#460 [PORTRAIT DE TRIATHLÈTE] “Un IRONMAN® pour rendre hommage à mon père” (avec Richard Daniellou)

🎙️ Dans ce nouvel épisode, on part à la rencontre de Richard Daniellou, un ancien basketteur qui s’est reconverti au triathlon. Après avoir franchi la ligne de son premier IRONMAN®, il s’est lancé dans un défi tout particulier : l’IRONMAN® des Sables d’Olonne, quelques semaines seulement après le décès de son père atteint de la maladie de Charcot.

💬 Ensemble, on parle de :

  • Son parcours, du basket au triathlon longue distance
  • Sa préparation entre vie professionnelle et entraînements exigeants
  • Le sens profond qu’il a donné à ce défi, en mémoire de son père
  • Son engagement pour soutenir la recherche contre la SLA

Un épisode inspirant pour celles et ceux qui veulent progresser en autonomie, mais aussi comprendre ce qui fait la valeur ajoutée d’un accompagnement personnalisé.

Une histoire de résilience, de passion et d’hommage, qui illustre à quel point le sport peut devenir un vecteur d’espoir et de mémoire.

📗 Ressources :

🏃🏼‍♀️ Notre invité :

💬 La transcription de l’épisode

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Ermanno : Le sport ne forge pas le caractère, il le révèle. C’est cette conviction, ce mantra qui m’anime depuis des décennies, sur les terrains d’entraînement comme dans la vie. Et c’est aussi ce qui donne vie à ce podcast. Aller à la rencontre de celles et ceux qui, par leur parcours, leurs astuces et leur état d’esprit, nous montrent comment devenir triathlète, comment progresser et enfin comment performer en triathlon. Que nos invités soient des passionnés du dimanche, des amateurs éclairés ou des pros aguerris, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Leurs expériences, leurs échecs, leurs victoires, c’est une mine d’or pour débloquer vos propres objectifs. Prêt à plonger ? Suivez le guide, ou plutôt suivez les guides. Et avant de commencer, un petit rappel. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux du podcast et sur votre appli préférée pour partager vos retours, vos questions ou simplement un petit mot d’encouragement. Tout est aussi sur devenir-triathlète.com. Les ressources de l’épisode, les bios des invités et bien plus pour booster votre pratique. Bonne écoute et surtout, bon entraînement.

Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno. Et je suis très content de vous avoir suivi. Je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Aujourd’hui, on reçoit un invité qui se lance dans un défi sportif, qui se lance dans le soutien à une cause et il nous expliquera pourquoi. Et puis, hasard du calendrier ou pas, il porte le même nom qu’une de mes anciennes invitées. Je suis très heureux de tendre le micro à Richard Daniellou. Salut Richard.

Richard DANIELLOU : Salut, bonjour à tous.

Ermanno : Et lui, dont déjà le sujet tout de suite, est-ce que tu connais Delphine Daniellou ?

Richard DANIELLOU : Alors, je connais, je connais pas, mais via le podcast qui est sorti précédemment, du coup, j’ai appris à la connaître. Mais c’est le même nom de famille, mais avec un L en moins.

Ermanno : Ça reste quand même une cousine éloignée, on va dire.

Richard DANIELLOU : Ouais, c’est ça, exactement. On va dire ça.

Ermanno : Bon, Richard, je te remercie d’avoir accepté d’échanger avec nous. On va revenir avec toi sur, justement, comme je le disais en intro, sur ce défi, sur la cause, les causes que tu veux soutenir. Mais avant tout ça, je te propose de te présenter. Donc, dis-nous tout. Qui est Richard Daniellou ?

Richard DANIELLOU : Bah, écoutez, Richard Daniellou, c’est une personne simple. Bientôt 30 ans dans 6 jours, maintenant, si je compte bien, le 24 juin. Donc, deux jours après la course. Donc, j’espère qu’on pourra fêter ça avec une belle course après. Voilà, donc 30 ans bientôt. Je travaille en banque. Voilà. Et puis, après, côté perso, je suis quelqu’un de très sportif. Très sportif. Qui… Qui… Qui est assez… Assez casanier, assez… Je vais pas dire solitaire, mais qui aime bien son petit… Son petit cocon, etc. Et puis, voilà, qui est surtout très famille. Et puis, très proche de… De sa famille au quotidien. Et voilà. Quelqu’un de très simple.

Ermanno : Bon, j’ai noté qu’effectivement, tu travailles dans le secteur bancaire. On peut le nommer, on n’est pas à la radio. Et puis, vu que c’est mon ancien employeur, parlons-en. Une petite banque française au logo rouge et noir, c’est ça ?

Richard DANIELLOU : C’est ça, exactement. Sans la citer, c’est ça, exactement.

Ermanno : Tu fais quoi chez SG, d’ailleurs ?

Richard DANIELLOU : Allez, c’est cité. Allez, je suis conseiller clientèle premium là-bas. OK.

Ermanno : Et ça veut dire quoi, conseiller clientèle premium ?

Richard DANIELLOU : C’est du marché un petit peu patrimonial. On se rapproche du patrimonial, ouais.

Ermanno : Ce qui veut dire que, finalement, t’accompagnes tes clients, que ce soit plutôt des particuliers, j’imagine, mais…

Richard DANIELLOU : Ouais, uniquement des particuliers, ouais. En fait, sur tous les aspects de la vie. En fait, sur… Enfin, vraiment, tous les projets. Que ce soit le… Le… Les projets de financement IMO, qu’on soit au même… Enfin, la partie placement, prévoyance, retraite, anticipation de la retraite, etc. Enfin, vraiment, sur tous les aspects de la vie privée.

Ermanno : Quand tu dis patrimonial, c’est tout ce qui touche au patrimoine. C’est pas forcément des grandes fortunes. C’est pas la branche banque privée. C’est accompagner les clients sur l’utilisation de leurs fonds pour se constituer ou faire fructifier un patrimoine.

Richard DANIELLOU : Voilà, c’est ça, exactement. Tout en essayant de… Je veux pas dire de redorer l’image du banquier, mais tout en essayant d’être un… Le conseiller, je veux pas dire gentil, mais pour enlever l’image du banquier de l’époque, etc. L’image qu’on a au-dessus de la tête, quoi. Qui n’est pas réelle. Je tiens à le souligner.

Ermanno : En tout cas, ce qui est bien, c’est que, au moins, t’es un conseiller clientèle et tu rencontres tes clients. Parce que, de plus en plus, dans les banques, on rencontre des automates, voire des robots, voire une personne à l’accueil qui vous dit « Bon, bah, allez avec votre carte dans tel ou tel… » Mais au moins, là, ça fait du bien de pouvoir rencontrer des gens.

Richard DANIELLOU : Bah, et puis, heureusement, parce que, finalement, sinon, je serais… Enfin, je peux dire que je serais plus là, mais du coup, j’aurais plus de travail. Ouais. Donc, fort heureusement. Après, comme partout, on n’échappe pas à la digitalisation, à l’intelligence artificielle, etc. Donc, forcément, tout métier a un avenir qui est plus ou moins indécis. pour l’instant, ça va.

Ermanno : C’est clair. En tout cas, l’important, c’est que ça soit un job qui te plaise. Et puis, j’imagine que ça te laisse aussi un petit peu de temps pour t’entraîner à côté.

Richard DANIELLOU : Ouais, ça me laisse du temps. Alors, c’est pas le métier le plus adapté pour faire la pratique sportive, forcément. C’est un métier de bureau où on fait des horaires du matin au soir, fin de journée, etc. Mais j’ai l’avantage d’avoir un week-end avec une demi-journée en plus, dont lundi entier. Donc, ce qui permet d’avoir… de s’adapter et puis de s’entraîner un peu plus. Et puis, après, en semaine, c’est juste de s’adapter forcément comme on le peut après le travail ou avant le travail. Moi, je sais que je vais… Pour la piscine, c’était le plus simple pour moi. J’ai une piscine qui ouvre deux fois la semaine avant les horaires d’ouverture. Donc, du coup, d’y aller à 7h avant d’aller travailler, c’est… Voilà, on s’adapte, forcément. Mais le week-end est quand même assez agréable dans ce métier-là pour pouvoir s’entraîner. Et avoir un petit peu plus d’horaires.

Ermanno : Bon, un autre petit point commun. T’es au Havre, c’est ça ? Ouais. T’as toujours été au Havre ?

Richard DANIELLOU : Ouais, je suis natif du Havre. Donc, ouais, toujours.

Ermanno : Moi, je suis Rouennais à la base. D’ailleurs, j’y retourne ce week-end à l’heure où on enregistre. Donc, pour la fête de la musique, je serai… Enfin, pour le week-end de la fête de la musique, je serai à Rouen. Ce sera l’occasion de placer un entraînement swimrun avec mon futur binôme pour Eutileu, avec Fergus. Mais, ouais. Donc, SG tous les deux, Normand tous les deux, Triathlètes tous les deux. Attention, attention. Il y a peut-être des choses à construire. Il ne te reste plus qu’à construire un podcast et puis c’est bon. Non, je ne voudrais pas faire de concurrence. Il y a de la place pour tout le monde.

Richard DANIELLOU : Je laisse ça aux professionnels.

Ermanno : Revenons justement à toi sur l’aspect sportif. Quand est-ce que tu découvres le sport et le triathlon en particulier ?

Richard DANIELLOU : Alors, le sport, j’ai découvert ça vraiment très petit, en fait. C’était… Enfin, j’ai fait du basket. Enfin, j’ai fait plusieurs sports. J’ai fait six mois de foot. J’ai fait un ou deux ans de tennis. Puis ensuite, je me suis lancé dans le basket assez jeune. Je dirais que j’ai dû faire plus d’une vingtaine d’années de basket. Et puis après, le triathlon, ça m’est venu… Bon, en fait, je courais quand même pas mal parce que forcément, avec le basket, même le week-end, je faisais de la course à pied, etc. Et puis, il y a une année où avec deux amis, on s’est lancés… On a fait pour s’amuser. On s’est dit, bah tiens, on va faire ce qu’on appelle le raid du cap à Sainte-Adresse. Donc, en fait, c’est un triathlon qu’on a fait en équipe où chacun faisait une partie. Alors, c’est un triathlon, mais un petit peu trail parce que le vélo, il faut un VTT. La course à pied, il faut grimper la falaise de Sainte-Adresse, etc. Enfin, c’est assez complexe. Mais après, progressivement, j’ai acheté mon vélo. J’ai commencé à faire du vélo. Et puis, j’ai vu le triathlon de Deauville. Donc, le format M avec un petit peu moins de… Avec le distance olympique 750, donc où il y avait moins de natation, ce qui m’allait très bien. Donc, je me suis inscrit à celui-là. Et puis, j’ai bien accroché. J’ai bien accroché. Et puis, en parallèle de ça, le basket commençait à s’estomper un peu dans ma vie. Je prenais… Enfin, j’avais moins cet esprit de compétition que j’avais avant. J’évoluais dans un niveau un peu moins élevé, etc. Je jouais avec… J’avais rejoint une équipe avec des amis C’était vraiment top. On s’amusait vraiment. On jouait très, très bien ensemble. C’était cool. Et puis, après, je me suis mis au triathlon. Je me suis inscrit au triathlon de Deauville. Et puis, après, j’ai enquillé directement sur un 70.3, donc un Alpha Ironman au Sable d’Olonne. Et puis, après, chaque année, je n’ai pas arrêté. Après, l’année d’après, je me suis inscrit à celui de Nice. Et puis, l’année d’après, j’ai refait les Sables. L’année d’après, j’ai refait les Sables. Et puis, voilà. Et puis, l’année dernière, j’ai fait mon premier Ironman au Portugal en octobre. Et puis, voilà. J’y suis venu progressivement, en fait, jusqu’à… Voilà, passer maintenant à faire que du triathlon. Je ne vais pas dire au quotidien, mais c’est vrai que je ne fais plus d’autres sports. J’ai lâché totalement le basket. Et puis, maintenant, ça me permet, quand il fait beau, d’aller rouler, d’aller courir, etc. Et puis, même, ça vide la tête, ça fait du bien, etc. Donc, voilà. Mais depuis toujours, le sport.

Ermanno : Tu n’es pas le premier qu’on a sur le podcast qui passe du basket ou d’un sport co au triathlon. L’avantage, c’est que ça te crée, ça te constitue quand même une bonne caisse de… Comment dire ? D’intensité au basket, comme dans le hand, comme dans le foot, comme dans d’autres sports co. En fait, il y a beaucoup de relances. Vous ne courez pas 10, 20, 30 kilomètres, quoi que, en foot, ça court déjà peut-être un peu plus qu’au basket. En revanche, c’est sur des temps très courts et il faut aller très, très vite. Donc, ça vous permet d’avoir déjà cette caisse au-delà de construire le foncier d’endurance, mais en tout cas, l’intensité et puis le cardio qui va bien, quoi.

Richard DANIELLOU : Oui, tout à fait. En fait, je pense que c’est ça aussi qui m’a aidé. En fait, moi, quand j’ai commencé vraiment à faire uniquement de la course à pied, je le voyais comme tout coureur ou tout sportif, en fait, qui est un peu, je ne vais pas dire matriarcal, mais c’est vrai qu’il faudrait se dégager de ça. Je regardais forcément la montre et je voyais que je commençais la course à pied, mais j’avais des temps qui n’étaient pas très bons, mais qui n’étaient pas non plus décorrélés de chrono, entre guillemets, normaux. Et en parlant avec des amis, etc., je me suis rendu compte qu’en fait, le basket et les sports courts, en fait, ça permet de se créer, comme tu dis, une caisse, en fait, d’avoir déjà un cardio qui est quand même assez, assez bien travaillé puisque au basket, on ne fait pas, comme tu dis, des efforts longs, mais par contre, c’est des efforts courts, c’est limite des sprints, c’est vraiment des allers-retours de terrain où forcément, c’est comme si on allait faire finalement une séance de fractionnés sur piste et donc, on fait des allers-retours de terrain, il y a des moments de plus ou moins haute intensité et je pense que c’est ça qui fait que ça nous crée un cardio qui est, qui est déjà assez bien, assez bien travaillé et puis les jambes aussi qui travaillent fortement, donc même, même niveau musculaire, les jambes sont déjà assez bien construites pour faire la transition de manière assez fluide, quoi.

Ermanno : Et quand tu as commencé le triathlon, est-ce que tu t’es entraîné seul ou tu as été rejoindre un club ?

Richard DANIELLOU : Ouais, tout seul, même encore à l’heure aujourd’hui, en fait, j’ai vraiment fait ça tout seul,

Richard DANIELLOU : même des amis en fait qui font du triathlon sont pas sur la même, enfin sur le Havre, donc vraiment quand je m’entraîne sur le Havre, c’est vraiment tout seul. Toutes les autres, toutes les autres personnes que je connais, des amis qui font du triathlon sont soit sur la région Rouennais, soit sur Paris, etc. J’avais, j’avais regardé pour rejoindre un club parce qu’il y a un gros club, enfin il y a deux gros clubs aux alentours, il y a le Hague Triathlon et puis il y a même le club de Gonfreville.

Ermanno : Le fameux ESMGO qui nous aide. Oui, le Hague Triathlon à l’époque où j’ai commencé le triathlon en 96, on en entendait beaucoup parler. Exactement,

Richard DANIELLOU : et puis on en voit partout, le Hague Triathlon et le SMGO, on les voit partout, même sur les podiums, etc. Mais finalement, en fait, avec les, je reviens aux horaires de boulot, c’est vrai que c’est pas, c’était assez contraignant pour moi et puis je me voyais pas dire, je rejoins un club et puis finalement, je sais pas si je vais être là tel jour, tel jour, et puis finalement, tel jour je viens, mais finalement, je pourrais pas, etc. C’était vraiment, enfin je voulais pas, entre guillemets, je veux pas dire décevoir, mais m’engager dans un truc où ça aurait peut-être été bancal de mon côté par rapport à l’organisation, etc.

Ermanno : J’en profite du coup pour refaire une petite, un petit rappel sur un épisode qu’on a déjà publié et en l’occurrence, c’était Charlie qui l’avait diffusé. L’avantage de s’entraîner dans un club, enfin en tout cas, de prendre une licence dans un club, au-delà de pouvoir s’entraîner avec d’autres coéquipiers, de se tirer la bourre, de se tirer vers le haut, d’avoir aussi cette motivation d’aller à l’entraînement quand finalement, si on était tout seul, je serais pas si motivé que ça allait sortir. Là finalement, savoir qu’il y en a d’autres, qu’on va retrouver des copains, ça peut motiver, mais surtout le gros avantage, c’est de prendre une licence et quand tu prends une licence, t’es couvert et t’es couvert pendant les compétitions et t’es aussi couvert pendant tes entraînements. Alors t’as peut-être pris une licence à titre individuel, mais voilà, ça c’est un des avantages au-delà du fait qu’effectivement, si tu peux pas aller à tous les entraînements, est-ce que ça vaut la peine

Ermanno : de trois semaines ? Ben oui, quand même, parce qu’il y a ce côté licence et protection en cas d’accident. Oui.

Richard DANIELLOU : Oui, c’est sûr. Enfin, moi, je pense que j’aurais pris une licence parce que là, je fais du triathlon, mais je fais aller au max une à deux courses dans l’année. Donc forcément, la licence, enfin moi, je prends ce qu’on appelle des passes compétition. Donc ça, enfin, je peux pas dire que c’est plus rentable, mais c’est sûr que la licence, il y a ce côté sécurité aussi, des courses, etc. Et puis même, je sais que, bon, j’en dis que du bien, mais je l’ai jamais fait, donc du coup, mon avis est pas forcément très bon, mais oui, le fait d’être en club, comme tu disais même tout à l’heure, c’est le côté avoir des amis, des collègues de triathlon pour faire les entraînements. Moi, je le vois, quand je fais des sorties vélo, quand il faut que j’aille m’entraîner, etc., et que je sais que je suis tout seul, les sorties sont longues. Les sorties sont très longues. Surtout qu’il fait toujours très beau en Orlandie,

Ermanno : donc ça donne envie de sortir. Sur les deux dernières semaines, oui.

Richard DANIELLOU : Après, sinon, c’était 70% de home trainer, mais bon, après, on s’adapte. Et bon, donc du coup, en home trainer, il n’y a pas besoin d’être en club parce que finalement, on s’entraîne tout seul. Mais non, je conseillerais quand même d’aller en club. Moi, c’est la chose que je n’ai pas faite par choix, mais il n’y a que du positif. Même le côté d’avoir des entraîneurs, enfin, c’est la chose c’est bête, mais moi, la partie natation, c’est vraiment ma hantise et c’est vraiment la chose dès que je sors de l’eau sur un triathlon, c’est là, mon triathlon commence vraiment d’avoir des entraîneurs de natation. Quand vous allez faire les entraînements de natation, en fait, vous avez vraiment quelqu’un qui vous coache, qui permet de vous remettre votre technique de nage comme il faut, etc. Alors que moi, je vais nager, en fait, je fais mes longueurs, j’essaie de regarder des vidéos, de me coacher un peu tout seul, mais ça, c’est jamais mieux que d’avoir un coach et d’être en club et d’avoir des personnes avec qui s’entraîner pour progresser, pour prendre un petit peu leurs astuces, etc. Bon,

Ermanno : je te posais la question innocemment du club parce que, justement, tu disais que tu venais du basket, que tu avais la caisse pour faire pas mal d’allers-retours et pas mal d’intensité, donc du coup, toi, en fractionné, ça t’a envoyé quand même ?

Richard DANIELLOU : Ça envoie, après, pas à un niveau où, enfin, je connais, je connais, il y a certaines personnes qui envoient quand même pas mal et puis, le fractionné, j’en fais, mais c’est pas non plus ce que je préfère. Ouais, ça envoie, après, tout est relatif. Prends une balle, ça va peut-être

Ermanno : te motiver. Ouais,

Richard DANIELLOU : ouais, pour faire des 30-30 en dribblant, ça peut être sympa. Ouais, ça pourrait, ça pourrait être une idée, mais après, oui, ça peut envoyer, mais après, ça dépend par rapport à qui, forcément. Tout est relatif, mais, je sais que, oui, le fractionné, même si j’en fais pas énormément, je sais que j’aime bien ça, parce que, forcément, venant du basket, les efforts courts et intenses, j’adore ça, mais, ouais, faudrait que je me teste un jour sur du fractionné par rapport à d’autres personnes qui sont un peu plus dans le haut du panier sur le niveau, quoi.

Ermanno : Bon, ben, c’est ce qu’il te reste à faire, il faut aller faire toc-toc, ouais, au port d’un club, et en plus, en natation, t’as pas d’excuse, parce que le hack est quand même un super bon club, au-delà d’être triathlon, un club multisport, mais ils ont surtout une super section natation, et il y a quelques champions du monde et olympiques qui viennent du hack, quand même. Ouais,

Richard DANIELLOU : ah ouais, non, mais je suis totalement d’accord, c’est, enfin, c’est le, je peux pas me cacher derrière ça, de dire que, enfin, je suis du have, mais je suis pas au triathlon, alors que j’en fais, et pourtant, à chaque fois que, ben, j’allais à un kiné, ou, enfin, que j’allais, voilà, même chez l’ostéo, qu’on parlait, etc., et qu’on, voilà, que je disais que je faisais du triathlon, la première chose, la première question, c’est, ah, du coup, t’es au club du hack triathlon, enfin, c’est vraiment, limite, une institution au Havre, quand tu fais du sport et du triathlon, de dire, ah, ben, t’es au hack triathlon, mais, enfin, quand je sors faire du vélo, ou que je vais courir, etc., y a pas une seule sortie où tu croises pas quelqu’un avec le, avec le t-shirt, avec un t-shirt de sport du hack triathlon, enfin, c’est, c’est une institution, donc, ouais, je l’ai pas, moi, c’est volontaire que je l’ai pas fait, parce que, voilà, je voulais, comme je disais tout à l’heure, je voulais pas m’engager sur un truc où je savais que, de mon côté, ça aurait pu être un petit peu bancal, niveau organisation, et puis, et puis, par rapport à ce que j’avais côté perso, donc, mais moi, ça me va comme ça aussi, d’être dans ma bulle, etc., je pense que j’aurais bien aimé, j’aurais adoré le côté être en club, comme j’ai toujours été, avec des personnes avec qui, avec qui se challenger, etc., mais voilà, ça, ça me va, ça me va bien comme ça, et puis, le côté compétition, je l’avais énormément sur le basket, sur le triathlon, c’est plus, vu que c’est un sport individuel, je le fais plus aussi maintenant pour moi, parce que je sais que, voilà, si je, si je, si je m’entraîne, mais pas trop, et si je fais une course, ou bah, le chrono me va pas, etc., je serais frustré, je m’en voudrais à moi, et je serais énervé, mais pour moi, j’aurais pas, je décevrais pas, et j’aurais, je décevrais pas d’autres personnes, etc., mes, mes coéquipiers, etc., donc, voilà, ça me va bien aussi.

Ermanno : Et du coup, comment est-ce que tu t’entraînes ? Comment est-ce que tu, comment est-ce que tu fixes tes entraînements ? Comment est-ce que tu les choisis ? Comment est-ce que tu te motives ? Parce que, quand on n’a pas forcément un plan d’entraînement, que nous prépare un entraîneur, ou d’aller rejoindre les coéquipiers et les coéquipières au club, ben, si le temps est pas super, si t’as pas passé une super nuit, si t’as une petite douleur dans le mollet, c’est parfois un peu difficile de sortir faire du vélo, sortir rouler, sortir nager, sortir courir ?

Richard DANIELLOU : Ouais, c’est, c’est vrai que c’est plus compliqué quand on n’a pas de coach, alors, j’ai un, il y a, voilà, début, début, début d’année, enfin, je dirais même février, mars, quelque chose comme ça, pour la partie course à pied, j’ai un ami, Clément Lemaitre, qui habite sur Rouen, maintenant, qui est du Havre, mais qui habite sur Rouen aussi, qui est prof de sport, et qui s’est mis à se former sur le coaching, etc., que je remercie d’ailleurs, qui, qui m’a, qui m’a suivi sur la partie, sur la partie course à pied, donc pour me faire un plan, etc., pour essayer de me préparer pour, pour l’Ironman, plan qu’on a, du coup, un peu mis de côté, par rapport aux récents événements, qui me sont arrivés, mais là, sur la partie course à pied, il m’a bien accompagné, aujourd’hui, j’en ressens les effets, alors qu’avant, je n’avais pas de plan, et puis pour le reste, en fait, c’est vraiment, c’est vraiment moi, qui fais, qui fais mon, je ne veux pas dire mon programme, mais qui fais mes sorties, forcément, comme tu disais tout à l’heure, en Normandie, en fonction du temps aussi, parce que quand tu prévois une sortie course à pied, ou une sortie vélo, mais que dehors, il pleut à verse, etc., finalement, tu changes, tu fais du home trainer, donc, j’adapte, je sais que, j’essaye d’avoir, tant de séances de course à pied, tant de séances de vélo, tant de séances de natation, dans la semaine, comme je disais tout à l’heure, la natation, la piscine où je vais, le matin, avant le travail, elle ouvre le mardi, et le jeudi,

Richard DANIELLOU : avant 10h, donc, elle ouvre à 7h, donc, moi, j’y allais, mardi et jeudi, comme ça, moi, la séance natation, je n’avais pas besoin, de me caler une journée, après le travail, et comme ça, ça me permettait, d’avoir, de me caler, mes autres sorties, course à pied et vélo, dans la semaine, dont forcément, le week-end, et le lundi, notamment, vu que je ne travaille pas le lundi, de me dire, le lundi, si je veux faire du vélo, je veux faire des plus grosses sorties, en fait, je cale comme ça, et comme ça, dans la semaine, une séance de fractionnée, sur le trainer pour le vélo, ou sur la course à pied, je la cale, le soir, après le travail, etc. Donc, c’est vraiment, de l’organisation, et de la programmation, par rapport à son propre, son propre, son propre, son propre agenda, et puis, de s’adapter, forcément, face aux conditions, etc. Et puis, après, tout ce qui est séance, corps de séance, etc., je sais que, je ne suis pas le meilleur élève, là-dedans, parce que je ne m’y connais pas, et vu, quand on est tout seul, etc., forcément, c’est difficile, par rapport à un coach, où le coach, il t’envoie ta séance, tu le fais, et puis, c’est très bien. Là, moi, je sais, je ne suis pas le bon élève, mais, sur le vélo, sur les séances de fractionnée, je me mettais sur mon trainer, et puis, je sélectionnais, une bonne séance de fractionnée, sur Zwift, et puis, j’envoyais, quoi. Et puis, ça fonctionne, alors, ce n’est pas un programme, et ce n’est pas un programme d’entraînement, qui permet d’aller chercher des performances, sur les courses, etc. Maintenant, moi, c’est ce qui me va. Voilà, c’est, tant que je fais du sport, tant que j’essaie de, voilà, de continuer, à faire des choses, à rouler, à nager, et à courir, et puis, à me maintenir, et à pouvoir, remplir mon objectif, à la fin, moi, c’est ce qui me va. De toute façon, comme je disais, comme je disais, à certaines personnes, je n’ai pas un, je n’ai pas un agenda, je n’ai pas un travail, qui me permet de faire, de faire 20, enfin, 15, 20 heures d’entraînement, la semaine. Enfin, c’est très compliqué. Donc, forcément, moi, je sais que ma compagne, elle me dit toujours, et ma famille me dit toujours, mais, il ne faut pas se comparer, tu ne peux pas comparer quelqu’un, qui peut s’entraîner, comme toi, 10 heures, 10, 11 heures d’entraînement, la semaine, vraiment, en se dédiant à ça, et une personne, qui arrive à s’entraîner, 15, 20 heures, enfin, ce n’est pas possible. J’ai du mal à me le mettre dans la tête, mais finalement, c’est une réalité. Oui,

Ermanno : mais justement, ça te fait quoi, en volume horaire, au pic, là, on arrive bientôt, à ton objectif, de l’Ironman des Sables d’Olonne, donc, les plus grosses semaines, que tu as faites, hors semaines, semaines choc, ou stage, ou pseudo stage d’entraînement, mais tes plus grosses semaines, ça t’a amené où ?

Richard DANIELLOU : Les plus grosses semaines, forcément, adaptées, ça m’a amené, ça m’a amené, à du 12 heures, 12, 13 heures d’entraînement, donc, pour un objectif comme ça, ce n’est pas énorme, énorme non plus, en termes de volume horaire, alors, après, on dira toujours, la qualité prime, sur la quantité, mais, forcément, ce n’est pas, enfin, ce n’est pas un volume horaire, qui est, qui est le plus adapté, maintenant, ça se fait, voilà, il suffit juste de, de faire les bonnes séances, de, voilà, puis d’être, d’être précis, dans ce que tu fais, et puis, de faire les choses bien, etc., il y a des semaines, où je tournais, je tournais à 7 heures, parce que, niveau l’agenda, etc., je n’avais pas le choix, il y a des semaines, où je faisais du 13 heures, etc., donc, je n’ai pas, je n’ai pas l’entraînement, et le programme d’entraînement, le plus, le plus linéaire, mais, après, parce que, comme on disait tout à l’heure, c’est mon, c’est mon passé de, de, de basketeur, qui fait que j’ai un cardio, qui était assez développé, qui me permet, de réussir à finir, une course comme ça, je touche du bois, même dimanche, mais à finir des courses, comme ça, avec un volume, d’entraînement, je ne vais pas dire aussi faible, mais, pas aussi élevé, que certains, quoi.

Ermanno : C’est sûr, tu as constitué une certaine caisse, depuis que tu as commencé à faire du sport, depuis tout petit, tu n’es pas très vieux, donc, ta récupération, elle est aussi encore optimisée, et puis, et puis, finalement, ce que tu fais, en faisant 7 à 13 heures d’entraînement par semaine, c’est que tu maintiens, un certain niveau, qui te permet de ne pas te blesser, et d’aller au bout de ta course, quoi. Ouais, c’est ça. D’ailleurs, là-dessus, si tu n’as pas d’entraîneur, moi, j’ai 2-3 conseils à te donner, bon alors déjà, des entraîneurs, et ça, il y en a pléthore, tu peux en trouver plein, sur le podcast, devenir triathlète, j’en ai interviewé plein, forcément, je ne peux que faire la pub de Christophe Liamas, qui est mon entraîneur actuel, mon petit entraîneur chéri, forcément, OpenTree aussi, avec qui on produit le podcast, eux, ils ont toute une plateforme d’entraînement, qui te permet, déjà, non seulement, par exemple, de prendre une licence individuelle, donc c’est sûr que si tu fais une ou deux courses par an, c’est peut-être pas forcément la chose la plus rentable, tu peux te contenter d’un pass journée, en revanche, si tu veux en faire un petit peu plus, notamment des courses courtes, et puis que tu veux avoir cette couverture d’assurance, pendant tes entraînements, une licence individuelle peut te permettre de couvrir ça, donc licence individuelle, ou licence dans un club virtuel, comme fait OpenTree, et puis ils ont aussi une plateforme d’entraînement, pour pouvoir entraîner les gens, et puis le dernier truc, qui peut même coûter moins cher, c’est maintenant, avec tous les outils d’IA, qui sont quand même assez bien alimentés, et assez bien entraînés, tu peux lui dire, quelles sont tes contraintes, quels sont tes objectifs, quelles sont tes envies, même lui dire, chaque semaine, je veux que tu me fasses un plan d’entraînement, de 7 à 10 heures, et puis avec une séance bonus, et ou une séance, que je pourrais faire sauter, si jamais mon agenda ne me le permet pas, donc il va te faire un rétro-planning, par rapport à l’objectif que tu te fixes, ou aux objectifs que tu te fixes, s’il y en a plusieurs, et puis après, il va t’indiquer, quel type de séance tu dois faire, te structurer les séances, enfin tout ça, après il faut rentrer dans un échange, avec les outils d’IA, t’as Mistral, pour le petit français, Claude, pour Anthropic, OpenAI, Gemini de Google, etc, enfin ChatGPT d’OpenAI, Gemini de Google, t’en as plein, et ça se tente, ça se tente, alors attention aux hallucinations, parce que des fois, les moteurs, les modèles d’IA hallucinent un peu, mais ça peut toujours être mieux que rien, si tu veux justement avoir un semblant de structuration, de ton entraînement, et te dire, bon ben voilà, le lundi, je sais que j’ai la journée, donc je peux aller rouler, bon ben l’IA m’a dit, aujourd’hui tu vas rouler, tu vas faire deux heures, avec 30 minutes de PMA, après avoir fait 40 minutes d’échauffement, et puis après de la récup, enfin tu vois, et puis avoir un semblant de séance structurée, ça peut aussi, même si ce n’est qu’un modèle d’intelligence, d’intelligence artificielle qui t’a pondu ça, t’ajouter une brique de motivation supplémentaire, et te dire, bon voilà, j’ai mon plan, il faut que je le respecte, donc qu’il fasse beau, qu’il ne fasse pas beau, que je dois m’adapter ou pas, que je sois disponible ou pas, je vais y aller.

Richard DANIELLOU : Oui, ça je ne connaissais pas du tout, je ne savais pas que maintenant, l’intelligence artificielle faisait ça, c’est à tester, après c’est sûr que ce n’est pas personnalisé, je ne pense pas que ce soit personnalisé, vraiment à l’athlète, aux sportifs directement, mais c’est vrai que c’est une première, une porte d’entrée.

Ermanno : C’est sûr que si tu veux avoir quelque chose de personnalisé, c’est comme avec ton banquier, avec ton conseiller de clientèle, soit tu as un automate, et puis tu fais ce que tu peux, ou alors la banque en ligne, ou alors tu vas avoir ton conseiller bancaire, qui va pouvoir t’apporter tous les conseils, et t’aider dans la gestion quotidienne de ton compte. Donc du coup, toi tu as déjà fait un Ironman l’année dernière, à Cachcais au Portugal, je regardais les temps, ça va, c’est honnête pour quelqu’un qui se définirait, passe-moi l’expression, mais comme un amateur, qui peut faire 7 à 10 heures d’entraînement par semaine.

Richard DANIELLOU : Ouais, je ne sais pas comment définir, mais je ne vais pas dire que j’étais content de moi, parce que compétiteur dans l’âme, on veut toujours faire mieux, forcément, mais je suis quand même fier de moi, même si je le dis rarement, cette fois-là je l’ai été, parce qu’avec l’entraînement, avec l’entraînement que j’ai, et puis le stress, le fait de faire une première course, en plus c’était un premier Ironman, à l’étranger, heureusement il y avait ma compagne, que je remercie, qui était avec moi, c’est un soutien énorme, je ne m’attendais pas à faire une course aussi bonne, entre guillemets pour moi, pour être très honnête, et ma compagne l’a ressenti aussi, quand je suis arrivé, après, j’étais bien plus frais, et bien mieux, que sur tous mes 70.3 que j’avais fait avant, est-ce que c’est parce que je me suis mieux géré pendant la course, j’ai plus mangé, la nutrition a été meilleure, je me suis plus écouté sur la course, c’est peut-être possible, mais je sais que sur la partie vélo, par exemple, qui était roulante, mais il y avait quand même, du dénivelé, je savais que je pouvais appuyer plus sur les pédales, mais dans ma tête, je me disais, roule à cette allure-là, même si tu peux aller au-delà, n’y va pas, parce qu’après, tu as un marathon qui t’attend, tu ne l’as jamais fait, tu n’as jamais fait d’Ironman, donc tu ne sais pas comment tu vas réagir, et puis pareil, quand je suis descendu du vélo, que j’ai commencé les premiers kilomètres de la course à pied, je me suis mis à une allure où je savais que je pouvais courir bien plus rapidement, mais je me suis dit, attends, tu es à deux kilomètres et demi, tu en as encore à peu près 40 à faire, tu es encore là pendant un très long moment, donc vas-y mollo, et puis tu verras ce que ça donne, et j’ai bien fait, parce qu’après, forcément, j’ai un peu ralenti, mais cette gestion de course, tout en cherchant juste à la finir, et à faire une course complète, et vraiment où je puisse profiter de la course, a fait que je fais un temps qui, je ne pensais pas faire ce temps-là, ce n’est pas le meilleur chrono, il y a bien meilleur, mais pour un premier, et pour moi, ça me va, ça me suffit. Franchement,

Ermanno : très largement sub 13 heures, donc 12h24, c’est beau pour un premier, il y en a peu qui, même après plusieurs tentatives, arrivent à faire un sub 13 heures, on le rappelle, avec ton niveau d’engagement qui est limité par ton niveau d’entraînement, parce que tu ne peux pas t’entraîner plus de 10, 12, 13 heures par semaine, et franchement, c’est beau, puis en plus, Qashqai est sympa, parce que c’est un Ironman de fin de saison, donc l’été est déjà passé, tu as remis une couche avec l’entraînement en septembre, et un peu en octobre, donc franchement, c’est un Ironman qui est idéal, je trouve, mieux qu’en début de saison, et mieux que pendant l’été, parce que tu crèves de chaud, j’ai accompagné des potes sur des Ironman à Vitoria-Gasteiz, en Espagne, en plein mois de juillet, si tu n’es pas acclimaté à la chaleur, faire le marathon sous 50 degrés, c’est invivable. Oui,

Richard DANIELLOU : c’est une belle course, alors moi, je l’avais choisi pour la petite histoire, parce que sur le parcours vélo, on passait par le circuit de Formule 1 d’Estory, et ça, en fait, c’est vraiment pour ça que je l’ai choisi, parce que ça me faisait rêver de me dire, je vais faire du vélo sur un circuit de Formule 1. Tu en as un autre qui est comme ça,

Ermanno : mais c’est Dubaï, c’est un peu plus loin.

Richard DANIELLOU : Oui, c’est ça, mais finalement, et en plus, c’est une très belle destination, la course est très belle, le parcours vélo, c’est magnifique, il y a du dénivelé, mais il est bien, parce qu’il est concentré sur une seule grosse montée dans l’arrière-pays, et puis, comme tu disais, au niveau du calendrier, c’est bien, parce que là, contrairement à celui que je vais faire la semaine prochaine, c’est en octobre, donc en fait, même au Havre, comme on dit, il ne fait pas beau, sauf en été, en fait, là, tu laisses le temps, tu as juin, juillet, août,

Richard DANIELLOU : tu sais qu’en fait, même si tu es en Normandie, ou dans un endroit où il pleut, en fait, à tout l’été, ou si ça se passe bien, et normalement ça se passe bien, il fait super beau, tu as vraiment un entraînement qui est, voilà, tu as ta préparation hivernale, mais tu sais que derrière, en fait, pendant quatre, ouais, quatre bons mois, en fait, il va faire des temps, enfin, des temps sublimes, et puis, le soir, après le travail, tu sais que le soleil va se coucher, enfin, à 20h, 20h30, donc tu as le temps, même si le soir, après le travail, tu as besoin de te faire des sorties longues, en course à pied, etc., en fait, tu as le temps, quoi, contrairement aux courses de début de saison, ou là, même là, en juin, fin juin, tu te dis, en fait, tu as uniquement le mois, un peu du mois de mai, et le mois de juin, pour, après le travail, pouvoir te faire des grosses sorties après, c’est sûr que c’est plus compliqué.

Ermanno : Comment tu récupères, après Qashqai, justement, donc l’année dernière, qui était ton objectif de l’année, il t’a fallu, est-ce que tu as stoppé, est-ce que tu as continué, il t’a fallu combien de temps, et surtout, combien de temps il t’a fallu pour te dire, bon, allez, le deuxième, ce sera, trois petits points.

Richard DANIELLOU : Alors, ça va être bête à dire, mais l’année dernière, du coup, j’ai fait le 70.3 des sables, alors, je le fais quasiment chaque année, alors après, là, ça va peut-être changer avec les projets persos, etc., mais chaque, tous les ans, je le faisais, et puis, donc, l’année dernière, rebelote,

Richard DANIELLOU : j’ai fait le 70.3 des sables, donc, pour mon premier, et avec un ami, et même moi, j’avais anticipé, parce qu’on savait que les sables allaient accueillir son premier Ironman l’année prochaine, etc., et puis, avant même d’avoir fait le 70.3 des sables, et la veille de faire le 70.3 des sables, je me suis inscrit à l’Ironman des sables, donc, même avant d’avoir fait mon premier Ironman, de savoir comment ça allait, enfin, ça s’était passé, je m’étais déjà inscrit à un deuxième, tu vois, c’est, donc, après, c’est peut-être un petit peu fou dans ma tête, mais, je m’étais dit, il ne faut pas que je rate l’occasion, enfin, j’ai commencé au sable, voilà, les sables qui accueillent son premier Ironman, en plus, c’est une destination super, enfin, magnifique, etc., j’étais, on était avec un ami, etc., on s’est dit, qu’il fait du triathlon et qu’il est très, très fort, alors, on s’est dit, ben, on s’y inscrit, enfin, on pense que les places vont partir très vite, etc., donc, donc, là, la course de dimanche, là, j’étais déjà inscrit avant même d’avoir fait un, mon premier Ironman, donc, ça fait déjà, ouais, ça fait déjà un an que je suis inscrit, pour la petite histoire, je crois qu’on est les, moi et mon pote, on est les deux premiers à avoir été inscrit, parce que, sur le stand, sur le village Ironman, il y avait un stand, justement, où il, il faisait la publicité de, ben, l’année prochaine, on fait le, il y a l’Ironman, etc., on avait été les voir, ils, ils nous ont dit, ben,

Richard DANIELLOU : après l’ouverture, on était, on était déjà inscrit, donc, donc, voilà, donc, j’étais déjà inscrit avant même de faire Cache Caresse, et après, pour, pour la récup, et pour reprendre, alors, c’est vrai que moi, j’ai eu ce, j’ai pas été très bon élève, normalement, j’aurais dû reprendre plus rapidement que je l’ai fait, mais, j’ai, j’ai mis quand même du temps avant de reprendre l’entraînement, je continuais de faire de la course à pied, etc., de courir, mais, c’est vrai que j’ai mis un bon mois, deux, un, deux mois, avant de me recentrer, vraiment, sur, sur l’entraînement, et de repartir sérieusement, de, sur quelque chose, donc, j’ai, j’ai régressé un peu, et puis, forcément, quand tu fais ta course en octobre, et puis, enfin, c’était fin octobre, et puis qu’après, t’enchaînes, ben, c’est l’hiver, faut se remotiver, puis après, t’as les fêtes de Noël carré, enfin, voilà, donc, là, mentalement,

Richard DANIELLOU : et puis, après, ben, il se passe un mois, deux mois, et tu dis, ben, là, faut peut-être, faut peut-être sortir les chaussures du placard, et puis, et puis, retourner, quoi.

Ermanno : Et du coup, tu retournes comment ? Est-ce que c’est, est-ce que c’est difficile de repartir, sachant que ça fait déjà quelques semaines que t’as pas forcément couru, nagé, roulé, quoi ?

Richard DANIELLOU : Ouais, ouais, complètement, complètement, c’est, c’est même limite, enfin, je dirais même que c’est pire que de dire, ben, je stop pendant, allez, enfin, un bon mois, etc., parce que forcément, c’est ce qui se passe là, c’est que pendant, pendant des mois, tu, enfin, tu, après ton travail, tu vas t’entraîner, le week-end, tu vas t’entraîner, etc. Donc, forcément, une fois que la course est finie, tu dis, ben, allez, je me pose un peu, même le week-end, ben, je, j’en profite pour, ben, pour faire des choses que je ne faisais pas avant, pour sortir, pour, voilà, même après le travail, ben, je me pose, etc. Et, finalement, tu tombes dans un engrenage qui est, qui est très mauvais, et, je pense que, ce qu’il est mieux de faire, c’est de se dire, ben, je fais, à la limite, une semaine, deux semaines de coupures,

Richard DANIELLOU : intensives, quitte à aller courir une, deux fois, si j’ai, si j’en ai envie, mais, c’est de, quand même, continuer, le sport, après, donc, c’est-à-dire, même si tu fais, une, deux heures, trois heures dans la semaine, de dire, ben, je vais faire un petit, une sortie vélo, je vais courir, faire un footing, ou une, une EF, en course à pied, mais, c’est de ne pas stopper, parce qu’après, la reprise, elle est encore plus dure, parce que tu te dis, d’une, niveau cardio, niveau physique,

Richard DANIELLOU : c’est juste, ouais, c’est juste progressif, quoi, donc, et moi, c’est, ouais, ça a été beaucoup plus compliqué, de me dire, ben, en fait, là, là, faut vraiment y retourner, là, là, tu passes de zéro, à, ben, finalement, là, tu reprends, à 100%, quoi, donc, c’était plus compliqué.

Ermanno : Si t’avais pas été inscrit, à l’Ironman des Sables d’Olonne,

Richard DANIELLOU : en fait, c’est sûr que, moi, dans ma tête, il me faut, il me faut un objectif, de course, pour que je puisse, m’entraîner, pour que je puisse, me, voilà, avoir un point, un point de mire, de me dire, ben, voilà, j’ai cette échéance-là, pour, pour me, pour me motiver, etc., c’était comme, comme au basket, moi, quand j’avais, enfin, si j’avais pas le, si j’avais pas les matchs, les matchs le week-end, ben, en fait, le basket, ça aurait pas été, je m’y serais pas donné, autant que je, je m’y suis donné, parce que pour moi, le, enfin, c’est pas une bonne mentalité, mais pour moi, le sport, il y a le côté compétitif dedans, c’est compétitif, pas vis-à-vis des autres, surtout vis-à-vis de soi, c’est-à-dire que, voilà, c’est se donner des objectifs, de dire, ben, tu fais ça, pour que, à telle, voilà, telle date, tel jour, etc.,

Richard DANIELLOU : je vais arriver à faire un 10 km, voilà, enfin, pour des personnes qui débutent le sport, ben, j’aimerais bien, voilà, dans 3, 4 mois, réussir à faire un 10 km, voilà, sans m’arrêter, c’est des choses où, moi, dans ma tête, c’est pareil, c’est de se dire que, il faut faire du sport pour le plaisir, mais aussi, ça permet de se donner des objectifs, et moi, si j’ai pas un objectif, ben, en fait, j’ai du mal, et là, en l’occurrence, en triathlon, pour moi,

Richard DANIELLOU : voilà, pendant plusieurs mois, juste comme ça, ben, c’est pas, enfin, c’est pas, c’est pas quelque chose de très plaisant, parce que forcément, l’entraînement, on voit pas, enfin, on voit le côté de la course, où, ben, en fait, t’as les supporters, t’as le, voilà, t’as le côté course, avec l’ambiance, etc., mais derrière, t’as toutes les heures d’entraînement, où t’es, où t’es seul, où tu sors en hiver, enfin, tu te cailles sur le vélo, etc., pour moi, c’est ça qui fait le, qui fait la force du, du sport, quoi.

Ermanno : Et la force du sportif, en l’occurrence du triathlon. Oui, aussi, ouais. Donc là, dimanche, tu t’alignes sur ton deuxième Ironman, sur lequel tu t’étais inscrit, avant même d’avoir, d’en avoir fait un premier, donc c’est, c’est, c’est presque ton deuxième premier Ironman, et tu le fais pas que pour le sport, si tu veux bien nous parler un petit peu de, de, de pourquoi tu, tu te donnes autant à fond pour cet objectif.

Richard DANIELLOU : Ouais, tout à fait. Alors, en fait, j’ai mon papa qui est, qui est décédé, il y a, il y a deux mois, de, il avait la maladie de Charcot, donc il l’avait depuis, depuis presque huit ans, donc c’est pour ça aussi, que je disais tout à l’heure, que, voilà, je veux, j’ai un entraînement, déjà, je m’entraîne seul, et pas en club, parce que, niveau organisation, agenda, etc., c’est compliqué de, de trouver du temps, parce que, j’ai ce côté, sportif, mais, comme je disais aussi, j’ai ce côté aussi, très famille, où, j’essaie de passer, enfin, j’ai, j’ai pas envie de me bloquer beaucoup, enfin, du temps, si c’est pour ne plus voir ma famille, etc., et, et donc, je, voilà, les week-ends, les soirs, etc., j’aimais bien aussi, même si je n’allais pas m’entraîner, je préfère aller voir ma famille, je préfère aller voir, voilà, passer du temps avec mon père, etc., et donc, là, il est parti au mois d’avril, et donc, cette course, donc, même si j’y étais déjà inscrit,

Richard DANIELLOU : j’ai quand même de, de, bon, en fait, de courir pour lui, forcément, cette course-là, j’avais tenu à faire, à faire Cash Kays, l’année dernière, pour, voilà, pendant qu’il était là, j’aurais, moi, je, j’aurais souhaité énormément qu’il soit encore là aujourd’hui, mais, je suis très content d’avoir fait Cash Kays, parce que, j’ai pu, j’ai pu en faire un pendant qu’il était encore là, et qu’il avait, qu’il ait pu voir que, bah, que j’ai réussi à faire, en fait, le Graal du, du triathlon, finalement,

Richard DANIELLOU : j’aurais été vraiment déçu, si, finalement, je ne m’étais pas aligné sur Cash Kays, ce qui n’était pas forcément,

Richard DANIELLOU : ce qui n’était pas obligatoire au début, mais j’étais très content, et donc, dimanche, ouais, je vais courir, donc, je vais courir pour lui, et puis, donc, avec l’ARSLA, donc, c’est, c’est une association, du coup, qui défend la maladie de Charcot, les aidants, qui, où les dons sont, permettent de financer la recherche, etc.,

Richard DANIELLOU : donc, du coup, ils organisent tous les mois de juin, ce qu’on appelle éclat de juin, et les défis de, les défis du, les défis de l’été, donc, là, typiquement, ce week-end, ils ont fait les 24 heures du lac, autour du lac d’Annecy, et donc, moi, j’ai créé, j’ai ma page, du coup, des, sur éclat de juin, qui permet, en fait, de récolter des dons, de, enfin, si les gens veulent faire des dons, s’ils veulent s’inscrire pour tout le mois de juin, jusqu’au 30 juin, je crois, c’est, c’est courir, et puis, chaque kilomètre, en fait, ça permet de, j’aime bien leur slogan, c’est courir pour ceux qui, bah, qui ne le peuvent plus, en fait, et donc, voilà, c’est ma manière à moi, en fait, de, bah, de soutenir la RSLA, mais aussi de courir pour mon père, parce que, voilà, c’est une, de base, je l’aurais fait, mais là, il y a encore une, voilà, il y a encore un truc en plus pour moi, qui fait que, bah,

Richard DANIELLOU : il ne restera pas là, derrière son téléphone, à suivre mes résultats, et puis, à avoir un SMS de lui, après la course, quoi. Bon,

Ermanno : bon, déjà, toutes mes condoléances pour ton papa, qui est parti, il n’y a pas longtemps. Merci. Ouais, ça va te permettre de te transcender encore plus, pour atteindre la ligne d’arrivée, dimanche prochain.

Richard DANIELLOU : Ouais, tout à fait, je pense que, alors, je, encore une fois, je pousse du bois, pour qu’il se, qu’il se passe, la même chose, si ce n’est mieux que, que,

Richard DANIELLOU : mais, je sais que, je n’ai jamais abandonné, enfin, je sais que, l’année dernière, sur le 73, je, je me suis fait renverser sur le vélo, il n’a plus des torrents, etc, et je n’ai pas abandonné, mais là, je sais que, j’ai un truc en plus, qui fait que, au-dessus de ma tête, je sais pourquoi je le fais, et, alors, sauf, grave pépin, ou, ou autre problème mécanique, ou, ou, il se passe quelque chose de grave, etc, mais je sais que, je n’abandonnerai pas,

Richard DANIELLOU : pour, pour aller, aller chercher la, la ligne d’arrivée, et puis, au départ, mon objectif était vraiment, d’aller chercher, cette année, bah, je ne dis pas, un sub 12, ou, tu vois, un sub 11h30, etc, avec la préparation, du coup, c’est pour ça aussi, que ces derniers mois, ont été, enfin, niveau prépa, j’ai eu un peu de mal, parce que forcément, comme j’ai, même avec mon ami, avec la prépa course à pied, c’est pour ça que ça s’est stoppé, parce que forcément,

Richard DANIELLOU : là, l’objectif, il est uniquement, de passer la ligne d’arrivée, tu vois, c’est vraiment, quel que soit le, quel que soit le temps, que je vais faire, donc forcément, l’objectif, c’est de faire avant la barrière, mais, mais, voilà, je vais avoir, quelque chose, au-dessus de ma tête, et je sais qu’il sera, voilà, qu’il sera la pompe poussée, et puis, là où je suis très content aussi, c’est que, bah, il y aura, donc, il y aura ma compagne, il y aura ma, il y aura ma mère,

Richard DANIELLOU : elle pouvait pas le laisser, etc., donc, là, je suis très content que, que ma mère et ma soeur puissent, puissent venir, il y aura ma belle famille aussi, etc., enfin, là, c’est vraiment une, une course où, enfin, je sais pas, c’est moche de dire ça, c’est pas une course de fête, mais c’est une course où, je sais que, bah, en fait, c’est une course pour lui, que je fais, et il y aura, il y aura, enfin, il y aura ma famille aussi, qui sera là pour, bah, pour me supporter,

Richard DANIELLOU : pour lui, pour l’honorer, et puis, pour, pour courir pour lui, quoi.

Ermanno : C’est beau. Juste pour revenir rapidement sur cette fameuse maladie, donc, la maladie de Charcot, quoi, ça, c’est le nom, le petit nom qu’on lui donne, en réalité, son, ça s’appelle la SLA, donc, c’est la sclérose latérale amyotrophique, qui, finalement, finit par paralyser le corps, et, le corps entier, des, des, des gens qui en sont atteints, le plus grand représentant, entre guillemets, en France, le grand entrepreneur, et puis, qui, qui en est atteint depuis quelques années, et qui, qui communique beaucoup là-dessus. Est-ce que c’est une maladie qui est héréditaire ?

Richard DANIELLOU : Alors, de ce qu’on nous disait, en fait, il y a plusieurs, il y a plusieurs types de SLA, en fait. Il y a, enfin, il y a plusieurs gènes, etc. Il y a un type de SLA qui est héréditaire, mais c’est une, il y en a vraiment très, très, très, très, très peu.

Richard DANIELLOU : Il faut savoir, c’est que, bah, en fait, de base, c’est une maladie, enfin, je veux pas dire que c’est, c’est un tirage, enfin, c’est pas vous, enfin, c’est pas comme au casino, enfin, c’est au casino, vous, voilà, c’est la boule, elle tombe sur vous, elle tombe sur vous. Il y en a un où c’est héréditaire, mais c’est, c’est vraiment très minime. Enfin, c’est vraiment, déjà, déjà, là, enfin, c’est hyper malchanceux d’avoir la SLA, déjà, parce que c’est le loto. Et puis, quand c’est héréditaire, c’est, enfin, c’est encore plus malchanceux parce que c’est vraiment, ça touche vraiment, je dirais pas 5% des maladies de la SLA, mais c’est vraiment très minime. Mais il y en a, il y en a. Moi, dans le, mon père, il avait, dans sa grande générosité, la première chose qu’il a, qu’il a voulu savoir et qu’il a voulu faire quand il a, il a su qu’il avait cette maladie-là, c’était, c’était de, c’était de savoir si ça allait toucher ses enfants. Donc, donc, c’est, on n’est pas dans ce cadre-là. Mais ce qui, ouais, c’est, c’est, c’est une maladie qui peut toucher vraiment n’importe qui. Bon, mon père qui était, enfin, c’était, il n’a jamais bu, il n’a jamais fumé. Si je fais du sport aussi, c’est un peu grâce à lui parce qu’il, il faisait tout le temps du sport. Il a fait quelques, quelques quadratelons des entreprises. Il a fait, il a fait du basket également dans le club Oujanzé des années. D’ailleurs, si je, si je me suis, je me suis poussé à fond dans le basket aussi, c’est parce que le jeudi soir, quand il allait à son entraînement, ben, j’allais avec lui et puis je le regardais, je le regardais tous les soirs. Enfin, je le regardais à chaque entraînement. Donc, voilà, c’est, c’est pour dire qu’il n’y a pas, ce n’est pas une question d’hygiène de vie, ce n’est pas une question de quoi que ce soit. C’est vraiment une maladie qui touche, qui touche, qui peut toucher n’importe qui. Et puis, ils disent sur le site de l’ARSLA qu’il y a cinq, cinq décès par jour pour cinq nouveaux cas et ça peut toucher n’importe qui et à n’importe quel âge. Moi, je le vois, mon papa, il est parti, il l’a eu en 2018. Il est parti là, il avait, il avait 60 ans, 60, 61 ans. Quand vous allez sur l’ARSLA, l’ambassadrice aujourd’hui, c’est Pauline Messier. Elle a 22 ans. Elle l’a eu à 20 ans. Ça fait deux ans qu’elle l’a. Donc, c’est vraiment une maladie qui est, je ne veux pas dire qui est très peu connue du, des gens parce qu’elle commence à se faire, à se faire entendre parce qu’on en parle aussi, enfin, voilà, niveau, niveau du gouvernement, etc. Enfin, il y a des, il y a des politiques, enfin, il y a des politiques politiques sur, enfin, sur là, il y a un médicament qui, qui permet de réduire un peu la maladie, etc. qui est remise en cause par les,

Richard DANIELLOU : des médecins, Et puis peut-être comme, parce que je suis dedans, aussi, parce que forcément vu que j’ai baigné dedans, j’en m’intéresse plus et je le vois plus. Mais, j’ai l’impression qu’on en parle plus de cette maladie-là parce qu’il y a de plus en plus de cas, et puis c’est une maladie qu’on commence à prendre vraiment au sérieux et qu’il faut prendre au sérieux parce que, parce que ouais, c’est une des maladies on est condamné finalement du coup à partir de cette maladie là et c’est vraiment c’est pas douloureux physiquement de ce que notre père nous en disait mais mentalement et psychologiquement c’est très douloureux

Ermanno : j’imagine pour toi quand tu en es atteint et que tu sens que ton corps se détruit seul que tu deviens paralysé, que tu peux plus rien faire que tu dépends des autres et puis pour les aidants, pour les accompagnants pour les proches, pour la famille aussi de voir

Ermanno : le corps s’éteindre au fur et à mesure

Richard DANIELLOU : ouais tout à fait comme je disais il était très sportif il s’arrêtait jamais, il passait jamais son temps dans le canapé et puis du jour au lendemain alors forcément c’est progressif mais du jour au lendemain vous vous retrouvez à être à ne plus pouvoir vous lever à ne plus pouvoir vous mettre à genoux pour faire du jardinage vous pouvez plus bricoler, vous pouvez plus vous servir de vos doigts

Richard DANIELLOU : en fait ça doit être hyper moi je peux pas mettre à sa place mais ça doit être tellement frustrant et en fait c’est ça la plus grosse c’est ça qui fait le plus de mal dans cette maladie c’est de voir qu’on est prisonnier de son corps et qu’on peut plus rien faire et puis qu’on est dépendant des autres après moi je sais que je vraiment je tire mon plus grand chapeau et puis j’admire énormément ma mère pour tout ce qu’elle a fait parce que pendant toutes ces années c’est elle qui s’en est occupée aussi tous les matins en plus de son travail qui le levait qui lui donnait à manger sur la faim qui l’habillait etc c’est vraiment quelque chose au quotidien qui même pour les aidants qui est vraiment hyper enfin en fait ça vous enferme dans une bulle en fait personne peut comprendre et vous êtes enfermé dans un mode de vie qui fait que bah en fait maintenant vous vivez que pour ça et c’est dur en fait c’est dur donc en fait on souhaite ça vraiment à vraiment personne parce que ça je veux pas dire que ça détruit une vie enfin si finalement ça détruit une vie mais c’est un mode de vie qu’on ne souhaite vraiment même pas à ce qu’on est en train de vivre c’est le pire ennemi

Ermanno : écoute en tout cas c’est très beau ce que tu fais c’est très beau que t’en parles ce que je te propose on en parlait un petit peu en off avant c’est de débriefer dimanche une fois que t’auras fini l’Ironman et puis on verra dans quelle mesure on met soit ce débrief sur l’épisode en cours à la fin soit on refait un autre épisode et puis comme ça tu pourras aussi nous dire non seulement comment s’est passé ton Ironman ton deuxième premier Ironman ce que t’as ressenti en allant au bout est-ce que tu sentais justement la présence de ton papa et puis voilà un petit peu l’émotion que t’as ressenti en passant la ligne parce que nul doute que tu passeras la ligne ouais surtout

Richard DANIELLOU : j’espère la passer déjà j’espère et puis je pense que ça va être une je pense que ça sera la plus belle ligne d’arrivée que je puisse faire je l’avais déjà fait il y a deux ans pour une autre association pour la RSLA mais mon père était encore là j’avais c’était l’association Espoir c’est trois frères, Normand d’ailleurs aussi leur papa est parti cette maladie là et justement ils avaient créé une marque justement Espoir pendant la course à pied j’avais mis le t-shirt j’avais mis un t-shirt de course à pied Espoir mais là celle-là elle va être particulière elle va être très belle je l’espère

Ermanno : la collecte de fonds que t’as lancée aussi pour soutenir la RSLA tu la laisses ouverte après ton Ironman ou tu la clôtures dimanche ?

Richard DANIELLOU : non en fait c’est vraiment dépendant de la RSLA en fait c’est vraiment leur défi qu’ils font pendant tout le mois de juin où en fait c’est ouvert jusqu’au 30 juin donc en fait c’est du 1er au 30 juin donc en fait c’est sur site éclat de juin le groupe l’équipe en fait pour faire un don sur notre page en fait ça s’appelle les voiles solidaires parce que pour un petit espoir mon père adorait la voile, la mer c’était son truc donc en fait c’est vraiment avec eux en fait ils font du 1er au 30 juin c’est le mois de la RSLA voilà le 21 juin il me semble d’ailleurs si je dis pas de bêtises c’est le jour justement de la RSLA c’est vraiment le jour de la journée mondiale de la RSLA et donc voilà c’est eux après le 30 juin en fait les pages se clôturent etc

Ermanno : bon bah du coup on le remettra pas dans les notes de l’épisode parce que l’épisode sortira après le 30 juin en revanche je mettrais dans les notes de l’épisode comment te suivre LinkedIn et autres et puis les gens pourront venir regarder ton profil et je pense qu’il y en aura d’autres des collègues de fond il y aura d’autres Ironman d’autres défis sportifs et d’autres collègues de fond

Richard DANIELLOU : oui il y en aura d’autres il y en aura d’autres et puis tous les ans de toute façon même hormis le mois de juin de toute façon il ne faut pas hésiter enfin après tous ceux qui veulent participer etc les dons pour les associations etc c’est pas uniquement ces mois là la RSLA fait ce truc là tous les ans au mois de juin mais tout au long de l’année en fait il y a le soutien qui est possible les dons pour les associations c’est pas uniquement de telle date à telle date c’est vraiment tout au long de l’année et c’est comme ça que justement on arrive à faire bouger les choses et puis moi comme on disait en off moi à ma petite échelle comme je disais avec mon petit cercle de personnes que je connais etc on fait en fonction de ce qu’on peut mais voilà telle personne plus telle personne plus telle personne on arrive à faire des grandes choses et puis je sais qu’il y a énormément de personnes qui ont leur page pour les classes et c’est ça qui est beau aussi c’est la communauté qui fait qu’en fait on se sent soutenu et la maladie se sent l’RSLA se sent soutenu pour faire des choses pour faire avancer la recherche c’est ce qu’il faut

Ermanno : de la même manière que nous sur notre projet on soutient la France sclérose en plaques n’oubliez pas tu l’as dit déjà que les dons c’est pas que pendant le mois de juin pour la SLA c’est pas que pendant le mois de mai pour la sclérose en plaques c’est toute l’année et puis en plus tous les dons que vous faites vous pouvez bénéficier d’un avantage fiscal donc en gros si vous voulez donner 100 euros poussez un peu plus parce que sur les 100 euros vous allez pouvoir récupérer suivant votre statut 60 ou 75 euros en réduction d’impôt donc voilà mettez 200 balles c’est ça exactement on te souhaite bon courage pour l’Ironman dimanche prochain tu devrais avoir un beau temps au sable de l’Aune donc ça va être sympa

Richard DANIELLOU : ouais ils ont prévu alors voilà on croise les doigts parce que on a un peu de temps pour faire des choses on est jamais à l’abri avec les grosses températures qu’il y a un orage qui arrive après mais ouais ils ont prévu un beau temps et surtout une forte chaleur autour des 27-29 degrés comme tu disais tout à l’heure courir sous la chaleur c’est pas joli mais je pense que c’est ce qui va se passer mais ça va le faire comme je disais j’ai une belle étoile au dessus de ma tête et ça va le faire

Ermanno : écoute encore une fois bon courage bonne continuation Richard et puis on se reparle bientôt

Richard DANIELLOU : pour pouvoir débriefer cet Ironman avec grand plaisir merci à toi

Ermanno : c’était Devenir Triathlète merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout nous on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer alors si ça vous a plu vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux Instagram, LinkedIn on se rejoint maintenant sur devenirtriathlète.com vous allez retrouver l’ensemble des épisodes mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon on ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources si vous avez une idée d’invité n’hésitez pas à nous envoyer un petit message on se retrouve tout de suite sur devenirtriathlète.com salut les sportifs

Richard DANIELLOU : salut Ermanno petit débrief suite à l’Ironman des Sables d’Olonne en 2025 en juin une petite appréhension avant la course au vu de la symbolique de cette course pour moi plus les deux bons gros mois avant la course qui ont été très compliqués j’ai pu très peu m’entraîner mais finalement arriver voilà quand on arrive dans l’ambiance du week-end sur le village et puis même au moment de prendre le départ de la course je me suis senti hyper bien voilà pas de pression comparé à celui d’octobre ou à Cascai quand je l’avais fait donc là pas de pression j’avais vraiment qu’une seule envie c’était vraiment d’y aller même la partie natation donc quand je suis parti voilà à 7h même si c’est pas mon point fort ça l’a toujours pas été j’ai fait le même chrono qu’à Cascai donc j’ai pas perdu de temps j’ai pas gagné de temps donc ça c’est un peu le bon point vu le peu d’entraînement que j’ai pu faire juste un petit peu plus compliqué parce que la mer était un peu plus agitée plus le courant était plus défavorable notamment dans le chenal mais ça s’est bien passé après la partie vélo alors ça au top j’avais fait la reco comme j’avais dit j’avais fait la reco début du mois de juin je pensais que ça allait être très compliqué finalement j’ai roulé comme je le voulais sans forcément forcer mais j’ai gagné plus de 45 minutes par rapport à Cascai avec une moyenne à 33, 33,5 sur les 180 bornes donc ça vraiment j’avais vraiment l’impression d’avoir d’avoir des jambes en plus les jambes que mon père m’accompagnait sur le vélo parce que j’étais hyper bien j’étais à l’aise sans forcer mais une vraie partie de plaisir et puis le marathon bah écoute le marathon au début ça se passait bien je courais un peu pareil que Cascai je me mettais à une allure une allure où je pensais pouvoir tenir où j’étais bien sans trop forcer mais je ne me cramais pas etc et puis dans ma tête je pouvais tenir cette allure là vraiment tout au long de la course donc du 5,40 à peu près moi ça me convenait parfaitement de toute façon au vu du vélo que j’avais fait je savais que dans ma tête je pouvais faire un meilleur chrono que Cascai donc l’objectif c’était surtout maintenant de finir correctement donc les 20 premiers kilomètres se passent super bien en plus là pour cette année du coup j’avais j’avais en plus de ma compagne ma belle famille j’avais ma mère et ma soeur qui étaient présents sur le bord de la route donc c’était super mais voilà à partir du 23ème 24ème kilomètre à pied du coup avec la canicule donc 30 degrés plus la nutrition qui passait plus du tout ça a été un peu la descente la descente plus compliqué sur les 20 derniers kilomètres pour finir le marathon mais voilà je termine en 11h28 je gagne une heure sur Cascai que j’avais fait en octobre 2024 très satisfait de ma course une finish line vraiment avec les larmes aux yeux etc donc franchement très honnêtement la plus belle course de ma vie qui s’est la mieux passée et je suis vraiment content d’avoir réalisé cette course et puis en plus avec la symbolique qu’elle avait donc franchement très content

PS : nous sommes maintenant sur Strava ! https://www.strava.com/clubs/DTxOT !

PPS : et pour découvrir le nouveau podcast éphémère d’Ermanno, ça se passe sur https://road-to-otillo.fr !

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