que soit votre niveau, envoyez-nous un petit message et puis on verra dans quelle mesure on peut monter une team comme ça. Par contre, moi, pour le vélo, ça va être compliqué, Charly. Mais c’est pas grave, on te trouvera bien. Moi, c’est pas grave. La règle, c’est de faire un tour minimal par personne dans chaque discipline. Mais bon, écoute, on verra, on verra. Du coup, 24 heures du Mans, vélo, Maxime, ça t’a un peu ouvert une porte vers l’endurance, voire l’ultra-endurance que tu as tout de suite refermé parce que tu n’as pas du tout apprécié. Et du coup, après ton voyage vers le triathlon ?

Charly : Là-dessus, il était engagé un peu. Comment dire ? Je l’ai engagé avec OpenTri parce qu’il y avait cette logique. Au début, vu que c’était le confinement, les piscines étaient fermées, du coup, je courais et je pédalais. Donc, ça m’allait très bien. La natation est arrivée, je m’y suis mis tant bien que mal, en gros, sérieusement, de fin 2021 à 2023, début 2024. Et oui, ça m’a plu, en fait. Mais comme je disais, c’est le chemin, le fait qu’il y ait cette discipline. Aujourd’hui, tu ne peux pas t’entraîner en… Quand tu es amateur comme moi, et que tu bosses à côté, que tu as une vie de famille, etc., des potes, tu es obligé d’être discipliné. Et je trouve que pour moi, c’est ça la plus grande performance. Et c’est ça, vraiment, qui m’a plu, qui m’a maintenu, le fait de me dire, OK, tu as des échéances, tu ne peux pas y arriver en touriste. En soi, tu peux. Pareil, quand je m’aligne sur une course, ce n’est pas pour faire x2 par rapport au temps que je peux avoir dans les jambes. Donc, c’est de donner le maximum. Et pour ça, il faut arriver préparé. Et c’est ça qui m’a plu, qui m’a maintenu et qui continue d’ailleurs à me maintenir dans le tri. Chaque année, je pense arrêter le tri en me disant, vas-y, je me focus sur le vélo. Et je me dis, putain, mais non, en fait, c’est… En soi, c’est facile de sortir le samedi matin et le dimanche matin pour rouler. C’est plus compliqué de le caler avec un enchaînement. C’est plus compliqué d’aller nager le jeudi, d’aller courir le mercredi, etc. Et c’est ça qui me maintient dans le tri. Ce n’est pas le plaisir de la course et de me dire, putain, OK, ça va. J’arrive à maintenir ce niveau d’entraînement, ce volume. Et puis, en fait, ça fait, entre guillemets, de nous des athlètes complets, d’une certaine façon.

Ermanno : Tu vois, c’est ça que je kiffe. Je te le disais en off, quand on a booké le rendez-vous, c’est que nous, on veut donner la parole aux triathlètes qui soient pros ou amateurs. Amateurs au sens noble du terme, c’est-à-dire ceux qui aiment la discipline, ceux qui aiment le voyage, ceux qui aiment l’entraînement, etc. Et pour une fois, Charly, qu’on a un amateur qui ne nous dit pas, ouais, j’ai fait mon premier triathlon et puis je me suis qualifié pour les championnats du monde. Non, non, c’est bon, ça. Et justement, tu vois, on arrive à comprendre le mécanisme, le pourquoi. Et en plus, tu nous dis, moi, je ne le fais pas pour la compétition, je le fais pour le voyage. La compétition, c’est un peu la cerise sur le gâteau, là où tu, de toute façon, tu cherches à prendre du plaisir. Tu ne veux pas te lancer sur une compétition où tu sais que tu vas en chier. Et tu vois, c’est en ce sens-là que j’apprécie échanger avec des amateurs, encore une fois au sens noble du terme, de ceux qui aiment ce sport, cette discipline et la discipline aussi en termes d’hygiène de vie. Parce que tu l’as dit, que tu sois amateur ou pas en triathlon, de toute façon, il faut que tu aies un minimum d’hygiène de vie. Te mettre des caisses tous les samedis soirs alors qu’à huit heures, tu vas aller rouler 100 bandes ou 150 bandes, ça ne marche pas, surtout quand tu commences à passer la trentaine.

Charly : Complètement, mais complètement. Et c’est vrai qu’à un moment, c’était en 2023, je suis allé au 73 du Luxembourg et j’avais dit à Max, à mon entraîneur en début d’année, donc pour le tri en juin, je lui avais dit j’aimerais bien viser une qualif. Et en fait, c’était marrant parce que tout de suite, il m’avait dit ça va être trop chaud. En gros, on n’a pas assez de temps pour que tu sois prêt pour une qualif. Au final, je pense que j’ai été à mon maximum, à mon prime de triathlète à ce moment-là, c’est-à-dire que je n’ai jamais été aussi bon dans les trois combinés qu’à ce moment-là. Et en fait, le jour de la course, c’est là où tu te rends compte, tu as beau faire le vélo de ta vie, c’est en course à pied que je me suis effondré à ce moment-là. Problème, mal au bide, etc. Obligé de m’arrêter. Enfin bref, un enfer. Et je fais un chrono honorable. Je finis en cinq heures et quelques, cinq heures vingt, je crois. Mais tu vois, le soir, je me pose, je regarde le meilleur en combien de temps il fait. Le dernier à être qualifié au championnat, mais quatre heures et demie. Et c’est là que je me dis, oui, effectivement, ça demandera, il faut que j’arrête de bosser, il faut que je fasse trop de sacrifices. Et ça m’a remis les pieds sur terre à ce moment-là. Et je me suis rappelé qu’en fait, je ne faisais pas ça pour ça. Et quand tu te dis que tu vas le faire et que tu n’y arrives pas, en fait, c’est hyper frustrant. Là aussi, dès le départ, tu te fixes des objectifs qui sont ambitieux, mais en même temps atteignables. Tu es content de les avoir atteints. Après, il ne faut pas se dire juste j’y vais, je finis parce que ça ne sert à rien. Parce que tu peux y aller en n’étant pas entraîné. Puis tu t’arranges pour finir sous les cuts horaires. Et puis tu finis ton 73 en huit heures. Alors après, c’est très bien de le finir. Ce n’est pas le sujet. Mais c’est aussi une fois, encore une fois pour ça que je n’y vais pas sur un full. Parce que tu vois, moi, je me dis payer 600 balles pour finir mon full en 16 heures. En fait, non, tu vois, je pourrais marcher pendant 42 bornes, mais je n’ai pas envie. Tu vois, si j’y vais, c’est vraiment pour arriver dead à l’arrivée et me dire voilà, je l’ai fait au maximum de ce que je pouvais faire. Je suis au fond du premier tiers. Dans la première moitié, je suis content. Je suis à mon niveau. Mais voilà, je me suis dépouillé. Donc c’est un peu décousu, mais c’est l’idée que j’ai de notre sport. Et ce qui est plutôt sage et progressif comme approche, c’est que de toute façon, comme tu le dis, en six mois, vouloir viser une qualif, c’est illusoire pour la plupart d’entre nous. Par contre, être capable de gravir les échelons, les distances, les formats au fur et à mesure des années, il est là le jeu aussi quoi, à ne pas se cramer et puis à sentir qu’on progresse et puis aller chercher un meilleur chrono sur une distance ou à passer à la distance du dessus. Et enfin, je sais aussi pour tous les amateurs, encore une fois, qui nous écoutent qu’il faut relâcher la pression par rapport à ça. D’une part, les qualifs aujourd’hui, ça va se jouer à un niveau stratosphérique. Maintenant, les mecs qui vont chercher des slots, c’est des mecs qui clairement

Charly : sont presque semi-pro, surtout sur les catégories où il y a beaucoup de concurrence. Entre 25 et 45, c’est quand même très très fort et ça tabasse très très fort pour aller chercher une qualif. Et il n’y a pas de pression à avoir là-dessus aussi. Enfin, on est sur un sport de maturation très lente. Être capable de briller pendant 10, 12 ans, 15 ans sur triathlon, c’est tout aussi honorable que d’aller chercher une qualif. Et on n’entend pas beaucoup ce discours-là.

MAxime BOU AKL : C’est clair. Après,

Charly : je le tiens peut-être parce que je ne finis pas mon semi en une heure d’histoire. Peut-être que je dirais les choses différemment si j’étais entre guillemets bien plus performant. Mais oui, après, il faut être lucide sur ses capacités. Moi, j’ai vu trop de mecs, je pense à un gars en particulier que je ne citerai pas, faire des caisses sur je vais finir tel triathlon le plus dur du monde, etc. Et la réalité, c’est qu’au bout, ça ne sort pas de l’eau. Et je pense que c’est là où tu passes vraiment pour un con. Là aussi, dès le début, tu es lucide et tu dis OK, je vais me battre déjà contre moi-même et on verra après contre les catégories d’âge. Pour les catégories d’âge, au moins, tu es satisfait et puis tu peux toujours être fier parce que la réalité, c’est qu’on a beau être 1500 sur un Ironman ou des chiffres plus faibles sur des tri le week-end, ça reste une perf que peu de monde peut accomplir, je pense.

Ermanno : Ce qui est marrant parce que j’en parlais encore aujourd’hui. Hier, j’ai été invité sur un podcast. L’Ironman, c’est presque devenu mainstream. Si tu n’as pas fait un Ironman, tu n’es pas un vrai triathlète. Autant, il n’y a pas que ça dans la vie. Non,

Charly : mais complètement. Tu vois, j’ai tenté. Je suis allé sur le label. J’ai fait Vichy et j’ai fait le Luxembourg. Franchement, c’est une expérience. Il faut le faire. Je pense que c’est important. Et à mon avis, si je fais un premier full, j’irai peut-être le faire sur le label parce que la cloche,

Charly : comme la 90 % de maîtrise, je les ai faits à Rouen, Vendôme, etc. Et c’est très bien. C’est très bien même. C’est encore mieux, je trouve, parce que tu as moins de monde. Tu es vraiment dans ton effort. Là où c’est marrant, mais tu vois, le Luxembourg, je fais mon meilleur chrono, je crois, à vélo. La réalité, c’est qu’on était tous à la queuleule le long de la ligne droite sur 40 bornes. Sur 40 bornes, j’avais l’impression d’être à Longchamp. Tu ne peux limite pas te mettre dans les prolongateurs. Sinon, le premier coup de frein, ce n’est pas l’idée que je me fais du tri.

Ermanno : C’est clair qu’à Luxembourg, le long de la Moselle, ça peut envoyer, mais quand tu es 1500 mecs qui partent en même temps, ça finit comme au triathlon de Val-de-Reuil pour rester dans la région rouennaise parisienne où finalement, même si le drafting est interdit, tu n’as pas le choix parce qu’on sort tous en même temps et on se retrouve tous en même temps sur la ligne.

Charly : Tu parles du tri des deux amants ? Oui. Je l’ai fait une année celui-là. Tu vois, pour le coup, tu es sur une Orga qui n’a rien à voir avec le label Ironman, mais c’est un très bon tri. Quand tu habites à Paris, c’est à une heure de chez toi. Le parcours est sympa. Il faut avoir un peu de jambes et autres, mais franchement, c’est plus ça l’idée que je me fais du monde amateur aujourd’hui. Justement,

Ermanno : comment tu choisis tes courses ou tes objectifs ? Là, tu nous as dit par exemple que cette année, finalement, ce n’est pas une compétition. Tu vas faire cette cyclo que tu peux faire n’importe quand dans l’année, quand tu veux, comme tu veux. Il faut juste aller chercher les tampons si tu veux avoir un parcours qui va être entre guillemets certifié, cinglé du Ventoux. Mais comment tu choisis tes objectifs, tes compétitions, tes courses ? Ce qui va te faire vibrer ? Surtout, ce qui va te permettre de te maintenir un peu en tension toute l’année ?

Charly : Déjà, je prends en compte l’entraînement que ça va demander. Comme je disais, c’est un critère hyper important pour moi. Après, d’un point de vue plus logistique, je n’aime pas trimballer le vélo à l’arrière de la voiture pendant des plombes. Donc, j’essaie de faire des challenges autour de la maison et après, je vois aussi si je peux me greffer avec un pote ou autre. Typiquement, l’année dernière, tous les challenges qu’on a faits en début d’année, on les a faits à deux avec un de mes collègues, celui qui habite à Cannes. On a fait Paris-Roubaix, on a fait le Vendômane où en gros, tu fais S, M et L le même week-end. On les a faits ensemble et tu vois, ça cochait tous les critères. Deux heures de Paris, un entraînement raisonnable mais en même temps exigeant et on peut le faire entre potes. C’est fini. Et après, j’essaie de me caler avec la famille, voir si ça ne dérange pas qu’on parte le week-end ou que je m’absente solo pour faire mon épreuve et j’essaie d’intégrer tout ça de manière très logique j’ai envie de dire avec les contraintes du quotidien. Et tu as une épreuve qui te ferait rêver plus qu’une autre ? Une que tu aimerais pour laquelle tu aimerais vraiment passer la ligne un jour ? Si je suis dans le domaine du rêve, je dirais le Norseman et c’est assez…

Charly : Chaque année, je m’inscris et je me dis si tu es pris, tu es dans la merde. Si tu es pris, tu es dans la merde. Mais ça fait quatre ans que je tente. Mais ça, je pense que si je suis pris, il faudrait vraiment revoir beaucoup de principes, beaucoup de choses. En tout cas, il faudrait vraiment se challenger très fort. Et après, d’autres courses moins légendaires mais que j’ai envie de finir et que je finirai dans les années qui viennent.

Charly : J’aime bien le déniveler même si je suis un peu lourd. J’aime bien le déniveler et je sais que je prendrai du plaisir sur ce tri-là. Il y a quoi d’autre en tri ? Typiquement, tu as parlé de l’embrunman. Ça me ferait kiffer aussi mais pour l’instant, soyons raisonnables, je ne vais pas y aller. C’est déjà pas mal. C’est déjà pas mal

Ermanno : pour le Norseman si tu veux. Dès que tu as ton slot, on te mettra en relation avec Brice Maillard. De toute façon, si on ne le fait pas, c’est qu’il le fera parce qu’il va monter ou il a déjà monté une association pour accompagner, encadrer les francophones qui vont en Norseman. Je te rassure, tu n’as peut-être pas vu la vidéo mais il a plutôt un physique de rugbyman qu’un physique de Charly. Il est plus comme moi, massif ou comme nous, Maxime, donc si lui, il y arrive, il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas. Non,

Charly : ce n’est pas une excuse encore une fois mais c’est vrai que des fois à vélo,

Charly : c’est surtout en course à pied que je le ressens quand j’ai un ou deux kilos en trop, ça tape sur les genoux et tout de suite le cardio, il explose. Donc, il faudra faire des efforts si on est pris là-dessus mais en même temps, il y a tellement de monde. Mais là, j’ai vu cette année et d’ailleurs, mon Charly qui a été aussi chez OpenTri, lui, il va y aller. C’est le xTri en France ou à Lourdes. Tu as 5000 mètres de dénivelé à vélo, 2800 en course à pied. Il voulait que je vienne

Charly : mais je sais que si j’y vais, je ne serai pas prêt. Donc, j’ai dit non et il va y aller tout seul.

Ermanno : Sympa le pote.

Charly : Oui. Après, je lui ai dit oui, je viens et à la fin, je ne viens pas. Je lui ai dit non dès le début. Là-dessus, je suis très lucide. Autant le vélo, je peux le faire, autant la course à pied 2800 de dénivelé, c’est deux fois la Sainté Lyon. C’est beaucoup trop pour moi. C’est clair. Bon courage à Charly. Et puis,

Ermanno : sur 40 bornes, pas sur 70 ou 80 comme sur la Sainté.

Charly : Tu vois, on a fait la Sainté Lyon aussi avec mon fameux pote de Cannes et on a fait le format 40, 45 kilomètres avec 1200 de dénivelé. Voilà, je n’ai pas pu me baisser pendant trois jours. Je n’ai pas… Je n’ai pris littéralement aucun plaisir et ça, tu vois, ça a été ma première et dernière expérience en trail. Je sais que le trail, ce n’est pas un sport pour moi.

Ermanno : Et là, c’était OpenTri qui t’avait accompagné aussi là-dessus,

Charly : il adapte pas mal les plans d’entraînement en fonction finalement de mes objectifs. L’idée, c’est qu’il y a un fil rouge triathlon. Donc, on s’entraîne dans les trois matières, les trois disciplines, pardon. Et quand je lui dis je veux faire le Ventoux, on fait plus de vélo. Quand je lui dis je veux faire la Sainté Lyon, on fait plus de course à pied. Et quand je lui dis je ne veux pas nager, il me met des séances et je n’y vais pas.

Charly : Max qui est allé, si pas de bêtises, jusqu’à venir avec toi sur ta première tentative au Ventoux. Exactement. On a fait la première tentative ensemble. Lui, là en entier, parce qu’en gros, on savait qu’ils allaient couper la route. Et du coup, quand on a gravi la deuxième ascension, lui, il est descendu au chalet et il est remonté instant pour la voir sur son Strava. Et le truc, c’est que moi, je venais de vomir ma banane sur le cintre du Giant et je me suis dit je ne peux pas y aller maintenant. Je ne peux pas y aller maintenant. Du coup, je l’ai attendu

Charly : parce qu’on avait mis 7h20 au total à faire les trois ascensions. Je pense qu’il aurait mis une heure et demie de moins facile s’il avait été tout seul. Mais il m’a bien carry. À la fin, je ne parlais plus. Je ne disais plus rien. J’étais dans sa roue et je me laissais emporter par son rythme et son coup de pédale. Il m’a bien sauvé. Je ne sais pas si j’y serais arrivé sans lui. Du coup,

Ermanno : ça va être le deuxième challenge cette année. Non seulement le finir mais surtout tout seul alors que la première fois, tu avais Max avec toi.

Charly : Je suis en train de monter une équipe. Les potes qui font du vélo, je leur ai annoncé que j’y allais. Du coup, je pense qu’il y en a qui vont venir pas faire les trois mais à se relayer, en faire un à chaque fois avec moi et autres. En vrai, c’est important. Ça peut être très long sinon. Encore une fois, ce n’est pas de l’ultra-endurance à mes yeux. Du coup, partir solo comme ça avec tes pensées pendant 7h30, ce n’est pas l’idée que je me fais de ce genre de sortie. Non pas que je vais discuter non-stop pendant 7h30 mais il y a un moment où tu as besoin d’avoir un peu de soutien et c’est pour ça que je suis allé en chercher.

Ermanno : Surtout que sur le côté pro, tu es en full remote. Ça veut dire que toute la journée, tu es chez toi. Tu ne vois personne sauf en visio. Le sport, tu t’entraînes tout seul. Donc effectivement, le genre des compétitions, il faut quand même mettre un peu du main au milieu.

Charly : C’est ça exactement. C’est quand même important. Après, j’ai la chance ou pas, je ne sais pas, de faire un taf où je parle toute la journée. Donc, je ne ressens pas trop cette solitude et à l’inverse, pendant les entraînements, je la recherche. Pour le coup,

Charly : en solo, je pense que c’est les meilleurs moments de toute la prépa. Mais oui, le jour J, c’est bien quand même d’avoir quelqu’un avec qui partager la peine, la galère et le succès au bout.

Ermanno : Tu m’étonnes. Tu me diras, moi, quand j’ai fait ma traversée de la France en courant, en solo, finalement, je n’ai pas été beaucoup en solo parce que soit il y a des gens qui m’ont fait des surprises, qui m’ont accompagné sur le parcours, soit finalement, tu t’arrêtes, tu discutes parce que je n’étais pas

Ermanno : j’ai l’impression d’être plus seul en bossant chez moi en full remote que quand j’ai fait cette traversée en solo. Ça,

Charly : c’est encore un autre concept de traverser la France en courant. Pour le coup, ce record, je te le ferai. C’est sûr. Il faut être un peu fou. C’est une sacrée perche.

Ermanno : Charly, tu voulais intervenir, je crois. Je t’ai coupé.

Charly : Non, j’étais abasouti par cette idée de traverser la France en courant. Ça me faisait beaucoup rire et je pense que le record, tu vas le garder perso.

Ermanno : Il y en a d’autres qui l’ont fait. Moi, mon rêve secret là-dessus, c’est d’en faire une course. Tu vois, comme Charles Galland qui avait fait le T24 tout seul et puis après qu’on a fait quelque chose. Moi, j’aimerais bien que le défi Agripa ça devienne une course. Mais il y a le boulot, il y a la famille, il y a l’entraînement. On ne peut pas tout faire en même temps. On ne peut pas courir tous les chevaux en même temps.

Charly : S’il y a des auditeurs qui veulent lancer le concept avec toi, après la race Cross France, ça devient la run de Cross France. Possible. Possible.

Ermanno : Après, je prévois mieux quand même. En 2030, j’aimerais faire l’Australie. Donc, stay tuned, restez connectés.

Charly : Oui, ça, je ne sais pas si c’est mieux. En tout cas, c’est sûr que c’est plus fou encore.

Ermanno : Tu vois, pour revenir sur toi, sur ton expérience, ce que tu cherches, c’est le plaisir, c’est parfois la solitude, mais aussi partager des moments avec des potes. Moi, à chaque fois que je parle de l’Australie, on dit mais tu es malade, c’est une ligne droite. Mais c’est ce que je recherche en fait. C’est le dépassement de soi dans la, comment dire, pas dans la solitude, mais dans la monotonie. Alors, même si sur 3800 bornes, il y a peu de monotonie quand même, je pense à un moment. Mais en gros, oui, tu as une ligne droite de 3800 bornes. C’est tout droit. Tu traverses des villes, tu traverses le désert, tu traverses des villes, tu traverses des déserts. Et c’est ça aussi que je recherche dans le dépassement. Mais bon, chacun voit son objectif là où il est, son voyage. Carrément.

Charly : Carrément. Carrément. Toi, Maxime, peut-être pour parler de l’avenir, après, du coup, après cette saison, du coup, tu repartirais plutôt sur sur des prépa triathlon. Qu’est ce que tu imagines là pour les pour les saisons à venir ? Après, je pense que malgré ce que j’ai dit, à un moment, il va falloir que je passe sur que je tente le full pour moi. Après, il faudra voir comment comment je peux, comment je peux le préparer. Donc ça, c’est sûr qu’on va, qu’on va y passer. Maintenant, l’année prochaine, on est déjà en train d’en parler un peu avec justement avec mes collègues qui font aussi du tri. L’idée, c’est d’aller en course. On essaye justement de sortir des labels du label Ironman. Voilà, aller en regarder d’autres. Il y a celui Family ou autre. Je ne sais plus comment comment il s’appelle. L’idée, c’est d’aller voir un petit peu, un petit peu aussi ce qui se passe de ce côté là. Mais ouais,

Ermanno : le Haute-Marne triathlon aussi. Je ne sais pas si tu avais eu l’occasion d’écouter l’épisode. J’avais interviewé Nicolas Hauptmann pour le coup. Alors, il n’a pas fait de jeu de mots sur son nom de famille. C’est juste qu’il est en Haute-Marne et c’est pareil, c’est un full très confidentiel pour l’instant. Enfin, très confidentiel, je crois qu’ils ont déjà plusieurs centaines d’inscrits pour cette année. Et là, eux, ils misent vraiment sur l’expérience pour l’athlète, mais à un prix imbattable. On est très, très loin du prix d’Ironman, du label Ironman. Donc, est-ce que l’expérience est la même ? Je ne pense pas. Ironman, ils ont quand même réussi à créer une histoire, à créer quelque chose, à créer une expérience vraiment. Je ne pense pas sur un triathlon du label, que ce soit du half ou du full. Mais voilà, en France, tu as le Haute-Marne triathlon qui a l’air franchement pas mal.

Charly : Je garde, écoute, je ne le connaissais pas. Je vais garder l’idée en tête effectivement. Là, on est un peu en train de faire notre benchmark. L’idée, ça va être de repartir. Cette année, je n’ai pas fait de L. L’idée, c’est de refaire un dès l’année prochaine. Un sympa, dans un coin sympa. Et puis voilà, aller chercher des records à mon niveau,

Charly : avec mon contrôle à montre. Je pense avoir enfin compris comment il fonctionnait. Donc, l’idée, ça va être de le mettre à l’épreuve là-dessus. Et ouais, bien finir l’année sur le Ventoux. Faire une belle prépa hivernale. Et puis voilà, l’année prochaine, on repartira sur du tri mi-distance voire longue distance. Je pense que ça va se faire comme ça.

Ermanno : Tu veux dire quoi ? Tu penses avoir compris comment fonctionne ton contrôle à montre ? Parce qu’en général, ce n’est pas difficile. Tu attrapes le guidon, tu mets les pieds sur les pédales, puis tu tires,

Charly : tu lances. Et j’étais, ça fait, je l’ai depuis deux ans et quelques maintenant. Et je ne sais pas, je n’étais pas à l’aise dessus. J’étais à deux doigts de le revendre, de le mettre sur Troc Vélo. Et puis, je me suis dit bon allez, je vais lui laisser une deuxième chance. Et en fait, ce n’est pas sorcier, tu vas me dire, mais je pense avoir compris qu’une fois qu’il est lancé, tu n’as plus besoin d’appuyer aussi fort pour le faire avancer. Et j’avais peut-être des scrupules, enfin comment dire, je n’osais pas appuyer dessus parce que je ne voulais pas me faire mal pour vraiment le lancer. Du coup, je vais jeter un petit peu dessus. Et là maintenant que j’ose le lancer, je prends un plaisir à rouler, je ne sais pas si on peut dire vite, mais en tout cas, à avancer à mon niveau, à bombarder dessus. Vraiment, là, le TCR, je ne l’ai pas touché depuis un moment.

Ermanno : Ce n’est pas la même position non plus. Donc effectivement, ça fait partie des choses, des tips qu’on peut transmettre aux amateurs et aux amatrices qui nous écoutent. C’est qu’il y a du super bon matos maintenant en triathlon. Ça peut parfois coûter une blinde. Le triathlon, ce n’est plus un sport aussi accessible que ça l’était avant. Mais après, ce n’est pas parce qu’on achète un vélo de contre la montre à 5 ou 15 ou 20 000 balles. Ce n’est pas parce qu’on achète des chaussures carbone que, comme disent nos enfants, on va aller plus vite parce qu’on a les chaussures qui vont vite ou parce qu’on a le vélo qui va vite. Il faut trouver la bonne position et puis il faut travailler les jambes.

Charly : Exactement. C’est là où j’ai vu, je me faisais des séances, j’enchaînais quelques séances et je me suis dit OK, il m’a fait progresser techniquement parce que ce sont des vélos qui sont beaucoup plus rigides. Quand tu es en descente ou quand tu te mets en danseuse, ça n’a rien à voir avec un vélo de route. Pour le coup, c’est vraiment le principe. J’ai découvert ce que c’était qu’un vélo exigeant, on va dire. Mais au-delà de ça, je n’en tirais pas le plein potentiel à mon niveau évidemment. Là où je pense avoir réussi maintenant à en tirer peut-être pas le max, mais en tout cas ce que je peux faire dessus. Et du coup, effectivement, c’est le constat. En fait,

Ermanno : tu es passé par la case bike fitting. Oui,

Charly : par contre, obligé surtout sur le contre la montre. Je suis passé par cette case-là et puis je m’efforce de changer mes cales au moins une fois par saison, mes cales pieds parce qu’au bout d’un moment, quand tu as l’impression que tu as fait de la rando avec et que tu commences à avoir mal aux genoux, aux nerfs et autres, c’est là que tu te dis en fait, changer la cale pour 15 balles, ça fait toute la différence. Mais tu vois, je sais que là, après un été à passer sur le contre la montre, c’est typiquement quand je serai sur mon Giant pour le Ventoux, je serai beaucoup plus à l’aise et je serai beaucoup plus, comment dire, je me sentirai, en tout cas, je ne sais pas si c’est psychologique ou pas, mais je me sentirai beaucoup plus performant que si j’avais passé l’été sur le Giant. Oui,

Ermanno : c’est ce que j’allais te demander. Comment est-ce que tu envisageais de faire le Ventoux parce que le Ventoux en contre la montre.

Charly : Non,

Charly : je pense que c’est même autant, évidemment, tu te le traînes sur les côtes, mais c’est surtout en descente, je pense que c’est le plus dangereux

Charly : qu’il y a et autres, c’est là où c’est le plus compliqué.

Ermanno : Oui, c’est clair. Bon, on pourrait aussi faire un point matériel, mais c’est aussi pour ça que sur certaines courses, regardez bien les règlements, des fois, les roues pleines sont interdites, des fois, les contre la montre sont interdits, des fois, les prolongateurs trop longs, etc. sont interdits. Ce n’est pas que lié au drafting, c’est aussi lié aux conditions de course et aux conditions météo sur la course. Tu voulais réagir, Charly ?

Charly : Je brûle d’impatience de poser la dernière question à Maxime parce que je pense que

Charly : tu avais d’autres trucs

Charly : à creuser avant ça. Non,

Ermanno : justement, j’allais te demander, Maxime, si à ton avis, on avait fait le tour. Écoute,

Charly : on a abordé pas mal de sujets, je suis content. Je ne pensais pas que ça durerait aussi longtemps. J’espère que ça apportera un peu de, je ne sais pas si on peut dire de la valeur, mais que ça apportera quelques éléments aux amateurs comme moi.

Ermanno : Écoute, moi, j’en suis convaincu, mais du coup, on passe à la question signature. Le podcast s’appelle devenir triathlète. Maxime, quel est ton meilleur conseil pour devenir triathlète ? Et ça, c’est…

Charly : Merci pour la pub. Ça, c’est ce que j’allais dire. C’est mon côté corporate. Écoute, comment de… Je pense qu’il ne faut pas se mettre de pression. Se dire que, dès lors qu’on court et pédale régulièrement, on l’est déjà. Se dire que, ce n’est pas parce qu’on ne finit pas un full au bout de deux ans qu’on a raté sa carrière de triathlète professionnel. Et puis, ne pas oublier que le, comment dire, le principal combat, il est… Enfin, 99 % du temps, il est face à soi-même et à la discipline qu’on peut s’adjuger. Je ne sais pas si c’est le bon terme, pardon, mais la discipline qu’on s’impose, voilà. Donc, oui, je pense que si on fait les trois sports, qu’on est discipliné, on est déjà triathlète. Et derrière, voilà, avoir une idée de son parcours d’amateur, c’est aussi un bon conseil. Se dire, voilà, j’aimerais faire ça cette année pour pouvoir faire ça

Charly : et de voir plus loin que le bout de son nez.

Ermanno : Écoute, merci beaucoup, Maxime. Dernière question qui est aussi une des questions signatures. Où est-ce qu’on reste en contact avec toi ? Où est-ce qu’on t’encourage ? Et puis, si on est une boîte qui cherche à recruter, alors, soit vous m’appelez moi, merci, ou alors, vous avez le droit d’appeler Maxime aussi, mais dans ce cas-là, comment on fait ?

Charly : Non, alors, si vous voulez me suivre sur la partie sportive, évidemment Strava, c’est toujours

Charly : là où on trouve les triathlètes

Charly : et toutes les infos, je pense, sur le podcast. Et puis après, professionnellement parlant, évidemment, c’est LinkedIn. Je pense que je passe plus de temps malheureusement sur LinkedIn que sur Strava, mais vous pouvez me retrouver là-bas et ce sera déjà pas mal pour discuter. Super.

Ermanno : Écoute, merci beaucoup, Maxime. Merci à tous les deux. On a passé un super moment et puis, comme tu disais, nul doute que ça servira aussi les autres amatrices et les autres amateurs, soit ceux qui découvrent le triathlon,

Ermanno : et dans ce cas-là, il ne faut pas hésiter à aller chercher un accompagnement ou même à prendre contact avec certains invités du podcast pour savoir comment est-ce qu’ils ont fait et puis rentrer un peu plus dans le détail. Merci, Maxime.

Charly : Merci pour ton passage. Merci à vous. A plus. Salut.

Ermanno : C’était Devenir Triathlète. Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Nous, on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. Alors, si ça vous a plu, vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn. On se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com. Vous allez retrouver l’ensemble des épisodes, mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. On ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources. Si vous avez une idée d’invité, n’hésitez pas à nous envoyer un petit message. On se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com. Salut les sportifs.

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