🎙️ Dans cet épisode, on part à la rencontre d’Elliot Labourdette, 23 ans, triathlète élite en XTERRA, multiple top 10 sur les Coupes du monde… mais pas professionnel pour autant.
💬 Elliot nous raconte son quotidien bien rempli entre travail à temps plein et entraînement off-road. Il revient aussi sur les spécificités du XTERRA, cette discipline exigeante où le vélo de route laisse place au VTT, et la course à pied au trail.
Que tu sois adepte du XTERRA ou simple curieux·se, cet épisode t’ouvrira les portes d’un univers à part dans le triathlon. Et te montrera qu’on peut viser haut, même sans le statut pro.
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💬 La transcription de l’épisode
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Ermanno : Salut les sportifs, juste avant de commencer l’épisode, je voulais vous partager la bonne nouvelle. OpenTri et Devenir Triathlète sont partenaires du premier stage mixte organisé par Open Sky Moment et Swyvent qui se déroulera dans le Tarn du 24 au 28 septembre 2025. C’est un stage all inclusive, vous venez avec votre vélo, vos baskets, votre maillot de bain et votre combi et puis on s’occupe de vous, on vous fait dormir, manger et surtout vous entraîner avec une prestat de super qualité. Vous allez pouvoir repartir du stage non seulement avec les jambes bien lourdes mais aussi avec tout un tas d’informations pour pouvoir continuer votre entraînement et atteindre votre objectif de la saison, voire même votre objectif à long terme. N’hésitez pas à regarder dans les notes de cet épisode pour en savoir plus, vous avez même un petit code promo que vous pouvez insérer au moment de l’inscription, tout se passe sur le site de Swyvent. Je suis impatient de vous retrouver du 24 au 28 septembre sur ce stage puisque je serai aux côtés des organisateurs. Salut les sportifs et bon épisode !
Charly : Salut les triathlètes ! J’espère que vous passez un bel été, on se retrouve aujourd’hui pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète X OpenTri et aujourd’hui on se retrouve pour une interview de pro. On échange avec Elliot Labourdette, 23 ans, un athlète élite en XTERRA qui peut se targuer de plusieurs top 10 sur des coupes du monde et pourtant Elliot n’est pas pro, il a un métier à temps plein à côté et ça donne un équilibre pas évident à tenir mais qui ne l’empêche pas d’enchaîner les résultats. Dans cet épisode, on revient sur son organisation quotidienne, son travail avec sa coach Alexandra Bory et les particularités de l’entraînement en triathlon XTERRA off-road. Comment est-ce qu’on adapte son entraînement lorsque le vélo de route est remplacé par du VTT et la course à pied sur bitume par du trail. On y a parlé aussi de ses prochains objectifs et puis on a un aperçu de ce qu’est la vie au plus haut niveau dans cette petite famille qui est la communauté du XTERRA. On remercie Elliot de nous avoir ouvert les portes de ce milieu XTERRA est un truc qui vous tente ou que vous pratiquez déjà je pense que vous aurez pas mal de choses à y apprendre Bonne écoute et bonne vacances
Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir triathlète X OpenTri Aujourd’hui, on va même, au-delà d’aller dans le tri, on va aller dans le XTRI XTERRA Je suis très content de tendre le micro à Elliot Labourdette Salut Elliot
Elliot Labourdette : Salut, salut tout le monde
Ermanno : Comment tu vas aujourd’hui ?
Elliot Labourdette : Ça va bien, c’est beau
Ermanno : Pas trop chaud justement ?
Elliot Labourdette : Si, un petit peu, mais bon ça va
Ermanno : C’est humain, on a l’habitude de se plaindre quand on n’a pas exactement tout ce qu’on veut Quand il fait trop froid, on se plaint, quand il fait trop chaud, on se plaint En fait, il faudrait que ce soit presque le printemps ou l’automne tout le temps
Elliot Labourdette : Ouais, bah là c’est bon, moi j’aime bien la chaleur donc je suis content
Ermanno : Bon et puis en même temps, quand on fait du triathlon, donc on fait un sport outdoor On peut pas toujours tout maîtriser, notamment le climat et la météo Donc c’est un petit peu difficile de se dire je vais m’entraîner que au chaud ou que au froid Parce qu’après, les conditions climatiques jouent aussi dans les résultats
Elliot Labourdette : Bah oui, bien sûr Bien sûr, il faut s’habituer au climat des courses Donc voilà, l’été approche, donc s’entraîner à la chaleur c’est parfait
Ermanno : Bon après, l’XTERRA c’est quand même un peu plus, comment dire, accidenté comme parcours
Elliot Labourdette : Et vous vous éclatez un petit peu plus en hiver dans la boue ou c’est par tous les temps ? Ah bah c’est sûr qu’on peut avoir même des courses en été qui sont très boueuses Donc en hiver, on en profite pour s’entraîner dans les chemins bien boueux Et puis comme moi c’est un petit peu mon point faible À faire ça un peu plus souvent
Ermanno : Ouais, moi aussi, la boue c’est vraiment pas mon truc J’ai des mauvais souvenirs en 2023 de trails dans la région de Toulouse qui étaient bien boueux Et j’ai pas vraiment trop, enfin j’ai pas pris beaucoup de plaisir à monter, descendre sur des chemins où t’as aucune prise quoi Mais du coup on a déjà mis un petit peu les pieds dans le plat Ça va parler de XTERRA aujourd’hui Mais avant de lancer, de rentrer vraiment dans le grand bas Je te propose de te présenter Eliott Donc dis-nous tout, qui est Eliott ? Eliott, la Bourdette
Elliot Labourdette : Eh beh, je suis Eliott, j’ai 23 ans Je fais du triathlon depuis pas mal d’années maintenant 5, 6, 7 ans même J’ai commencé quand j’étais au lycée J’ai commencé par du triathlon sur route Pour mes études, je suis arrivé à Chambéry Donc j’ai enterré le club Chambéry Triathlon Avec qui j’ai pu commencer les courses sur Grand Prix J’ai fait un peu de D1, un peu de D2 avec Chambéry Triathlon Et puis je me suis un peu essayé au long aussi Un peu au long sur route Et puis il y a deux ans, je me suis dit Pourquoi pas essayer le XTERRA Donc j’ai essayé un XTERRA, ça m’a bien plu Et maintenant c’est ce que je fais en majorité
Ermanno : J’adore les profils comme toi Je suis un petit peu taquin Mais ça m’énerve, les mecs qui touchent à tout Puis dès que tu touches quelque chose, ça se transforme en or Donc il va falloir qu’on vienne un petit peu avec toi Sur ton parcours, sur ce cheminement Sur ce chemin qui t’amène justement A rester plutôt dans l’XTERRA, à performer J’en profite, un petit coucou à Delphine Danielou Qui nous a mis en relation Que j’ai eue sur le podcast il y a quelques semaines Au moment où c’est publié Mais en fait l’enregistrement durait déjà Et puis le tien va être publié un peu plus tard Delphine, tu la connais comment ?
Elliot Labourdette : Je la connais par le Team Organicoach Que j’ai intégré cette année Donc j’ai pu la voir sur des courses Et puis sur le regroupement qu’on a fait avec le team S’occuper de la com du team Et de faire un peu des photos de nous C’est comme ça que je l’ai connue Et voilà, donc maintenant Je la vois souvent sur les courses Pour qu’elle prenne des photos de nous, des vidéos
Ermanno : Bon donc c’est elle qu’on voit C’est elle qui était aux manettes à l’oeuvre Sur les belles photos qu’il y a sur ton Insta
Elliot Labourdette : Voilà, c’est ça, les dernières
Ermanno : Revenons un petit peu quand même sur toi T’as commencé le triathlon quand t’étais au lycée Et avant tu faisais quoi ?
Elliot Labourdette : Eh bien j’ai commencé Tout petit par Plein de sports différents Je fais un peu d’escalade Je me fais du multisport Donc j’ai essayé un peu tous les sports Puis j’ai fait pas Pas mal d’escalade pendant un moment Je faisais de la natation Mais que les étés J’étais dans un club de natation estivale Donc en fait on nageait de mai jusqu’en septembre Et ça j’avais commencé juste pour Apprendre à nager Et au fur et à mesure ça m’a bien plu De faire des compètes l’été De retrouver les copains l’été Et puis au lycée J’aimais bien courir aussi Donc à un moment je me suis dit Je vais essayer le triathlon Je me suis mis au triathlon à partir du lycée Et à partir de là J’ai un peu arrêté les autres sports Et je me suis concentré Au triathlon Parce que c’était vraiment ce qui me plaisait J’avais des potes qui faisaient un peu de course à pied Des potes qui faisaient du vélo Des potes qui faisaient de la natation Donc j’ai regroupé le tout Et j’ai fait du triathlon
Ermanno : C’est pas mal ça pour s’entraîner du coup Parce que comme ça Suivant la discipline dans laquelle Tu dois t’entraîner le jour J Tu peux potentiellement trouver des partenaires d’entraînement Chacun qui excède dans leur domaine
Elliot Labourdette : Ouais c’est ça J’ai commencé le triathlon J’étais encore à Pau Et le club de triathlon de Pau A l’époque J’étais le seul jeune Donc en fait j’avais pas vraiment de partenaires d’entraînement de triathlon Donc j’étais obligé de m’entraîner Avec des potes qui faisaient pas de triathlon
Ermanno : Bon ça fait pas de mal non plus Si t’as commencé quand t’étais au lycée S’entraîner avec les adultes Ça te permet de te tirer vers le haut aussi non ?
Elliot Labourdette : Ouais ouais c’est ça C’était pas souvent que je pouvais m’entraîner avec eux Mais c’était cool Et puis après à partir du moment Où je suis arrivé à Chambéry J’ai découvert un club de triathlon Un peu plus grand Et Là j’avais vraiment pas mal de partenaires d’entraînement Qui faisaient vraiment du triathlon Et ça m’a bien plu De me mettre vraiment au triathlon
Ermanno : Aujourd’hui le triathlon c’est ton job à 100% ? Non
Elliot Labourdette : Alors pas du tout Depuis l’année dernière Je suis élite en XTERRA Mais à côté j’ai fini mes études En septembre dernier Et là depuis octobre Je suis stratifieur En matériaux composites Donc en fait je travaille dans une entreprise On fabrique des pièces en matériaux composites Donc ça c’est mon travail à plein temps Et puis je fais du triathlon Pour mon loisir on va dire
Ermanno : Ok mais élite en XTERRA Et comment est-ce que ça peut être compatible Avec un job Et le fait que tu fasses du triathlon pour ton loisir Est-ce que c’est parce que t’es extrêmement bon Et donc du coup tu peux te permettre d’avoir Des journées de travail bien remplies De pouvoir t’entraîner Et puis d’avoir une récupération rapide Ou est-ce que c’est parce que Finalement t’arrives à trouver Quand même des T’as quand même réussi à trouver Des moyens, des solutions Pour pouvoir allier tout ça Plus la récupération
Elliot Labourdette : Bon en fait c’est que moi le triathlon C’est vraiment ce que j’aime faire en ce moment Et j’ai la chance d’avoir le niveau Pour être élite en XTERRA Donc je me suis dit Que j’allais me lancer dans ça Depuis l’année dernière Mais en même temps ça me permet pas d’avoir Des revenus suffisants pour faire que ça Donc là pour l’instant je suis obligé de travailler à côté Donc le travail en XTERRA C’est un travail on va dire Pour manger quoi Et pour pouvoir faire ce que j’aime Pour le moment Mais ouais c’est un peu le challenge De balancer Le travail et d’un autre côté Tous les entraînements, le sport, la récupération Mais bon c’est ça que je trouve aussi intéressant Depuis l’année dernière C’est un rythme auquel je m’y suis habitué Et je trouve que c’est sympa
Ermanno : Ouais parce que finalement Il y a beaucoup de sportives et sportives De haut niveau qui sont étudiants Et tout se passe bien Tant qu’ils sont étudiants Ils arrivent à jongler avec les deux Ils arrivent à organiser leur temps d’études Et leur temps d’entraînement et leur temps de récupération Ça se complique un peu Quand ils passent dans la vie active Et notamment au niveau financier aussi Toi clairement tu l’exprimes C’est à dire que le triathlon XTERRA Ne te permet pas de vivre décemment Donc c’est pour ça que tu prends un job Mais voilà C’est un switch d’un mode de vie à un autre Et j’imagine que ça t’oblige quand même A être relativement frugal Dans ton mode de vie non ?
Elliot Labourdette : Ouais bah ça c’est sûr Mes deux dernières années d’études Je les ai faites en alternance Pour commencer à avoir quelques revenus Et mettre un pied dans le monde professionnel Et au final Parce qu’avant ces deux dernières années d’études J’étais dans un IUT Que j’ai fait en trois ans J’étais dans une classe aménagée pour le sport Donc en fait on avait seulement cours que les matins Et les après-midi on était libéré Pour aller faire du sport Donc là j’avais vraiment pas mal de temps pour m’entraîner Mais j’ai vu qu’au final L’année où je suis passé en alternance C’est là où j’ai vraiment progressé Donc je sais pas pourquoi ça J’avais moins de temps pour m’entraîner Et moins de temps pour récupérer Mais je pense que ça m’a forcé aussi A beaucoup mieux structurer mes entraînements M’organiser dans mon quotidien Pour aller m’entraîner Et faire tout ce que j’avais à faire Dans un temps un peu plus restreint Et c’est à partir de cette année là Que j’ai commencé à prendre le rythme Avec l’alternance Et puis au final Pendant deux ans ça a bien marché Jusqu’à pouvoir atteindre le niveau élite Donc je continue comme ça Et puis on verra jusqu’où ça me mène
Ermanno : Après il y a peut-être aussi une question d’équilibre Justement d’équilibre de vie Entre le côté pro, le côté perso, le côté sportif Là rapidement justement Tu peux nous expliquer comment fonctionne une journée Ou une semaine pour toi Entre le boulot, l’entraînement La récupération Potentiellement la recherche de sponsors ou de partenaires Ou au contraire c’est un sujet Que tu laisses complètement de côté
Elliot Labourdette : Ah bah ouais pas de problème Mes semaines elles sont C’est assez répétitif, assez cadré au final Comme je travaille En gros de 8h à 17h Tous les jours et une semaine sur deux J’ai mon vendredi libre Donc ça me permet de faire des week-ends un peu plus gros Des week-end choc on va dire Pour pouvoir m’entraîner pas mal Et puis là je suis toujours Au club de Chambéry Triathlon Donc on a deux créneaux de natation le matin Donc ça j’ai la chance de pouvoir aller nager le matin Avant d’aller travailler Ce qui me laisse le temps après le soir De refaire une autre séance Ou alors de me reposer en fonction des semaines Comment c’est Mais sinon je m’entraîne tous les soirs après le travail Et les week-ends On fait pas mal d’heures Mais voilà c’est sympa
Ermanno : Et justement tu dis que ton niveau est suffisant Pour pouvoir jouer avec les élites De XTERRA Enfin en XTERRA Quel est ton niveau aujourd’hui ? Quel est ton palmarès ? Quels sont tes faits d’armes ?
Elliot Labourdette : Dernièrement sur la coupe du monde A Weston Park en Angleterre J’ai fini 4ème Donc ça c’est mon meilleur résultat en XTERRA Avant ça le week-end d’avant J’ai fait la coupe du monde en Grèce Où j’ai fini 8ème Et puis l’année dernière au championnat du monde Pour mes premiers championnats du monde en élite J’ai fini 11ème sur le short track Et 11ème sur le full distance Donc c’est des résultats Dont j’étais vraiment surpris Moi sur le moment Et c’est cool c’est pour ça que je me dis que En continuant comme ça encore un petit peu Je pourrais peut-être aller chercher des podiums
Ermanno : Et justement ta préparation Comment tu l’orchestres ? C’est toi tout seul ? T’as un coach ? T’es accompagné ?
Elliot Labourdette : Non j’ai un coach J’ai une coach C’est Alexandra Borrelli Donc on a été mis en contact Par Alizé Patiès Avec qui je m’entraîne pas mal Et depuis mes débuts en élite sur XTERRA C’est elle qui m’entraîne Et puis ça marche vraiment bien Elle est assez à l’écoute On a un peu de temps pour ça On arrive à bien structurer Les semaines d’entraînement Et pour le moment je vois les résultats Donc c’est cool
Ermanno : C’est clair, Alizé qu’on embrasse Elle est déjà passée sur le podcast Elle est déjà passée sur mon autre podcast Donc Alizé on te fait un petit coucou si tu nous écoutes Et comment tu construis ta saison justement Parce que quand on est salarié à côté A temps plein J’imagine que c’est pas toujours facile De poser des jours de congé De partir en vacances Pour aller faire une coupe du monde De l’autre côté de la planète Et en même temps pouvoir aussi Avoir ce temps de récupération Dans l’année
Elliot Labourdette : Ah oui c’est sûr J’ai la chance d’avoir un patron assez cool Et qui comprend le fait Que je fasse pas mal de sport Donc je peux vraiment poser mes congés Presque comme je veux en fait Et après c’est juste moi qui m’organise Avec le nombre de jours de congé Que j’ai disponible dans l’année Donc je suis vraiment obligé de cibler Des courses un petit peu objectifs Donc là cette année par exemple Je me suis Je me suis fixé comme objectif De faire les 5 étapes de coupe du monde De XTERRA qui sont en Europe Parce que c’est plus facile pour moi D’aller quelque part en Europe Que par exemple en Australie C’est d’un point de vue financier Même d’un point de vue du temps Je peux pas me libérer autant de temps Pour aller faire une course Donc voilà Mais c’est quelque chose Que j’ai fait au début de la saison J’ai pris un planning J’ai regardé ce que je pouvais faire J’ai un peu calculé Avec le nombre de jours de congé Que j’allais avoir Et puis voilà
Ermanno : C’est beau comme planif C’est beau T’es encore jeune Quand t’auras des enfants Ce sera peut-être plus compliqué
Elliot Labourdette : Ça c’est sûr
Ermanno : En termes d’objectifs On rêve tous d’atteindre le plus haut Mais toi là tu nous as dit Aujourd’hui pour cette saison T’as regardé les 5 manches d’XTERRA Qui se jouent en Europe Parce que c’est plus facile pour toi De t’y rendre Et d’un point de vue logistique Et d’un point de vue congé Et d’un point de vue financier etc Toi t’as regardé les 5 manches d’XTERRA Et toi ton objectif à terme Sur le XTERRA c’est quoi ?
Elliot Labourdette : Je sais pas si j’en ai vraiment Pour l’instant je me dis Je fais une année après l’autre Voir ce que ça donne Parce que au final C’est quand même beaucoup d’investissement Là au final cette année C’est la première année Que je vais dédier presque Toutes mes vacances que j’ai au XTERRA Donc je pourrais un peu moins Voir la famille et tout ça Donc c’est pour ça que je me dis Je prends une année après l’autre Je vois comment ça se passe Les opportunités que j’aurai l’année prochaine Et je me dis Et puis voilà
Ermanno : Pour revenir sur la partie entraînement Donc c’est pas toi qui organise ton entraînement T’as une coach pour t’accompagner là-dessus Tu t’entraînes pas mal avec Alizé Mais toi comment est-ce que tu le vois ? Est-ce que t’es partie prenante Dans la construction de l’entraînement ? Est-ce que t’as ton mot à dire ? Ou tu te contentes de suivre le planning du coach ?
Elliot Labourdette : Avec Alexandra on échange pas mal Sur comment je me sens Telle semaine Si on peut encore pousser un peu plus La semaine d’après Ou s’il faut vraiment prendre du repos Moi je lui dis mes sensations Je lui dis souvent aussi Les entraînements que j’aime ou que j’aime pas Ceux qui font un peu plus mal que d’autres Mais bon Elle arrive quand même à me faire bien mal Des fois avec des entraînements que j’aime pas trop Mais bon Ça me fait progresser Donc voilà Mais on échange pas mal Et je pense que c’est ce qui marche
Ermanno : Ok Comment on s’entraîne en XTERRA ? Parce qu’autant en triathlon Bon nager, faire du vélo, courir Quelle que soit la saison Même si en hiver c’est moins agréable Il y a quand même moyen de faire des choses En XTERRA La spécificité c’est que La course c’est plutôt du trail Le vélo c’est plutôt du VTT Comment tu fais pour t’entraîner toute l’année ? Parce qu’en habitant à Chambéry Bon pour l’été on voit bien Mais pour l’hiver Il y a quand même un petit truc blanc Sur les montagnes qui t’empêchent parfois de rouler non ?
Elliot Labourdette : De temps en temps oui Mais c’est rare que ça descende jusqu’à Chambéry Donc les hivers c’est sûr que Faut pas avoir peur de salir les habits Et puis après je fais pas tout le temps du VTT Tout le temps du trail Je m’entraîne quand même en majorité sur le vélo de route Et sur la route en course à pied Mais c’est sûr que Moi qui viens pas du VTT J’ai besoin de pas mal travailler le VTT Et j’ai réussi cet hiver à avoir une régularité A aller minimum une fois par semaine Faire du VTT dehors Dans la boue des fois Et je sens que ça marche Ça fait progresser Après le trail c’est ce que je préfère Je préfère aller courir dans la montagne Dans les chemins que sur la route Donc ça c’est facile après D’aller s’entraîner Même s’il y a de la boue ça me dérange pas
Ermanno : Comment tu transfères justement Les entraînements sur vélo de route Sur le VTT ?
Elliot Labourdette : Ça c’est des séances spécifiques C’est pas mal de techniques à VTT Donc je travaille souvent Sans séance spécifique En baladant dans les chemins Puis après quand on se rapproche des courses On fait des intensités dans les chemins Pour pouvoir faire des courses Pour vraiment travailler Les changements de rythme Avec tous les obstacles qu’il peut y avoir Et puis après c’est faire des courses aussi Ça fait bien travailler Sur le VTT quand on est fatigué Quand on n’est plus très lucide Pour voir une racine arriver C’est là que ça travaille le plus
Ermanno : Ouais parce que le VTT c’est vraiment Du tout terrain sur XTERRA C’est pas de la balade sur des chemins En VTT quoi Ça monte, ça descend, il y a des obstacles Il faut parfois porter le vélo On s’enfonce jusqu’au genou dans la boue Il y a beaucoup de travail Pas uniquement de tourner les jambes
Elliot Labourdette : Bah oui et puis les parcours Ils sont très différents Donc on peut vraiment avoir de tout En fonction de par exemple Un XTERRA en Grèce Où le parcours sera très sec Avec beaucoup de cailloux Ou un XTERRA France dans les Vosges Où là il y a beaucoup de bouts Des racines Et tout sous les arbres C’est vraiment des parcours très différents Et c’est ça qui est cool aussi C’est de ne pas avoir tout le temps Comme sur les triathlons sur route 90 km de route tout plat Ça change
Ermanno : Et comment tu te vois progresser Sur les distances justement ? Déjà peut-être Est-ce que tu peux nous faire un rappel Des différentes distances qui existent en XTERRA ? Parce que sur route c’est assez codifié C’est assez classifié Je pense que tout le monde connait Mais sur XTERRA plus spécifiquement ?
Elliot Labourdette : Alors sur XTERRA on court majoritairement Sur le format full distance Donc c’est 1,5 km de natation Entre 30 et 40 km de vélo En général c’est autour de 35 Et 10 km de trail Donc c’est comme un format olympique Mais version off-road
Ermanno : Ok ça c’est la majorité Après tu parlais de short track tout à l’heure Il y a des versions beaucoup plus longues aussi ?
Elliot Labourdette : Les short track c’est de temps en temps Sur les coupes du monde et pour les championnats du monde C’est un format qui dure une quarantaine de minutes Donc ça va être 400 mètres de natation Peut-être 8 km de VTT Et 3 km de course à pied Sur des boucles assez courtes Qu’on va faire plusieurs fois Et après il y a peut-être Quelques XTERRA qui sont plus longs Mais c’est pas très souvent J’en ai jamais fait en tout cas
Ermanno : Et là aussi même question que tout à l’heure Où je te demandais comment on transfère du vélo de route au VTT Comment tu transfères L’équivalent d’un distance olympique A du super court Parce que c’est beaucoup plus explosif C’est pas le même effort
Elliot Labourdette : Après moi c’est pas vraiment Forcément mes objectifs à chaque fois Pour l’instant j’en ai fait qu’un seul C’était aux championnats du monde l’année dernière A Molveno Donc l’objectif Il était pas là dessus Donc je me suis vraiment préparé pour le full distance Et puis on fait quand même De temps en temps des séances de vitesse dans l’année Donc ça c’est toujours utile Pour les short track Et ça sert à ce moment là
Ermanno : Et en natation du coup c’est la même chose L’eau elle reste toujours aussi plate Et c’est pas comme en trail Où on peut avoir des obstacles Donc ça change pas trop Peut-être la température non ? Les lacs de montagne sont peut-être souvent plus frais Que si on part sur un triathlon classique
Elliot Labourdette : Bah ouais à Molveno l’année dernière L’eau elle était à 13 degrés Donc c’est sûr que c’est assez frais Mais bon là c’était pas de chance Du coup la natation avait été raccourcie Mais en général non sinon la natation Pas du tout de différence Avec un autre triathlon
Ermanno : Comment tu te vois progresser toi d’ici D’ici 5 ans dans le triathlon Ou dans le XTERRA plus spécifiquement
Elliot Labourdette : Bon bah ça c’est une bonne question Pour l’instant je progresse petit à petit Chaque année depuis que je fais du triathlon J’ai pas eu une année où j’ai énormément progressé Je trouve que j’ai eu une progression Je trouve que j’ai eu une progression Assez linéaire Donc j’espère que ça va continuer comme ça Pendant encore quelques années Ça serait cool Et en tout cas j’espère que pour progresser en VTT C’est là où j’ai mon petit point faible Donc voilà c’est ce que je travaille le plus Donc j’espère que c’est ce qui va payer
Ermanno : Bon et ça représente quoi justement La préparation en VTT pour progresser plus
Elliot Labourdette : Oh bah c’est pour moi en tout cas C’est rouler plus Je peux forcément le temps de rouler Autant que tous les autres mecs Qui ont le temps de s’y mettre S’entraîner un petit peu plus que moi Donc c’est vraiment rouler plus Et puis comme j’ai dit tout à l’heure Tout le travail de technique que j’ai pu faire cet hiver Le continuer encore pendant quelques années Et puis je pense que ça devrait commencer à être cool
Ermanno : Ok tu me disais que finalement ça fait pas très longtemps Que t’es dans le XTERRA Même dans le triathlon de manière générale Parce que finalement 23 ans t’as commencé au lycée Y’en a qui commencent le triathlon à 5-6 ans Comment est-ce que t’as fait pour rejoindre le team Organicoach Qui est juste la référence dans le XTERRA En France quand même Enfin au niveau international Mais en tout cas qui compte principalement Des athlètes français ou italiens
Elliot Labourdette : Ouais bah ça s’est fait assez naturellement Parce que je faisais déjà du Enfin je m’entraînais déjà avec Alizé C’est elle qui m’a mis au XTERRA D’ailleurs c’est elle qui m’a prêté un VTT un jour Et qui m’a amené faire du VTT Et puis ça m’a bien plu Donc je me suis inscrit à mon premier XTERRA grâce à elle Et après C’est Alexandra Borelli Qui m’a coaché ma première année en Ligue 1 Donc j’étais pas encore dans le team Et en fait c’est Alexandra qui gère aussi le team Organicoach Donc ça s’est fait assez naturellement Que l’année d’après Au vu de mes résultats qui étaient pas trop mauvais J’ai pu intégrer le team
Ermanno : Et pour parler du team côté athlète Alors j’espère qu’Alexandra répondra A ma sollicitation pour l’inviter Pour qu’on parle du team Organicoach Et puis de sport de manière générale aussi Parce qu’elle a quand même un beau palmarès Mais du point de vue athlète Qu’est-ce que ça t’apporte de faire partie de ce team ?
Elliot Labourdette : Déjà c’est pour moi qui suis un peu nouveau Dans le XTERRA C’est plein de connaissances De la part des autres athlètes De plein de points Pour le XTERRA en fait C’est vraiment très spécifique C’est assez cool Quand on se retrouve sur les courses Tous ensemble De pouvoir faire les quelques jours Avant la course et après la course Avec toute l’équipe Même pendant la course Ça motive d’avoir quelqu’un Dans la même équipe même si on est concurrent Pendant la course C’est toujours cool D’avoir D’avoir D’avoir d’autres personnes dans la course de l’équipe et puis après il y a toute une partie aussi financière notamment avec les sponsors du team qui aident chaque athlète du team et ça pour moi qui suis un peu nouveau dans le XTERRA c’était vraiment cool et puis voilà c’est vraiment beaucoup de partage avec tout le monde
Ermanno : Et comment ça se passe justement entre athlètes dans le team Organicoach ? Alors attention je vais en avoir d’autres donc chacun aura le droit à sa réponse t’as le droit de cracher sur certains ou certaines même si c’est pour rire n’hésite pas, après ils auront le droit de réponse par contre t’es le premier à passer enfin t’es le deuxième à réaliser
Elliot Labourdette : Alors ça se passe quand même vachement bien, on s’entend tous assez bien, bon il y a pas mal de français donc c’est facile pour la communication mais ça va on a des bons traducteurs italiens donc c’est cool et puis ça permet d’être tous ensemble comme ça, ça permet de nous cadrer des fois et de ne pas partir dans tous les sens avant les courses
Ermanno : Et vous vous voyez souvent en dehors des compétitions ou c’est vraiment juste sur les jours de compète, enfin quelques jours avant quelques jours après mais que vous partagez des moments ou sinon vous arrivez à vous voir, vous entraîner régulièrement de temps en temps, faire des stages, des week-end chocs peut-être ?
Elliot Labourdette : Moi je peux m’entraîner souvent en récalisé comme on n’habite pas très loin mais forcément après les autres qui habitent en Belgique, en Italie ou de l’autre côté de la France c’est beaucoup plus compliqué de se voir donc pour ma part je les vois vraiment que sur les courses et puis voilà c’est déjà cool on se voit quand même déjà pas mal de week-end dans l’année
Ermanno : Tiens ça représente combien de week-end parce que là t’as dit que t’allais te positionner sur 5 compétitions en Europe mais au-delà de ça est-ce qu’il y a plus de week-end, plus de courses ?
Elliot Labourdette : Ouais là les 5 Coupes du Monde dont j’ai parlé c’est vraiment mes objectifs principaux, après je vais quand même aller faire le XTERRA Suisse et le XTERRA France qui sont vraiment pas très loin de Chambéry et bah là je sais que je vais retrouver aussi des coéquipiers de l’équipe sur ces courses là et puis voilà ça fera déjà pas mal de courses
Ermanno : Ouais ça fait déjà un beau calendrier surtout que c’est assez condensé finalement Il y a quand même un petit peu de compétition entre vous dans le team ou
Elliot Labourdette : au contraire vous roulez ensemble ? Bah il y a forcément un peu de compétition mais après on sait que chacun a ses forces chacun ses faiblesses et puis c’est ça qui est cool parce que on a pas l’occasion de se retrouver souvent mais quand on se retrouve du coup bah ça nous challenge un peu d’arriver à suivre par exemple le meilleur cycliste du groupe ou le meilleur nageur c’est
Ermanno : toujours cool. Ouais sachant qu’on a tous notre apogée au jour J donc peut-être que le meilleur cycliste ou le meilleur nageur ou la meilleure cycliste ou la meilleure nageuse aujourd’hui serait pas tout à fait au top mauvaise nuit, mauvaise récup, voyage fatigant et donc il sera plus facile de l’accrocher mais après ça doit relever quand même une certaine fierté non ?
Elliot Labourdette : Bah oui c’est cool après ça dépend vraiment des parcours sur les courses mais c’est… j’avais pas l’habitude de finir premier du team et j’ai fini premier du team sur la coupe du monde à Weston Park mais c’est le parcours qui a fait ça et qui m’a avantagé sur ce jour là donc ça c’est
Ermanno : cool quoi. Tiens d’ailleurs en XTERRA est-ce qu’on peut concourir ensemble, groupé comme on voit souvent sur les courses de D1 en triathlon sur les WTCS les équipes sont ensemble, est-ce que sur XTERRA c’est pareil ? Ouais en XTERRA
Elliot Labourdette : en vélo il y a le draw drafting donc c’est pas souvent que c’est utile en VTT mais par exemple sur le parcours de la coupe du monde à Weston Park en Angleterre c’était un parcours qui était assez plat assez roulant par rapport aux autres parcours et moi ça m’a bien avantagé j’ai pu rester au contact du groupe de tête, poser avec le groupe de tête à vélo et c’est pas quelque chose que je peux faire sur quasiment tous les autres parcours donc c’est utile mais pas très souvent
Ermanno : J’imagine qu’il y a moins de stratégie de créer des cassures, créer des groupes rester devant, empêcher les autres équipes de passer c’est aussi très terrain indépendant finalement Et du coup là en terme de planning c’est quoi les échéances ?
Elliot Labourdette : Prochainement je vais aller faire le XTERRA suisse qui est dans deux semaines au moment du podcast où on enregistre donc fin juin Ensuite il y aura le XTERRA France et puis ensuite il y aura l’enchaînement XTERRA Tchèque et XTERRA Allemagne qui est en août donc là c’est deux week-ends qui se suivent Du coup tu reviens en France entre les deux ou tu restes là-bas ? Non pour le coup je vais rester là-bas ça tombe bien c’est pendant les vacances de l’entreprise donc là je serai en vacances dans tous les cas Cool ! Parfait !
Ermanno : Et comment tu vois la rentrée ? Parce que la saison sera pas terminée donc après tu enchaînes en septembre au
Elliot Labourdette : octobre novembre ? Et puis après en septembre il y a les championnats du monde qui sont pour la dernière année à Molveno donc là je compte y aller aussi puis après la saison XTERRA après les championnats du monde elle est finie donc je vais voir j’aime bien faire une petite course qui change en fin d’année donc pourquoi pas faire un trail ou un swimrun donc voilà je verrai un peu plus tard dans la saison ce que je ferai en fin d’année
Ermanno : Bon il y a des swimruns il y en a des sympas Moi le 1er septembre je serai à Utileux en Suède Là pour le coup l’eau est aussi fraîche que la route était la dernière fois à 13 degrés
Elliot Labourdette : Ouais bah ouais j’aimerais bien faire un swimrun par exemple celui du lac d’Annecy qui est en octobre donc voilà je sais qu’en octobre l’eau peut être assez fraîche aussi dans le lac d’Annecy
Ermanno : Qu’est-ce qui te manque du coup pour te faire happer et basculer sur le swimrun plutôt que de rester dans le XTERRA ?
Elliot Labourdette : Oh je pense que je préfère quand même le XTERRA je préfère avoir 3 sports que 2 parce que j’aime trop le vélo et le VTT pour arrêter d’en faire
Ermanno : Bon ça va alors la team organization Annie Coach a encore de la visibilité avec toi tu vas pas les quitter du jour au lendemain pour aller faire du swimrun ?
Elliot Labourdette : Non ça c’est pas un problème
Ermanno : Bon nickel Eliott j’ai l’habitude de terminer le podcast en demandant une question toute simple le podcast s’appelle devenir triathlète toi comment tu… quel serait ton meilleur conseil pour quelqu’un qui veut devenir triathlète ?
Elliot Labourdette : Je pense que pour devenir triathlète il faut aimer aller dehors aimer découvrir de nouveaux paysages aimer aller dans la forêt, dans les montagnes si on fait du XTERRA par exemple puis aimer s’entrainer avec des copains à plusieurs c’est toujours plus sympa et puis voilà je pense que c’est déjà pas mal
Ermanno : ouais c’est déjà pas mal et après comment est-ce qu’on devient pratiquant de XTERRA ?
Elliot Labourdette : Ah bah ça c’est si on aime la boue forcément faut aimer la boue et puis je pense que le XTERRA c’est vraiment encore un autre univers c’est beaucoup plus sauvage donc on a la chance de pouvoir voir des paysages vraiment super jolis en allant faire des XTERRA et je pense que ça c’est vraiment chouette
Ermanno : Oui tu parles d’ailleurs des championnats du monde qui sont à Molveno pour la dernière année cette année ils ont longtemps été à Hawaï aussi pas sur les mêmes terres que l’Ironman d’Hawaï mais sur une des îles d’Hawaï ça t’aurait tenté d’y aller ?
Elliot Labourdette : Ah bah oui pourquoi pas c’était pratique ça c’est pas très loin de la maison en Italie mais si un jour l’occasion se présente pourquoi pas aller à Hawaï
Ermanno : Et pour l’Italie justement t’es déjà qualifié ou il te manque des choses pour y aller ?
Elliot Labourdette : Non là c’est bon pour l’Italie en étant élite c’est assez facile de se qualifier
Ermanno : Et comment on devient élite justement ?
Elliot Labourdette : Alors après ça c’est il y a tout un système de points en XTERRA un système de score un peu comme une cote ITRA pour le trail et en fonction de la course qu’on fait de la densité, du temps qu’on fait, de sa place on a un score à la fin de la course et si on a un score suffisamment bon on peut demander à passer dans la catégorie élite et donc voilà il faut d’abord courir en amateur pour pouvoir passer élite plus tard
Ermanno : Ok et du coup c’est un statut qui est révisé quoi tous les ans ?
Elliot Labourdette : ça je sais pas exactement comment c’est fait mais il faudra poser la question à quelqu’un qui connait
Ermanno : Et qu’est-ce que ça t’apporte finalement de courir en élite au delà de courir avec les meilleurs ? Est-ce que comme sur Ironman pour ne reprendre que ce label là ça t’ouvre le droit à des price money ? Est-ce que c’est le cas aussi sur XTERRA ?
Elliot Labourdette : Oui c’est ça, on a le droit aux price money on a un départ différé de tous les amateurs donc comme ça on fait la course souvent sur un parcours avec un peu moins de monde et puis voilà c’est surtout pour les price money que ça change
Ermanno : Bon ce qui est déjà pas mal et j’imagine que ça dépend des courses en gros price money sur XTERRA ça tourne autour de combien ?
Elliot Labourdette : Oui ça dépend vraiment des courses j’ai pas les price money en tête de toutes les courses mais on va dire que une coupe du monde pour la gagne il me semble que c’est entre 2 et 3000 euros
Ermanno : Oui donc ce qui explique aussi que par rapport à d’autres triathlètes de route ce soit beaucoup plus difficile d’en vivre parce qu’il est pas rare de voir certains triathlons que ce soit sur des labels ou autres ou des price money à voisine des 50-100 000 euros ou dollars plutôt là dans le XTERRA on n’y est pas quoi
Elliot Labourdette : Oui oui le XTERRA c’est encore une petite discipline du triathlon c’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup d’élites qui peuvent en vivre pleinement pas autant que le triathlon longue distance ou court distance sur route par exemple mais c’est ce qui fait un peu aussi le charme du XTERRA
Ermanno : Oui ça me rappelle vraiment les débuts enfin les débuts c’était plus tellement les débuts mais en tout cas moi j’ai commencé le triathlon en 96 c’était très familial c’était un petit monde les gens se connaissaient presque tous depuis c’est beaucoup plus compliqué de faire son trou dans le triathlon de route mais le XTERRA le swimrun pour moi c’est des disciplines qui restent très confidentielles en fait et finalement tout le noyau dur
Elliot Labourdette : se connait. Bah c’est ça en fait à chaque course on sait à peu près qui on va retrouver dans nos concurrents puis on se connait tous plus ou moins donc c’est sympa c’est une grande famille
Ermanno : Ouais puis c’est plus sympa pour aller chercher le copain ou la copine qui est devant si tu connais déjà ses forces et ses faiblesses
Elliot Labourdette : Ouais voilà
Ermanno : Ça marche. Eliott où est-ce qu’on te suit ? Où est-ce qu’on t’encourage ? Où est-ce qu’on t’envoie des petits messages sur les réseaux sociaux ?
Elliot Labourdette : Et bien principalement sur Instagram les autres réseaux je suis forcément très actif mais sur Instagram c’est le mieux
Ermanno : Bon de toute façon je remettrai tout ça dans les notes de l’épisode. Je te remercie Eliott est-ce qu’il y a un point qu’on a pas abordé que tu aurais voulu toucher du doigt ce soir ? Oh non je pense qu’on a un peu parlé de tout Bon bah nickel écoute je te remercie je te souhaite une bonne continuation et puis chères auditrices chers auditeurs on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode Salut. Ciao C’était devenir triathlète x OpenTree merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout nous on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer alors si ça vous a plu vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux Instagram, Linkedin et Facebook on se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com vous allez retrouver l’ensemble des épisodes mais aussi des outils des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon on ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources si vous avez une idée d’invité n’hésitez pas à nous envoyer un petit message et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs connectez-vous sur OpenTree.fr et on se fera un plaisir de vous aider alors n’hésitez pas on se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com et OpenTree.fr Salut les sportifs !
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PPS : et pour découvrir le nouveau podcast éphémère d’Ermanno, ça se passe sur https://road-to-otillo.fr !