🎙️ Dans cet épisode, on reçoit Dylan Craspay, coach sportif à domicile et triathlète passionné. À 30 ans, il partage son quotidien entre l’accompagnement de ses athlètes et ses propres objectifs personnels, du 70.3 jusqu’à un futur IRONMAN® en famille.
💬 Dylan nous livre une vision transparente du métier de coach, entre rigueur scientifique, adaptation permanente et passion pour le triathlon. Avec lui, on parle de :
- Son parcours de coach et son approche sport santé
- Ses expériences sur 70.3 et sa gestion des blessures
- Les secrets d’une bonne communication coach / athlète
- Et son projet de préparer un IRONMAN® avec son frère
Un épisode inspirant pour celles et ceux qui veulent progresser en autonomie, mais aussi comprendre ce qui fait la valeur ajoutée d’un accompagnement personnalisé.
📗 Ressources :
- Notre livre : « Devenir Triathlète » est en commande ici
🏃🏼♀️ Notre invité :
- Instagram : https://www.instagram.com/dylancraspay
- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/coach-sportif-%C3%A0-domicile-pau-tarbes-dylan-craspay-26792316a
- Strava : https://www.strava.com/athletes/33407005
💬 La transcription de l’épisode
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Ermanno : Salut les sportifs, juste avant de commencer l’épisode, je voulais vous partager la bonne nouvelle. Devenir triathlète, son partenaire du premier stage mixte organisé par Open Sky Moment et Swyvent qui se déroulera dans le Tarn du 24 au 28 septembre 2025. C’est un stage all inclusive, vous venez avec votre vélo, vos baskets, votre maillot de bain et votre combi et puis on s’occupe de vous, on vous fait dormir, manger et surtout vous entraîner avec une prestat de super qualité. Vous allez pouvoir repartir du stage non seulement avec les jambes bien lourdes mais aussi avec tout un tas d’informations pour pouvoir continuer votre entraînement et atteindre votre objectif de la saison, voire même votre objectif à long terme. N’hésitez pas à regarder dans les notes de cet épisode pour en savoir plus. Vous avez même un petit code promo que vous pouvez insérer au moment de l’inscription. Tout se passe sur le site de Swyvent. Je suis impatient de vous retrouver du 24 au 28 septembre sur ce stage puisque je serai aux côtés des organisateurs. Salut les sportifs et bon épisode ! Salut les sportifs ! Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour ce nouvel épisode du podcast Devenir Traitlet. Aujourd’hui, je suis heureux de tendre le micro à un auditeur du podcast qui nous a contacté via Instagram. D’ailleurs, c’est l’occasion de le dire et de le répéter. N’hésitez pas à venir nous suivre, venir nous mettre des commentaires, venir nous envoyer des petites questions ou des petits messages comme l’a fait Dylan Craspay, mon invité du jour. Salut Dylan ! Salut Ermanno !
Dylan CRASPAY : Merci pour avoir répondu à cette invitation.
Ermanno : Comme je le disais tout à l’heure, tu as bien fait de te proposer, pour intervenir sur le podcast. On va pouvoir rentrer un petit peu dans les détails de toi, ton parcours, tes objectifs, ce que tu fais dans le triathlon. En tout cas, je le redis, je l’avais dit en off, mais je n’ai pas mis mes lentilles encore. Mais pour ceux qui regardent sur la vidéo, ne vous détrompez pas, Ermanno, c’est celui en blanc et Dylan, c’est celui en noir. Parce que sinon, on a quasi la même coupe de cheveux. Si j’enlève les lunettes, c’est un peu pareil. Oui, là, on est pas mal. On est un petit peu dans la famille.
Ermanno : Et puis, on est sportifs tous les deux. Trêve de plaisanterie, je te laisse peut-être te présenter, nous en dire plus. Dis-nous tout, qui est Dylan Craspay ?
Dylan CRASPAY : Alors, oui, Dylan Craspay, dans le sud, on dit Craspay, mais tu n’es pas le premier.
Ermanno : Excuse-moi, c’est vrai, excuse-moi. Ça fait qu’un an que je suis à Toulouse, je ne prononce pas encore. Je te pardonne.
Dylan CRASPAY : Oui, ça, c’était depuis petit, j’habitue. Donc, voilà, du coup, Dylan Craspay, en 30 ans. Je viens de faire 30 ans, là, cette année. Donc, voilà, j’habite à Pau, dans le sud-ouest. Et donc, amoureux du sport depuis tout petit. J’en ai même fait mon métier, comme je suis coach sportif. À domicile. Et le triathlon, on en parlait un peu plus tard, mais il est arrivé quand même assez tard dans ma vie. J’en ai fait un peu plus jeune, mais il y a eu quand même une période où il y a eu un gros trou. Et il est revenu un peu comme une évidence, là, pendant le Covid. Donc, c’est assez frais, quand même. Donc, voilà, la trentaine, coach sportif depuis, ça fait la sixième année. Donc, j’ai fait un Master Stabs à Tarbes. Donc, voilà, après, je me sers aussi de cette expérience, on va dire, au niveau des études, pour continuer aussi un peu en train. Le triathlon, moi aussi, de mon côté. Donc, il y a tout un peu qui s’est mis en place autour du sport dans ma vie. Voilà, une fois le bac passé, le Stabs passé aussi.
Ermanno : Donc, ça fait six ans que tu es coach sportif. C’est-à-dire que tu exerces depuis que tu as fini ta formation, depuis que tu as fini ton Master ?
Dylan CRASPAY : C’est ça. J’avais même commencé un peu en parallèle du Master. Parce que, bon, je vais t’avouer qu’on n’est pas trop, trop débordé en Master. Je ne suis pas commencé les autres, mais Master Stabs, il y a un peu de temps libre. Et donc, voilà, j’avais lancé cette activité. En complément. Donc, c’est vrai que le M1 et le M2, j’avais quelques heures par-ci, par-là, et ça suffisait. Et après, dès que le Master en poche, ça s’est lancé un peu tout seul. Donc, comme ça, le fait d’avoir repris un peu d’avance, j’ai direct mis le pied dans le grand bain, comme on dit. Et on est très contents, parce que je fais du coaching à domicile. Du coup, c’est moi qui vais chez les gens. C’est un concept un peu nouveau, mais ça fait cinq, six ans que ça se développe pas mal. Et voilà, c’est une approche un peu plus…
Ermanno : Ouais, c’est… C’est un peu plus… C’est nouveau. C’était déjà vachement comme ça avant. Après, ça s’est digitalisé. Oui, c’est ça. Notamment pendant le Covid. Donc, on a un petit peu oublié tout ça. Et maintenant, ça revient. Donc, à nouveau, les gens vont dans les salles de sport rencontrer des coachs qui les accompagnent ou prennent attache avec des coachs en ligne, entre guillemets, qui vont les accompagner, mais à distance. Et puis, il y a le côté plus local où on revient avec les coachs qui viennent chez toi ou qui t’emmènent sur les spots d’entraînement. Ouais, il y a un peu les trois styles.
Dylan CRASPAY : Moi, j’ai choisi celui-ci.
Ermanno : Toi, t’as choisi le troisième. Donc, plutôt, tu vas chez tes clients. Tu entraînes sur quel type de sport ? Sur les sports du triathlon ou en triathlon ? Ou t’es plutôt généraliste ? Je ne sais pas, tu vas faire du renfort, de l’APT, donc l’activité physique pour tous. Enfin, ça va être autour de quoi que t’ont tes coachings ?
Dylan CRASPAY : J’ai un peu les deux axes. La grande partie, c’est plutôt sport santé, comme tu viens de dire. Donc, j’ai des personnes quarantaines, cinquantaines qui s’aperçoivent qu’il y a peu de laissés-aller depuis plusieurs années. Et il est temps de se remettre un peu en forme. Donc, voilà, après, ça dépend un peu de ce qu’ils recherchent. Mais voilà, un peu de renfort, un peu de cardio, selon que c’est sport santé. Recréer des habitudes d’une bonne dynamique avec l’activité physique et revoir un peu aussi ce qui est nutrition. Et puis, deux, trois ans, j’ai un peu aussi dirigé vers la prépa physique, comme j’ai un diplôme de master en prépa physique et prépa mentale. Donc, naturellement, j’ai eu aussi des demandes un peu de prépa physique. Donc, j’ai commencé avec un peu… J’ai commencé avec un peu de prépa physique. J’ai fait un peu tout, surtout sport co, un peu de basket, rugby. Après, il y a eu un peu d’athlètes aussi, lancés de poids. Et après, le triathlon est arrivé aussi assez naturellement. Un peu plus tard que quand je m’y suis mis, mais on va dire un peu comme si le destin était venu comme ça, un peu au hasard. Et donc là, j’ai même coaché un… J’ai un client que je coache, c’est pour du triathlon, format Ironman. Donc, on pourra en parler après si tu veux, parce qu’il a fait celui de Nice l’année dernière. Donc, voilà, je l’ai accompagné sur une année de prépa physique. Donc, un peu de tout, c’est assez varié.
Ermanno : Et pourquoi prendre ce virage un peu plus au-delà du sport santé, un petit peu plus sur les sportifs et plus spécifique encore sur le triathlon ou les trois sports du triathlon ?
Dylan CRASPAY : C’est vrai que je suis un grand amoureux du sport. Donc, oui, tout ce qui est sport santé, vraiment aider les gens à reprendre l’activité physique, se sentir mieux dans leur peau. C’est ça que j’adore. Mais j’ai aussi ce côté un peu prépa physique, un peu plus spécifique au sport qui m’attire le début aussi. C’est vrai que c’est un milieu un peu moins évident à atteindre. Les portes sont un peu plus fermées. C’est beaucoup de bouche à oreille. Il faut être là au bon moment. Et c’est vrai que l’aspect un peu compétitif, plus en plus dans le sport qui est ma passion aujourd’hui, c’est vraiment quelque chose que j’aimerais cibler un peu plus dans l’avenir. Tout en gardant ce côté sport santé, parce qu’au quotidien, je vois que c’est vraiment un moteur pour moi. Donc, allier un petit peu les deux.
Ermanno : Oui, parce que la formation que tu as faite, c’est une formation aussi spécifique. Spécifique sur la prépa du sportif de haut niveau. Est-ce que tu encadres des sportifs de haut niveau ou tu restes sur des amateurs pour l’instant ?
Dylan CRASPAY : Non, sportif de haut niveau. J’avais fait un peu mon stage avec le Staps. On avait suivi une athlète en lancée de poids en Andisport, c’était, mais qui était en championnat de France et qui visait la qualif pour les JO. Bon, ça, ce n’est pas fait malheureusement, mais on a baigné un peu là-dedans. Je dis on parce qu’on était trois étudiants Staps. Après, au niveau, non, je n’ai pas. C’est vraiment le client que j’ai fait l’année dernière. Il a voulu faire un Ironman dans sa vie, un peu en style défi, comme beaucoup, je pense, en ce moment. C’est plutôt ce profil. Et après, petit à petit, j’ai des amis aussi qui se préparent pour un triathlon. Je leur fais un peu la prépa. Mon frère aussi, c’est pareil. Petit à petit, ça se diversifie un peu.
Ermanno : On reviendra dessus après, mais est-ce que c’est pour ça aussi que toi, tu t’es mis au triathlon et en particulier un petit 73 pas très connu en France qui existe depuis quelques années ?
Dylan CRASPAY : Oui, j’ai toujours eu ça. J’ai toujours eu ce petit côté compétiteur et je l’ai vraiment trouvé dans le triathlon quand je m’y suis mis en 2019-2020 et après, ce côté est revenu très vite et je me suis inscrit assez vite à des compètes. Même s’il y a aussi le côté santé et tout dans le sport, je sais que j’ai ce côté un peu compète. Il est vite arrivé.
Ermanno : Et justement, sur le tri, tu as jeté ton dévolu sur quel type de distance et quel type de compétition ?
Dylan CRASPAY : Alors, plutôt 70.3 parce que j’avais essayé un petit… j’ai commencé par un REM, c’était au triathlon de Pau, donc triathlon local et j’ai vu que ça allait un peu trop vite pour mes qualités physiques actuelles. Donc, j’ai vite basculé sur du… enfin, longue distance, plutôt Ralph, je n’ai pas fait d’Ironman encore, mais c’est un projet, mais naturellement, assez vite vers le 70.3 parce que j’ai quand même un profil plus endurant, axé plutôt puissance et sprint. Donc, ça s’est fait assez naturellement. Ok. Et du coup, tu t’es aligné sur quel 73 ? Alors là, j’ai fait… c’était le mois de juin, c’était le mois de juin, c’était le mois dernier, j’ai fait Aix-en-Provence, ça, c’était le tout dernier et en 2024, j’avais fait aussi un peu plus local, c’était le triathlon de Baudrex, je ne sais pas si ça te parle, aussi dans les Pyrénées et voilà, c’est format L aussi. Donc, il y avait un peu plus à vélo, c’était 110, mais bon, quand on aime, on ne compte pas. Voilà, après, c’était les bons formats en natation et course à pied, mais…
Ermanno : Oui, et puis tant que c’est plus sur le vélo, ça va encore… plus sur la course à pied, ça peut faire un peu mal. Oui, voilà, c’est ça. Sur le vélo, ça passe tout seul.
Dylan CRASPAY : Donc, ouais, ça, c’était mon tout premier, du coup, en 2024, là, en half et après, en début d’année, j’avais fait le format plutôt M, là, ça, c’était plutôt en mai. Donc, voilà, j’en ai fait trois.
Ermanno : Qu’est-ce que tu ressors de ces premières expériences et en particulier du 73 d’Aix de cette année ?
Dylan CRASPAY : Alors, plein de choses. On va essayer d’être concis, mais… Alors, déjà… Oh, vas-y, on a deux heures. Oui, oui. Moi, j’ai choisi celui d’Aix pour voir un peu la veille à Hahnemann, ce que c’était déjà. Parce qu’on… ça va être main rack. Avec Insta, avec les réseaux sociaux, on voit un peu tout ça passer. J’ai dit, tu sais, ça a l’air sympa, quand même, on va aller voir ce que c’est, ce truc. Et non, franchement, pas du tout déçu, parce qu’on est vraiment dans l’ambiance… Enfin, après, voilà, il faut aimer ce concept un peu, un full triathlon, qu’on pète à fond, mais… Alors, c’était vraiment une bonne expérience, parce qu’après, on compare avec les triathlons un peu plus locaux, et là, on voit qu’il y a quand même moins de prises de tête. On pose le vélo un peu à l’arrache, à la dernière minute, les haussards, c’est un peu pareil. Là, on voit le côté un peu carré du triathlon, donc je pense que c’est une bonne expérience de ce côté-là. Et après, je suis allé voir un peu aussi ce que je voulais, un peu niveau perso, un peu… Ce soir, il y a quand même un peu tout le bon niveau de France, et un peu européen même. Donc, voilà, se confronter un peu la réalité du terrain, on va dire.
Ermanno : Oui, c’est vrai qu’Aex, déjà, c’est celui qui ouvre la saison dans la région. Et puis, il y a quand même un peu, ouais, tout le gratin européen qui vient s’affronter sur ce premier 73 dans la région.
Dylan CRASPAY : Oui, c’est pas dégueu. Quand tu regardes les premiers, il y avait aussi cet aspect, il y avait les pros qui partaient avant aussi. Ça fait partie de la pro-série, je crois, donc tu vois, tu croises Blumenfeld, Eden, Pierre Stiesmann aussi que tu avais invité, donc il y a ce côté aussi, on voit un peu les stars devant. Donc, voilà, là, c’était un peu gosse.
Ermanno : Oui, tu profites un peu, tu kiffes l’instant avant de prendre toi, même ton propre départ.
Dylan CRASPAY : Oui, voilà, c’est ça, parce qu’ils partent un quart d’heure avant, donc c’est toujours bien de voir ça.
Ermanno : C’est bien qu’ils partent avant, parce que comme ça, ils sont un peu moins gênés. Oui, je pense que c’est pour ça. À mesure où ils remontent des gens. En revanche, ce serait pour le spectacle et pour le plaisir, ce serait quand même plus sympa qu’ils partent un quart d’heure après, parce qu’en fait, comme ça, ils remonteraient tout le monde. Ce serait vraiment plus marrant. Oui, c’est vrai. Ouais, une demi-heure, ouais. Ouais, les deux pourraient se faire. Je pense qu’il y a un concept à faire. Il faudrait faire partie les filles avant, comme ça, elles ne sont pas emmerdées, et puis les mecs derrière, comme ça, tu profites. Toi, ça donne quoi, justement, ce premier 73 sur la belle Ironman ? Tu finis comment
Dylan CRASPAY : et en quel temps ? Oui, j’ai pris un peu quelques notes. Alors du coup, la natation, j’ai nagé en 30 minutes 45, donc après, la natation, c’est vraiment un point fort. Depuis petit, j’en fais, donc il n’y a pas trop de soucis, on va dire, parce que je sais que j’ai des copains qui craignent d’aller à la piscine ou à un lac. Détroit, ce n’est pas le meilleur Détroit. Donc, je sors de loin en 30 minutes. Après, on part sur le vélo, donc c’est un parcours assez vallonné, il y a 1 002 de D+. Je suis content, je pose en 2h30 le vélo, ça fait une moyenne de 35-36, 35 plutôt, et après, course à pied. Ça se gâte un peu, on va en discuter un peu après, mais je vais le sonner à 1h37, donc je suis ni 44e sur 369 en catégorie d’âge, et après, au général, dans les 200 et quelques. Franchement, hyper, hyper content pour un premier. Pas vraiment un premier. Un premier 70.3, mais un premier, la Bad Ironman, et après, la prépa était un peu compliquée en course à pied, parce que j’ai eu un peu de problèmes de genoux et de dos, mais ça, sur le résultat, ça ne compte pas vraiment.
Ermanno : Oui, tu m’étonnes, dans les 200 premiers pour le premier 73 sur la Bad Ironman, franchement, ce n’est pas mal. Et puis, tu l’as dit, Hex, en plus, il est vallonné, et puis même si c’est le début de saison, il fait quand même déjà bien chaud, donc il y a plusieurs paramètres à prendre en compte, même si à peau, il fait à peu près chaud. Oui, ça va. Je n’ai pas été trop dépaysé.
Dylan CRASPAY : C’est vrai qu’il faisait un peu chaud sur la course à pied, mais quand tu es habitué, ça va. Il faut être un peu habitué.
Ermanno : Une 37 sur le Smith, c’est quand même franchement pas mal, parce qu’il y en a, même à sec, ils ont du mal à taper dans l’une 37, donc franchement, on ne va pas se plaindre. Et pour le coup, c’est toi qui te prépares tout seul ou tu fais appel à un confrère ou une consœur pour te préparer ?
Dylan CRASPAY : Du coup, oui, j’ai aussi pris ce parti, de m’entraîner tout seul, parce que moi, j’aime bien ça, créer mon entraînement, parce que j’ai quand même les capacités pour, je pense, avoir tous les paramètres de l’entraînement et je me connais assez bien au niveau de la disponibilité et tout ça. J’ai pris ce parti pris, alors je n’exclus pas dans les années à venir à passer avec un entraîneur. Je pense que ça peut aussi ouvrir des portes. Mais là, je voulais un peu voir dans les deux, trois premières années ce que je pouvais faire de mon côté. Et après, je pense qu’à un moment où tu stagnes ou tu régresses, là, il faut ouvrir un peu une porte. Mais voilà, je veux vraiment pousser le truc au maximum et essayer de faire ça de mon côté. La porte n’est pas fermée pour m’encadrer, loin de là.
Ermanno : Surtout qu’on le dit souvent et c’est Christophe Liemmas, mon entraîneur, qui le répète, on est très mauvais coach pour soi-même. Même si c’est ton métier, finalement, est-ce que tu arrives à bien te jauger, à savoir quand tu es dans le dur ou pas, quand il faut s’arrêter ou pas, quand au contraire, tu en es encore sous la pédale et puis tu peux en remettre ? Mais est-ce que c’est sérieux d’en remettre alors que tu as déjà un plan que tu as établi toi-même ? Tout ça, c’est des éléments aussi. Est-ce que c’est… ? Est-ce que c’est aussi facile que ça de les ajuster quand on s’entraîne soi-même de la même manière que quand on entraîne quelqu’un d’extérieur ?
Dylan CRASPAY : C’est vrai que oui, de l’extérieur, tu as cette vision un peu haute où quand tu vois que l’athlète est un peu en-dessus, en-dessous, tu as vite fait de voir là où il faut freiner ou accélérer. Mais non, personnellement, j’aime bien tout ce qui est un peu donné, tout ça, c’est un peu mon truc. Je regarde beaucoup sur les fréquences cardiaques, watts, niveau de fatigue, tout ça, j’aime bien regarder toutes ces infos. Il faut faire le tri parce que tout n’est pas utile. Mais du coup, quand je me connais assez bien et avec un peu ces datas à côté, je pense que j’arrive quand même à me gérer parce que souvent, je me freine plus que je m’accélère. Donc, je pense que c’est un bon point, mais je pense que j’arrive à gérer le truc. Après, peut-être qu’un analyste dernier peut dire que ce n’est pas le cas, mais je pense que ça va.
Ermanno : Comment tu fais justement pour te gérer et pour être sûr de ne pas en faire trop ou pas assez ? Est-ce que tu fais ton rétro-planning jusqu’à l’objectif ? Est-ce que tu fais ton objectif et puis après, tu découpes en micro-cycle et à chaque fois, tu ajustes ton cycle au fur et à mesure de ton état de forme ou de ton état d’avancement dans la préparation ? Ou est-ce qu’au contraire, tu y vas vraiment au feeling, tu as une vision long terme en disant « le 73, c’est dans trois mois, je sais à peu près ce que j’ai à faire ». Et puis à chaque sortie finalement ou à chaque entraînement, tu vas ajuster le contenu ?
Dylan CRASPAY : Oui, j’ai vraiment un rétro-planning, je pars de la date de l’objectif et après ça, on l’a pris en stats, donc c’est assez naturel. Mais non, c’est vraiment cadavré. Il y a des séances forcément un peu plus au feeling, mais non, j’ai vraiment mon cadre. Je ne vais pas te dire que j’ai toutes mes séances calées pendant les six mois, mais j’ai le cadre, j’ai le type de séance à faire et après, j’ajuste vraiment au ressenti aussi. Par exemple, si j’ai mis une séance seuil le mardi, je sens que ce n’est pas la grande forme, je ne vais pas hésiter à la changer, à la mettre le jeudi, le vendredi. J’essaie de tout caler, donc ça prend des fois un peu la tête pendant un petit mois avant la prépa, mais c’est ce que j’aime. Moi aussi.
Ermanno : Est-ce que tu te vois progresser ? Est-ce que tu vois, toi qui es fan de data, est-ce que tu vois tes stats et que tu vois que tu es sur la bonne pente, donc dans le bon sens, la pente ascendante et pas la pente descendante ? Quoique ça peut faire partie de l’entraînement aussi. Mais est-ce que tu arrives à être assez critique là-dessus, notamment sur tes propres données ?
Dylan CRASPAY : Oui, je me sers. En vélo, je trouve que c’est le plus simple parce qu’avec les watts, on a quand même accès assez vite aux données, un peu de progression. Donc, je pense que j’arrive bien à gérer. J’arrive à gérer un peu mon rétro-planning parce que j’ai la forme qui monte assez bien jusqu’au jour J. Que ce soit en natation, en vélo, en course à pied, je le mets un peu de côté parce que ça a été un peu compliqué depuis janvier. Mais c’est vrai que de vélo, tu vois, j’avais fait un test un peu en décembre à lancer la prépa. J’ai fait une prépa de janvier à mai pour Hex. Toutes les séances prévues sont passées avec les bons watts, la bonne fréquence, les bonnes durées. Après, quand je sentais un peu qu’il y avait des semaines où c’était un peu dur, j’hésitais pas à décharger un peu. J’ai plus déchargé que chargé. C’est un peu plus mon style d’entraînement. Je préfère être un peu en dessous des normes qu’un peu trop au-dessus. Je pense que sur le long terme, ça payera un peu plus. Même si sur une séance, tu as envie d’aller un peu plus, garde-en un peu quand même. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Franchement, en gérant toutes ces datas au fil des semaines et le long de la prépa, je vois les progrès. Après, je l’ai vu sur le jour J. Parce que quand on se dit que ça a duré cinq mois, on se dit bon, je ne pensais pas rouler. Tu vois, 2h30. Par exemple, j’ai fait un test de FTP en décembre, donc ça me donnait une FTP de 270 watts. Et là, j’ai tenu les deux heures et demie avec, j’étais à 255 normalisés. Je pense que j’ai haussé le niveau de FTP. Je pense qu’en janvier, j’étais plus bas que ça.
Ermanno : Tu n’en as pas refait un justement en avril ou mai pour bien calibrer juste avant la compétition le niveau de watts que tu devrais observer ?
Dylan CRASPAY : Non, ça je t’avoue, j’y ai pensé. Mais je me suis dit que c’est des tests quand même qui taxent un peu, que ce soit mentalement ou physiquement, plus mentalement même je pense. Et non, je n’ai pas fait. Je me suis mis un peu à des pourcentages, parce que moi, je bosse un peu avec la vitesse critique, puissance critique. C’est là une approche que je teste un peu cette saison. Je vois que ça marche plutôt pas mal pour l’instant et du coup, avec des pourcentages de puissance critique, j’ai jaugé. Sur la course, ça a matché, donc pour cette course, ça a marché. Ça ne veut pas dire que ça marchera pour une autre, mais là, c’est tombé là.
Ermanno : Non, mais par contre, c’est intéressant ce que tu dis, c’est qu’effectivement, ce genre de test, que ce soit puissance critique, vitesse, puissance maximale, vitesse critique, etc. En vélo, comme en course à pied, comme en natation, c’est des tests qui sont très énergivores et puis qui prennent aussi pas mal de charge mentale, surtout s’ils ne sont pas à la hauteur de ce qu’on espère avoir atteint comme objectif juste avant la course et machin, etc. Donc effectivement, tu fais bien de le rappeler, même quand on se connaît, même quand c’est notre métier. Même quand on est entraîneur, des fois, ça ne vaut peut-être pas forcément la peine de se remettre une batterie de test juste avant la compétition. Ça peut être un bon indicateur si on est un peu dans le flou ou si tu es un entraîneur et que tu encadres des athlètes et que toi-même, tu es rassuré sur les qualités physiques et le niveau d’entraînement de tes athlètes, donc leur demander de remettre une course pour se rassurer si eux sont un petit peu dans le doute, en revanche, à échéance assez lointaine quand même de l’objectif parce que ça crame.
Dylan CRASPAY : Oui, c’est sûr, oui. Il ne faut pas le faire avant l’affûtage. Mais oui, ça dépend des profils. C’est vrai que peut-être une personne qui a besoin d’être rassurée, tu ne peux qu’aller un petit test peut-être un mois avant la compétition, un peu parce que même si tu ne le fais pas forcément à 100%, c’est alors le profil de la personne.
Ermanno : C’est finalement ce que fait le Marathon de Paris en proposant le semi un mois avant le marathon. Oui, voilà, c’est un peu le même délire. Bon, après, venant d’ASO, je ne pense pas que ce soit dans l’objectif de faire un test, c’est plus dans l’objectif de ramasser plein de choses. C’est plus de gens et de faire plus de pognon, mais ça, c’est un sujet sur lequel nous n’irons pas. Tu disais que niveau course à pied, pour toi, depuis janvier, c’était plus compliqué. Mais qu’est-ce qui s’est passé, Dylan ?
Dylan CRASPAY : Oui, après, je vais te donner un peu les stats de course à pied pour la prépa. Tu vas voir, ça ne me fait pas rêver. Donc, en janvier, j’ai eu une petite douleur au genou qui est apparue et après, j’ai un ostéo attitré. Je suis allé le voir, on a un peu discuté et même lui a eu un peu de mal à diagnostiquer le truc. Pareil, l’IRM, il n’y avait rien de vraiment significatif. Donc, c’est vrai que ça m’a traîné. Ce n’était pas une douleur vraiment handicapante-handicapante, mais j’entendais que sur tout ce qui était… J’avais vraiment une allure… Dès que je me mettais aux séances, un peu seuil, tout ça, ça ne passait pas. Les petits footings, ça allait, mais encore, il y avait la petite douleur. Et après, j’ai fait un MARS, j’ai eu une douleur de dos aussi, donc là, il y a un petit tassement vertébral. Et donc, l’ostéo, je pense que c’est lié, que ça serait un peu plus une douleur nerveuse du genou. Là, on est en train de bosser sur ça, mais du coup, la course à pied, c’était vraiment la discipline où ça a été compliqué pendant cinq mois. Pour te dire, en janvier, j’ai couru 82 kilomètres, ça fait neuf heures sur le mois. Déjà, ce n’est pas exceptionnel. Et après, ça n’a fait que baisser six heures en février, trois heures trente en mars, une heure en avril et en mai, rien du tout.
Ermanno : Franchement, je le réitère, 1h37 en faisant deux semaines d’entraînement sur trois mois, franchement, bravo.
Dylan CRASPAY : Du coup, j’étais content quand même du résultat en course à pied. Et après, je vais me servir de ça comme un moteur pour avancer parce que je vois qu’en vélo, natation, j’étais à peu près dans les clous de ce que je visais. Et tu vois, le semi, 1h37, j’ai regardé un peu top 10, top 20, tout ça, ça se court en 1h15, 1h20, tu as tes revisites dans le top 15, top 20. Je me dis que si vraiment j’arrive à bosser cette partie, soigner ce genou et bosser vraiment course à pied, il y a de belles choses à faire. Je prends quand même de ce côté plutôt positif et ne vais pas rester sur ce mini-échec. Même si 1h37 avec le kilométrage en cinq mois, je prends quand même.
Ermanno : C’est clair. Imagine que tu aies pu tourner, je ne sais pas, sur une allure de 200 kilomètres sur le mois pendant trois, quatre mois, tu n’avais pas, elle serait différente. Peut-être que tu serais plus blessé ou peut-être que tu aurais pu se croiser, donc tu aurais pu peut-être encore remettre 10, 15 watts. En vélo, on ne sait pas, ou peut-être que tu aurais été complètement cramé et puis tu n’aurais rien pu faire. Même à la sortie de la natation, tu aurais été défoncé, mais on ne saura jamais. Mais de se dire que tu as réussi à faire ça avec si peu de course à pied et ce n’est pas au coach que je vais apprendre que quand tu fais du triathlon, tu ne peux pas l’autre balancer toute la charge d’entraînement sur les deux autres disciplines. Il faut quand même s’entraîner un minimum dans les trois.
Dylan CRASPAY : Je vois qu’il y a un petit transfert du vélo à la course à pied, mais de là à gagner cette petite vingtaine de minutes, une demi-heure, ce n’est pas magique non plus.
Ermanno : Tout le temps que tu n’as pas passé sur les routes à courir, est-ce que tu as augmenté la charge sur la partie natation et sur la partie vélo, voire sur du renfort ou sur d’autres sports ? Ou au contraire, tu t’es dit je ne peux pas courir, je ne peux pas courir et puis c’est raté et puis on verra bien le jour de Hex.
Dylan CRASPAY : Oui, j’ai quand même essayé parce que la natation, ça n’a aucun impact, il n’y a pas de douleur. Après la natation, j’ai un rythme, je faisais trois fois par semaine, j’ai trouvé que c’est un rythme qui m’allait assez bien parce que je suis nageur depuis petit jeune âge, donc entre deux et trois, ça me suffit.
Ermanno : C’est vrai qu’à Pau, il y a la mer et tout ça, mais il n’y a pas la mer à Pau.
Dylan CRASPAY : Non, il y a les piscines et un petit lac aussi, mais on trouve toujours. Du coup, c’est vrai que ce que j’ai mis sur la course à pied que je n’ai pas fait, je l’ai un peu déplacé sur le vélo, mais ce que j’ai transféré vraiment, pas à 100 % parce qu’après le vélo, je ne peux pas non plus en faire, on peut en faire beaucoup plus que la course à pied, mais je ne mettais pas des 20 heures semaine de vélo. Oui, c’est vrai. En quoi que les dernières semaines, un peu, parce que bon, je n’avais que ça.
Ermanno : Le vélo, c’est autrement plus chronophage que la course à pied. Quand tu veux faire un vrai travail de fond, il faut que tu fasses cinq heures sur le vélo. Oui, c’est ça. Alors qu’en course à pied, déjà, va courir deux heures, ça te fera plus de mal et plus d’effet que cinq heures sur le vélo. C’est déjà pas mal.
Dylan CRASPAY : Donc oui, il y a quand même eu ce petit transfert forcément de course à pied sur le vélo parce que c’est là où en triathlon, ça se joue aussi le plus. Donc je me suis dit, je ne vais pas rajouter deux heures de natation par semaine pour gagner une minute, deux minutes sur les 30. Je pense que ça ne vaut pas forcément. Et donc, je pense que le bon vélo que j’ai fait aussi, ça ajoute que j’avais un volume un peu plus gros que j’avais prévu. Et bon, après, je pense que j’ai tout reperdu sur la course à pied, mais voilà, le fait d’avoir monté un peu le vélo.
Ermanno : Et en termes de stats, ça donne quoi sur la partie natation et sur la partie vélo ? Parce que tu nous as dit natation, tu y allais trois fois par semaine. Donc trois fois, tu étais sur quoi ? Tu étais sur des séances à 3-4 minutes, quelque chose comme ça ? Oui, c’est ça.
Dylan CRASPAY : Oui, la semaine, c’est à peu près entre 9 et 10 kilomètres. Et oui, ça, c’est des séances à peu près… Oui, j’avais une séance un peu d’intensité et deux un peu plus cool. Donc, oui, la séance d’intensité, une heure et quart, une heure et demie. Après, les autres, une heure chacune à peu près. Et après, vélo, oui, vélo, du coup, ça dépendait. J’avais entre 4 et 6 par semaine. Donc, fin de prépa, plutôt 6. Parce que c’est bon, comme je n’avais plus la course à pied, j’y allais tous les jours. Et après, oui, pas mal de volume. Tu vois, j’ai fini… J’étais assez progressif, mais j’ai fini à une vingtaine d’heures par semaine. Donc, il y avait pas mal de vélo, je pense, un peu trop.
Ermanno : Oui, ce qui n’est encore pas énormissime pour quelqu’un qui, s’il avait couru, quelqu’un comme toi, s’il t’avait couru pendant la prépa, tu aurais pu effectivement glaner un top 10 ou 20, quoi.
Dylan CRASPAY : Oui, quand j’ai analysé les stats, c’est ça.
Ermanno : Ce n’est pas énormissime d’avoir fait que, entre guillemets, 20 heures quand tu étais au top, juste avant la phase d’affûtage.
Dylan CRASPAY : Oui, je pense que j’ai quand même réussi à gérer le truc un peu comme je pouvais. Après, j’ai fait un peu de renfort aussi. Mais bon, comme le jeu… Genou, ce n’était pas fou non plus, le renfort. Ça ciblait un peu le haut et le gainage. Mais bon, je me disais, c’est toujours ça. Ça ne peut pas faire de mal. Donc, voilà, c’était une petite dose. Je pense que ça, c’est aussi un axe dans la prochaine prépa qu’il y aura plus de renfort. Le renfort, il en faut, comme dit si bien Nico du Let’s Trail Podcast. En plus, c’est les cordes de nil et puis mal chaussé, parce que c’est mon métier. Je sais tous les bénéfices que ça a. Et voilà, tu t’es dit, bon, renfort, vélo, allez, vélo. Et bon, puis sur le long terme, un petit renfort de temps en temps, je pense que c’est plus…
Ermanno : On l’a toujours dit, il vaut mieux faire sauter une séance d’entraînement dure, comme on pourrait dire, c’est-à-dire soit natation, soit vélo, soit course à pied, au profit d’une séance de renfort. Alors, une par semaine, si tu t’entraînes 3-4 fois par semaine, ça fait peut-être un peu trop. Oui, après un dosé en fonction. Mais au moins une tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines, ça peut être pas mal, parce que de toute façon, ça aura un effet bénéfique. Et au-delà de l’effet renfort en lui-même, ça permettra aussi peut-être de faire récupérer ton corps, parce que tu ne lui rajouteras pas une charge, que ce soit sur le vélo ou sur la course à pied. Bon, en natation, il n’y a pas tant de charges que ça, au final. C’est rare quand même de se blesser en natation, à moins de faire que du poule-plaque comme un bourrin. Coucou, Denis.
Ermanno : Mais toi, en plus, comme tu vas coacher directement chez tes clients, est-ce que tu pratiques avec eux ou tu restes plutôt au bord, tu montres les exercices et après tu les laisses faire ?
Dylan CRASPAY : Oui, c’est plutôt… Il y a toujours ce débat d’exercice pour avoir bien placé la personne. Et après, c’est plutôt… Après, il y a des cours que je fais un peu avec eux quand je vois qu’il faut une petite motivation extérieure ou rapporter un petit côté un peu fun et qu’on pète. Mais non, c’est beaucoup quand même. Je reste à l’extérieur. Et c’est vraiment, voilà, lui étant son effort, moi, quand c’est du renfort, je corrige en fonction du mouvement. Je joue un peu sur les deux, mais c’est plutôt l’approche rester à l’extérieur, bien corriger la personne.
Ermanno : Oui, donc ça permet aussi de rajouter, mine de rien, un peu de séance, même si tu ne la logues pas avec ta montre. Oui.
Dylan CRASPAY : Oui, c’est minime, je pense. Mais oui, c’est vrai que tout cumulé, peut-être qu’il y a un petit effet, peut-être. Mais ne me dis pas ça, parce que je ne vais plus faire de renfort régulièrement après. J’en fais un peu tous les jours.
Ermanno : Non, mais tu as raison, tu as raison. Mais c’est juste le petit côté bonus. Oui, ça va faire de mal. Et tu parlais tout à l’heure d’une prochaine prépa. Là, tes prochains objectifs ou ton prochain objectif, c’est quoi ?
Dylan CRASPAY : Alors, samedi, j’ai un autre 70.3. C’est dans le coin, aussi, c’est à Saint-Larry. Ça va être un peu le dernier, je pense, dernier de la saison pour après s’occuper vraiment du genou 100%. Parce que je m’étais inscrit, il y a un bail. Donc là, j’en ai un samedi. Et après, voilà, on va s’occuper du genou, recharger un peu les batteries. Alors, rien n’est trop défini, mais je pense refaire un 70.3 l’année prochaine en essayant d’avoir une bonne prépa à course à pied, comme il se doit. Alors, je pense que j’irai peut-être à Nice à vérifier, mais c’est un peu ce qui est dans les tuyaux. Et après, je pense… J’ai aussi un objectif un peu familial avec mon petit frère qui s’est lancé dans le triathlon et peut-être faire un Ironman tous les deux. Et voilà, ça parle d’embrun, de ce genre de trucs. Tant qu’à y être.
Ermanno : Ouais, mais… Voilà, rien n’est défini, mais… Attention, c’est des défis familiaux qui peuvent lancer des grandes histoires. C’est ça.
Dylan CRASPAY : Non, mais tu vois, depuis qu’on en a parlé, c’est un truc qui me tient à cœur autant sportivement que, voilà, que… Enfin, je veux dire, que partage ça avec le petit frère.
Ermanno : Et du coup, forcément, c’est toi qui vas l’encadrer, ton frère.
Dylan CRASPAY : Oui, je vais proposer, ouais, de… Voilà, de partager. Je vais partager cette expérience. Il a aussi une petite expérience dans le sport. Il a passé un BPGEPS, tout ce qui est activité de la forme. Il ne bosse pas là-dedans, mais bon, il s’y connaît quand même un petit peu. Mais ouais, je vais l’accompagner. Voilà, partager ça ensemble, je pense que ça va être sympa.
Ermanno : Bon, cool. Et ouais, comment tu vas, du coup, ajuster ta prépa en passant de l’expérience sur semi, sur Alpha Ironman, vers l’Ironman ? Est-ce que tu vas augmenter le volume ? Est-ce que tu vas augmenter l’intensité ? Est-ce que tu vas complètement tout casser ? Est-ce que tu vas augmenter l’intensité ? Est-ce que tu vas tout reconstruire ? Comment tu imagines ça, sachant que tu as déjà l’expérience du client que tu as eu cette année, que tu as accompagné sur Ironman ?
Dylan CRASPAY : Oui, comme tu doubles quasiment les distances. Oui, enfin, tu doubles, à part en hantation. Je pense que je vais garder cette approche. Je vais faire une approche assez spécifique. Je travaille un peu, je suis plutôt en polarisé en début de prépa. Donc, des efforts un peu plus… C’est là que je mets un peu de sprint pour essayer de monter un peu cette vitesse. Et après, petit à petit, il y a une grosse partie un peu plus pyramidale. Moi, j’appelle ça… Enfin, il y a plein de coachs qui appellent ça comme ça. Mais là, je vais plutôt sur des efforts un peu axés vers le seuil, un peu en dessous. Puissance critique, vitesse critique. Et après, se rapprocher de la spécificité. Tu vois là, tout le mois d’avril, il y a une mer à Aix. J’avais fait l’allure 70.3 en vélo, en nage, tout ça. Plus tu te rapproches de la course, plus tu te rapproches des allures de course. Bon, je pense que ça, c’est un schéma un peu commun en ce moment. Et après, pour transférer sur Ironman, je pense que ça sera beaucoup joué sur le volume. Parce qu’en soi, je pense que l’intensité… Bon, tout le monde va diminuer. Donc, toujours avoir des blocs avec l’intensité cible. Mais je pense qu’on sait que c’est le volume qui est un fort prédicteur de performance. Donc, on va faire un truc un peu progressif surtout. Et je ne pense pas rajouter beaucoup d’intensité. Rester assez stable en intensité. Et après, jouer beaucoup sur le volume. Je pense que c’est un peu l’approche que je vais choisir.
Ermanno : Et du coup, ça va t’amener sur des volumes de combien ? Parce que tu dis que l’intensité va baisser. Oui et non. En course à pied, peut-être. Mais en vélo, toi qui es un fan de data, le gros du peloton, il est quand même entre 35 et 37 de moyenne. Donc, il ne faut pas trop baisser l’intensité non plus.
Dylan CRASPAY : Oui, quand je disais baisser l’intensité, je parlais de rester stable. Je pense qu’on pourrait avoir une prépa 70.3 en termes de pourcentage de la semaine. Et après, en volume, je pense que… Là, tu vois, sur 70.3, je suis né à 19-20 heures. Je pense qu’il faudrait monter entre 20 et 25. Il faudra être. Ça aussi, en fonction de l’emploi du temps et de tout ça. Mais j’ai envie de te dire, il faudrait faire 30 heures. Mais je pense que le temps n’est pas là et mes articulations non plus. Mais je ne vais partir que garder cette base quand même de la 21 d’heure. Je sais que je supporte relativement bien parce que je l’ai fait déjà sur deux prépas. Et voilà, après, au fur et à mesure, monter, essayer de se rapprocher des 25 si tout s’aligne. Mais je pense que sous les 20 heures, ça devient un peu compliqué. Même si tu peux faire un Ironman, je pense, avec 10 heures semaine. Mais moi qui vise un peu ce côté. Un peu performance aussi. Je pense que dans les 20 heures, ce sera pas mal. Puis dans ma semaine d’entraînement, c’est un rythme que j’arrive à caler. Plus, je ne suis pas sûr de pouvoir s’en sacrifier la sphère familiale et professionnelle. Donc voilà, c’est un équilibre à trouver. Mais je pense que ces 20 heures, ça sera pas mal, je pense.
Ermanno : Et du coup, tu embarques le frérot avec toi aussi pour les entraînements ? Ou c’est chacun de son côté et puis après, on se retrouve le jour de la course ?
Dylan CRASPAY : On habite quand même pas très loin. Donc on pourra partager certains. Des entraînements, mais on n’a pas les mêmes horaires de boulot la semaine. Donc ça, ça sera forcément un peu différent. Après, le week-end et tout, on est quand même souvent ensemble. Il y a quand même moyen de… On fera pas tout ensemble, mais il y aura quand même des petites parties. Tous les deux, je pense. Et comme je vais le suivre sur la prépa.
Ermanno : Pour revenir sur l’entraînement, justement. Comment ça se passe quand on est coach indépendant ? Pour la mise en place des programmes d’entraînement pour tes athlètes ? Pour le suivi ? Et puis après, pour les recommandations ? Pour les recommandations d’avant-course ? Ou au contraire, le stop ? Est-ce que tu as déjà eu des athlètes à qui tu as dit « Non, écoute, là, pour ton objectif, par rapport à l’avancement de la prépa et aux éventuelles blessures que tu as eues, etc. Là, je te déconseille catégoriquement d’y aller. » Ça t’est déjà arrivé, ça ?
Dylan CRASPAY : Non, mettre un stop, non jamais. Tirer le frein, souvent. Parce que oui, la vie te fait s’emballer. Ce client-là que j’ai préparé pour Nice l’année dernière, c’est quelqu’un d’assez énergique, qui préfère faire pas de boulot, plus que moins. Donc il faut souvent tirer un peu à la sonnette de l’arme. Mais après, ça se fait avec beaucoup de dialogue, communication. Quand la personne comprend que c’est pour son bien, ça joue beaucoup. Je pense qu’il y a ce côté communication, il faut vraiment axer dessus. Parce qu’en faire toujours plus pour plus, à un moment, on se rend compte que le coach avait raison. C’est trop tard. Mais après, niveau organisation de la prépa, au début, beaucoup de communication sur ce que recherche l’athlète. C’est plutôt le côté perf, c’est plutôt le côté juste, on va dire, pour finir l’épreuve. Et après, ça oriente vers la programmation. Mais comme je disais, quand même, toutes les semaines en coaching, on va dire aussi sport santé, ça permet aussi de voir toutes les semaines, je les vois. Donc on réadapte aussi en conséquence. Donc ça se fait un peu sur le tas. Et il y a quand même la prépa en entière jusqu’au jour J. Mais ça se module quand même selon la forme et les semaines qui passent.
Ermanno : Et casse un mythe avec nous, si tu veux bien, pour l’encadrement des athlètes. Est ce que c’est juste faire un plan au début et puis après les laisser dérouler et être là pour faire le service après vente, le suivi par téléphone, Whatsapp ou autre? Ou est ce que tous les jours ou à fréquence définie, tu reviens sur les plans, tu regardes le résultat de ce que tes athlètes ont fait et puis tu réajustes? Est ce qu’il y a vraiment un suivi au quotidien de tous tes athlètes?
Dylan CRASPAY : Oui, oui, forcément. Je ne te cache pas que tu donnes ta prépa et ça se passe nickel, ça se passe bien. Ça serait le rêve. Mais non, malheureusement, je vais casser le mythe. C’est comme tu dis, c’est quasiment peut être pas au quotidien. Mais oui, des fois, il y a même des semaines où c’est au quotidien. Parce que selon l’état de fatigue, il n’y a pas que le triathlon dans la vie. Il y a aussi l’aspect familial et tout ça. Donc une séance qui saute, il faut la redéplacer un autre jour. Les ressentis ne sont pas terribles en échange. Donc ouais, c’est quasiment du quotidien. Ce serait que du coup, ce serait que sur une prépa de 6, 7, 8 mois, c’est quand même du boulot. Du boulot en plus, mais bon, c’est ça aussi. Je pense que le métier de coach, c’est qu’il faut aimer se faire un peu des nœuds au cerveau, des fois pas trouver, des fois trouver plus vite. Et c’est comme ça aussi qu’on avance, qu’on progresse. Ça crée un processus vertueux, on va dire.
Ermanno : Et comment tu communiques avec tes clients, notamment pour l’entraînement ? Est ce que tu leur donnes un planning à la semaine, par exemple, ou au 15 jours ou plus long, plus lointain ? Et puis tu leur dis sur la semaine, il faut que tu rendes ce volume là. Je t’ai fait des recommandations sur les jours et les séances. À faire après, tu peux les ajuster comme tu veux. Avec les recommandations habituelles, tu ne vas pas faire deux séances d’intensité l’une derrière l’autre. Tu vas mettre une séance d’endurance entre les deux trucs comme ça. Ou est ce qu’au contraire, le planning que tu envoies, il est figé ? Et si le lundi, je te dis d’aller nager, tu dois nager le lundi et courir le mardi et rouler le mercredi ?
Dylan CRASPAY : Non, du tout, on sait que ça ne pourrait pas de six mois. Tu sais, c’est quasiment impossible. Peut être une ou deux semaines où ça va matcher. Non, c’est vraiment à la semaine, à la semaine et en début de saison. J’envoie là. En début de saison. En début de prépa, il y a la trame là, comme je te dis, avec un peu le jour, la compète, la période un peu spécifique. L’autre plutôt pyramidal et polarisé. C’est comme ça que je fonctionne en ce moment. Ça, il y a un peu le cadre établi, mais il n’y a aucune séance de marqué. On sait un peu ce qu’on va faire, un peu niveau physiologique, mais c’est en plus. Et après, voilà, moi, j’ai un peu mon planning chaque mois. Mais non, c’est à la semaine. Certains, plutôt deux semaines, parce qu’ils aiment avoir un peu une petite vision sur un peu plus moyen terme. Mais c’est vrai, souvent à la semaine. C’est là que ça me permet de réajuster le plus facilement. Tu vas faire un petit check le week-end pendant le mardi, un petit imprévu ou on bascule un autre jour. Je pense que la semaine, c’est un bon, un bon compromis. Du coup, oui, ça demande quand même d’être à l’affût.
Ermanno : Oui, et puis, ça t’évite à chaque fois de tout recasser, de tout reconstruire. Si pendant une semaine, tu as un athlète qui est malade pendant quatre jours, la semaine est foutue.
Dylan CRASPAY : Oui, prévoir chaque séance, chaque jour pendant six mois.
Ermanno : Je pense que c’est possible, ça doit se faire. Et pourquoi observer cette phase ? Tu l’as dit tout à l’heure. Au début, polariser, après pyramidal et puis après spécifique et tu termines par l’affûtage ou là, tu baisses considérablement soit le volume, soit l’intensité. Mais enfin, tu baisses déjà pour pouvoir prédire au mieux le pic de forme. Donc, j’ai deux questions. La première, c’est pourquoi cette organisation-là ? Est-ce que c’est parce que c’est une tendance ? Parce que c’est ce que toi, tu as observé depuis six ans que tu coaches ? Et puis la deuxième, elle est plus liée justement au pic de forme. Comment est-ce qu’on arrive de mieux en mieux ou pas à prédire ? La survenue du pic de forme, parce que ce serait con que ton pic de forme, il soit le mardi alors que ta course, c’est le dimanche.
Dylan CRASPAY : Oui, ça arrive des fois, ça m’intéresse pas. Alors oui, pour répondre à ta première question, j’essaie de ne pas les oublier. Moi, c’est une approche qui me parle un peu, ce modèle plutôt axé sur la pyramidal au cœur de prépa. Il y a plusieurs courants, mais moi, je me documente beaucoup, je fais des recherches, j’ai des articles et je vois qu’un peu les études, c’est un peu ce qu’il y a de plus en plus. Moi, je me documente beaucoup, je fais des recherches, j’ai des articles et je vois qu’un peu les études, c’est un peu ce qu’il y a de plus en plus. Je pense que ce modèle aussi ressort sur les sports d’endurance, ce modèle un peu polarisé, je pense qu’il est bien pour les efforts plutôt… Pourquoi pas pour un triathlon S, sprint, ça, c’est des efforts quand même plus explosifs. Mais je pense que plus tu te rapproches de la 70.3 Ironman, il faut quand même augmenter les durées d’efforts, baisser le pourcentage d’intensité. Enfin voilà, moi, c’est ma vision un peu de l’entraînement sur les longues distances. Après, je pense que si j’entraînais un triathlète distance olympique ou S, je reverrai ça parce que je pense que la partie plutôt polarisée avec beaucoup d’intensité ce sera peut-être plus à privilégier mais c’est un peu ma vision de l’entraînement sur longue distance de partie beaucoup axée vitesse critique, puissance critique sur le coeur de la saison et après le mois, le mois et demi avant la compète, rentrer sur du spécifique garder ses allures un peu rapides entre guillemets au seuil mais basculer sur des allures tempo, on appelle ça tempo 70.3 et après justement l’affûtage et en début de ce assez loin de l’objectif, cette phase polarisée je pense que ça peut être que bénéfique parce qu’on travaille un peu tout ce qui est, moi je mets beaucoup de travail de côte, en course à pied beaucoup pour être un peu sur les facteurs neuromusculaires travail de côte, travail un peu de sprint, que ce soit en natation, en vélo ou en course à pied, pour essayer de monter un peu ce plafond de vitesse pour après l’avoir un peu plus haut sur cette phase un peu plus proche du seuil et après deuxième question c’était sur prévoir le pic de forme
Ermanno : comment est-ce que tu arrives surtout si c’est la première saison que tu travailles avec ton client mais comment est-ce que tu arrives à essayer de le prévenir au mieux et de faire en sorte qu’il tombe le jour de la compète et pas 24h avant ou 24h après
Dylan CRASPAY : c’est toujours un petit travail d’équilibriste après je sais pas si il y a une personne sur terre qui sait exactement tomber le jour J sur ce pic de forme mais je pense que c’est un peu plus global il faut viser une quinzaine, entre 7 et 15 jours où vraiment le pic sera sur ce plateau haut mais je pense que c’est une programmation assez bien ciblée avec ses plusieurs phases et pareil l’affûtage c’est aussi tout un art comme on dit trouver sur les athlètes entre 7 et 15 jours pour s’affûter ça, ça dépend des gens moi je sais que j’avais essayé 15 jours l’année dernière c’était trop, j’ai basculé cette année sur 10 jours là j’ai trouvé que ça va mieux que ce soit au niveau mental ou physique donc c’est un peu marcher sur des oeufs mais je pense qu’il n’y a pas vraiment à cibler le jour J parce que je pense que c’est quasiment impossible d’essayer de viser ce pic de forme sur une semaine, deux semaines je pense que c’est relativement assez simple si tu construis vraiment ton rétro planning et tout ça, je pense que c’est un peu de chance de te louper quand même
Ermanno : c’est vrai que ça reste même si c’est entre guillemets assez simple ça reste quand même une science très inexacte c’est un peu tu sais comme comme les filles quand elles ont leurs règles normalement elles sont pendant leur vie d’adulte elles sont assez bien réglées alors une fois que l’adolescence est passée et avant que la ménopause commence à pointer son fil en revanche il y a des phénomènes notamment au niveau mental mais aussi au niveau parfois climatique et autres qui peuvent déclencher les règles je me souviens de copine qui me disait avoir été en voyage et puis arriver sur un pays où il fait très chaud, descendre de l’avion où tu étais climatisé à mort tu descends ça déclenche les règles alors qu’elles les ont eu trois jours avant ou d’autres à l’approche de compétition le stress qui augmente et pareil ça lance les règles donc déjà il y a ça, il y a cette incertitude là et le pic de forme on en est pas loin non plus c’est à dire que quand on est un mec on a pas forcément ces problèmes hormonaux au niveau des règles en tout cas s’il y en a qui ont des problèmes de règles en étant des mecs consultés les gars mais je veux dire les problèmes hormonaux par contre on peut en avoir aussi et l’impact mental peut jouer aussi dans la survenue ou pas du pic de forme c’est un peu un travail d’équilibriste comme tu l’as dit oui
Dylan CRASPAY : d’ailleurs il y a un gros débat en ce moment chacun un peu sa vision il faut 7 jours, il faut 8 jours il faut 9 jours, il faut diminuer de 50% 53% je pense le mieux c’est de tester déjà sur soi pour comprendre un peu ce que c’est et après d’un individu à un autre c’est différent je pense certains ont besoin de 2 semaines je pense pour baisser cette fatigue physique et nerveuse, d’autres en 1 semaine ça suffira, sinon après ils vont se désentrainer donc c’est au cas par cas c’est ça qui est beau dans le métier
Ermanno : moralité comme tu l’as dit il faut tester, il faut connaitre ses athlètes signer avec un coach mais pour plusieurs années pas juste pour un objectif quoi
Dylan CRASPAY : tu fais une saison et tu te foires un petit peu et après tu repars sur quelqu’un d’autre ou même c’est pareil pour les méthodes d’entraînement moi je teste celle-ci tu la testes sur un an tu vois que ça marche pas, bon t’arrêtes ça veut pas dire forcément que c’est la méthode ou au contraire toujours rester sur la même alors que peut-être si tu changeais tu la peux grader un petit peu ouais faut tester, c’est un jeu
Ermanno : c’est intéressant aussi cette approche parce que t’as quand même beaucoup de coachs qui te disent moi je fais comme j’ai appris ou je fais ce qui fonctionne très bien depuis 20 ans donc je suis sûr de t’amener à ton objectif ce qui fonctionne très bien depuis 20 ans peut-être que ça fonctionnait il y a 20 ans, ça fonctionnait encore il y a 15 ça fonctionnait il y a 5 ans mais avec l’évolution de la société, l’évolution des objectifs l’évolution des méthodes de travail etc bah ça fonctionnera peut-être plus aussi bien ou alors ça fonctionnera bien pour obtenir le résultat qu’on avait il y a 20 ans mais moins pour obtenir le résultat qu’on veut maintenant enfin si on regarde la progression des résultats sur des triathlons, sur du trail et autres on voit que les performances qu’on fait maintenant sont plus du tout les mêmes que celles qu’on faisait il y a 20 ans
Dylan CRASPAY : oui je pense que c’est le piège de s’enfermer dans une case d’entraînement je pense qu’il faut quand même ouvrir un peu les oeillères voir un peu ailleurs ce qui se passe, même si ça parait bizarre ou que ça nous parle pas forcément je pense qu’il faut aller voir un petit peu à droite à gauche
Ermanno : du coup est-ce que t’es transparent avec tes athlètes en leur disant cette année je mets en place un nouveau test d’une nouvelle méthode d’entraînement je te propose d’être le cobaye ou pas du tout, tu révèles pas la secret sauce
Dylan CRASPAY : un petit mix entre les deux faut pas non plus lui dire je fais all-in et on va voir ce qui se passe je suis pas du tout sûr sur ce qu’on fait il faut quand même apporter un peu ce côté rassurant dire quand même que tu maîtrises le truc mais oui quand même tu peux l’apporter en disant voilà peut-être que on va aller voir un peu ce que ça donne sur l’affûtage on va tester un truc on va rallonger un peu cette phase spécifique ou la raccourcir mais pas trop de doutes dans le dans la programmation en général parce qu’on peut vite être perdu mais après encore une fois j’ai envie de te dire ça dépend du profil de la personne parce que si la personne est un peu un peu fantaisiste et tout elle aime un peu ces changements de choses et pas savoir trop où elle va pourquoi pas mais de ce que j’ai vu il faut quand même un cadre pour sécuriser quand même le truc et après dans ce cadre on peut jouer un petit peu un petit mix des deux je pense
Ermanno : ça marche Dylan est-ce qu’il y a des points qu’on n’a pas abordé que tu aurais bien voulu aborder aujourd’hui ?
Dylan CRASPAY : ouais peut-être parler un peu du du travail un peu au quotidien parce que j’ai une petite anecdote j’avais déjà fait un petit triathlon quand j’étais jeune tu vois c’était en 2009 donc j’étais en 5ème 5 ou 4ème j’avais noté un peu les stats j’avais fait un XS donc il y avait 250 mètres de nage donc j’avais une allure de 3,32 au 100 mètres tu vois sur le 75 6,3 j’avais une allure à 1,38 au 100 sur les 10 km de vélo donc je roulais à 19 km heure c’était que du plat et 2 km de course j’étais à 6,24 du mille du kilomètre et ça c’était ma première expérience triathlon et je peux pas dire que ça m’a un peu dégouté mais après du coup j’en ai plus fait bon il y a eu la scolarité et tout ça qui a fait mais j’en ai plus fait et après quand j’ai recommencé à avoir cette fibre un peu triathlon quand je m’y suis remis pendant le covid t’avais un niveau quand même pas terrible on va essayer de voir un peu ce que tu peux faire en y consacrant du temps de l’énergie et montrer que quand on se met vraiment dans quelque chose à 100% ça paye toujours quoi même si c’est des phases un peu des phases hautes, des phases basses mais le travail paye toujours c’est un peu ce que j’ai appris depuis toutes ces années
Ermanno : et puis je rajouterais on en parle souvent le talent c’est bien mais le talent sans travail ça n’apporte rien on peut être doué, très très doué à la base ou à la naissance si on s’entraîne pas on prend souvent l’exemple de Michael Jordan ou de Kobe Bryant ils étaient très talentueux mais ils ont aussi énormément travaillé
Dylan CRASPAY : donc voilà ce processus de se voir grandir au fil des semaines des mois c’est un truc qui me parle on est tous différents mais c’est assez valorisant de se dire je fais quelque chose ça demande du temps, de l’énergie le triathlon ça coûte aussi un peu financièrement on trouve quand même son compte à l’arrivée
Ermanno : et par rapport à ça justement est-ce que toi tu célèbres un peu les petites victoires avec tes clients avec tes athlètes est-ce que tu leur dis avant la course au-delà du fait de rassurer tes clients il y a 6 mois quand on a commencé la prépa tu étais à 2,30 au 100 en natation 3 de moyenne sur 100 bornes en vélo et puis tu étais à 5,30 en course à pied aujourd’hui tu es passé en dessous des 2 minutes en natation tu es passé à 35 de moyenne et puis en course à pied tu es passé en dessous des 5 minutes au kilo est-ce que tu leur mets un peu ça en avant un petit peu ce tableau pour leur dire regarde la progression et en plus au-delà de ça tu as gagné en endurance tu as gagné en aisance on est en train de travailler sur ton pic de forme
Dylan CRASPAY : oui je pense que c’est très important et tous les data qu’on a à disposition ça simplifie le truc mettre ça avant sous les yeux c’est un facteur motivation énorme et tu vois je préfère ça tout à l’heure on parlait de test refaire par exemple un test 3 mois après le début de la prépa je préfère en gros servir des séances comme test chaque semaine pour montrer que il y a tout qui monte la lueur, les watts, la technique en natation ça je pense c’est vraiment un point important j’y joue beaucoup dessus parce que c’est là que tu joues sur la motivation de la personne et Dieu sait que s’il n’y a pas de motivation après pour tenir 6 mois 8 mois c’est compliqué il faut y jouer c’est hyper important je trouve
Ermanno : d’ailleurs c’est un truc que les applis pourraient nous proposer toi tu utilises quoi comme applis pour entraîner, pour coacher, pour transmettre les plans d’entraînement à tes athlètes
Dylan CRASPAY : je fais avec Noleo actuellement et Strava aussi parce que je suis un peu là dessus un petit mix des deux Strava et Noleo après je travaille aussi un peu avec Excel c’est un peu plus particulier c’est plus des réseaux sociaux finalement Noleo c’est un peu plus plateforme Strava un peu plus réseau social mais c’est une plateforme un peu comme ça
Ermanno : c’est clair Strava je ne sais pas s’ils le font encore il me semble qu’à un moment ils le faisaient en tout cas tous les ans ils te font ton petit récap annuel mais c’est vrai que je pense que ce serait intéressant au fondateur de Noleo que quand tu rentres un objectif à échéance régulière tous les mois ou tous les trimestres ou tous les six mois, il t’envoie un petit message pour te dire tiens regarde l’évolution de tes stats soit que ce soit le coach qui le fasse mais que le message soit déjà pré-travaillé par la plateforme soit que ce soit directement envoyé à l’athlète et puis qu’il puisse voir sa progression
Dylan CRASPAY : oui c’est une bonne idée Strava le fait un peu en fin d’année c’est assez général mais il te met le nombre de kilomètres par sport mais c’est bien fait parce que tu vois c’est un petit espèce de tableau avec des badges, des étoiles oui c’est encourageant je pense que ce côté un peu fun ça joue parce que quand le coach te le dit c’est bien mais quand tu as un truc un peu fun c’est toujours bien
Ermanno : Dylan le podcast s’appelle devenir triathlète toi quel est ton meilleur conseil à celles et ceux qui pourraient te contacter et qui te disent je veux devenir triathlète qu’est-ce que tu pourrais leur donner comme conseil
Dylan CRASPAY : ça serait un conseil assez simple aimer ce que vous faites que ce soit en compétition ou hors compétition si vous nagez, roulez, courez toute l’année même s’il n’y a pas de compétition dans le futur déjà pour moi c’est du triathlon et après on peut officialiser ça en faisant une compète pour dire j’ai fait un triathlon parce que moi aussi j’ai cette casquette un peu sport santé donc pour moi ces trois sports il y a toujours des sports plein d’autres sports à faire mais nager du vélo, courir là déjà on a une base énorme en terme de santé on va rajouter Laurent Faux on va le dire ça va être l’hymne et voilà après pour devenir triathlète être passionné par ce qu’on fait régulier dans sa pratique pas hésiter à s’encadrer c’est vrai que moi je connais assez bien le truc donc c’est assez naturel pour moi mais quelqu’un qui débarque sous forme d’un défi dans le triathlon peut vite être perdu donc c’est bien de se dire je vais faire un triathlon mais d’être accompagné c’est toujours bien pour vivre l’expérience le plus sereinement possible donc voilà vraiment la passion et régularité je pense que c’est un peu le message clé
Ermanno : je te remercie pour tous ces messages bien sûr très encourageant pour celles et ceux qui nous écoutent vous l’aurez compris si vous voulez devenir triathlète kiffez en fait et puis contactez un coach et justement si on veut te contacter toi Dylan ça se passe où ? ça se passe comment ? sur quel réseau ? comment on reste en contact avec toi ?
Dylan CRASPAY : là c’est pas mal instagram et après dans l’avenir j’essaye de développer un peu cette partie d’entraînement triathlon je pense qu’il y aura peut-être un compte spécial ou un site internet mais pour l’instant instagram c’est le plus simple
Ermanno : super merci beaucoup Dylan bonne continuation, bonne prépa bon objectif avec ton frère on suivra ça je vais introduire ça d’ailleurs avec les athlètes je vais leur proposer de faire des petites capsules après l’atteinte de leur objectif donc toi on s’est parlé après ex mais si tu t’engages sur un ironman avec ton frère n’hésite pas à nous faire un petit vocal puis je le rajouterai dans cet épisode là donc ceux qui l’écouteront après pourront avoir le compte rendu dans un an et puis ceux qui si ton épisode est déjà sorti au moment où vous faites l’ironman on fera un petit épisode bonus comme ça on pourra faire un suivi justement de comment ça s’est passé pour toi et ton frère tant qu’à faire
Dylan CRASPAY : oui bien j’espère
Ermanno : super merci beaucoup Dylan à bientôt c’était devenir triathlète merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout nous on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer alors si ça vous a plu vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux instagram, linkedin on se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com
Ermanno : des épisodes mais aussi des outils des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon on ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources si vous avez une idée d’invité n’hésitez pas à nous envoyer un petit message on se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com salut les sportifs
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