#389 Passer pro en triathlon, un défi fou ? avec Maxime Rivron

Passer pro en triathlon, un défi fou ?

🎙️Aujourd’hui, on accueille Maxime RIVRON, qui nous raconte son passage au statut de triathlète pro !

💬On parle de conseils, de stratégie et de planification pour les triathlons Longue distance.

🏃‍♂️Une belle histoire qui nous plonge dans les défis de ceux et celles qui basculent vers le statut pro.

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Dans cet épisode, vous découvrirez :

– Le parcours inspirant de Maxime, de ses débuts inattendus à la conquête des podiums en triathlon.

– Ses techniques d’entraînement intensives et son éthique de travail qui le poussent à se surpasser jour après jour. 📈

– Comment la passion, la détermination et une approche stratégique peuvent transformer des défis en opportunités. 💪

– Les thèmes cruciaux du dépassement de soi, de la résilience et de l’importance d’un mentor dans la quête de l’excellence.

– Les défis rencontrés lors de la transition de la catégorie age-group vers les compétitions professionnelles.

📸 Ironman® et Sportograf

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Notre mission reste inchangée : rendre le triathlon accessible à tous, des débutants aux élites, en passant par ceux qui reprennent après une pause. Avec OpenTri à nos côtés, attendez-vous à plonger encore plus profondément dans le monde fascinant du triathlon. 🏊‍♂️🚴‍♀️🏃‍♂️. Gardez le pas, gardez le rythme, et surtout… gardez la passion brûlante pour le triathlon qui nous anime tous. 🔥💪

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Ermanno : Avant de démarrer ce nouvel épisode, on a une invitation spéciale pour vous. Je vous invite à nous rejoindre sur devenire-triathlète.com. Vous allez y retrouver tous les épisodes, mais aussi des conseils, des guides, des ressources et des outils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. Et on mettra tout ça à jour chaque semaine. Allez, on se retrouve tout de suite sur devenire-triathlète.com et d’ici là, bonne écoute de ce nouvel épisode. Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète. Allez, aujourd’hui, on continue avec une série de jeunes sportifs, jeunes triathlètes prometteurs. Il arbore déjà un palmarès assez sympa. On va revenir avec lui sur ce sujet justement et sur tant d’autres. Je suis très heureux de tendre le micro à Maxime Rivron. Salut Maxime.

Maxime Rivron : Salut à toi, merci pour l’invitation.

Ermanno : Je t’en prie, écoute, c’est un plaisir. Comme je dis à tous mes invités, l’objectif de ce podcast, c’est d’inciter le maximum de gens. S’ils ne connaissent pas le triathlon, s’y mettent. Et puis, s’ils connaissent, à continuer, à progresser. Donc, on va pouvoir regarder avec toi un petit peu quel est ton parcours, quelle est ton histoire de triathlète et puis s’en inspirer, j’espère.

Maxime Rivron : Ça marche, peut-être, oui.

Ermanno : Déjà, peut-être pour commencer, ce que je te propose, c’est de te présenter. Donc, dis-nous tout. Qui est Maxime Rivron ?

Maxime Rivron : Je m’appelle Maxime, j’ai 26 ans. Je pratique le triathlon depuis 2013 et je cours dans la catégorie pro depuis l’année dernière. Et depuis cette année, en parallèle, je suis MNS à mi-temps en piscine.

Ermanno : Alors, MNS pour Maître, Nageur, Sauveteur, c’est ça ?

Maxime Rivron : Oui, voilà, c’est ça, oui.

Ermanno : Quand tu dis en pro, en pro sur le label Ironman, donc ça sous-entend du long, du très long ?

Maxime Rivron : Oui, c’est sur le circuit longue distance, donc Ironman et Challenge.

Ermanno : OK. Et sur la distance Ironman ou sur le half ?

Maxime Rivron : Le half, pour le moment. Je ne suis pas encore prêt psychologiquement pour un Ironman.

Ermanno : Donc, ça va venir.

Maxime Rivron : Ça sera un objectif futur, on va dire.

Ermanno : Tu me l’as dit, tu as écouté le podcast déjà. Ce qui m’intéresse aussi, c’est de revenir un petit peu sur l’histoire de mes invités, savoir comment tout a commencé, comment est-ce que tu as fait ton premier pas vers le triathlon. Donc, toi, le sport, ça remonte à quand ? C’est quoi tes premiers souvenirs de sportif ?

Maxime Rivron : Alors, moi, je ne faisais aucune des trois disciplines avant le triathlon. Donc, j’ai vraiment démarré le triathlon à 16 ans en faisant ni natation, ni vélo, ni course à pied en perfectionnement. Donc, j’ai fait pas mal de tennis. Ah oui, le secret challenge quand même. Oui, j’ai fait du tennis en loisir, du basket, du handball. Je faisais aussi du foot dans la rue avec mes potes. Et on va dire que c’est en voyant des vidéos et photos de l’Ironman de Nice que ça m’a donné envie d’essayer. Donc, en fait, à cette époque-là, en 2013, c’est mon coach qui avait participé. Et voilà. C’est en voyant tout ça, je me suis dit, pourquoi pas essayer le triathlon ? Et en fait…

Ermanno : Tu peux balancer des noms, vas-y.

Maxime Rivron : Ah, il s’appelle Frédéric Marie. Et en fait, c’est un ami d’enfance de mon père. C’est pour ça que, du coup, on était tous allés supporter. Et voilà, c’est en voyant tout ça, ça m’a donné envie d’essayer le triathlon. Et depuis, je suis accro.

Ermanno : Quelle dure maladie d’être accro au triathlon. Accro au point de… D’être bigorexique ou accro plus dans le mode de vie, la façon de t’alimenter, de dormir, et puis, évidemment, de t’entraîner et d’aller vers des compétitions.

Maxime Rivron : Oui, c’est après, du coup, c’est sûr qu’après, il y a tout ce qui est aspect sommeil, nutrition, qui est vachement important. Et je me concentre aussi beaucoup sur ça.

Ermanno : Bon, mais pas bigorexique. Donc, bigorexique, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est vraiment ceux qui sont addicts au sport. Et donc, tu te rends malade si tu ne peux pas aller courir, nager, faire du vélo, faire du tennis. Non, tu n’es pas tombé dans la bigorexie.

Maxime Rivron : Non, je ne suis pas dans la bigorexie, non.

Ermanno : Donc, tu commences le triathlon à 16 ans. Comment on fait quand on commence aussi tard ? Alors, disclaimer, j’ai commencé aussi à 16 ans. Et avant, je n’étais ni coureur, ni nageur. Et j’étais un peu cycliste du dimanche. Donc, comment on fait quand on commence à 16 ans ?

Maxime Rivron : Déjà, c’est sûr que les semaines d’entraînement sont plus chargées. Il y a trois sports. Après, on va dire, j’aimais bien aussi les sports d’endurance. Mais c’est sûr, c’est spécial comme ça, tout de suite, de passer de trois sports, trois disciplines à travailler. Mais au début, on va dire, ça démarrait peut-être que je faisais un entraînement dans chaque discipline. Bon, déjà, ça en faisait trois dans la semaine. Et puis, petit à petit, j’en ai rajouté au fur et à mesure des années jusqu’à en faire un autre. Donc, beaucoup maintenant.

Ermanno : Rajouter beaucoup, beaucoup. Tu étais encadré quand tu as commencé le triathlon ? Est-ce que, justement, l’ami de ton père, qui est… Tu nous parles de ton entraîneur. Est-ce que c’est lui qui t’a encadré ? Ou est-ce qu’au début, tu y allais un petit peu au fini ?

Maxime Rivron : On va dire que c’est un peu lui qui m’a initié. Et on va dire qu’au début, je faisais pas mal. Du coup, les séances club pendant plusieurs années. Et jusqu’à maintenant, on va dire, faire un peu mes propres programmes d’entraînement avec, du coup, mon entraîneur qui m’a initié au départ.

Ermanno : Alors, attends, parce qu’il y a un truc qui m’intrigue quand même. Je suis passé faire un tour sur ton profil LinkedIn. C’est d’ailleurs comme ça que je suis rentré en contact avec toi. Si je ne m’abuse, tu as fait des études dans le sport ?

Maxime Rivron : Oui. Oui, pas mal.

Ermanno : Et est-ce qu’à 16 ans, tu savais déjà que tu voudrais faire des études dans le sport ? Ou est-ce que c’est le fait d’avoir découvert le triathlon, commencé à l’apprécier ? Donc, 16 ans, c’est deux ans avant le bac, à peu près. Oui.

Maxime Rivron : C’était en première, juste un an avant.

Ermanno : Tu finissais ton année de première et après, tu avais la terminale avec le bac. Est-ce que c’est cette découverte du triathlon qui t’a donné envie après de faire des études dans le sport ? Ou est-ce que c’était déjà ancré en toi ? C’est déjà ce que tu voulais faire ? Et du coup, tu en as profité aussi pour l’appliquer à ta pratique du triathlon ?

Maxime Rivron : Alors, avant de dire, en terminale, je ne savais pas encore où j’allais aller après. Parce que j’aime bien aussi les matières scientifiques, donc maths, etc. Et donc, je me suis tourné vers le sport. Mais c’est vrai que peut-être que c’est à partir du moment où j’ai commencé à mettre au triathlon, je me suis aussi intéressé un peu plus aux sciences du sport. Et d’ailleurs, j’ai fait pas mal de formations après le bac dans ce domaine. Donc, je suis allé après à l’université Paris-Saclay, Paris-Sud, avant à Orsay. Et donc, du coup, j’ai une licence STAPS entraînement sportif. J’ai enchaîné ensuite avec un master STAPS. Qui est plus axé sur la recherche. Et après, je voulais continuer à compléter mes connaissances. Et donc, j’ai passé un diplôme universitaire en préparation physique, préparation mentale. J’ai aussi passé l’équivalence pour être maître nageur-sauveteur. Et j’ai également passé des brevets fédéraux de triathlon. Un rat de bibliothèque ? Un petit peu, oui. C’est vrai que j’ai fait pas mal d’études. J’ai fait le bac.

Ermanno : Malgré tout ça, t’arrives à trouver le temps de t’entraîner, donc de découvrir le triathlon, de t’entraîner. Tu nous dis en plus que maintenant, t’es MLS, donc maître nageur-sauveteur à mi-temps. Est-ce que ce poste, déjà, c’est pour financer ta carrière de triathlète ?

Maxime Rivron : Oui, on va dire ça, même si je suis encore chez mes parents. Et oui, on va dire que c’est un petit peu, oui, pour financer et aussi acquérir également un peu d’expérience sur le terrain. Parce que bon, avec toutes ces formations, c’est bien aussi de les mettre un peu en application également.

Ermanno : Tu nous as pas dit que t’avais commencé à nager à 16 ans ? Donc tu commences à nager à 16 ans et à 26, t’es maître nageur-sauveteur ?

Maxime Rivron : Alors en fait, j’ai appris à nager plus petit, mais j’ai vraiment commencé à me perfectionner à 16 ans en natation, oui.

Ermanno : Bon, voilà, il y a apprendre à nager, donc en gros, apprendre à ne pas couler. Et puis après, il y a apprendre les techniques de natation. Est-ce que quand t’as commencé le triathlon à 16 ans, tu maîtrisais déjà toutes les techniques ou t’as vraiment tout appris ? De zéro ?

Maxime Rivron : Ah non, non, je savais déjà nager depuis que j’étais tout petit. Donc oui, quand j’ai démarré le triathlon, oui, je savais quand même nager. Mais après, je ne m’étais pas perfectionné comme je ne m’étais pas perfectionné en course à pied et à vélo. Voilà, mais sinon, non, je savais quand même nager.

Ermanno : Encore une fois, tu vois, si je fais le parallèle, moi, j’ai commencé à 16 ans. À part la nage petit chien, je ne savais pas faire grand-chose. Donc je suis assez content d’avoir pu progresser et assez vite. Parce que finalement, quand tu ne sais pas très bien nager, tu as une courbe de progression qui est assez rapide. Alors après, tu plafonnes quand même, mais surtout quand tu commences la natation assez tard. Mais tu vois bien la progression est assez rapide. Et puis l’aisance qui commence à arriver aussi en natation.

Maxime Rivron : Oui, aussi, oui.

Ermanno : Donc toi, tu commences à 16 ans en parallèle de tes études. Est-ce qu’au fur et à mesure où tu avances sur les études, ça t’aide aussi à mieux comprendre les demandes de ton entraîneur, enfin de l’entraîneur du club pour les séances ? Est-ce que ça t’aide à mieux comprendre les séances ? Est-ce que ça t’aide à mieux mettre en pratique les instructions ?

Maxime Rivron : Oui, bien sûr. Parce que c’est vrai qu’au début, avant que je rentre en STAPS, je ne savais pas encore comment fonctionnaient les séances, etc. Tous les thèmes à travailler, tous les termes scientifiques qu’on connaît maintenant. Donc oui, c’est sûr qu’au fur et à mesure de mon cursus, je comprenais de plus en plus ce que je faisais.

Ermanno : Et si on regarde… Si on regarde de l’autre côté, dans l’autre sens, est-ce que ta pratique t’a apporté aussi de l’aide dans tes études ? Est-ce que t’arrivais à mieux comprendre certains concepts, certaines théories qui peuvent paraître parfois un peu abstraites ?

Maxime Rivron : Oui, aussi, dans ce sens-là, ça fonctionne bien également. Donc c’est vraiment… Ça se complète en même temps, la théorie et ce que je pratique, ce que je mets en pratique.

Ermanno : En gros, tu vois, derrière ça, j’ai envie de te demander, est-ce que les études de STAPS t’ont rendu un meilleur triathlète ? Et est-ce que le triathlon, t’as rendu un meilleur étudiant en STAPS ?

Maxime Rivron : C’est compliqué à répondre. On va dire que, oui, si, quand même, les études, ça m’a quand même aidé à comprendre ce que je fais et à maintenant mieux construire, mieux planifier. C’est sûr que oui, c’est un plus.

Ermanno : Alors évidemment, l’objectif de la planification, c’est de pouvoir soit être beaucoup plus à l’aise, beaucoup plus en aisance, soit même commencer à progresser, voire performer. Toi, quand est-ce que tu commences à t’aligner sur des compétitions ? Quand est-ce que tu commences à t’aligner sur des compétitions ? Quand est-ce que tu commences à te dire, tiens, il y a peut-être un truc à faire ? Et puis, quand est-ce que tu commences à faire tes premiers résultats, finalement ?

Maxime Rivron : Donc en fait, mes premiers résultats, on va dire, ça a commencé fin 2020, donc après le Covid, là où j’avais gagné le triathlon de Deauville. C’était ma première victoire en triathlon et avant, j’étais vraiment, j’étais dans la masse, dans les catégories jeunes, et j’ai jamais rien fait. Et on va dire, c’est à partir de 2020 que ça a commencé. Et après, en 2021, j’ai commencé à m’aligner sur le long de distance. Et ouais, en fait, au fur et à mesure des années, les résultats sont de mieux en mieux, donc c’est sympa.

Ermanno : Et alors justement, tes résultats, donc tu nous dis, tu gagnes Deauville, en groupe d’âge, au général ?

Maxime Rivron : Oui, là, c’était le triathlon, c’était le format olympique en 2020, donc oui, là, c’était au général. Donc, c’était le triathlon, c’était le groupe d’âge.

Ermanno : Et ça fait quoi de monter, justement,

Maxime Rivron : sur la première marche de la boîte ? Ah, ça fait bizarre. C’est vrai que j’étais, je ne suis pas trop habitué comme ça. Déjà, j’ai gagné une course et c’est vrai que ça fait, moi qui suis plutôt de nature, on va dire, timide, réservé, un peu transparent, tout d’un coup, d’être premier et être sous les feux des, je veux dire, entre guillemets, sous les feux des projecteurs, ça fait, c’est un feu spécial, comme, on va dire, comme sensiblement.

Ermanno : Ouais, on sent bien que t’es un peu timide, alors, vas-y, lâche-toi, on est entre nous, on est à la terrasse d’un café, tranquille, on se prend un petit café. Détends-toi, Maxime, détends-toi, respire. T’as fait un début en prépa mental, voilà, vas-y, un petit peu de méditation, ça te dit ? Non, mais plus sérieusement, donc, une fois que tu montes sur la première marche de Deauville, ça enclenche quoi chez toi ? Est-ce que tu te dis, tiens, il y a peut-être quelque chose à faire ou est-ce que tu te dis, au final, bah, voilà, là, c’était sympa, je vais continuer à m’entraîner, j’ai d’autres objectifs cette année, puis on verra ce que ça donne. Tu vois, est-ce que tu prends, finalement, chaque compétition l’une après l’autre ?

Maxime Rivron : Bah, c’est vrai que quand j’avais gagné, psychologiquement, je me suis dit, ouais, que je pouvais être capable de faire de bonnes choses, de bonnes choses, bah, maintenant, je m’en rendais vraiment compte. Surtout que, ouais, en plus, 2020, donc, je finissais mon master et je passais après sur des diplômes universitaires où j’avais plus de temps libre et en même temps, cette année, l’année 2021, je me suis mis à augmenter mon volume d’entraînement mais parce que c’est vrai que en master, j’arrivais à m’entraîner 20 heures à la semaine mais, on va dire que je sentais que je pouvais encore passer, passer, on va dire, à l’étape supérieure et c’est vrai que, bah, maintenant, voilà, je m’entraîne 30 heures à la semaine, on va dire, j’arrive plutôt bien à gérer ma charge d’entraînement, je me suis, j’ai jamais eu, on va dire, de blessure ou de pépins sérieux qui m’a qui m’a stoppé net et, ouais, bah, voilà, c’est comme je disais, donc, maintenant, au fur et à mesure, année après année, je commence à avoir, on va dire, un petit peu plus de résultats même si, bon, ça reste pour le moment à mon niveau, quoi, on va dire.

Ermanno : C’est quoi, finalement, ton niveau ? Parce que, quand tu commences à gagner des courses, notamment le Trit de Deauville qui est assez réputé, et puis même en groupe d’âge, en fait, t’as déjà un niveau qui est stratosphérique par rapport à beaucoup d’autres.

Maxime Rivron : Ah, non, j’ai pas un niveau stratosphérique encore, c’est vrai que l’année dernière, dans la catégorie pro, c’était pas facile, on va dire, c’est vraiment, il y a vraiment comme une différence de niveau entre les groupes d’âge et les pros, je m’en suis vraiment rendu compte l’année dernière. On va dire que c’est en cours de progression.

Ermanno : Et après Deauville, sur quelle autre marche, de quelle autre course tu montes ?

Maxime Rivron : Après, donc, c’était le Half Ironman de Vichy en 2021, où j’ai pris, la deuxième place au scratch, d’ailleurs, à 15 secondes de la gagne, et je gagne…

Ermanno : Ça, ça fait mal, ça, non ? Est-ce que tu l’as vu, le premier, parce que si c’était un rolling start, en fait, tu vois pas forcément

Maxime Rivron : où est le premier ? C’était un rolling start, en fait, et oui, le premier était vraiment, il était vraiment une centaine de mètres devant moi, en fait, j’ai

Maxime Rivron : rattrapé pas mal de temps sur la course à pied, parce qu’en fait, le premier, en question, il est un cycliste de base, donc il roulait assez fort, et en fait, j’avais peut-être 5 minutes à rattraper sur le semi-marathon, et au final, je termine 15 secondes derrière lui, donc en fait, vraiment, dans les derniers kilomètres, je commençais à l’avoir en ligne de mire.

Ermanno : Ah, ça fout la rage, ça ! J’imagine ! Tu vois, aujourd’hui, cette semaine, j’ai diffusé l’épisode avec Victor Lemasson, et pareil, il nous disait, le premier sur, je sais plus quel Ironman, était 24 secondes devant lui, mais il ne le savait pas, parce que comme c’était du Rolling Start, lui, il passe la ligne avec le flot de ceux qui étaient déjà devant lui, mais qui étaient partis bien après, et au final, au moment où il y a la remise des prix, il se rend compte que le mec était 24 secondes devant lui, donc là, 15 secondes, et en plus, tu le vois juste devant toi, à 100 mètres, tu dois t’en vouloir, je sais pas, d’avoir fait une pause pipi, non ?

Maxime Rivron : Non, en fait, en réalité, je savais que j’étais, au début du SMI, j’étais 3ème, je savais que j’étais 2ème, non, après, je m’attendais pas du tout, en fait, à faire ce résultat-là, parce qu’en plus, c’était mon premier Alpha Ironman, donc c’était en même temps, c’était une découverte, non, j’étais déjà plus que satisfait déjà d’être sur le podium d’un Alpha Ironman, j’aurais jamais pensé un jour faire ça, donc voilà, comme à Deauville, en fait, sur le M, c’était pareil, je m’attendais pas vraiment à ça.

Ermanno : Et comment on encaisse, alors, justement, une victoire à laquelle tu t’attendais pas trop, qu’est-ce que ça déclenche, chez toi, après ?

Maxime Rivron : On va dire qu’on sent qu’on change de catégorie, on va dire,

Maxime Rivron : c’est surtout ça, ouais.

Ermanno : Tu dis, donc, tu gagnes Deauville, en distance olympique, après, tu gagnes pas, mais t’es 2ème de l’Alpha Ironman de Vichy, toi, ton entraînement, comment est-ce que tu l’as orienté, justement, cette saison-là ? Est-ce que c’était une saison orientée long, donc Alpha Ironman, et puis tu t’es fait Deauville pour chauffer un peu les jambes, pour chauffer un peu la machine, et t’as été agréablement surpris, ou est-ce que t’as vraiment scindé les deux phases d’entraînement ? Une phase, d’abord, distance olympique, et une phase où, après, t’as remis du volume et tu t’es préparé pour du Half ?

Maxime Rivron : Ouais, on va dire que c’est… Parce qu’en fait, Deauville, pareil, c’était mon premier format M, en 2020. En fait, c’était que des découvertes.

Ermanno : Ah, mais finalement, chaque première expérience te va bien. Quand est-ce que tu vas essayer ton premier Kona ?

Maxime Rivron : Et, oui, c’est vrai, on va dire qu’au début, pour 2020, il y a eu l’année du Covid après, mais je m’étais préparé pour des… Voilà, un format M, parce que juste avant, les années précédentes, je faisais des formats sprint, même quelques compétitions d’athlètes aussi, et donc, on va dire, je m’étais vraiment… Avec mon coach, on avait vraiment ciblé le M, et après, l’année d’après, on avait décidé de commencer à monter un peu sur Alpha Ironman, même si je faisais aussi quelques M également, pour garder un peu pour ne pas faire que du long, pour faire on va dire la distance inférieure, on va dire. Mais voilà, on va dire qu’à partir de 2021, mes objectifs, et même encore maintenant, c’est vraiment sur Alpha Ironman.

Ermanno : Donc, premier Alpha à Vichy, tu montes sur la deuxième marche du podium, et ensuite… Parce qu’avec une deuxième marche sur un label Ironman, que ce soit un full ou un Alpha, ça c’est synonyme d’un beau billet pour les championnats du monde, non ?

Maxime Rivron : Ah oui, c’est vrai, oui. Du coup, ils ont eu lieu… En fait, Vichy, donc à ce moment-là, c’était… Vichy 2021 était le premier qualificatif pour les Mondiaux, la première course qualificative pour les Mondiaux en 2022, et qui ont eu lieu à Saint-Georges fin octobre 2022, donc j’avais… En fait, je m’étais qualifié à peu près… à presque un an et demi à l’avance. Et là, c’est vrai que si… Pareil, je m’étais pas qualifié pour les Mondiaux dès la première course, mais c’est vrai que les Mondiaux, c’est aussi une sacrée expérience, parce que là, il y a tous les meilleurs groupes d’âge du monde, puis en plus, même le voyage aux Etats-Unis était sympa.

Ermanno : Mais entre… Du coup, revenons un petit peu à cette chronologie, entre Vichy et puis les Mondiaux, quasiment un an et demi après, qu’est-ce qui se passe

Maxime Rivron : pour toi ? Alors, donc, j’ai fait… Je me suis aligné après, donc, sur d’autres Alpha Ironman et aussi Challenge, où j’arrivais donc à faire… Pareil, je vais continuer à faire des podiums en groupe d’âge. J’avais même refait Vichy, le Alpha Ironman de Vichy en 2022. Et j’avais fait aussi quelques courses sur le… On va dire le label Ironman et Challenge, où il y avait cette fois-ci des pros. Et je me rendais compte que j’arrivais un petit peu à titiller certains pros. Et donc, je me suis dit, pourquoi pas

Maxime Rivron : courir dans la catégorie pro d’après, puis comme ça, en plus, comme le niveau sera plus relevé, ça me permettra aussi également de… Bien me préparer pour essayer de… On va dire de concurrencer un petit peu, même si c’est un peu compliqué. Mais voilà, c’est vrai que c’est quand même une bonne opportunité et une belle expérience aussi de courir dans cette nouvelle

Ermanno : catégorie. Donc, du coup, là, tu vas au Mondiaux, en groupe d’âge. Comment ça se passe ? Comment tu termines ? Avec le sourire cassé en deux. Ça se passe comment ? C’est premier Mondiaux à Saint-Georges pour toi ?

Maxime Rivron : Alors, du coup, j’ai fini… J’ai fait 46e tout groupe d’âge confondu, sachant qu’on était 3500, je crois.

Ermanno : Ça va, pas trop mal pour un premier Mondiaux.

Maxime Rivron : Oui, ça va. Et j’ai fait dans la catégorie 25-29, je termine, je crois, 17e et pareil, on était 350 dans cette catégorie. Et on va dire que j’étais peut-être un peu moyennement satisfait de ma… On va dire de ma course, parce que finalement, je pense que j’aurais pu faire mieux aussi. Mais pareil aussi, c’est vrai que c’est tout nouveau pour moi aussi de courir sur un autre continent, surtout là aux Etats-Unis avec le décalage horaire, etc. Donc, on va dire que c’était aussi une nouvelle expérience pour moi de courir à l’étranger

Ermanno : comme ça. Alors, moyennement satisfait. Mais ensuite, allez, vas-y Maxime, fais-nous vibrer. Ensuite, après ces Mondiaux de 2022, qu’est-ce qui se passe ?

Maxime Rivron : Après ces Mondiaux de 2022, donc passage dans la catégorie pro en 2023. Bon, du coup, c’était pas facile quand même, parce que bon, là, le niveau est carrément au-dessus par rapport au groupe d’âge. Alors, on va dire que c’était surtout sur, on va dire, la partie natation, comme c’est mon point faible au final, je perdais pas mal de temps et je faisais un peu la course tout seul. Donc, on va dire que c’était une première année de découverte, pour moi, dans la catégorie pro. Mais, ouais, c’est vrai que je me suis vraiment rendu compte à ce moment-là que, ouais, le niveau, c’était vraiment, ça n’a rien à voir avec les groupes d’âge, quoi.

Ermanno : Mais alors, qu’est-ce qui a fait que, justement, tu décides à passer d’amateur, groupe d’âge, à pro ? Qu’est-ce qui t’a incité à prendre une licence ? Qu’est-ce qui fait que tu veux aller encore un peu plus loin dans le challenge et aller te titiller au meilleur Mondiaux dans ta discipline ?

Maxime Rivron : Bah, ouais, c’est ça. C’est, on va dire, le fait, on va dire, d’avoir un… des triathlètes avec un niveau plus élevé aussi, ça va me donner envie de m’entraîner encore plus pour pouvoir atteindre leur niveau et puis, voilà, atteindre le meilleur niveau que je peux avoir,

Ermanno : on va dire ça. Donc, ça, c’est 2023. Donc, tu te qualifies en tant que pro et puis tu vas faire un petit tour de Andorre. Ça se termine comment pour toi ?

Charly : Salut les sportifs, c’est Charlie d’OpenTree et je me permets d’interrompre votre podcast un très, très court instant. Si l’épisode que vous êtes en train d’écouter vous plaît, alors on a besoin de vous. Est-ce que vous pourriez prendre 10 petites secondes pour ouvrir votre appli de podcast préférée, y trouver la fiche du podcast Devenir Triathlète XOpenTree et nous laisser une note, de préférence 5 étoiles, en nous disant ce qui vous plaît le plus dans le podcast ? Ça vous prendra seulement quelques secondes mais ça nous permettra de continuer à améliorer le podcast et à se faire découvrir par d’autres auditeurs triathlètes. Un immense merci à vous qui allez laisser une note et on se retrouve tout de suite pour la suite de votre épisode.

Maxime Rivron : Alors, je ne m’étais pas qualifié au Mondiaux en pro. Andorre, c’est encore une compète c’est le meilleur résultat que j’ai pu avoir sur le circuit pro donc j’ai fini 7ème. Bon après, c’est vrai que l’avantage d’Andorre, c’est qu’au final, comme mon niveau de natation est un peu faible par rapport aux meilleurs pros, généralement sur des courses, on va dire, dont le parcours vélo est assez plat, c’est difficile voire impossible de revenir vu qu’il y a une certaine dynamique de course, etc. Andorre, c’était un peu l’inverse après, parce que comme il y a pas mal de cols, c’était des longs cols donc c’est à la pédale que ça se faisait donc j’ai pu rattraper pas mal de personnes qui étaient devant moi et à pied, pareil, pareil au final, 7ème à Andorre, je ne m’attendais pas vraiment à ce résultat. On était peut-être 25 pros, quelque chose comme ça, et puis il y avait même une sacrée start list avec Yann Frodeno, notamment.

Ermanno : Je ne le vois pas, je ne le connais pas, rappelle-moi qui c’est.

Maxime Rivron : Donc, c’est vrai que d’être face à des gars comme ça, c’est vachement impressionnant quand même.

Ermanno : Est-ce que ça te rebooste, ça te conforte dans ton choix, ça te donne envie d’aller encore plus vite, plus fort, plus loin ?

Maxime Rivron : Ah oui, carrément. Surtout que quelques semaines après, il y avait aussi les championnats de France, de triathlon longue distance, où j’avais réussi à faire quatrième, donc là, c’était un gros boost aussi, ça.

Ermanno : En même temps, quand tu fais 7ème sur un rendez-vous international en pro, international, mondial, c’est normal que sur des championnats de France, tu performes quand même un petit peu, non ?

Maxime Rivron : Oui, même si il y a un peu plus de natation, cette fois sur le format fédéral, j’ai réussi, on va dire, à bien revenir sur la portion vélo-course à pied.

Ermanno : Et comment se passe cette course, justement ? Ça, c’est l’une de tes dernières courses, l’un de tes derniers podiums en 2023, c’est ça ?

Maxime Rivron : Oui, c’est ça, oui. Du coup, j’avais fait la quatrième au général, et on va dire que la natation, c’est mon poids faible, donc sur les 3 km, j’ai pris assez cher. C’est-à-dire que j’avais 6 minutes de retard sur le quatrième après la natation. Donc, j’ai réussi, j’ai réussi à boucher ces 6 minutes à vélo et à pied. Et d’ailleurs, c’était… Les championnats de France avaient lieu à la Salvetta comme en 2022, et j’avais fait aussi ces championnats, donc je connaissais déjà le parcours à vélo, à pied et en natation aussi. Ouais, bah en fait, après, j’ai fait ma course et j’ai réussi… En 2022, j’avais réussi à finir 11e. Et maintenant, en 2023, j’ai réussi à remonter jusqu’à la… à la quatrième place, donc… Pareil, je m’attendais pas beaucoup à me rapprocher autant du podium. Surtout que le troisième, il doit être à une minute, quelque chose comme ça.

Ermanno : Et du coup, 2024, qu’est-ce qui nous attend ? Vers quoi tu t’orientes ? Vers un premier podium au championnat de France ?

Maxime Rivron : Alors, je vais pas refaire les championnats de France de triathlon long-distance cette année. D’ailleurs, j’attends de m’améliorer peut-être un peu plus en natation pour être bon sur trois bornes.

Maxime Rivron : Après, donc, je vais… À partir de mi-mai, je vais participer par contre aux France de duathlon long-distance. Donc, ils auront lieu à Pontivy, vers mi-mai. Et après, je vais… On va dire que les triathlons vont démarrer à partir de juin, où je vais participer donc à l’Alpha Ironman de Suisse. Je vais refaire le Longue de Ville, le Challenge Cane sur Mer à la fin du mois de juin. Donc déjà, ça sera la première partie de la saison.

Ermanno : Ouais, ce qui est déjà pas mal. On verra après où est-ce que tu en seras ou t’as déjà des plans sur la fin de la saison ?

Maxime Rivron : Alors, j’ai déjà… J’ai déjà… J’ai déjà des plans et je vais redémarrer après les compétitions au mois de septembre et octobre.

Ermanno : Bon, et puis on espère un petit ticket pour aller titiller les championnats du monde quand même, cette année.

Maxime Rivron : Ça va être compliqué encore, je pense. Il faut quand même être assez chaud pour se qualifier en tant que pro.

Ermanno : Alors, tu disais que ton point faible, c’est vraiment la natation. Comment est-ce que tu progresses en ce moment, en natation ? Comment est-ce que tu… Enfin, qu’est-ce que tu mets en place pour t’assurer que tout le travail que tu fournis permette justement de performer ? Alors, on le sait, en triathlon, c’est pas forcément grâce à la natation qu’on gagne un triathlon. En revanche, ça peut être à cause de la natation qu’on le perd. Tout simplement, surtout sur des formats assez courts, quand on prend pas la bonne dynamique, quand on n’est pas dans le bon paquet, même si c’est no-drafting, c’est un petit peu plus difficile après d’accrocher. Et puis surtout, surtout, on se fatigue beaucoup plus sur la première épreuve avant de passer sur le vélo et la course à pied. Et donc là, on hypothèque un petit peu ses chances de performer. Toi, à l’heure actuelle, qu’est-ce que tu mets en place pour pouvoir progresser et t’assurer que sur les prochains rendez-vous, tu sois justement au rendez-vous, à commencer par la natation ?

Maxime Rivron : Alors, donc, à la fin, donc, à la fin de l’année, donc à la fin de saison, au mois d’octobre, donc j’ai pris donc aussi, en plus, un coach sur la partie natation qui a été en équipe de France d’eau libre, donc qui connaît bien son sujet, en fait,

Ermanno : ça va, normalement, c’est pas trop mal. Bon, c’est pareil, tu peux balancer des noms, s’il y en a qui sont intéressés. Il s’appelle

Maxime Rivron : Damien Catin-Vidal, et on va dire que, ouais, depuis octobre, j’ai vraiment vraiment retravaillé ma technique parce qu’il y a plein de trucs qui n’allaient pas. Et donc, forcément, bon, bah, quand techniquement, ça va pas, déjà, en natation, c’est compliqué de performer.

Maxime Rivron : Et on va dire que là, ouais, depuis octobre, je retravaille bien ma technique, et donc, ça, c’est, il y a des améliorations, donc ça, c’est déjà plutôt bien. Et on va dire que c’est encore aussi, voilà, en cours

Ermanno : de progression. Dans les éléments que t’as progressés, est-ce que c’est au-delà de la technique, est-ce que c’est aussi l’orientation, le fait de d’avoir une nage bien propre et bien posée en eau libre, en milieu naturel, est-ce qu’il y a d’autres éléments en plus que tu travailles et qui peuvent t’aider à t’améliorer et à performer ?

Maxime Rivron : Pour le moment, on va dire que c’était surtout vraiment retravailler la technique en bassin. Après, bon, on va dire que maintenant, comme les beaux jours arrivent aussi, ça va être un peu l’occasion également de remettre en application ça en eau libre avec la combi, parce que, bon, nager en eau libre, nager en piscine, c’est différent. Mais déjà, oui, on va dire que d’un point de vue technique, il y avait pas mal

Ermanno : de choses à travailler. Tiens, d’ailleurs, tu parles de nager en eau libre avec les beaux jours qui devraient arriver. Tu nages où en eau libre quand t’habites en Ile-de-France ?

Maxime Rivron : Ah ben, c’est… C’est un peu compliqué.

Maxime Rivron : On va dire qu’il y a quelques entraînements que… On va dire qu’il y a quelques lacs dans le coin qui ouvrent des créneaux, mais on va dire plutôt en groupe. Donc je pense que ça devrait pas retarder dans les… On va dire dans les prochaines semaines à venir. Et où généralement, là, on peut nager en eau libre sous quelqu’un qui nous surveille. Forcément.

Ermanno : Bon, de toute façon, là, on a de la chance cette année en France parce que pour les JO, la Seine, elle sera propre. On pourra boire l’eau. Donc même quand tu veux aller t’entraîner un petit peu, là, d’ici cet été, tu vas piquer une tête dans la Seine, c’est ça ?

Maxime Rivron : Ouais, c’est ça.

Ermanno : Bon, évidemment, c’était très ironique. Tout le monde aura compris mon humour. Très déplacé, mais… Non, mais plus sérieusement, il y a quelques bases de loisirs, quelques lacs qui sont en accès. Ouais, c’est ça, ouais. Parfois libres ou parfois ils exigent que ce soit en groupe avec des coachs ou des maîtres nageurs qui soient là pour surveiller.

Maxime Rivron : Ouais, c’est ça. Comme je le disais, s’entraîner en piscine et s’entraîner en eau libre, c’est pas la même chose. Et donc, bon, voilà. Ça sera, on va dire, je pense, un prochain thème de travail pour les prochaines semaines avant que les premières compétitions arrivent.

Ermanno : Et alors, un entraînement en eau libre, justement, c’est pas la même chose qu’un entraînement piscine. Je pense qu’on voit tous bien, un entraînement piscine, c’est de la répétition, alors parfois courte, parfois longue, de la technique, de la récupération, sans oublier évidemment l’échauffement et la récup après. En eau libre, ça se structure comment, un entraînement ?

Maxime Rivron : Là, après, je pense que forcément, il y a également pas mal d’allures courses qu’on peut faire également, comme en bassin. Et là, après, ce qui peut être intéressant et ce qu’on n’a pas, du coup, en piscine, c’est vraiment fixer un point au loin, une bouée, etc. Et voilà, se fixer un azimuth et nager le plus possible vers ce point. Et c’est également aussi nager en groupe. Apprendre à nager en groupe, nager dans les pieds, etc. Ce qui est forcément un peu différent du bassin. Et puis surtout, quand on est en eau libre, il n’y a pas toutes les lignes à côté pour bien cadrer l’entraînement. Et puis nager avec la combinaison aussi, c’est toujours un peu différent de nager sans rien.

Ermanno : Oui, parce que finalement, il y a ces petits éléments en plus, dans le triathlon, auxquels on ne pense pas forcément à travailler. Mais par exemple, travailler les transitions, quand on a la chance de pouvoir s’entraîner en milieu naturel, mettre la combi, enlever la combi, monter sur le vélo, et puis on fait 10 mètres, on redescend du vélo, et puis on refait, on remet la combi, on enlève la combi, on remonte sur le vélo. Tout ça, ça permet de travailler aussi les automatismes, les mécanismes, travailler la transition pour améliorer ces temps de transition. Alors évidemment, plus on s’aligne sur des courses longues, et plus, si tu prends une minute plutôt que 30 secondes en transition, normalement, c’est à moins d’impact. Quoique, sur un Alpha Ironman, si tu prends un café pendant la transition, tu peux bien laisser passer quelques places, non ?

Maxime Rivron : Oui, c’est ça, oui. Bon, après, vu que comme je disais, vu que la natation, c’est mon point faible, le groupe de 20 est déjà parti. Donc, j’aurais pu prendre un café, ça n’aurait pas changé grand-chose.

Ermanno : Raison de plus, il ne vaut mieux pas que tu prennes un café, il faut que tu ailles rattraper

Maxime Rivron : le groupe de tête, non ? Oui, aussi, bien sûr.

Ermanno : Et tiens, d’ailleurs, sur ce côté-là, on l’aura bien compris, c’est quelque chose dont tu es conscient, donc j’imagine que tu l’as travaillé un peu, mais comment ça se passe quand tu sors de l’eau, tu vois que le parc à vélo est déjà à moitié vide, alors que tu sais que tu as les capacités de faire un gros vélo, une grosse course à pied, est-ce que tu pars déjà perdant ou est-ce qu’au contraire, ça te donne la niaque et puis t’en remets une couche ?

Maxime Rivron : Bon, après, on va dire que je reste quand même dans ma course, je reste dans les intensités que je m’étais fixé, parce que mine de rien, forcément, un Alpha Ironman, même à longue distance, c’est quand même quelque chose qui se gère, parce que ça dure assez longtemps, mais bon, c’est vrai que oui, quand je vois que déjà, les trois quarts des pros ont pris leur vélo et sont déjà partis, c’est vrai que ça met un coup au moral.

Ermanno : Et comment tu fais pour te préparer à rester dans ta course ? Est-ce que tu as des trucs, des hacks ? Est-ce que tu utilises la prépa mentale, la méditation, l’auto-hypnose ? Est-ce que tu te conditionnes avant une course ?

Maxime Rivron : De toute façon, je connais mon niveau de natation et je connais celui des autres, donc je savais, je sais que je vais prendre un écart sur la partie natation, mais on va dire, après, comme je disais, je reste dans ma course, même si, bon, maintenant, cet hiver, j’ai quand même mis l’accent sur la natation pour, on va dire, réduire cet écart, ou pour essayer au moins de sortir avec un groupe, même si ce n’est pas le premier. Mais c’est vrai que, déjà, si je pouvais sortir au moins avec un groupe, ce serait mieux

Ermanno : pour moi. Maintenant que tu es en train de travailler la natation, essayer de réduire l’écart, est-ce que tu penses que tu as encore une marge de progression en natation ? Ou est-ce que tu penses que tu as atteint un certain palier et qu’au contraire, tu préfères concentrer tous tes efforts sur la partie vélo et course à pied ?

Maxime Rivron : Non, je pense que j’ai quand même encore un cap à passer sur la partie natation. Parce que, bon, finalement, on va dire que la course à pied, c’est mon point fort naturel, et j’arrive toujours, en fait, à sortir des bonnes courses à pied après le vélo. Et, ben, après, on va dire, que le vélo, c’est vrai que, comme je suis aussi un peu tout seul et que je n’ai pas de dynamique de groupe, c’est vrai que c’est plus… C’est un peu compliqué aussi, donc autant, à la limite, bon, sur le parcours d’Andorre, j’ai réussi, je crois, à faire le neuvième temps à vélo. Mais voilà, comme je disais, bon, le parcours à Andorre, au final, c’est des longs cols, c’est à la pédale, et donc, voilà, j’ai réussi vraiment à sortir un bon vélo à ce moment-là. Pareil, une bonne course à pied, c’est vrai que c’est vraiment sur la partie natation que je pêche le plus.

Ermanno : Et alors, là, en tout cas, pendant cette partie hivernale de la préparation, tu nous disais que tu montes à 30 heures d’entraînement par semaine. Ça s’organise comment, une semaine d’entraînement

Maxime Rivron : pour Maxime ? Alors, ben, c’est tous les jours, bon, à peu près trois activités, voire même quatre aussi, si je rajoute de la préparation physique. Mais on va dire que, donc, du coup, comme aussi, je suis à… Je suis à mi-temps en tant que MNS, on va dire que j’organise quand même assez bien mes semaines d’entraînement autour de ça. Et, ouais, ça se résume, forcément, à faire trois, quatre activités tous les jours, quoi. Donc, parfois, je peux doubler dans une discipline. Donc, voilà, tel jour, peut-être faire deux fois de la natation, une fois de la course à pied, etc. Mais, ouais, c’est vrai que tous les jours, il y a bien, ouais, à peu près trois activités dans la journée, quoi.

Ermanno : Mais, tous les jours, sept jours sur sept ou tu prends quand même quelques pauses ?

Maxime Rivron : Alors, c’est sept jours sur sept, mais on va dire que je planifie… Je fais à peu près cinq semaines, plus ou moins cinq semaines d’entraînement, comme ça, à 30 heures semaine. Et ce que je fais derrière, en fait, c’est qu’après, je prends à peu près quatre, cinq jours d’entraînement où je fais deux fois moins de volume et pas du tout d’intensité. Et on va dire que ces quatre, cinq jours me permettent de bien souffler, de bien récupérer. Et après ça, je me sens… Je me sens d’attaque pour réattaquer un bloc et, à vrai dire, ça fait trois ans que je fais ça et ça marche plutôt bien et j’arrive à ne pas me blesser en même temps, quoi.

Ermanno : Et c’est toi qui te prépares ? C’est toi qui fais tes plans ? Ou t’as un coach qui t’accompagne et on est dans le dialogue ? Ou au contraire, tu te laisses guider ?

Maxime Rivron : Alors, en fait, du coup, c’est le coach dont j’avais parlé qui m’a un peu initié au triathlon, qui m’a proposé, donc, du coup, au cours de la saison 2019-2020 de m’entraîner. Et on va dire que, voilà, depuis, du coup, on fait… Alors, maintenant, cette année, on va dire peut-être que je fais un petit peu plus de planification, enfin, de programmation de ma semaine parce que, par exemple, je commence un petit peu à, voilà, être habitué à m’entraîner 30 heures à la semaine et à voir, voilà, les moments où je me sens peut-être un peu plus fatigué et j’ajuste, moi, même, en fait, du coup, mes entraînements par rapport à ça. Et, voilà, on va dire que, oui, quand même, depuis 2019, on est un peu en collaboration tous les deux sur, voilà, la planification de mes compètes et de mes entraînements, quoi.

Ermanno : Et tu me disais, en début d’épisode, quand je te taquinais un peu, tu ne te sens pas encore prêt pour le full Ironman. Est-ce que c’est dans tes plans ? Allez, à moyen, long terme, 5-10 ans ?

Maxime Rivron : Alors, l’année, je ne sais pas encore. C’est sûr que, moi, j’ai quand même bien envie d’en faire un, mais, comme je disais, pour le moment, c’est vrai que je ne me sens pas prêt pour faire une épreuve qui va durer 8, 9 ou une dizaine d’heures, quoi. Pour le moment, je suis plutôt bien sur Alpha Ironman.

Ermanno : On te souhaite plein de réussites, justement, sur le circuit, que ce soit Ironman ou Challenge, ou même sur le circuit fédéral, parce que même si tu ne vas pas en France cette année, je pense que tu t’amuses quand même un petit peu sur quelques courses, qu’elles soient locales ou pas, mais en tout cas fédérales.

Maxime Rivron : Oui, oui, bien sûr, oui. Et on va dire aussi, il y a quelques courses fédérales qui seront, du coup, prévues, on va dire. Après, au mois de septembre-octobre, hors label Ironman et Challenge.

Ermanno : On suivra ça avec attention. Écoute, Maxime, le podcast s’appelle Devenir Triathlète, c’est un peu la question signature du podcast. Je demande toujours à mes invités, comment est-ce qu’à ton avis, on fait pour devenir triathlète ?

Maxime Rivron : Je pense que c’est par passion de ce sport, et aussi, voilà, la découverte, parce que c’est, une de rien, c’est trois disciplines en une, donc c’est assez originaire. C’est très diversifié, et c’est ça aussi qui donne envie, justement, de tenter ce sport, quoi.

Ermanno : Donc, être motivé et passionné, quoi.

Maxime Rivron : Ouais, c’est ça.

Ermanno : Super. Bah, écoute, merci beaucoup. Pour finir, où est-ce qu’on te retrouve, où est-ce qu’on te suit, où est-ce qu’on t’encourage sur les réseaux sociaux ?

Maxime Rivron : Donc, bah, surtout sur Instagram. Donc, voilà, sur mon compte Maxime Rivon, tout simplement.

Ermanno : Je remettrai ça, de toute façon, dans les notes de l’épisode. Merci encore, Maxime. Bonne journée, bonne continuation. Entraîne-toi bien, parce que, du coup, là, tu y retournes, là, juste après l’épisode,

Maxime Rivron : non ? Ouais, ouais, il y a le vélo et la course à pied,

Ermanno : encore. Bon, bon courage, parce qu’en plus, je me suis laissé dire que en ce moment, en région parisienne, il faisait pas

Maxime Rivron : un temps à aller sortir s’entraîner. Ouais, non, c’est pourri, en ce moment, ouais. Allez. C’est alterne, soleil, pluie, bon. On va dire que ça forge le moral. Ouais, c’est ça.

Ermanno : Ça marche.

Maxime Rivron : Merci beaucoup, Maxime. À bientôt. Bah, merci à toi. À bientôt.

Ermanno : C’était Devenir Triathlète X OpenTour. Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Nous, on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. Alors, si ça vous a plu, vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn et Facebook. On se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com. Vous allez retrouver l’ensemble des épisodes, mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. On ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources. Si vous avez une idée d’invité, n’hésitez pas à nous envoyer un petit message. Et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs, connectez-vous sur opentri.fr et on se fera un plaisir de vous aider. Alors, n’hésitez pas, on se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com et opentri.fr. Salut les sportifs !

co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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