🎙️Dans cet épisode, on reçoit Dylan Liabeuf, un triathlète amateur qui est aussi un fidèle auditeur du podcast. Il s’apprête à relever le défi exceptionnel de relier Berlin à Barcelone en vélo (3000km) pour porter un projet unique qui mêle santé publique, don d’organe et recherche scientifique.
💬 Dylan est aussi chercheur en biologie, on a donc parlé hygiène de vie, régime alimentaire et santé mentale. Un peu à l’écart du sujet du triathlon, cet épisode inspirant nous a permis de mettre en avant un projet exceptionnel bien au delà du défi sportif
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🏃🏼♀️ Notre invité :
💬 La transcription de l’épisode
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Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour ce nouvel épisode du podcast devenir très athlète x OpenTri. Pour planter un petit peu le décor aujourd’hui, déjà je suis tout seul, Charly n’est pas là, mais il ne peut pas être là à chaque fois. Par contre, je suis très content de recevoir mon invité Dylan LIABEUF. Salut Dylan !
Dylan LIABEUF : Salut Ermanno !
Ermanno : Il y aura un petit blanc, mais ce n’est pas grave, je couperai ça au montage. Je remonte un petit peu le micro comme ça, le son doit être meilleur aussi pour toi dans les oreilles.
Dylan LIABEUF : Oui, très bien, super.
Ermanno : Oui, ce que je voulais dire, c’est effectivement pour la petite histoire, tu nous as contactés il y a quelques temps via le formulaire de contact du podcast en nous disant je vous écoute régulièrement, j’aime bien votre podcast et puis j’aimerais vous parler d’un truc, j’ai un projet sympa. Donc on va revenir là-dessus un petit peu après, mais ce que je te propose déjà, c’est de te présenter. Donc dis-nous tout, qui est Dylan LIABEUF ?
Dylan LIABEUF : Déjà, salut Ermanno, salut tout le monde. Donc c’est exactement comme ça que ça s’est passé. C’est-à-dire que moi, j’écoute le podcast depuis un petit moment. J’ai commencé de trier à Lyon il y a deux ans et demi, trois ans. Du coup, j’ai commencé aussi à écouter quelques podcasts et c’est comme ça que je vous ai découvert. Mais en fait, le truc, c’est que moi, j’aime beaucoup le sport. On en a discuté aussi beaucoup, j’aime beaucoup le sport, j’ai fait plein de sports différents et j’avais ce petit projet. Du coup, moi, dans la vie, je suis chercheur et donc je fais de la recherche, notamment sur le foie. Mais j’ai des petits… J’ai des petits projets sportifs un peu chaque année. Et du coup, je me suis mis dans le triathlon il y a trois ans, comme je viens de le dire. Et en fait, j’ai commencé par du gros triathlon, c’est-à-dire du long, des choses un peu en forêt, en nature, parce que je viens de la campagne. Et voilà, donc je viens de la campagne, je fais de la recherche, je suis à Berlin en ce moment, je suis français originaire. Donc tout ça, c’est un gros mélange en fait. Et c’est pour ça que je vous ai contacté parce que j’ai monté un petit projet de santé publique qui lie le sport et la santé.
Ermanno : Bon, on va revenir dessus. Restons un peu sur toi déjà. Tu disais que tu es un fan de sport, au-delà du fait que tu as découvert le triathlon il y a deux, trois ans. Il était comment le petit Dylan ? Est-ce qu’il était déjà sportif ? Quel sport tu pratiquais ?
Dylan LIABEUF : Eh bien, c’est assez particulier parce que j’ai commencé par l’équitation. Donc je suis monté à cheval pendant 12, 13 ans. J’ai fait un petit peu de jumping, pour ceux qui connaissent. Donc j’ai travaillé sur un cavalier professionnel. Donc j’étais beaucoup dehors. Je montais beaucoup à cheval. Et puis après, je faisais beaucoup de sport à côté. J’ai fait un peu de judo, j’ai fait un peu de foot, un peu de rugby. Mais le sport, ça a toujours été une présence qui m’a toujours un peu structuré. Donc j’ai toujours eu besoin du sport. Donc petit et grand. Et je courais toujours un petit peu à droite à gauche. Je marchais rarement.
Ermanno : Tu étais en quelle région ?
Dylan LIABEUF : Je viens d’Ardèche, moi. Ok, vraiment. Le calme Le très, très calme. Il n’y a pas d’avion. Il n’y a pas de train. C’est pour ça que je courais beaucoup.
Dylan LIABEUF : Donc ouais, j’ai toujours eu ça. Et puis on habitait vraiment dans un petit village reculé. Donc très peu d’habitants. Et puis la forêt, à chaque fois que je rentrais de l’école, je passais par la forêt. Donc je passais des petits détours. J’ai toujours eu un peu cet attrait pour regarder un peu ce qu’il y avait autour de moi. Et donc le sport en extérieur, ça a aussi toujours été quelque chose qui m’a toujours suivi. Et puis monter à cheval. Le contact avec l’animal. Aussi, pour ceux qui connaissent, c’est quelque chose d’assez particulier. Donc grosse passion, grosse passion.
Ermanno : Et au-delà du sport, tu as fait des petites études. Tu nous en parles rapidement, même pas forcément rapidement. N’hésite pas à t’étendre sur le sujet.
Dylan LIABEUF : Alors mes études, c’est assez particulier. J’étais un petit garçon assez concentré, donc j’ai eu des bonnes notes et je n’ai jamais eu trop besoin de travailler jusqu’à un petit moment avant le bac où là, j’ai eu besoin de travailler. Et je voulais faire des études de véto parce que du coup, le lien avec le cheval, mais au final, j’ai laissé tomber. J’ai fait un petit peu de médecine que je n’ai pas trop aimé comment on apprenait en médecine. Je me suis mis dans la recherche, j’ai eu un parcours assez particulier. Les gens pourront voir. J’ai été en France, puis j’ai été en Angleterre à Cambridge pour faire un stage de découverte, entre guillemets, de recherche pendant un an.
Ermanno : On y va pour faire un petit stage de découverte. On ne fait pas partie des meilleurs. On est en général quand on y va, c’est ça ?
Dylan LIABEUF : Et bien alors, détrompe-toi parce que Cambridge, c’était… Alors, si tu veux qu’on rentre un tout petit peu dans le sujet, très, très rapidement. En fait, entre mon bachelor, ma licence et mon master, je ne savais pas du tout quoi faire et je n’étais pas forcément un bon élève à l’université. Enfin, j’étais un élève moyen, mais je ne savais pas parler anglais et je ne savais pas forcément ce que je voulais faire. Je savais que j’aimais le corps humain, j’aimais comprendre comment ça se passait, mais c’était tout. Et en fait, j’ai suivi et j’ai pris une année de césure. Et en fait, j’avais quelques économies et j’ai pris ma voiture et je suis parti en Angleterre, en fait. Et puis, j’ai bombardé les gens de mon CV en disant j’ai un an et j’ai envie d’apprendre et j’ai envie d’apprendre l’anglais. Et donc, je suis resté un an et j’ai découvert en fait le patron qui est mon patron aujourd’hui. Enfin, je suis post-doctorant maintenant. Je l’ai découvert comme ça et j’ai passé un an dans son labo et j’ai appris l’anglais, j’ai appris la science. Et j’ai aussi… J’ai aussi fait du sport, mais je suis resté pendant un an à Cambridge. Et après ça, je suis rentré en France, j’ai fini mon master. Donc, c’est un master de recherche de biologie dans la santé que je recommande d’ailleurs à Dijon. Et puis après ça, je suis parti en Allemagne. C’est comme ça que je suis arrivé en Allemagne, c’est pour faire ma thèse. Donc, une thèse sur la modélisation des cancers viscéraux. Donc, c’est sur l’estomac et sur le foie et sur la régénération aussi, que j’ai fait… J’ai quasiment terminé et que maintenant, je suis à Berlin pour faire de la régénération hépatique. Donc, je suis en post-doctorat et on travaille sur comment le foie est un organe très important dans le sport aussi, mais qui arrive à se régénérer plus ou moins tout seul. Et donc, on essaie de comprendre les mécanismes.
Ermanno : Voilà. Intéressant. Restons un petit peu juste sur le schéma étude pendant qu’on parle avec un docteur, un futur thésa. Comment ça marche ? Donc, licence, master, on voit bien. Donc, bac plus 3, bac plus 4, bac plus 5. Après, il se passe quoi quand on s’oriente vers la recherche universitaire finalement ? Parce qu’après, le doctorat, quand on veut être docteur, médecin, on voit bien. Mais dans la recherche, ça se passe comment ?
Dylan LIABEUF : En fait, pour moi, comme je t’ai dit, j’ai un parcours assez particulier. Donc, j’ai fait beaucoup de laboratoires de recherche pendant mes études. Donc, déjà, pendant la licence, pendant le master, on essaie de faire des échanges universitaires. Et moi, j’ai toujours été attiré par ce qu’il y avait autour. Donc, je suis allé dans beaucoup de laboratoires. Et après ça, quand on a fini son master, donc on est bac plus 5, il faut qu’on fasse des recherches. Soit de bourse, donc qu’on ait notre propre argent pour aller dans des laboratoires qui vont nous permettre de faire nos recherches. Soit qu’il y a déjà des projets qui sont en cours avec ces postes-là. Et il faut qu’on dise qu’on est intéressé, qu’on a envie d’apprendre. Parce que le doctorat, en fait, on est à la fois étudiant et on est déjà un peu dans le domaine du professionnel. Donc, on va continuer à apprendre. Enfin, moi, j’apprends tout le temps, mais notamment dans le doctorat, on va apprendre. Un doctorant, il fait de la recherche, mais il faut aussi de la communication, de l’écriture d’articles. Et tout ça, il faut vraiment qu’on se développe. Donc, le doctorat, c’est vraiment un tremplin vers le monde professionnel en ayant la majorité des connaissances après son master dans un domaine. Et puis, c’est beaucoup, c’est un monde ouvert. La science, c’est un monde ouvert. On peut communiquer en anglais, du coup, avec le monde entier. Et puis, c’est ça qui est intéressant, c’est qu’on essaie d’avoir toutes les connaissances et d’aller un peu plus loin.
Ermanno : Oui, parce qu’on en parlait en off, ça fait quelques années déjà que tu es en Allemagne. Pourtant, tu ne spraches même pas si bien que ça allemand, parce que ta vie, tout est en anglais depuis que tu es en Allemagne.
Dylan LIABEUF : Quasiment, oui. J’étais à Dresde, qui est une petite ville juste en dessous de Paris. Un demi-million d’habitants juste en dessous de Berlin. Et là-bas, il faut parler un petit peu en allemand dans la vie en dehors du laboratoire. Mais c’est vrai que tout se fait en anglais. J’ai un anglais français et un anglais britannique, du coup, vu que j’ai appris en Angleterre. Mais oui, tout se fait dans la recherche en anglais. C’est quand même un petit prérequis si on veut faire de la recherche académique plutôt plus ou moins haut niveau.
Ermanno : Donc là, tu es post-doctorant, ce qui veut dire que tu as ton doctorat et tu dois encore déposer ta thèse. Enfin, en tout cas, présenter ta thèse. Ça veut dire que tu as eu ton doctorat et la thèse, c’est encore l’étape au-dessus du doctorat ?
Dylan LIABEUF : Les chercheurs et les post-doctorants te diront toujours un petit peu la même chose. C’est que ma thèse, entre guillemets, toutes les recherches que j’ai faites autour de ma thèse, c’est terminé. Et on est en train de publier les papiers, donc les papiers scientifiques, qui sont relatifs à ça, mais je n’ai pas encore présenté ma thèse. Donc, si tu veux, je suis en post-doctorat qui doit encore juste, entre guillemets, faire l’examen du doctorat. Donc, tout ça, c’est planifié, c’est fait, mais il faut regrouper des professeurs pour établir le diplôme, entre guillemets. Mais là, oui, je suis déjà en post-doctorat, donc je suis déjà dans la suite. Et ça, le post-doctorat, ça permet de me préparer pour potentiellement monter mon propre laboratoire sur mes propres sujets plus tard. Et ça permet, pareil, de publier des recherches qui vont permettre de faire ce tremplin-là et d’avoir des financements.
Ermanno : Ok. Bon, on sort un petit peu du domaine du sport, mais je pense que c’est intéressant aussi, tu vois, d’avoir cette compréhension de comment ça marche, sachant que c’est relativement normé partout dans le monde, en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie, aux États-Unis, le schéma est à peu près toujours le même. Exactement. Moi, je vois toujours un peu les chercheurs, quand même, sauf des grandes stars, mais comme des rats de laboratoire, cette étape de la thèse, de présenter la thèse, d’être devant un jury, seul face à X professeurs qui vont juger ton travail, c’est pas trop impressionnant ?
Dylan LIABEUF : C’est impressionnant. Après, la thèse, c’est pas forcément le juge de paix, on va dire. La thèse, normalement, quand tu la fais comme il faut, c’est juste la passer, c’est juste la présenter, c’est juste donner au monde, entre guillemets, ton travail, le présenter oralement, mais ça, on le prépare un petit peu déjà. On a des conférences, on a des congrès. Quand on publie un papier scientifique, on va en parler. Donc, un chercheur, c’est aussi un communicant. Donc, on a aussi cette formation, entre guillemets, inhérente au doctorat. Il faut qu’on s’entraîne. Et donc, la thèse, c’est vraiment juste, on y va, on présente tout ce qu’on a à présenter, on le fait au mieux possible. Mais après, l’idée, c’est encore une fois, c’est l’idée de se développer et puis d’arriver à parler de notre sujet plus simplement avec des gens qui ne sont pas forcément dans le domaine. Et s’adapter à son audience. Tu sais de quoi je parle.
Ermanno : Oui, c’est ce que j’allais dire, c’est faire un podcast, en fait.
Dylan LIABEUF : Donc, c’est ça qui est super intéressant, c’est que quand on est dans la recherche, on ne fait pas que de la recherche. On a cet aspect de ras de laboratoire et c’est ce qu’on aime faire. Là, on est dans une pièce à côté de mon laboratoire. Mais dès qu’on a fini, je retourne au laboratoire et puis je vais faire des expériences. Et c’est ce qu’on aime faire, c’est essayer d’aller toujours un petit peu plus loin. Et puis, il y a des choses qui sont très jolies de l’imaging. On va regarder ce qui se passe. Moi, je regarde ce qui se passe, par exemple, dans les embryons humains, dans le développement du foie. Et puis, je suis à côté de l’hôpital aussi. Je vais récupérer un foie tout à l’heure qui sort de la salle d’opération et puis on va l’étudier. Et c’est ça qui est super intéressant. Je fais de la médecine translationnelle, donc je fais de la recherche qui va pouvoir être appliquée à la médecine et notamment pour les sportifs. Quand on a… Il y a des gens qui ne prennent pas trop de glucides, qui sont sur du sport avec la graisse. Donc, tout ce qui est régime cétogène, c’est dans le foie. En fait, il y a des systèmes qui se mettent en place et on essaie de les comprendre.
Ermanno : Moi, j’ai bien retenu ce que tu as dit tout à l’heure, que le foie est l’un des seuls organes qui se régénère tout seul. Est-ce que tu essaies aussi de translationner, de translater ça sur d’autres organes ? Ce serait bien si le cerveau savait se régénérer tout seul, le cœur savait se régénérer tout seul, les reins et qu’on n’ait pas toujours besoin d’une greffe. Parce que le foie, il se régénère tout seul jusqu’à ce qu’il soit un petit peu trop imbubé d’alcool, mais ça, c’est autre chose.
Dylan LIABEUF : Exactement. On ne va pas rentrer dans toutes les maladies autour du foie, mais c’est vrai qu’en fait, le foie, c’est vraiment l’organe. C’est aussi un de mes sujets de recherche, c’est qu’on peut couper jusqu’à 80% du foie et il va arriver à la fois à gérer toutes les fonctions qu’il a, donc la détoxification d’alcool notamment, mais aussi pour faire du sport, donc les métabolismes glucidiques et lipidiques, mais aussi se régénérer pour son plein volume et arriver à avoir un foie, même qui est encore en meilleure santé quand on coupe et quand il se régénère, il est encore en meilleure santé qu’un foie d’une personne plutôt âgée. Et c’est le seul organe qui se régénère à l’âge adulte, mais après, par exemple, le cœur. Chez la souris, par exemple, une souris va naître et si on coupe le cœur avant 18 heures, post-naissance, le cœur va pouvoir se régénérer. En fait, le problème, c’est qu’il y a des mécanismes qui font qu’à un moment donné, le corps, il met un stop et ça ne se régénère plus. Mais il y a de la régénération qui se fait. Par exemple, tous tes intestins, tous les cinq jours, tu as un nouvel intestin parce qu’il se régénère automatiquement tout seul, tout le temps. Ton goût, il change parce que tous les sept ans, tu as une nouvelle langue. Donc, c’est pour ça que tu aimes quelque chose quand tu es jeune et tu ne l’aimes plus. C’est pour ça que tu aimes quelque chose quand tu as sept ans de plus parce que les goûts changent. Et c’est ça qui est super intéressant.
Ermanno : C’est impressionnant ça. Tu vois, c’est un sujet qui m’intéresserait de creuser. Mais c’est vrai que si je prends mon exemple personnel, j’ai toujours été un gros viandard depuis que je suis tout petit. Même si mes parents mangeaient de la viande et des légumes, comme beaucoup d’enfants, je n’étais pas forcément super attiré par les légumes. Et en général, mes légumes, ça se limitait à pommes de terre, tomates, quelques champignons, quelques trucs basiques. Et quand j’ai commencé, enfin un petit peu même avant que je commence à réfléchir à mon défi Agripa, j’ai voulu tester le régime végétarien, voire même limite végétalien. En gros, je ne prenais plus aucune protéine animale, sauf le fromage.
Ermanno : Et bizarrement, j’ai découvert des saveurs que soit je ne connaissais pas, soit qui m’avaient laissé, pour ainsi dire, un mauvais goût de quand j’étais gamin. Je prends l’exemple des lentilles, toutes les lentilles, les vertes, les corails, les noix. Etc. Ou des épinards. Les choux de Bruxelles, je n’ai pas encore réussi. Les brocolis, ce genre de choses. Et je comprends peut-être un peu mieux pourquoi maintenant. Bon, il m’a fallu plus que 7 ans, mais peut-être parce que ma langue a changé.
Dylan LIABEUF : Ah oui, oui. Non, mais c’est ça, les papilles gustatives, tout change. Et après, c’est chaque fois qu’on change de régime aussi. Enfin, moi, c’est pareil. Je suis sur le régime végétalien. Je mange aussi quand je rentre en France un petit peu de fromage. Parfois, je triche un petit peu.
Ermanno : En même temps, le fromage en Allemagne, je peux comprendre que tu n’en manges pas beaucoup. Tiens, il n’y a pas trop d’Allemands qui nous écoutent, je pense. Allez, un petit bisou à Brice quand même. Brice Maillard, qui est à Berlin.
Dylan LIABEUF : Oui, qui est mon coach d’ailleurs. C’est super. Et puis, c’est super intéressant quand on change de régime aussi. On va cuisiner différemment. Enfin, je ne sais pas si tu aimes cuisiner, mais on va faire les choses différemment. On va faire pour qu’on aime. Et puis, même après, on va essayer de sentir comment ça agit sur notre corps. On est tous les deux sportifs. Tu as préparé un gros, gros défi avec un régime végétalien, végétarien. Donc, c’est tout notre corps qui s’adapte. Et c’est ça, c’est une super machine quand même.
Ermanno : Pour refaire le parallèle avec ce que tu disais avec le sport, tu disais par exemple le foie, on peut en couper jusqu’à 80% et il va se régénérer et potentiellement, il sera même mieux, plus en forme qu’il n’était avant ou que le foie d’une personne du même âge ou autre. On fait aussi ça un peu avec les muscles aussi. Notamment, je pense au dry needling. Je pense aussi au niveau des tendons. Quand on a des blessures au tendon et qu’on passe par la phase d’électrochoc, en fait, ce qu’on va faire, c’est qu’on va casser les liaisons musculaires ou les lésions tendineuses pour en recréer des nouvelles avec le dry needling. Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros, c’est un peu comme de l’acupuncture, mais avec des aiguilles plus longues et on ne reste pas sur le derme, donc sur la peau, mais on va carrément dans piquer les muscles au niveau des trigger points. De déclenchement et avec l’idée de tendre énormément le muscle pour qu’il se redétendre après directement. Et donc, ça permet de détendre certains, certains, certains nœuds musculaires. Donc, finalement, il y a beaucoup d’organes ou de tissus. On va peut être englober tout ça dans l’élément du corps humain qui peuvent aussi, entre guillemets, se régénérer. Et là, je passe sous ton contrôle.
Dylan LIABEUF : Oui, en fait, on a ce qu’on appelle des cellules souches adultes, un petit peu. Dans tout le corps, même le même le cerveau, on sait qu’il y a des neurones, la régénération neuronale. Après, en fait, c’est l’état de ton corps, c’est à dire que si ton corps est en bonne santé, tout va pouvoir bien marcher. Par contre, ce qui se passe souvent, c’est que si on mange mal, si on ne fait pas de sport, si on a un rythme de vie un peu particulier, pas forcément très bon et une diète qui n’est pas forcément très bonne non plus, le corps n’a pas tous les éléments pour arriver à se régénérer et à se régénérer. Donc, en fait, ce qu’il faut juste faire, c’est que oui, le corps a plein de capacités. Il faut juste maintenir la machine en forme et voir ce qui marche le mieux pour nous aussi, parce qu’on est plus ou moins tous différents. Il y a des choses qui marchent pour tout le monde, mais il y a des choses qui marchent, qui vont plus marcher pour toi que pour moi, pour des raisons multiples. La génétique, on a tous eu ces problèmes là. Toi, tu t’entraînes comme moi et en fait, tu vas plus vite et tu progresses beaucoup plus vite. Mais l’idée, c’est que surtout sur nos sports d’endurance et tout ça, c’est. C’est sur la longueur et c’est sur la régularité, c’est sur la structure en fait qu’on a.
Ermanno : Et c’est sur l’hygiène de vie de manière générale d’équilibre. Tu l’as dit, tu l’as sous-entendu. On en parle souvent dans le podcast, cette fameuse homéostasie du corps. Essayer de trouver le point d’équilibre et puis ne pas trop en dévier, notamment en termes d’hygiène. Essayer d’avoir une hygiène équilibrée, dormir assez, manger assez, s’entraîner assez, pas trop, pas trop abuser des bonnes choses. Même si des fois, on peut trouver du bon dans les choses qui ne nous semblent pas si bonnes que ça. Et de manière à ce qu’on puisse donner toutes les clés à notre corps pour se régénérer, pour grandir, pour vieillir, entre guillemets.
Dylan LIABEUF : Pour bien vieillir, parce qu’on va tous vieillir.
Ermanno : On connaît tous le début, on connaît tous la fin. Normalement, on finit tous pareil. Modulo la façon, mais normalement, on finit tous dans une boîte.
Dylan LIABEUF : Ouais, mais moi, ce que je trouve super beau, c’est qu’il y a plein de gens qui commencent le sport à 50 ans. Et en fait, ils trouvent leur voie. Et à 90 ans, ils font des records. Ils s’en mettent sur du marathon et ils s’amusent. Et ils ont cette espèce de vie en bonne santé qui est rallongée énormément. Et ils s’amusent et peuvent voir leurs petits-enfants ou peuvent faire du sport avec des gens beaucoup plus jeunes qu’eux. Et l’idée pour moi, c’est ça. C’est qu’il faut qu’on ait cette hygiène de vie. Il faut qu’on arrive à s’amuser comme on peut et qu’on essaie de garder notre intégrité, notre homéostasie le plus longtemps possible.
Ermanno : Écoute, tu vois, doucement, on glisse vers toi. Vers ton aventure. D’ailleurs, comment tu définis ça comme une aventure, comme un objectif, comme un défi, au-delà du côté santé publique ? Je parle vraiment du côté sportif.
Dylan LIABEUF : En fait, c’est un défi parce que c’est un peu mon truc. C’est que j’aime bien me mettre un défi par an. Donc ça, en fait, à la base, c’est parti comme ça. C’est parti. C’est mon défi. L’année dernière, j’ai fait mon premier Ironman. Donc, c’est l’Altriman. OK. C’est un peu un Ironman un peu plus gros qu’un Ironman dans les montagnes. Et du coup, cette année, je fais mes 30 ans. Et du coup, je me suis dit, je vais aussi essayer d’entrer en France. Et comme je suis à Berlin en ce moment, j’ai commencé à monter un peu ce projet. Et donc, c’est un peu ça. Donc, c’est une initiative maintenant parce que c’est aussi une association que j’ai montée. Et si tu veux, le projet, on va commencer par ça. Donc, par ces trois kilomètres reliant Berlin à Barcelone. Avec quelques petits arrêts podcast.
Ermanno : Ça dit. C’est trois kilomètres. Non, c’est un peu plus que trois kilomètres. Trois mille. Trois mille. Tu as oublié le mille au passage, je crois. Oui, c’est vrai. Donc, voilà l’objectif. Du coup, on l’aura compris. Je voulais essayer de faire un peu de teasing. Donc, c’est ton objectif, ton défi sportif de cette année qui commence bientôt. Relier Berlin à Barcelone en vélo. Donc, B2B, mais ce n’est pas du business. Le tracé, ça ressemble à quoi à peu près ?
Dylan LIABEUF : Le tracé, ça ressemble en fait. Il est fait. Parce que je vais rencontrer des gens qui m’inspirent. Et en fait, du coup, je vais relier Berlin à Barcelone en passant par les villes où il y a les gens qui m’inspirent. Donc, il ressemble à je vais passer par Prague, Bratislava, Vienne. Ensuite, je vais faire toute l’Autriche. Je vais aller en Suisse, à Lausanne, Zurich. Ensuite, je vais aller voir ma famille qui est à Valence, du coup, sous le Lyon. Je passe par Marseille parce qu’on a une grosse journée là-bas sur les cancers pédiatriques. Et puis ensuite, je passe mon anniversaire à Font-Romeu, donc un petit peu dans les montagnes, dans les Pyrénées. Sympa ! Oui, pendant cinq jours. Et puis ensuite, je redescends à Barcelone où on va parler de transplantation d’organes et de dons d’organes. Et puis voilà, ça va finir l’aventure. Mais l’aventure continuera en podcast et en rencontre de personnes inspirantes.
Ermanno : Oui, parce que tu l’as dit, tu nourris aussi un projet de santé publique. Autour de ça, au-delà maintenant du défi sportif, en quoi consiste ton aventure, ton défi dans son ensemble ?
Dylan LIABEUF : Alors, en fait, le truc, c’est que c’est une aventure hyper holistique. Et en fait, ça part un peu de moi, tous les sujets qui, au cas où je suis sensible. Donc, on a parlé que je suis végétarien. Donc, je veux parler un petit peu de sport. Il y a des sportifs, des ultra-athlètes notamment. Donc, je ne sais pas si ceux qui suivent le podcast connaissent, mais il y a des ultra-cyclistes. Il y a Thomas Cardin qui a été champion d’Europe Ultra Trail. Donc, il y a des sportifs qui sont quand même assez professionnels. Et on va parler des régimes alimentaires et de comment ils vivent leur vie. Notamment aussi avec l’environnement. Donc, tous nos sports, on a besoin d’être dehors. Et je vais un petit peu romancer comment on peut faire du sport en Europe, ce qui est super beau. Et après, à côté de ça, on va parler un petit peu. Faire un petit peu le pont entre mon métier et la médecine. Et du coup, je vais rencontrer des chercheurs et des médecins. Et on va parler de ce qu’on appelle la médecine translationnelle. Et moi, comment je modélise les fois des patients pour traiter les cancers, pour traiter beaucoup de maladies et pour comprendre la régénération. Et on va essayer de faire ça pour le grand public. Donc, on va expliquer nos projets et comment et qu’est-ce qui est important dans la recherche que les gens ont besoin de comprendre pour nous. Pour nous soutenir, en fait, pour soutenir tout le monde. Et il y a ce pont de dons d’organes aussi, parce qu’on a besoin de dons d’organes pour sauver des vies. Et aussi pour nous, pour la recherche, pour étudier les organes. Moi, comme je travaille sur des foies, si on arrive à avoir plus de donneurs en Europe, on va pouvoir travailler plus et être meilleur. Et donc, je rencontre les officiels allemands, suisses et puis en Espagne, qui sont les meilleurs. En termes de dons d’organes. Et puis, on va parler aussi de santé mentale.
Ermanno : Tu ne rencontres pas les officiels en France ?
Dylan LIABEUF : En fait, ça s’est fait tellement vite que pour le moment, ils ne sont pas sur l’aventure. Mais on est en discussion et je vais la rencontrer plus tard dans le cadre de l’association.
Ermanno : OK. Et donc, tout ça, tu vas le faire le long de ton trajet, le long de ton périple de Berlin jusqu’à Barcelone. À chaque fois, tu feras l’étape, soit pour rencontrer des gens qui t’inspirent, avec qui tu veux échanger de sujets liés, à ton métier, à ton projet ou d’autres, mais aussi rencontrer les officiels, c’est ça ?
Dylan LIABEUF : Exactement. C’est pour ça que c’est une aventure aussi de santé publique. C’est que je vais m’arrêter. J’ai une route comme outre qui est toute faite avec des étapes. Et puis, je vais m’arrêter et je vais dormir chez les gens qui m’invitent chez eux et qui vont parler un peu de ce qui les importe et ce qui est important pour eux. Moi, je vais juste être ce qu’on appelle, même en anglais, ça marche très bien, le véhicule. Je vais être là et puis je vais les interviewer sur ce qui compte pour eux. Et je vais aussi notamment interviewer des gens qui ont des maladies neurologiques.
Dylan LIABEUF : On va parler de Parkinson, d’Alzheimer. On va parler avec Géraud que tu as reçu sur ton podcast, qui a la sclérose en plaques et puis la maladie de Charcot. Et en fait, ce qui est important, c’est pour moi, c’est d’inspirer les gens. C’est-à-dire qu’il y a des patients aussi qui souffrent, mais qui ont une envie de vivre, et qui ont une inspiration qui est superbe. Et moi, c’est ça que je veux faire Transpareil. Je sais que je veux les inviter et je veux leur dire, raconte-moi ton histoire et qu’est-ce que le sport fait pour toi aussi.
Dylan LIABEUF : Donc, c’est super sympa.
Ermanno : Justement, là, tu parles de santé mentale, plutôt de problèmes neurologiques. Qu’est-ce que ça a à voir, toi, avec ton métier de chercheur plutôt orienté sur le foie ? Est-ce que c’est lié ? Est-ce que tous les organes sont liés entre eux ? Je ne sais pas si un foie, un rein déconne. Est-ce que tu peux tomber en dépression, au-delà du fait que tu sois atteint d’une maladie ? Mais est-ce qu’il y a vraiment des liens entre tous ces organes, entre toutes les parties du corps ? Ou est-ce que c’est parce que c’est un sujet qui, toi, te tient à cœur, en plus de la recherche que tu fais sur le foie ?
Dylan LIABEUF : Alors, il y a des impacts. Il y a ce qu’on appelle le brain liver axis. Donc, en fait, quand on a… Le foie affecté. Il y a aussi des neurones dans tout notre corps. Notamment, il y a le deuxième cerveau qui est l’intestin.
Ermanno : Je pensais que chez les mecs, le deuxième cerveau, c’était ailleurs. Mais bon, ça, c’est autre chose.
Dylan LIABEUF : Il y a moins de neurones là-bas.
Dylan LIABEUF : Mais du coup, tout est interconnecté. En fait, quand un foie est malade, notamment chez les gens qui ont une cirrhose du foie, ça va aussi affecter les fonctions du céphalique. Il va y avoir… Des problèmes cérébraux qui vont se développer. Et donc, en fait, c’est des sujets qui sont tous plus ou moins liés les uns avec les autres. Donc, à la fois sur le plan scientifique, mais aussi sur le plan… Donc, par exemple, la sclérose en plaques. Pardon, la SLA, la maladie de Charcot. C’est très important pour que les gens fassent de la recherche dessus parce qu’on ne comprend pas. Et c’est une maladie qui est létale dans les 3 à 5 ans. Et l’idée, c’est de soutenir cette recherche. Et il y a beaucoup de gens qui travaillent là-dessus pour mettre en place des projets de recherche. Il y a Olivier Gouin qui va passer dans le podcast aussi. Et lui, il a la maladie. C’était un ancien entrepreneur. Il a la maladie. Et l’idée, c’est de soutenir la recherche. Et pour soutenir la recherche, le plus important, c’est de comprendre. Et donc, c’est d’avoir des acteurs, des gens qui font pour ça. Donc, c’est dans mon podcast, il va y avoir des gens qui font, des gens qui sont soit malades, soit chercheurs et qui vont essayer de faire comprendre la maladie et pourquoi c’est important de soutenir la recherche là-dessus. Et puis, il y a des initiatives exceptionnelles. Il y a Hassan Fadlik, par exemple, qui a fait 5 Ironman l’année dernière pour Alzheimer et qui a créé une association et qui fait un documentaire. Donc, en fait, c’est lié tout ça. Donc, c’est à la fois des sujets auxquels je suis sensible et des sujets qui sont importants pour la société. Et je veux juste que ces gens aient la parole parce que pour moi, c’est super inspirant.
Ermanno : Bon, j’ai la prétention de croire que tu vas rencontrer, recevoir, donner le micro. Il y a certains anciens invités du podcast « Devenir très tête », peut-être du podcast aussi dans les vestiaires parce que c’est vrai que j’ai parfois reçu des spécialistes ou des gens qui sont atteints de maladies. Tu parlais de Géraud Payot de Montabert tout à l’heure que j’avais reçu l’année dernière au moment du podcaston. D’ailleurs, le podcaston, c’est une excuse pour te tendre le micro. Même si on est un petit peu au-delà de la semaine, ce n’est pas grave. Ce sera aussi un épisode spécial podcaston. Anthony Desjardins aussi qui est atteint de Parkinson, qui est lui à Montpellier. Tu vas passer le voir à Montpellier en vélo ?
Dylan LIABEUF : Oui. Oui. Anthony est aussi quelqu’un de hyper inspirant. Il y a eu un peu ce choc-là de révélation de sa maladie auquel il ne s’attendait pas du tout. Et maintenant, il fait beaucoup pour faire parler de comment le sport l’aide et aide beaucoup de patients, notamment des patients jeunes qui sont atteints de Parkinson. Du coup, il va essayer d’être cette personne qui va expliquer comment ça l’aide. Et on va faire du tennis ensemble normalement. Tennis qui n’est pas forcément mon sport, mais il aime beaucoup ça. On va faire du tennis au bord de la plage. Et puis, on va discuter un peu de comment il se sent et de ses prochains défis parce que lui, il a aussi beaucoup de défis sportifs.
Ermanno : En effet.
Ermanno : Rapidement, tu as dit qu’on est revenu sur ton défi, sur ton aventure où tu vas rallier Berlin à Barcelone avec ses 3000 kilomètres. Comment est-ce que tu fais ça ? On a compris que tu allais dormir chez les gens qui t’hébergent, qui t’invitent, mais tu y vas en vélo, tu prends une carriole, tu es en full autonomie. Comment tu envisages, comment tu organises ça ? J’imagine que les étapes vont aussi changer selon le climat, selon le parcours, selon la qualité des routes, les dénivelés, etc. Comment est-ce que tu visualises déjà ça à quelques jours du départ ?
Dylan LIABEUF : Eh bien, ça reste quand même une aventure. Donc, j’ai tout planifié. Tout est planifié, la route est planifiée. Donc, je pars. Je pars avec un gravel que j’avais déjà utilisé en 2022. J’avais déjà fait Dresde-Lyon. Donc, je sais à peu près comment ça se passe, mais je l’avais fait en direct. Là, c’est un petit peu plus délicat parce que c’est pareil, j’ai des étapes. Il faut que je rencontre les gens à certains timings. Donc, j’ai un vélo et une petite carriole, parce que je veux aussi distribuer des cartes de dons d’organes, des choses comme ça qui font partie de l’aventure. Et puis, j’ai des partenaires pour la nutrition. Et donc, j’ai déjà commencé à envoyer de la nourriture à certaines étapes. Pour ne pas me charger trop, parce qu’il y a quand même 30 000 mètres de dénivelé positif aussi sur les 3 000 kilomètres.
Ermanno : Donc, 10 fois l’UTMB quand même.
Dylan LIABEUF : Oui, mais en vélo.
Ermanno : Mais oui, mais bon, il faut quand même les absorber. Et puis, les mecs qui courent l’UTMB, notamment ceux qui courent en moins de 20 heures, c’est leur métier d’être du travail.
Dylan LIABEUF : Tu as raison, mais après, c’est ça, c’est aussi le défi. J’ai mon défi sportif. Donc, voilà, il y aura le petit vélo, la petite carriole. J’ai une tente aussi. Parce que j’ai un ami qui est ultra cycliste. Et on va faire Innsbruck à Zurich. Donc, c’est à peu près 300 kilomètres. Et on va potentiellement dormir dehors ensemble. Et donc, du coup, j’ai une tente aussi pour dormir dans les montagnes autrichiennes. Donc, voilà. Et puis, après, on s’adaptera en fonction. C’est aussi ça, c’est l’aventure. Je l’ai fait plusieurs fois. Je suis bien équipé. C’est toujours l’équipement qui est intéressant. Je suis bien équipé. Et du coup, voilà, ça n’empêchera pas les aléas. Mais ça fait partie du truc.
Ermanno : Oui, comme tu le sais, une aventure, ça reste, même si on prévoit tout, il y a toujours des imprévus. Il y a toujours des choses qui ne se passent pas comme on le voulait, comme on l’entendait. Tu as pris assez de marge pour tes rendez-vous, justement, avec les personnes que tu as prévues de rencontrer, que tu as prévues d’interviewer ?
Dylan LIABEUF : Est-ce que j’ai pris ?
Ermanno : Est-ce que tu as pris assez de marge pour tes rendez-vous qui sont déjà planifiés ?
Dylan LIABEUF : Je pense, oui. Après, j’ai aussi pris, si jamais j’ai des gros problèmes mécaniques, je suis toujours à moins de 10 kilomètres d’une raille de train. Parce que l’idée, c’est aussi d’arriver à rencontrer les gens parce que j’ai des journées vraiment dédiées. J’ai la chance d’avoir une journaliste aussi qui va suivre le projet. Des rendez-vous vraiment importants. Donc, tout ça, c’est bien calé. Donc, j’ai un petit peu des demi-journées où je peux régler certains problèmes, s’il y en a.
Ermanno : Tu parles de la journaliste. Tu as parlé tout à l’heure du podcast. Au niveau média, comment est-ce que tu organises ça ? Comment est-ce que tu envisages de documenter tout ça ? Et puis, encore une fois, avec l’objectif de mettre en avant ce sujet de la santé publique ?
Dylan LIABEUF : C’est une super question parce qu’on est en train d’organiser ce qui, à la base, c’est encore une fois un projet personnel qui a juste grossi grâce à l’enthousiasme de tous les participants et des gens qui en font partie. Donc, il va y avoir des suivis médias. On a un site Internet. On va aussi beaucoup communiquer sur les réseaux sociaux professionnels, sachant que c’est mon métier, la science. Et donc, on va faire beaucoup de LinkedIn, un petit peu d’autres médias type Instagram, des choses comme ça pour toutes les vidéos, photos. Et on est en train de réfléchir en ce moment. On est en train de faire des tests pour faire un documentaire de l’aventure parce qu’on commence à avoir des sponsors qui me permettraient potentiellement de mettre en place quelque chose, comme ça. Donc, l’idée, c’est ça. L’idée, c’est que, comme toi, tu l’as fait, c’est faire parler des gens, récolter un petit peu d’argent pour faire vivre la recherche et les associations qui me soutiennent sur ce projet-là. Donc, il va y avoir aussi potentiellement une cagnotte qui va être organisée pour arriver à soutenir toutes ces associations qui font beaucoup de choses qui sont très importantes.
Ermanno : Super.
Ermanno : J’avais une question qui m’échappe, mais bon, écoute, ça reviendra. Oui, tu disais que vous allez avoir un site Internet. On peut voir déjà en amont quelles seront les étapes, quelles seront les dates de passage estimées, ce que tu as prévu d’y faire. Alors, je sais que, par exemple, si on s’arrête sur le lundi 28 avril à Marseille, il y a quelques trucs qui sont prévus. D’ailleurs, il faudra que tu m’en dises plus pour qu’on programme tout ça. Mais comment on fait si on veut te retrouver sur le parcours ?
Dylan LIABEUF : C’est ça. Là, on est en train de finaliser dans les 2-3 jours. Le site Internet sera en ligne et on pourra retrouver vraiment, vraiment chaque étape, chaque intervenant. Donc, les intervenants aussi seront présentés avec des postes dédiés en amont. Mais sur les sites Internet, il y aura déjà tout avec les intervenants, dans quel cadre ils interviennent. Et puis, de quoi on va parler. Donc, tout sera sur les sites Internet. Et puis, la cagnotte va être mise en place, je pense, dès le premier jour, qui sera le 12 avril, le jour de départ. 12 avril 2025.
Ermanno : OK, super. Dylan, c’est le moment. On n’est pas à la radio. Tu peux remercier, tu peux remercier toutes les associations, tous les partenaires, tous les sponsors que tu as déjà, en précisant que ceux que tu ne cites pas, ce n’est pas que tu les as oubliés, c’est juste qu’ils ne sont pas encore signés sur le projet. Donc, vas-y, le micro est à toi.
Dylan LIABEUF : Eh bien, il y a énormément de monde. Donc, déjà, je voudrais te remercier, toi, parce qu’on n’en a pas vraiment plus parlé de ça. Mais en fait, je t’ai envoyé un e-mail. Enfin, je t’ai envoyé via le site de devenir triathlète, la page contact. Et tu m’as répondu dans les 5 minutes. Et on s’est appelé. On s’est appelé pendant quasiment une heure. Je crois que tu devais aller à la pharmacie. J’étais devant la pharmacie. Les gens, ils ont dû se demander
Ermanno : mais qu’est-ce qu’il fout l’autre avec son téléphone ? Ça fait une heure qu’il est là. En plus, il pleuvait. Je m’en souviens, j’étais sous la flotte. Mais bon, voilà, écoute, c’était un bon moment. Donc, c’était l’occasion d’eux.
Dylan LIABEUF : Mais tu m’as donné, en fait, en plus de me donner des contacts, tu m’as donné tout l’enthousiasme pour faire partir le projet vraiment. Et si le projet, il est aussi, entre guillemets, étoffé maintenant, c’est grâce à cet enthousiasme que j’ai ressenti chez toi. Et ça m’a donné une force vraiment folle. Et donc, après, je te remercie de toi. Je remercie tous ceux qui vont passer dans le podcast. Et je remercie toutes les associations. On a aussi, sur la santé mentale, il y a Movember. Il y a pas mal d’associations sur les, entre guillemets, minorités. Donc, pour les personnes LGBT, pour les mêmes au niveau, le sexisme et tout ça, on a beaucoup d’associations là-dessus. Et après, on a des associations, notamment France Alzheimer. On a aussi tout ce qui est l’ARSLA, tout ce qui est les invincibles qui sont pour la maladie de Charcot. Il y a énormément… En fait, je pense que je pourrais pas tous les citer, mais il y a des associations pour la dépression en Allemagne qui sont un petit peu particulières. Mais en termes français, oui, on a aussi tout ce qui est pour Margot. On a les 2500 voix pour les enfants malades. Et puis, il y a tous les officiels pour le don d’organes en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse. Suisse Transplante qui nous aide beaucoup. Non, c’est énorme. Je pense qu’il faut que vous alliez regarder sur le site et puis vous verrez tout le monde avec les descriptions et tous les gens qui m’ont soutenu, que ce soit financièrement ou que ce soit moralement, pour cette aventure.
Ermanno : Waouh ! Écoute, j’allais renvoyer vers le site, mais c’est fait. Merci pour les petits mots. Merci à toi que tu m’as envoyé. Ça fait plaisir, ça fait chaud au cœur. Heureusement, ceux qui regardent la vidéo, ils ne verront que toi quand tu parles. Ça switch, la vidéo, elle est enregistrée et on voit que les personnes qui parlent. Donc, on ne verra pas que j’avais l’alarme à l’œil.
Ermanno : Tiens, pour l’info, je ne sais pas si je te l’avais dit, mais moi, j’ai bénéficié aussi de la banque de greffe quand j’habitais au Luxembourg parce que j’étais greffé d’une cornée en Allemagne, à Hombourg. Donc, je vois un petit peu non seulement la cornée, la complexité des choses, mais aussi le bon fonctionnement inter-européen, en l’occurrence l’Allemagne avec le Luxembourg. Le Luxembourg étant un pays qui ne fait pas de transplantation, mais il travaille beaucoup avec les pays frontaliers que sont la France, la Belgique et l’Allemagne. Donc, voilà, c’était l’occasion d’en parler. Donc, encore une fois, pour les partenaires, les sponsors, les associations, allez voir sur le site. Moi, quand tu énonces tout ça, je me dis, mais en fait, post-doc, tu ne bosses pas, tu ne fais rien, ce n’est pas possible. Comment tu as fait pour contacter tous ces gens ? Enfin, moi, j’ai préparé mon défi pendant trois ans, je dois me contacter plus de trois ou quatre associations. Comment tu as fait pour contacter tous ces gens, Dylan ?
Dylan LIABEUF : C’est une bonne question. Après, j’ai un double job, entre guillemets, parce que c’est énormément de travail. Si tu veux des infos, hier, je suis resté au Labo jusqu’à 1h du matin, ce que j’ai reçu un fois à 15h, et puis j’ai dû tout préparer. En fait, je suis passionné. Je pense que c’est intéressant, c’est important de le dire. Je pense que si quelqu’un me demande d’avoir le rythme que j’ai en ce moment, je ne peux pas le faire, mais c’est comme toi. Par contre, être passionné, et puis discuter avec des gens passionnés, à la fois des chercheurs pour mon travail, mais aussi toi, vous, tous les gens qui sont passionnés de sport, tous les gens qui sont passionnés et qui veulent transmettre leur message, c’est super important de leur parler, et ça donne énormément d’énergie. Et donc, ça m’a permis, justement, de très bien m’entourer, et en fait, d’avoir une sorte de ping-pong, ou de ricochet, de système de ricochet, c’est-à-dire que, comme toi, tu m’as recommandé pas mal de personnes qui, toi, t’ont inspiré, et que tu pensais, pour exemple, correspondre à l’aventure. Ça s’est beaucoup passé comme ça, et puis maintenant, j’ai une journaliste qui m’accompagne, Camille Boivini, et c’est une journaliste scientifique, et du coup, elle m’aide pour tout ce qui est les réseaux, pour tout ce qui est la préparation aussi, quelques scripts pour faire le podcast, essayer de me sentir un petit peu mieux pour parler, encore une fois, c’est une formation. Et en fait, c’est ça, je m’entoure beaucoup, et puis le site Internet, il a été fait par quelqu’un qui a aussi Parkinson. Il est dans l’association qui s’appelle Ping-Pong Parkinson. Donc, il s’appelle Sandra, et qui est ici. Et le site Internet a été fait par son copain. Donc, en fait, c’est tout ça. C’est parti d’un projet personnel, avec des fonds personnels, et au final, tout le monde a investi d’une manière morale ou d’une manière financière. Et aujourd’hui, c’est pour ça qu’au bout de même pas six mois de préparation, j’ai réussi à contacter tous ces gens-là qui m’ont mis en contact avec d’autres, et tout le monde a été très, très enthousiaste. Et après, c’est plus facile à organiser si tout le monde y met du sien.
Ermanno : Oui, je te félicite quand même, parce qu’il y a rencontrer des gens, fédérer des gens, et puis animer des gens. Il y a toujours plein de gens qui ne sont pas avec de bonnes intentions. Et puis après, les mettre tous en musique, ça, c’est un autre de tes talents, et franchement, bravo. Tu le disais tout à l’heure, et je pense qu’on va pouvoir peut-être terminer là-dessus, le don d’organes, c’est important, que ce soit le don d’organes à d’autres, pour qu’il soit donné à d’autres patients, ou le don d’organes à la science. Il y a des réglementations qui sont particulières suivant le pays, même si ça tend un petit peu, si je ne m’abuse, à s’homogénéiser au niveau de l’Europe. Mais en gros, déjà, ça se prépare avant de mourir, surtout qu’on ne sait jamais véritablement quand est-ce que ça va se passer. Mais pour terminer là-dessus, sur une note d’espoir, comment ça se passe si on se pose la question d’être donneur ou pas d’organes, et puis de sang aussi ?
Dylan LIABEUF : C’est une question super intéressante. J’ai rencontré, la semaine dernière, l’officiel allemande. Et en Allemagne, ça ne se passe pas très bien. C’est aussi pour ça que j’ai voulu faire cette aventure. Il n’y a pas aussi
Ermanno : deux systèmes différents entre l’ancienne Allemagne de l’Est et l’ancienne Allemagne de l’Ouest, et puis le système fédéral et le système national ?
Dylan LIABEUF : En fait, le truc, c’est que si on englobe un petit peu plus, il y a Eurotransplant, qui est le système européen. Donc, il y a le système européen qui arrive justement à organiser tous les potentiels receveurs, donc avec la gravité de la maladie. Donc, plus c’est grave et plus on va être en haut sur la liste. Mais après, à côté de ça, il y a un système allemand. Et même dans le système allemand, il y a plusieurs régions. Donc, dans le système allemand, il faut que la région, en fait, on va discuter avec les hôpitaux. Chaque région discute avec chaque hôpital de sa région pour arriver à mettre en place justement des choses qui sont très, très cadrées. Parce que les Allemands, c’est très compliqué à leur faire comprendre que le don d’organes, c’est important et personne, ne va rien faire de leurs vivants. C’est juste pour pouvoir sauver des vies après leurs vivants. Et ils sont très, comment dire, ils sont peu ouverts encore parce qu’il y a eu quelques scandales qui ont fait que c’est très compliqué aujourd’hui en Allemagne. Et il y a deux systèmes. Il y a le système opt-in et le système opt-out. C’est-à-dire qu’en Allemagne, on n’est pas donneur directement comme en France. Par définition, exactement, il faut qu’on ait cette petite carte. Moi, personnellement, j’ai une petite carte. Ou alors, s’inscrire sur un site internet. Si on est allemand. Donc, c’est très, très compliqué comme système. Et donc, c’est pour ça que Sarah Loder, qui du coup, s’occupe de ça à Berlin, elle m’a aussi fait comprendre qu’il faut vraiment en parler dans toutes les familles. C’est-à-dire que si toi, tu veux être donneur, un donneur, c’est à peu près quatre organes qu’on donne. C’est-à-dire qu’en général, on peut récupérer quatre organes et donc sauver potentiellement quatre vies. C’est-à-dire qu’un autre décès qui n’est pas souhaité à personne va potentiellement sauver quatre vies plus va permettre de former des médecins, former des chercheurs pour traiter mieux les maladies demain. Et si tout le monde était donneur, on arriverait à avoir des organes pour tout le monde. C’est-à-dire sauver tous ceux qui sont sur les listes plus faire des études supplémentaires. Et donc, ce que tout le monde fait aujourd’hui, c’est essayer de mettre en commun, comme tu dis. Donc, c’est cette liste européenne et d’arriver à mettre en place à la fois dans les hôpitaux, mais dans les familles aussi. Si toi, tu veux donner tes organes, c’est comme est-ce que tu veux avoir une crémation ou est-ce que tu veux être enterré ? Il faut discuter et il faut que les familles soient au courant. Il ne faut plus que ce soit trop un tabou. Et c’est ce qui se passe en Espagne. En Espagne, c’est le pays qui fait le plus de dons et de transplantation d’organes parce qu’il y a cet aspect de on en parle et on explique. Et c’est aussi ça. C’est aussi pour ça que la vulgarisation et les passages de messages entre la médecine et les gens c’est très important.
Ermanno : On n’est pas revenu sur Pourquoi Barcelone ? On n’est pas revenu sur ton entraînement, etc. Mais je pense que c’était beaucoup plus important pendant cette petite heure qu’on a passé ensemble de parler un petit peu de toi au début pour cerner le personnage et puis aussi et surtout de ton défi et de l’intérêt que tu y mets derrière au-delà de l’intérêt sportif. J’ai quand même une dernière question. Et après, on a compris que ce défi, cette aventure, ce problème de santé publique, tu vas continuer à le faire vivre. Mais et après ? C’est quoi ton défi de l’année prochaine parce que tu as dit que tu avais un défi par an ?
Dylan LIABEUF : Ça aussi, c’est une super bonne question. Maintenant, ce défi de cette année de mes 30 ans, ça a permis de mettre en place une association. Et donc, je pense que ça restera dans le cadre de l’association. Mais pour l’instant, je n’y ai pas réfléchi. je suis hyper ouvert. Si les gens veulent me contacter pour me proposer des défis et de le faire avec eux, de le faire avec leur association, je suis super ouvert. Et je pense que je vais faire et je vais essayer de me laisser guider peut-être l’année prochaine. Donc, on peut profiter de cette aventure pour faire de la pub pour savoir quel sera mon défi l’année prochaine.
Ermanno : Bon, écoute, Dylan, merci beaucoup. Est-ce qu’on a abordé tout ce que tu voulais aborder ou est-ce qu’il y avait des points ultra importants que tu voulais absolument mettre en avant dans cet épisode ?
Dylan LIABEUF : Non. Moi, je pense juste qu’il faut juste qu’on essaie de se mettre tous en contact. Donc, je suis aussi très ouvert si des gens ont des questions, notamment scientifiques. Je ne me prétends pas être un expert de tout. Mais par contre, j’essaie d’être ouvert et de répondre aux questions auxquelles je peux répondre. Donc, sur l’aspect végétalien, l’aspect recherche sur le foie, l’aspect un petit peu sportif et que chaque personne trouve une oreille et qu’on puisse en discuter tous ensemble et faire des petites communautés. Je pense que c’est super important.
Ermanno : Écoute, merci beaucoup. On l’aura compris, le plus d’infos, c’est sur ton site Internet. J’attendrai qu’il soit public pour pouvoir diffuser cet épisode. Mais de toute façon, avant le 12, après, je mettrai les liens d’Instagram et autres pour suivre tes aventures. Merci encore, Dylan. Bonne continuation, bonne fin d’entraînement, bonne fin de préparation du défi. Et puis, nous, on se voit le 28 à Marseille.
Dylan LIABEUF : Exactement. Merci beaucoup, Armano, pour tout.
Ermanno : À plus. Ciao.
Dylan LIABEUF : Ciao.
Ermanno : C’était Devenir Triathlète X OpenTri. Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Nous, on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. Alors, si ça vous a plu, vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux Instagram, LinkedIn et Facebook. On se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com. Vous allez retrouver l’ensemble des épisodes, mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. On ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources. Si vous avez une idée d’invité, n’hésitez pas à nous envoyer un petit message. Et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs, connectez-vous sur OpenTri.fr et on se fera un plaisir de vous accueillir. Alors, n’hésitez pas, on se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com et OpenTri.fr. Salut les sportifs !
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