#385 Se lancer dans le triathlon à 28 ans avec Stéphanie Trebucq

🌟 Laissez-moi vous raconter l’histoire d’une triathlète qui a transformé l’impossible en possible. 🚴‍♀️🏊‍♀️🏃‍♀️

👉 Stephanie TREBUCQ vit au Pays Basque, une région rêvée pour tout amoureux du sport outdoor. Avec l’océan à portée de bras et les montagnes comme décor quotidien, elle a trouvé son terrain de jeu idéal. 🌊⛰️

🌺 Mère de deux enfants, elle jongle entre ses responsabilités familiales et son travail dans un cabinet d’assurance spécialisé dans le risque sportif. Malgré un emploi du temps chargé, Stephanie a réussi à se faire un nom dans le monde exigeant du triathlon. 📅🏅

💥 Mais comment est-elle arrivée là ? Par hasard, dit-elle. D’abord étrangère à la natation et au cyclisme, son amour pour la course à pied lui a servi de tremplin. C’est lors d’une balade en Espagne qu’elle découvre le triathlon et c’est un coup de foudre instantané. Elle se promet de participer à une course, malgré les obstacles apparemment insurmontables. 🏊‍♀️🚴‍♀️🏃‍♀️

👊 Avec détermination, elle surmonte ses défis, apprenant à nager et à pédaler, progressant rapidement grâce à son esprit appliqué et sa capacité d’observation aiguisée. Bien qu’elle ait commencé le triathlon sur le tard, elle a réussi à atteindre des performances impressionnantes, concourant et même gagnant à des niveaux élevés. 🌟🏆

🎉 Sa recette ? La passion, la détermination et une organisation sans faille. Malgré les courses contre la montre de la vie quotidienne, elle s’est toujours assurée de poursuivre ce qui la rend heureuse, tout en restant une source d’inspiration pour ses enfants et pour nous tous. 🎈

🎙️ Pour en apprendre plus sur cette histoire inspirante et découvrir les secrets derrière son incroyable énergie, écoutez l’épisode sur toutes les plateformes de podcast. Pour ne rien manquer des prochains épisodes, abonnez-vous ! 🎧

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Ce podcast, animé par Ermanno DI MICELI vous accompagne dans votre démarche pour Devenir Triathlète !


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Ermanno : Juste avant d’appuyer sur le bouton de ta montre et de démarrer ton entraînement avec un superbe podcast dans les oreilles, eh bien je t’invite à aller faire un tour sur devenire-athlète.com slash livre. Tu vas pouvoir découvrir le livre Devenir Très Athlète que l’on a rédigé à 7 mains sous la direction d’Olivier Descuteurs et dans lequel on t’explique comment devenir très athlète, comment progresser en triathlon et enfin comment performer en triathlon. Allez, on arrête de parler, c’est parti ! Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir pour un nouvel épisode du podcast Devenir Très Athlète. Aujourd’hui, on va échanger avec une triathlète. Je suis très heureux de tendre le micro à Stephanie TREBUCQ. Salut Stephanie !

Stephanie TREBUCQ : Salut !

Ermanno : Comment vas-tu ?

Stephanie TREBUCQ : Très bien et toi ?

Ermanno : Ça va. Un peu la course, non ?

Stephanie TREBUCQ : Ouais, ouais, ouais. Réunion d’équipe ce matin, donc voilà, timing serré comme d’hab.

Ermanno : Voilà, là en fait c’est ta bouffée d’oxygène. Là tu peux respirer. On va parler triathlon, on va parler de toi. Normalement c’est des choses que tu connais, t’as pas besoin de…

Stephanie TREBUCQ : Voilà, donc c’est plus cool.

Ermanno : T’as pas besoin de faire de présentation ni rien. Rien, tout va bien se passer, ok ?

Stephanie TREBUCQ : Ok.

Ermanno : Bah écoute, Stephanie, j’ai une première question qui est toujours la même dans ce podcast. Je demande à mes invités de se présenter. Donc dis-nous tout, qui est Stephanie TREBUCQ ?

Stephanie TREBUCQ : Donc moi c’est Stephanie, j’ai 45 ans et j’habite dans le sud de la France, au Pays Basque exactement. Donc un superbe terrain de jeu pour faire du sport outdoor parce qu’on a l’océan, on a les montagnes, les collines. On a de superbes terrains de jeu, une magnifique route pour rouler. Donc voilà, j’ai deux enfants. J’ai un enfant, un grand qui a 17 ans et un petit de 10 ans. Je travaille dans un cabinet d’assurance spécialisé dans le risque sportif. On assure en fait des sportifs professionnels dans le rugby. On assure les joueurs de progrès. Trop des deux et top 14 essentiellement. Et ensuite dans le basketball, handball et on voudrait se diriger vers le sport féminin. Ça me tient à cœur.

Ermanno : Bon alors attends parce qu’on est sur un podcast qui parle de triathlon. Tu nous cites plein de sports professionnels, plutôt des sports collectifs. Vous n’assurez pas des triathlètes ?

Stephanie TREBUCQ : Non parce qu’on assure pour l’instant des sportifs qui ont une rémunération, qui ont un salaire. Et en fait, on fait de la prévoyance, c’est-à-dire que par exemple un joueur quand il se blesse, c’est son métier donc il a une perte de revenus et nous on vient compléter ses revenus via la prévoyance. Donc aujourd’hui c’est surtout du sport collectif. Mais on construit aussi des produits pour les sports individuels donc ça ne saurait tarder.

Ermanno : Cool, on n’était pas forcément là pour parler de ce cabinet d’assurance. D’ailleurs tu nous as pas dit non, elle est tant qu’à faire. Sport Pro Assurance. Bon voilà, ça porte bien son nom. Donc on n’était pas forcément là pour parler de Sport Pro. Mais c’est intéressant aussi je pense de pouvoir aborder ce sujet déjà pour savoir qui tu es, ce que tu fais dans la vie. On l’aura compris que du coup ça tourne autour du sport aussi. Et puis peut-être aussi donner des idées, des conseils à certaines personnes qui nous écoutent qui se poseraient la question. Des triathlètes professionnels on en a dans nos auditeurs, on en a eu comme invités. Ça veut dire quoi en fait pour toi des sportifs qui sont professionnels, qui sont salariés ? Ça veut dire en gros des sportifs qui sont, là on comprend plus dans des sports collectifs, qui sont payés par leur club ?

Stephanie TREBUCQ : Oui, tout à fait. Ils sont rémunérés par leur club selon leur employeur. Nous on fait du triathlon amateur, c’est notre sport, notre loisir. Sauf que eux c’est leur métier et leur métier comporte beaucoup de risques, de blessures. Et quand ils sont blessés, quand ils ne jouent pas, ils ont un trou dans la fiche de paie. Et comme les salaires professionnels dépassent. Le plafond d’insécurité sociale, en fait, il y a un plafondement qui se fait. Et donc nous on vient compléter pour ne pas qu’il y ait de perte de revenus. Pour que les sportifs de nos niveaux puissent continuer à avoir leur train de vie. Et pouvoir couvrir leur famille derrière. Donc c’est pour ça que ça se tourne surtout sur des sportifs qui sont salariés au sein d’une structure. Mais c’est vrai qu’il y en a très peu de personnes qui sont au courant de ça. De ce système-là. Et quand on est sportif, et surtout dans le rugby, on se dit, moi je suis fort, moi il ne peut rien m’arriver.

Ermanno : No pain, no gain.

Stephanie TREBUCQ : Voilà, c’est ça. Mais malheureusement, quand on se blesse, sur des temps qui sont assez réduits, ça passe. Mais quand on est blessé 6 mois, 4 mois, 6 mois, c’est compliqué. Et on fait aussi de la perte de licence. Qu’est-ce que c’est la perte de licence ? Quand un rugbyman ou un footballeur se blesse gravement. Et qu’il n’est plus apte à la pratique. De son métier. On appelle ça, il tombe en perte de licence. Donc derrière, il touche un capital pour pouvoir se retourner. Parce que si on n’a pas prévu l’après. Si on n’a pas prévu de reconversion. Là, ça pose un petit problème. Donc au-delà de l’aspect psychologique. Sur l’aspect financier, ça peut s’avérer compliqué.

Ermanno : Et du coup, vos clients, ce sont les clubs ? Ou ce sont les sportives, les sportifs en individuel ?

Stephanie TREBUCQ : Les deux. Donc les clubs. Pour l’assurance collective. Et ensuite, les joueurs. Pour les gros salaires. Qui viennent ensuite prendre une individuelle. Pour venir en complément. Et vraiment arriver à compléter son revenu. Ok.

Ermanno : J’espère qu’il y a des sportifs, des triathlètes pros qui nous écoutent. Ou des trailers. Ou des coureurs. Ou des cyclistes. Et puis qui se posent la question. Du coup, on les renvoie vers les notes de l’épisode. Où je mettrai tous les contacts vers tes réseaux sociaux. Pour pouvoir échanger avec toi. Ça marche ? Merci. Merci beaucoup. Ça marche. Bon. On n’était pas là pour parler de sport pro. Mais voilà. Il fallait le citer. Je pense que c’était important. Mais du coup, toi, tu es là parce que tu es triathlète, n’est-ce pas ?

Stephanie TREBUCQ : N’est-ce pas ? Oui. Mais alors par hasard. Triathlète par hasard et sur le tard.

Ermanno : Alors attention. Parce que j’ai déjà eu un invité il y a quelques semaines. Et justement, l’épisode s’appelait « Triathlète par inadvertance ». Alors il va falloir que tu nous expliques ce que c’est qu’une triathlète par hasard.

Stephanie TREBUCQ : Par hasard. Je ne connaissais pas du tout le triathlon. Alors du tout. Et ça m’est tombé dessus quand j’avais l’âge de 28 ans. Donc avant ça, j’ai fait 10 ans de basket. Après, je faisais surtout du sport en salle, du footing. Mais jamais vraiment, à part le basket, jamais vraiment de compétition du tout. Mais le sport, j’avais la chance d’être un petit peu à l’aise avec le sport. Souvent à cause des gènes de mon papa qui était cycliste. Mais quand j’étais plus jeune, j’étais… tout le temps en train de courir, mais pour le plaisir. Pourquoi ? Parce que j’étais très, très, très, très, très, très timide. Mais timide à en être sauvage et à ne parler à personne. Et le sport, en fait, c’était mon moyen d’exister, de remplir un petit peu le réservoir de confiance en moi, de me sentir vivre. Et c’est le seul endroit où je me sentais bien. Quand j’étais jeune, je… Voilà. Vraiment timide. Bref. Donc, le sport m’a aidée, en fait, à me sortir de ça un petit peu. Et pourquoi le triathlon ? Parce que je me baladais en Espagne. J’habite à côté de Biarritz, donc on n’est pas loin de la frontière espagnole. Et les Espagnols, ce sont des fous de sport.

Ermanno : Et il y a une ambiance, d’ailleurs, complètement folle. Ce qui est marrant, c’est que j’ai l’impression que tous les pays limitrophes à la France sont des fous de sport. Mais en France, on est juste des pratiquants.

Stephanie TREBUCQ : Oui, c’est le moindre petit duathlon, le moindre petit triathlon dans le petit village. On a l’impression qu’il y a tout le village, heure et nuit, dehors, avec des banderoles partout, avec une ambiance extraordinaire que je n’ai pas forcément trouvée ici en France, entre les petites organisations. Donc, je me suis trouvée par hasard un jour en Espagne et dans un petit village de pêche. Et là, je vois du monde, le micro à fond, etc. Qu’est-ce que c’est ? C’est fou ! Et je vois des gens sortir de l’eau. Non, je ne connaissais pas le triathlon. Qu’est-ce qu’ils font ? Qu’est-ce que c’est ? Et donc là, on m’explique que c’est un triathlon. Et donc, j’étais complètement ébahie. Et je vois une fille passer devant moi, une triathlète en train de courir, avec un smile qui en disait l’an. Et je ne sais pas. Et là, je me suis dit, je veux faire ça.

Ermanno : Et tu avais quel âge à cette époque-là ?

Stephanie TREBUCQ : J’avais 28 ans. J’avais 28 ans. Je veux faire ça. Sauf qu’au détail près, que je ne savais pas du tout nager, que je ne faisais pas de vélo et que je savais juste courir.

Ermanno : C’est qu’un détail tout ça.

Stephanie TREBUCQ : Un détail. Donc là, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas comment t’expliquer. Un gros déclic. Pourquoi ? Mais peut-être parce que c’est un enchaînement de trois disciplines et que je suis quelqu’un qui s’ennuie facilement.

Stephanie TREBUCQ : Faire que courir, j’ai fait juste un marathon dans ma vie et je trouve ça ennuyeux.

Stephanie TREBUCQ : Donc voilà, je me suis lancé ce petit défi, enfin ce grand défi. Et là, je n’ai pas voulu m’inscrire directement dans un club de triathlon parce que je me suis dit, ça va être la grosse honte. Et je croisais un pote qui m’a dit, je connais un entraîneur de natation. Il va t’entraîner à nager. Je voulais juste au moins savoir faire deux brasses, faire 50 mètres avant de me dire, allez go, je vais dans un club de triathlon. Et après, faire le reste. Et donc, ce jour vient et l’entraîneur me jette à l’eau et me dit, allez, vas-y, montre-moi ce que tu sais faire. Et dans ma tête, je me suis dit, il n’est pas prêt parce que moi, je ne sais rien faire. Je ne sais vraiment pas nager. Et donc là, je fais trois mouvements de je ne sais quoi. Et là, il me dit, ce n’est pas gagné. Et là, j’étais vexée comme un pou. Et je me suis dit, en fait, je vais apprendre toute seule. Je ne vais pas apprendre avec toi. Il m’a démoralisé. Moi, j’ai besoin d’être tirée vers le haut. Moi, tout ce qui est un peu négatif, je le suis. Et donc là, me voilà regarder des vidéos. Comment nager ?

Ermanno : En fait, il ne t’a pas tellement démoralisé. Au contraire, il t’a donné la niaque. Il t’a fait réagir.

Stephanie TREBUCQ : Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui. Non, je n’ai pas resté sur, voilà. Et puis, je suis une autodidacte pour tout. J’ai monté mon entreprise. J’ai tout aussi en parallèle. J’ai une société de my office manager, de social management. Je suis sous traitance administrative. Et je mets à disposition des assistantes pour des entrepreneurs qui n’ont pas la possibilité d’embaucher une assistante ou qui n’a pas besoin d’une assistante à temps plein. Bon, bref. Donc, j’ai fait mon site internet toute seule. Enfin, je suis autodidacte pour tout. Donc, c’est pour ça que j’ai appris aussi à nager toute seule en regardant des vidéos. Donc là, avec masque, tuba, la totale, etc. Et au bout de quelques semaines, je me suis dit, allez, c’est bon, t’es pas trop ridicule. T’arrives à faire 100 mètres toute seule. Donc, je me suis inscrite dans un club de triathlon ici local, au BO, au Biarritz Olympique. Et c’est là que j’ai démarré. Et c’est dans mon tempérament que quand je commence quelque chose, je le fais à fond.

Stephanie TREBUCQ : Donc, très sérieuse aux entraînements. Sauf que je suis tombée enceinte un an après. Donc, on arrête tout. J’ai pas vraiment… En plus, quand je suis tombée enceinte… Donc, après, j’ai repris rapidement. Mais quand t’es maman, tu peux pas… J’étais seule la semaine. Donc, je pouvais pas faire les entraînements du club toute seule. Et j’avais un boulot à côté qui me prenait énormément de temps. Donc, ça veut dire que je m’entraînais sur ma pause déjeuner. Et le soir, dans le garage, quand le petit était au lit, avait la frontale, sur le home trainer, faisais un enchaînement home trainer. Enfin, une folle dingue.

Ermanno : Attends, mais t’étais enceinte. Mais ça veut dire qu’il y avait un mari dans l’histoire.

Stephanie TREBUCQ : Oui, mais la semaine, j’étais seule. Donc, que sur les pauses déjeuner. Et tard le soir, quand le petit était au dodo. Et voilà, j’ai fait… Après, j’ai fait beaucoup de courses locales. Voilà, à petit niveau. Et après, la naissance de mon deuxième enfant… Donc, j’ai fait toujours du triathlon, mais sur du temps pas beaucoup disponible. Et quand, après la naissance de mon deuxième enfant, j’ai décidé de prolonger mon congé maternité. Donc là, je me suis dit, là, j’ai du temps. Donc, je vais me prendre un coach, pour une fois. Et on va y aller à bloc. Donc, mon deuxième, je l’ai eu en 2013. Et quand j’ai pris mon coach, il m’a dit, c’est quoi ton objectif ? En fait, c’est la première fois qu’on me fissait des objectifs, à part de faire en temps de temps mon premier triathlon. Alors, je vais peut-être un peu vite dans les étapes, mais j’ai commencé les triathlons par le S, comme tout le monde, enfin. Je n’ai pas passé du XS au L. J’ai fait dans l’ordre S. Bon, c’est bon, ça passe. M, c’est bon, ça passe. Et après, j’ai fait mon premier half à Aix-en-Provence en 2011. Voilà, avec un entraînement assez pauvre, comme je t’expliquais. C’était sous mon temps, après, entre le travail et les enfants. Donc là, mon premier half, je le termine à Aix-en-Provence en 5h45. Bon, voilà, très contente. Je n’ai pas subi. Donc, top. Donc, voilà, j’ai pris le virus du triathlon. Manger, dormir, comme beaucoup, je suppose. Et donc, en 2013, je décide de prendre un coach en triathlon. Et on s’était fixés, tous les deux, pour l’objectif d’avoir un titre régional en triathlon,

Stephanie TREBUCQ : sur cette année-là. Et donc, objectif réussi, le jour de mon anniversaire en 2014.

Ermanno : Sur quelle distance, là, c’était ?

Stephanie TREBUCQ : Là, c’était une distance M.

Ermanno : Ok, donc distance olympique.

Stephanie TREBUCQ : Donc là, c’était super heureuse et super fière de moi, parce que je venais de loin. Les parents qui sont venus me voir, qui n’ont jamais dit vraiment qu’ils étaient fiers de moi, c’était comme des oufs.

Ermanno : Séance émotions ?

Stephanie TREBUCQ : Ouais, c’est vrai. Ouais, ouais. Vraiment, vraiment, vraiment. Et puis, bon, l’entraînement, je l’ai suivi à la lettre. S’il y avait cinq minutes de récup, j’en faisais cinq, je n’en faisais pas six. Enfin, j’ai suivi. Parce que voilà, j’avais la chance d’avoir le temps, parce que j’étais en congé, la fin de mon congé maternité. Donc, j’ai pris rapidement après la naissance de mon deuxième. Puis là, quand même, ça fait deux ans où je n’en fais plus trop, parce qu’on me prie par le boulot. Mais le triathlon, c’est cyclique, je pense. Je ne sais pas si tu as eu d’autres auditeurs comme ça. Mais c’est beaucoup d’énergie. Et quand on le fait vraiment à fond, on a conscience aussi du temps et de l’énergie que ça demande. Donc, je n’aime pas me lancer dans quelque chose, tout en sachant que je ne pourrais pas suivre les plans d’entraînement, tout en sachant que ça va être compliqué au niveau de l’organisation à mettre en place. Et puis, j’ai fait tellement de compétitions que à un moment donné, j’ai 45 ans. Aujourd’hui, ce qui me plaît dans le triathlon, c’est plutôt le fait de…

Ermanno : d’avoir trois disciplines et de ne pas être dans cette routine sportive, en Tu nous disais, 2013, tu prends un coach et qui t’emmène à cette victoire au niveau régional en distance M. Après, tu as baissé un peu le niveau ou ça a été progressif ? Qu’est-ce que tu as fait, en fait, en gros, depuis 2014 ?

Stephanie TREBUCQ : Après 2014, je me suis mis surtout à faire de la discipline. Je suis restée sur la distance L. ‘ai jamais fait du XL. Pourquoi ? Parce que je sais que ça demande encore plus de temps à part me mettre chez Pôle emploi et vendre mes enfants.

Ermanno : Des fois, on peut les louer, tu sais, à des gens qui ne peuvent pas en avoir.

Stephanie TREBUCQ : Oui, mais bon, j’ai deux garçons.

Stephanie TREBUCQ : Donc, je suis restée que sur la distance L parce que je sais que c’est une distance où je peux m’éclater et que je ne vais pas subir la distance XL. Je sais que c’est un autre monde. Donc, je n’ai jamais pour l’instant voulu y aller. Donc, j’ai continué à faire des distances L, à faire en Portugal, à faire sur le circuit Ironman, enfin Alpha Ironman. Donc, à m’améliorer toujours sur mes temps. Je disais qu’avec Saint-Provence, j’avais mis 5h45, mon meilleur temps. Après, sur un L plat roulant, j’ai mis 4h58, je crois.

Ermanno : Ça va, déjà une belle progression quand même, 45 minutes.

Stephanie TREBUCQ : Oui, voilà.

Stephanie TREBUCQ : Donc, super, super contente. Après, je me suis dirigée beaucoup vers le vélo, en fait. Je suis aussi dans une association de vélos pour promouvoir le cyclisme féminin, enfin la mixité dans le cyclisme. Donc là, depuis 2020, on participe aux étapes du Tour J-1, en fait, avec l’association Donons des ailes au vélo. On participe ici, dans les Pyrénées, aux étapes du Tour masculin. On fait la veille, en fait, du passage du Tour masculin.

Ermanno : Donc, beaucoup de vélos, en fait, depuis, en marge du triathlon. Et ton point d’orgue, donc, c’était ton meilleur temps sur ALF, 4h58. Ça, ça te place comment en termes de classement, que ce soit au général ou dans ta catégorie ?

Stephanie TREBUCQ : Catégorie, j’étais troisième.

Ermanno : Ça va, en toute modestie, il faut creuser quand même pour que tu nous donnes les infos. Et du coup, ça, ça ne t’a pas motivée à aller encore plus loin ? Alors, plus loin, pas forcément sur les distances, pas monter sur du XL, mais aller plus loin dans la démarche, aller sur d’autres compétitions, même si tu en fais moins dans l’année, mais de manière plus ciblée ?

Stephanie TREBUCQ : Alors, le problème, c’est que je me suis vraiment beaucoup entraînée, entraînée très sérieusement pour atteindre ce niveau-là en parallèle. Parce que quand j’ai fait 4h58, voilà, j’avais quand même repris le travail depuis. J’avais un travail à côté. Qui me prenait beaucoup de temps. Et des enfants, toujours des enfants. Donc, mon timing, comme je disais, était très, très timé, comme aujourd’hui, là, pour l’enregistrement de ce podcast. Où, en fait, voilà, il faut déposer l’enfant à telle heure. Là, je boulot. Là, attends, donc là, je dois placer deux heures de vélo. Donc là, je vais faire que du home trainer. C’est stressant. Tu vois ce que je veux dire ? Et donc, je sais que pour atteindre ce petit niveau, ce n’est pas non plus, voilà, ce n’est pas non plus du niveau, voilà, ce niveau correct. Mais bref. Et je sais que ça va me demander beaucoup de stress, entre guillemets. Même s’il y a aussi un stress ou il y a une excitation. Parce qu’on sait qu’on arrive à faire tomber les chronos, etc. Mais à un moment donné, on arrive dans un cercle vicieux aussi. Voilà, je cours, en fait, derrière un chrono. J’essaie toujours à faire descendre ce chrono, ce chrono, ce chrono. Donc, j’ai conscience de tout ce qu’il faut mettre en œuvre. Et je n’aime pas mettre tout. Là, j’avais ma carrière aussi professionnelle aussi en parallèle. Et je voulais que ce soit quand même prioritaire. La priorité, c’est la famille, évidemment. Mais aussi, j’ai ma carrière professionnelle. Je sais que je ne peux pas tout faire en même temps. Donc, je vais le dire.

Ermanno : Non, mais c’est intéressant parce que tu vois, tu as cette lucidité que tu partages. C’est vrai qu’on a souvent affaire à des triathlètes, et en particulier masculins, qui te disent, bah, moi, je peux tout gérer. Le boulot, le sport et la famille, les enfants, tout ça. Ce n’est pas qu’une idée reçue que beaucoup de triathlètes qui performent finissent au passage par laisser des plumes au niveau de la famille.

Stephanie TREBUCQ : À vouloir être partout, au moment où on finit par être nulle part. Et comme j’aime faire bien les choses, je préfère me dire, non, là, tu as atteint un bon niveau à ce moment-là. Là, la priorité, c’est le boulot. Pourquoi pas ? Là, cette année, je n’ai pas fait de triathlon cette année. Je suis plutôt sur des épreuves cyclistes longue distance. Mais le fait de nager me manque. Le fait d’enchaîner, etc. me manque. Donc, je sais que je vais faire du triathlon sans vouloir vraiment faire de compétition, mais je sais que je vais y revenir parce que c’est un peu viscéral et que cette adrénaline-là me manque. Mais en même temps, comme je n’aime pas trop, quand je prenais le déploiement, le départ d’une course, c’était pour faire un top 3, un top 5, un top 10, en fonction. Et y aller sur une compétition, sachant que j’ai quand même mon ego, sachant que je vais être aux fraises, je me dis que ça va être compliqué psychologiquement aussi.

Stephanie TREBUCQ : Donc, c’est pour ça qu’il y a un temps pour tout. Et je sais que quand je vais pouvoir me remettre à fond, à m’y remettre vraiment dedans. Et puis, j’ai une blessure aussi aux genoux, si vous oubliez de le dire, en 2018. Pendant un an, j’ai… J’ai dû couper, j’ai eu une… Le menisque est fissuré en 2018. L’opération qui ne s’est pas très bien passée non plus.

Stephanie TREBUCQ : Donc là, j’ai dû réapprendre à marcher tout court. C’était aussi compliqué.

Ermanno : Ça calme aussi.

Stephanie TREBUCQ : Ça calme aussi, mais quand je y repense, je suis sur un tapis de course et j’ai dû réapprendre. J’étais à 4 km à l’heure chez le kiné. Il m’a dit, bon allez, on va monter à 5, à 6. Donc, c’était très compliqué. Mais voilà, c’est en fait, toute une question d’organisation et de temps. Je me suis dit, on va reprendre la course à pied. On va faire une… On va recourir 10 minutes, puis 20 minutes. Et puis après, on va faire deux séances, puis après trois séances. Mais le tout, c’est de la régularité, en fait. Quand on est régulier dans tout ce qu’on fait, voilà, on perd un petit peu, mais on revient vite. On arrive quand même vite à revenir. Même si on s’est baissé, je veux dire, il y a aussi une mémoire, la mémoire du corps, la mémoire aussi qui nous rappelle, qui fait qu’on a… On arrive à revenir assez vite. Après, je ne sais pas si j’ai cette chance-là, mais comme à côté, j’ai toujours une hygiène de vie depuis petite, grâce à mes parents, où j’aimais fumer. Bon, je sors un petit peu, mais vraiment très, très limitée. J’ai toujours fait attention à ce que je mangeais, mais enfin, sans vouloir vraiment faire attention. J’aime tout ce qui est frais. J’avais fait des études aussi en parallèle en diététique. Donc, je sais ce qu’il faut, ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire. Donc, c’est vrai que tout ça mis à bout fait que j’ai de la chance que sportivement, j’arrive vite à faire un petit niveau.

Ermanno : Tu parlais de la blessure et le fait que du coup, ça t’a obligé à réapprendre à marcher, puis à courir. J’ai eu l’occasion d’échanger avec Édouard Boulanger, que j’avais déjà reçu au tout début du podcast. Édouard Boulanger, qui est l’ancien copilote de Stéphane Peterhansel en rallye raide, qui est maintenant le copilote, de Nasser Al-Attiyah, donc ceux qui dominent le circuit et qui, à ses heures perdues, Édouard est triathlète. Il fait des Ironman. C’est un peu pour compléter sa préparation physique. Et l’année dernière, avec Stéphane Peterhansel sur le Dakar, ils ont eu un gros accident et il est resté alité plusieurs semaines. Et lui me disait que cette blessure-là avait eu l’avantage entre guillemets de lui faire faire un reset total. Le fait de devoir réapprendre à marcher, le fait de devoir réapprendre à faire certains gestes, ça te fait faire un reset, même au niveau du cerveau, et donc ça te permet de réapprendre les « bons gestes » beaucoup plus adaptés à ton sport. Est-ce que toi, c’est cette sensation que tu as eu là ? Et depuis, est-ce que tu as l’impression de mieux courir, d’être plus légère, d’être plus économe, d’être plus efficace ?

Stephanie TREBUCQ : Alors, peut-être inconsciemment, parce que c’est vrai que quand j’ai réappris à marcher avec le kiné, ils m’avaient donné des « tips », entre guillemets, le regard, tu le positionnes là, là, le pied, tu l’as comme ça. Ils avaient analysé déjà ma foulée, chose que je n’avais jamais faite avant. Donc effectivement, tout ça, j’ai dû leur apprendre et le cerveau a enregistré de nouveaux gestes, même si je pense que techniquement, j’avais déjà quand même à la base une chance d’avoir une bonne technique. Mais moi, ça m’a donné la niaque, parce que je me suis dit, c’est vrai que les pauvres personnes qui n’ont pas la chance d’avoir cette forme physique que nous avons, on les valide, etc. Quand tu es un pépin physique et que tu sais que c’est juste temporaire et que ce n’est rien, c’est juste un ménisque, ce n’est pas un grave accident, tu n’es pas en fauteuil roulant, ce n’est rien, c’est juste de la patience et ça te donne de la niaque, de la niaque pour vite revenir.

Ermanno : Mais du coup, ça t’a donné de la niaque, mais pas pour te remettre dans le circuit des compétitions en triathlon, ça t’a fait faire un peu un pas de côté ?

Stephanie TREBUCQ : Si, en 2018, j’ai repris le triathlon, que du long, le S, c’est trop violent pour moi. J’ai 45 ans.

Ermanno : En 2018, tu n’en avais pas 45, mais tu en avais 40.

Stephanie TREBUCQ : C’est sûr, c’est sûr, mais quitte à y être, on profite un maximum et la distance, elle, me correspondait bien parce que comme j’ai appris à nager, tu te doutes bien que je ne suis pas une fusée en natation, que je me débrouille, mais bon, ça reste quand même très moyen et que tout ce que je rattrapais, c’était, surtout à vélo, je rattrapais beaucoup de filles et après, en course à pied. Donc, il vaut mieux que ce soit long.

Ermanno : D’ailleurs, tu disais que ton papa était cycliste. Est-ce que c’est lui qui t’a mis un peu un pied, non pas à l’étrier, mais sur la pédale ? Est-ce que c’est lui qui te donne encore des conseils sur le vélo ? Est-ce qu’il t’emmène faire du vélo ?

Stephanie TREBUCQ : Alors, pas vraiment parce que famille assez pudique, me suis assez débrouillée moi-même. Mais, alors, quand mon papa a arrêté le vélo, j’étais toute petite. Donc, je n’ai pas de souvenirs à part les trophées sur le buffet et les vieilles photos en noir et blanc sur ses courses. Par contre, j’ai mangé du Tour de France à la télé et sur les bords de route tous les étés. Donc, c’est vrai que c’est quelque chose que j’aimais bien. Mais le triathlon et le vélo, non, mon père n’y est pour rien là-dedans. Alors, je sais qu’il est très fier aujourd’hui et que sur le vélo, voilà, quand je vais le voir, il va s’occuper de mon vélo ou me donner des conseils parce qu’il est hyper technique. Il va passer deux heures sur Internet à chercher, voilà, quel dérailleur il faut, ceci, etc. Aujourd’hui, il a 73 ans et il fait toujours du VTT. Enfin, il est passé au VTT mais pour le plaisir, du VTT sans assistance électrique, je précise.

Ermanno : S’il vous plaît. Voilà,

Stephanie TREBUCQ : s’il vous plaît. Et voilà, il fait des sorties de 40 à 60 bornes par sortie. Donc, ça le maintient en forme et voilà.

Stephanie TREBUCQ : Donc, c’est quelque chose quand même qu’on partage aujourd’hui.

Ermanno : Donc là, ça fait deux ans que tu as laissé un peu le triathlon de côté, tu nous disais. Sortie de Covid. Oui,

Stephanie TREBUCQ : mais du coup, sortie de Covid parce que j’étais inscrite, moi, à l’Alf à Nice pour le Covid. J’avais fait, je ne sais plus si j’avais fait le Portugal ou pas. Enfin bref, il y avait eu des reports. Mais du coup,

Stephanie TREBUCQ : j’ai essayé de faire quand même pendant le Covid. Après, c’était en mois d’août. On avait réussi à faire le J-1

Stephanie TREBUCQ : pendant cette période-là. Et j’avais appris en fait à faire du sport autre que la compétition parce que ce n’était pas une compétition, c’était un partage avec des filles qui découvraient complètement le vélo et qui se sont cognées des étapes de 180 bornes avec trois cols dans les Pyrénées. Donc là, c’est resté. Donc c’était un partage exceptionnel qui m’a fourni des émotions autres que le triathlon parce que j’ai eu des émotions. Il y a le triathlon, mais là, c’est dans le cadre de la compétition. On partage moins parce que tu es quand même seule sur ton vélo. Tu ne vas pas discuter avec, ça va, tu vois.

Ermanno : Surtout qu’en théorie, normalement, tu n’as pas le droit à partir du moment où ça commence à devenir un peu long, tu n’as pas le droit d’être à côté de quelqu’un ou devant ou derrière.

Stephanie TREBUCQ : Exactement. Vous tapez la discussion en course à pied. Tu es quand même seule. J’ai appris en fait à découvrir aussi le vélo, le sport autrement qu’à travers la compétition parce que finalement, depuis mes 28 ans, j’ai fait énormément de compétitions à faire que ça tous les week-ends.

Stephanie TREBUCQ : Donc là, et d’ailleurs, quand je me suis engagée dans cette aventure-là, je me suis dit que ça ne va pas me plaire. Ça ne va pas me plaire parce qu’il n’y a pas de compétition

Stephanie TREBUCQ : et en fait, non, pas du tout. C’était révélateur. J’ai adoré ce partage entre nanas qui découvraient le vélo, qui sont sortis de leur zone de confort.

Stephanie TREBUCQ : C’était ouf. C’était ouf. Donc là, oui, ça m’a un peu cassé les pattes pour le triathlon à vrai dire. J’ai refait des triathlons de mes 20 ans, 2021 ou 2022, je crois, 2022. Là, l’année dernière, quand j’ai changé de boule, enfin, je me suis mis… Il y avait d’autres projets professionnels, donc voilà, je me suis mis à fond là-dedans. Mais voilà, le triathlon me manque à nouveau, donc j’ai dit c’est cyclique.

Ermanno : Ça va revenir.

Stephanie TREBUCQ : Ça va revenir.

Ermanno : Et justement, tu vas revenir comment ? Par la petite porte, par DS, DM ou direct duel ? Oui,

Stephanie TREBUCQ : oui, direct duel. Parce que maintenant, je me connais, je sais que j’ai de l’endurance. Le genou tient bien maintenant. Il y a juste quelques réglages au niveau de l’alimentation à faire sur le L.

Stephanie TREBUCQ : oui, quand j’aurai à reprendre, c’est surtout du L. OK.

Ermanno : Et du coup, avec un objectif particulier, un objectif de podium, un objectif de qualification

Ermanno : ou de la compétition gentille juste pour aller te confronter aux autres et essayer de gagner ?

Stephanie TREBUCQ : Alors, un peu des deux, je pense. Un peu des deux. Un peu des deux, mais si je fais du half sur le circuit Ironman, ce sera pour une qualification, oui, pour le championnat du monde parce que je suis passée au Portugal à ça parce qu’il n’y avait qu’un slot, malheureusement, dans ma catégorie d’âge. Oui,

Ermanno : quand tu fais troisième ?

Stephanie TREBUCQ : Voilà, je crois que je fais trois ou quatre, je ne sais plus, mais en plus, pour un truc bête, un truc… J’ai foiré ma course à pied pour un truc de débutant, mais vraiment un truc de débutant. La veille, j’achète une nouvelle chaussette.

Ermanno : Alors Stéphanie, tu me feras penser, il faut que je t’envoie un livre qu’on a coécrit avec Olivier et d’autres et l’une des phrases principales que je mets dans mon chapitre, c’est « on ne teste rien en compétition ».

Stephanie TREBUCQ : Non, je le sais, je le sais, mais j’ai trouvé trop super ces chaussettes. Oh, il est super bien. Je ne sais pas qu’est-ce qui s’est me passé, je ne sais pas pourquoi, c’est un signe du destin, je ne sais pas, je ne devais pas être qualifiée, je ne devais pas prendre un avion, mais j’ai fait une super nat pour une fois, un énorme vélo, la course à pied sur le circuit de Cascais au Portugal, c’est un circuit qui est très vallonné en course à pied,

Stephanie TREBUCQ : j’ai la chance en course à pied de ne rien sentir musculairement après le vélo et je pars sur de très bonnes bases et je crois que j’étais en 4.12 au kilo, c’est trop bien, je l’ai cherché ce squat. C’est déjà pas mal

Ermanno : 4.12 au kilo, surtout quand tu pars pour un semi.

Stephanie TREBUCQ : Et au cinquième, il faisait très chaud, je sens que ça chauffe sous la plante du pied, je dis il fait chaud, c’est rien, c’est rien et puis ça allait,

Stephanie TREBUCQ : une brûlure, une brûlure sur le pied atroce qui fait que je voyais mon chrono qui chutait comme ça, tac tac tac tac et il ne me tardait qu’une chose et je ne pensais même plus à mon chrono d’ailleurs, il ne me tardait qu’une chose, c’était d’enlever cette chaussure et cette chaussette donc j’avais une énorme ampoule sous la plante du pied donc c’est ballot quoi.

Ermanno : Tout ça parce que tu t’es dit tiens, si je changeais de chaussette.

Stephanie TREBUCQ : Non mais n’importe quoi, alors que je teste toujours tout avant

Stephanie TREBUCQ : la position vélo.

Ermanno : Mais là, non, ce jour-là, ce jour-là, ça ne voulait pas. Bon,

Stephanie TREBUCQ : voilà,

Ermanno : tu n’as pas eu ton slot donc au moins, ça te fixe un objectif pour plus tard, aller obtenir ce slot.

Stephanie TREBUCQ : Pourquoi pas. Après, voilà, après, je sais que si tu es qualifié, c’est du budget, c’est encore de l’argent, c’est encore du temps, etc. C’est plus pour sa fierté personnelle que d’y aller tu vois, finalement, mais après, je me dis, dans une vie de triathlète, peut-être qu’il y a quelque chose à vivre à un moment donné.

Ermanno : C’est quand même quelque chose à faire. Alors après, souvent, on te dit que le Graal d’un triathlète, c’est d’aller à Hawaï, mais ça, c’est quand tu es sur le XL. Mais effectivement, quand tu es sur des distances L, déjà, aller chatouiller les championnats du monde Half Ironman dans le label Ironman, c’est quelque chose.

Stephanie TREBUCQ : Oui,

Ermanno : on Bon, mais l’avantage, c’est que du coup, même si tu as laissé un petit peu le triathlon de côté, tu as continué à beaucoup travailler le vélo. Donc, ça te donne de la caisse, de l’endurance, de la puissance. Non,

Stephanie TREBUCQ : mais je cours quand même à côté. Il n’y a que la natation que je n’ai pas repris parce que je ne fais pas de compétition. J’ai toujours couru depuis que je suis petite pour le plaisir. Donc, et puis aussi, en parallèle, j’étais aussi, j’ai fait aussi des années de, enfin des années, j’étais inscrite aussi dans un club d’athlétisme où j’ai fait des crosses aussi en parallèle. Je ne sais pas, il y avait le triathlon, mais il n’y avait pas qu’eux. Il y avait le cyclisme, le cross, l’athlétisme, tout ça à côté. Oui,

Ermanno : il y avait déjà quand même pas mal de trucs.

Stephanie TREBUCQ : Oui, voilà.

Ermanno : OK. Qu’est-ce que tu tires comme enseignement justement de ces années de 28 à 43 ? Où tu as pratiqué le tri ?

Stephanie TREBUCQ : Que tout est possible, je crois que c’est le slogan d’Ironman ou rien d’impossible, je ne sais plus. Mais en fait, chaque fois que j’ai, quand tu as un objectif en fait, que tu te donnes les moyens et que c’est organisé, en fait, tout est possible. En tout est possible, à moins d’avoir vraiment un pépin physique ou un boulot qui ne te permette pas de, qui ne te donne aucun temps libre à côté. Moi, ça m’a permis de, comme je disais, que j’étais très timide quand j’étais très jeune, mais moi, ça m’a permis aussi de me sentir, de me sentir vivante, d’exister aussi à travers le sport en parallèle du monde

Stephanie TREBUCQ : professionnel. J’ai quand même beaucoup appris sur moi. J’étais pas, je ne pensais pas quand j’ai découvert le triathlon que je ne savais ni nager ni pédaler. Je ne savais pas, déjà, je voyais le S comme quelque chose d’imposant, d’incroyable, mais quand on met un pied dedans, voilà, une fois tu fais le S, après, voilà, tu te dis, je vais faire du M, du L. Quand j’avais, jamais j’aurais pensé que j’étais capable de pouvoir enchaîner rapidement, d’arriver à ces distances-là en sachant qu’avant, là, je n’avais pas un passé non plus de sportive au niveau de la compétition. Je ne pensais pas en être capable. Donc, voilà, c’est une fierté. Je pense que c’est fier et puis aujourd’hui, enfin, moi, je banalise le triathlon mais chaque fois que je dis que je fais du triathlon, on me dit, waouh, c’est génial. Moi, je ne trouve pas si génial ça, génial que ça parce que’est, je pense que c’est un petit triathlon en distance S, quelqu’un qui est sportif, je pense qu’il en est capable, deux, trois tirs, c’est ce que je pense mais après, je ne sais pas.

Ermanno : C’est pas mal pour une triathlète sans le vouloir. Oui, c’est ça. Et du coup, tes gamins, 10 et 17, si j’ai bien noté, deux garçons, ils sont déjà triathlètes dans l’âme ?

Stephanie TREBUCQ : Le grand, oui, a fait du triathlon, le petit. Après,

Stephanie TREBUCQ : il n’arrivait pas, c’était du stress pour eux les compétitions, enfin, le grand surtout parce que le petit n’en a pas encore fait,

Stephanie TREBUCQ : ils font du sport-co, tous les deux, mais moi, je veux pousser en rien du tout, surtout, en rien du tout parce que je vois beaucoup de parents, surtout dans le sport-co, comme ils ont raté, comme ils ont raté quelque chose eux-mêmes, ils essayent à travers leurs enfants de vivre ce qu’ils n’ont pas vécu, donc moi, ce n’est pas du tout ce que j’ai envie de leur imposer. Donc, ils font ce qu’ils veulent, ce qui leur plaise,

Stephanie TREBUCQ : ils testeront, enfin, le grand a déjà testé mais je sais pas, je sais qu’ils sont très fiers de moi et que plus tard, je mets une petite pièce sur le fait qu’ils s’en forment plus tard. Bon,

Ermanno : écoute, on met une petite pièce avec toi et puis, on peut déjà prendre date si tu veux, on leur dira de venir nous faire un petit coucou dans le podcast dans quelques années, comme ça, on fera un épisode en famille, maman et les garçons, ça marche ? Comment est-ce que tu as progressé tout au long de cette carrière entre guillemets d’amateur en triathlon ?

Ermanno : Merci YouTube et les tutos. Merci notre génération internet. Comment tu passes du tuto sur YouTube à la mise en pratique dans l’eau ? Parce qu’il faut déjà avoir bien conscience de son corps, bien conscience de ses appuis, bien conscience du geste qu’on est en train de faire ?

Stephanie TREBUCQ : Je suis quelqu’un qui parle pas beaucoup dans la vie de tous les jours mais qui observe beaucoup. Ça, c’est ton passé

Ermanno : de timide ?

Stephanie TREBUCQ : Oui, c’est ça. Donc, mon passé de timide fait que j’observe beaucoup les gens et j’ai une chance de pouvoir analyser facilement des situations ou analyser des personnes et que ce soit à la télé ou à l’entraînement quand on le coache. Donc, quand je suis arrivée en club de triathlon, les consignes qu’ils donnaient, je ne me disais pas non, il ne comprend rien. Voilà, je prenais vraiment au pied de la lettre ce qu’il disait et j’avais fait un stage de triathlon aussi en Espagne avec, je crois que c’était Ménard. On nous filmait dans la piscine et c’est vrai que de se filmer, surtout en natation, on n’a pas, on ne se voit pas en fait. Et j’ai appris beaucoup en fait. On me voyait en âgé et j’ai dit voilà, c’est une catastrophe. Là, j’ai la main qui fait comme ci, qui fait comme ça. Mais,

Stephanie TREBUCQ : je pense que c’est peut-être chez les filles, je pense que chez les filles, on est très appliquées. Je ne sais pas. J’ai, mon coach en 2014 m’avait dit que c’était un régal de m’entraîner parce que j’étais très appliquée. J’appliquais vraiment à la lettre son plan et que je n’ai jamais fait de volume. J’ai toujours voulu faire de la qualité. Donc, je sais que mes corps de séance étaient courts. Mais, je faisais beaucoup de qualité mais voilà, sur, sur, sur ces, ces trainings-là. Et je n’ai jamais voulu, je n’ai jamais fait m’entraîner tous les jours à faire du volume tous les jours. C’était, voilà, j’avais vraiment un bon plan aussi d’entraînement. Merci le coach. Je n’aime pas m’entraîner

Stephanie TREBUCQ : en mode aléatoire par contre. C’est-à-dire, allez, je vais courir pour aller courir. Je vais aller faire du vélo pour aller faire vélo. Non, c’est toujours, toujours un sens derrière et c’est toujours calculé et voilà, les entraînements croisés, etc. pense que je l’avais compris aussi. Donc, cette méthodologie-là et après cette séduité ont fait que j’ai vite progressé, très vite progressé.

Ermanno : Et tu es restée avec le même coach toutes ces années de pratique ou tu as évolué ?

Stephanie TREBUCQ : Non, non, non, non. J’ai commencé avec Cyril, Cyril Ameo, 2013, très, très bon coach et ensuite, et ensuite, je me suis entraînée avec,

Stephanie TREBUCQ : il va m’en vouloir s’il m’écoute le prénom, c’était Optimise Perf qui est sur Bordeaux aussi, où j’avais fait un test sur vélo également

Stephanie TREBUCQ : qui m’a permis de tomber le chrono et de tomber en 4h58 sur le half. Mais, mais c’est vrai que j’ai besoin, comme mon timing est serré, j’ai besoin d’avoir un coach qui me dit, voilà, ta séance, elle est décomposée comme ça, tu me donnes ton, enfin, je donnais mon planning, je dis, voilà, le temps, je peux te libérer tant d’heures, voilà mes contraintes familiales, voilà mes contraintes professionnelles et donc, et c’est vrai que c’est quand même du luxe de ne pas avoir à réfléchir, se dire, alors attends, qu’est-ce que je vais faire comme séance, quand est-ce que je la case, etc. Le dimanche soir, en fait, j’avais déjà mon planning pro familial et sportif de caser, donc, je l’avais en tête, je l’avais mémorisé et donc, j’étais prête déjà en fait, psychologiquement, à aller encaisser tout ça quoi, mais c’était, voilà, je sortais du bureau, j’arrive ici, comme superwoman, on se change, tenue de casquette, tap tap, je pars faire ma séance, je reviens, douche, j’avale mon truc, je repars au bureau, voilà, c’est, j’avais, voilà, j’aime pas perdre mon temps mais là, pour le coup, j’avais, ça peut sembler, on s’est dit, waouh, c’est triste comme vie, on peut pas, on peut pas le faire tout le temps parce que maintenant, j’apprécie, voilà, le vendredi soir, on s’est dit, bon, j’ai pas de séance, je vais aller boire l’apéro, voilà, avec mon chéri dehors,

Ermanno : tu vois. Une grenadine, évidemment, hein, évidemment.

Stephanie TREBUCQ : Non, pas du tout, vin, alors, absolument pas, vin, bière, pas de souci et c’est pour ça que, s’entraîner vraiment, enfin, comme moi,

Stephanie TREBUCQ : avec ma famille aussi et que c’est très demandeur et c’est énergivore et que ça peut être stressant et que, et frustrant, si j’arrive pas à faire mes séances, ça me frustre, c’est horreur de la frustration, donc, bah, c’est pas bon. Donc, je préfère ne pas faire.

Ermanno : Écoute, je pense que c’est super inspirant, tout ce que tu nous, tout ce que tu nous délivres et notamment pour les femmes qui écoutent mais aussi pour les hommes, il y a aussi des papas qui s’occupent de la famille, il y a aussi des papas au foyer, voilà, et là, je lève la main, en ce moment, je suis papa célibataire pour quelques semaines, ma dame est partie en déplacement, donc, voilà, je suis un super papa, ouais. Tu vois, c’est marrant, cette, cette propension à dire ouais, je suis un super papa, mais en fait, vous, vous êtes déjà des super mamans, vous n’avez pas besoin de le crier sur tous les toits mais on est comme ça. Non,

Stephanie TREBUCQ : on n’a pas besoin de le crier sur tous les toits mais il faut faire attention aux enfants parce que, donc, je sais qu’ils sont fiers,

Stephanie TREBUCQ : ils veulent faire son vélo et moi, je passe à la trappe, tu vois. Donc, j’essaie qu’elles, toujours, alors je dis voilà, j’ai donné du temps pour vous, on a fait ça, cette sortie, etc. Mais voilà, en contrepartie, maman, pour bien se sentir, elle a besoin d’aller faire son vélo, elle a besoin de faire sa sortie parce que vous avez besoin d’avoir une maman heureuse et pour que maman, elle soit heureuse, il faut qu’elle fasse son sport.

Ermanno : Exactement. Voilà,

Stephanie TREBUCQ : donc, il faut trouver un équilibre, c’est une question d’équilibre.

Ermanno : Je t’avais promis de devenir triathlète et la question signature de ce podcast, eh bien, c’est justement, à ton avis, Stéphanie, comment, et surtout quand on a commencé à 28 ans, comment devenir triathlète ?

Stephanie TREBUCQ : Il faut être amoureux du triathlon, être amoureux du triathlon. Enfin, moi, c’était une passion et donc, quand on est passionné, on ne se donne plus de limites que ce soit financier ou sportif. Donc, devenir triathlète, il faut y aller avec le cœur. Il ne faut pas y aller pour prouver quelque chose à quelqu’un. Peut-être pour prouver à soi-même, c’est déjà pas mal, mais il ne faut pas le faire pour les autres, il faut le faire pour soi. Voilà, je pense que mes définitions, c’est ça.

Ermanno : Eh bien, écoute, je la valide. Hop, tu vois, il y a la petite coche validée. Écoute, c’est nickel. Pour terminer, allez, même si je remettrai les infos dans les notes de l’épisode, où est-ce qu’on te suit ? Où est-ce qu’on t’encourage ? Où est-ce qu’on te met des, entre guillemets,

Stephanie TREBUCQ : Alors, sur Instagram, mon pseudo, c’est Nini Blondie. OK.

Ermanno : Blondie par rapport aux cheveux, tout ça, ça marche. Et puis, Nini, comme Stéphanie, Nini Blondie, de toute façon, je remettrai tout ça dans les notes de l’épisode. Et puis, je t’ai trouvé aussi via LinkedIn, où tu as un profil beaucoup plus pro quand même.

Stephanie TREBUCQ : Plus pro, plus pro. Je ne parle pas trop de triathlon, mais les seules fois où j’ai posté des choses de triathlon,

Ermanno : je n’ai pas sponsorisé et même si on n’était pas forcément là pour en parler, tu nous rappelles le nom de ton cabinet d’assurance spécialisé dans l’assurance et la prévoyance des sportives et sportives de niveau professionnel. Donc,

Stephanie TREBUCQ : c’est Sport Pro Assurance. Sport Pro Assurance. Et donc, il y a une page LinkedIn et Instagram aussi depuis peu. OK,

Ermanno : super. Ben écoute, allez, on va tous aller liker toutes les auditrices et tous les auditeurs du podcast. S’il vous plaît, cliquez sur le lien en bas dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui. Merci beaucoup Stéphanie. Bonne journée. Merci à toi. Je te laisse aller enfiler ta tenue de superwoman pour aller jumper dans une nouvelle réunion au boulot et puis bon entraînement. Ah non, on est vendredi. Ce soir, c’est apéro, c’est ça ?

Stephanie TREBUCQ : Exactement, avec les enfants, apéro avec les enfants.

Ermanno : Super, merci Stéphanie, à bientôt. Merci,

Stephanie TREBUCQ : à bientôt.

Ermanno : Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. N’oubliez pas de rejoindre notre groupe Facebook pour discuter avec les invités,

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