#444 [INTERVIEW DE PRO] S’entrainer seul, sans coach, même en étant triathlète professionnel (avec Rémi Conte)

🎙️ Dans cet épisode, on reçoit Rémi Conte, un triathlète professionnel français qui a signé une superbe 18ᵉ place aux championnats du monde IRONMAN® lors de sa première année chez les pros. Il nous ouvre les portes de son quotidien, rythmé entre un travail à plein temps et beaucoup d’entrainements.

💬 Rémi nous partage son parcours et ses ambitions en triathlon, lui qui a fait le choix de s’entrainer seul depuis plusieurs mois. Il aborde également les notions clés pour progresser en triathlon avec le respect des fondamentaux de l’entrainement et l’importance d’une bonne hygiène de vie.

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🏃🏼‍♀️ Notre invité :

💬 La transcription de l’épisode

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Ermanno : Salut les sportifs, c’est Ermanno et je suis très heureux de vous recevoir dans un nouvel épisode du podcast Devenir Triathlète x OpenTri. Charly est avec moi. Salut Charly ! Salut Ermanno, comment tu vas ? Ça va un petit peu mieux, c’est pas encore trop la grosse fête, je suis encore en pleine crève, j’arrête pas de faire des rechutes toutes les semaines mais ça va aller, ça va aller. Le beau temps arrive donc ça devrait aller mieux. Ça faisait longtemps qu’on t’avait pas entendu au micro podcast avec moi parce que tu fais de temps en temps des épisodes seul mais avec moi ça faisait longtemps qu’on avait pas enregistré tous les deux.

Charly : Ouais ouais, ça faisait quelques semaines que j’avais un bon épisode pour signer un retour.

Ermanno : Bon et bah écoute, bienvenue, bien revenu. Et tu parlais de notre invité, et bien je suis très heureux de tendre le micro à Rémi Comte. Salut Rémi !

Rémi CONTE : Salut, je suis super content d’être sur le podcast, ça me fait plaisir de pouvoir partager mon expérience perso et mon expérience pro aussi maintenant depuis quelques années. Et je suis en passion de partager tout ça avec vous et avec votre audience de podcast.

Ermanno : Super, avec notre audience de passionnés surtout. Que ce soit des hommes, des femmes, des pratiquants. D’ailleurs, rapidement là, on se fait une petite digression mais Charly, en début d’année, on avait lancé un podcast, un podcast, un sondage sur le podcast et sur le média OpenTri. Qu’est-ce qui ressort rapidement là dans les grandes lignes en termes d’audience ? Est-ce que c’est plutôt des hommes, des femmes, des passionnés, des pratiquants, des gens qui découvrent le podcast et puis qui s’y accrochent et puis qui grâce à nous se mettent au triathlon ? Qu’est-ce qui en ressort ?

Charly : fait, il en ressort déjà qu’il y a pas mal de gens qui viennent pour la promesse du podcast et dans son titre « Devenir triathlète ». Il y a des gens qui débutent et qui souvent nous remercient sur des conseils pratiques ou des parcours qui les ont inspirés pour débuter. Mais on a aussi des gens qui ont beaucoup plus d’expérience, qui sont capables de nous citer des résultats d’il y a 15 ans ou d’avoir des rêves du triathlon des années 2000. Donc il y a un mélange de deux.

Charly : C’est un peu majoritairement à l’image des parcs à vélo masculins. Puis on a quand même une belle représentativité aussi des femmes là-dessus. Et puis après, on a des gens qui… Alors c’est ça qui est marrant et c’est ce qui est l’intérêt aussi d’avoir uni nos forces « Devenir triathlète » et « OpenTri » il y a un peu plus d’un an. C’est que des gens qui nous connaissent des réseaux sociaux, des gens qui nous connaissent des programmes d’entraînement OpenTri, de YouTube. Et en fait, tout ce monde-là se réunit en podcast et peut désormais consommer soit en audio là sur vos plateformes ou soit en live. Donc c’est très hétérogène. Et voilà, le critère, c’est des gens qui veulent apprendre ou s’inspirer autour du triathlon.

Ermanno : Voilà, maintenant Rémi, tu as la pression. Tu as vu, notre audience, elle est hétérogène, hétéroclite, des hommes, des femmes, des pratiquants, des gens qui découvrent, des amateurs. Je sais même qu’il y a certains pros qui nous écoutent. Donc voilà, tu as un peu la pression quand même.

Rémi CONTE : J’ai eu le profil d’amateur et de passionné que j’ai toujours maintenant. Mais avant d’être pro, j’ai fait quand même différentes… Différents autres sports avant de faire du triathlon aussi qui n’ont rien à voir avec le triathlon.

Ermanno : Bon, écoute, on va y venir justement. La première question que je pose à nos invités, elle est toute simple. Je te demande de te présenter. Je pense que tu le feras bien mieux que nous. Donc dis-nous tout. Qui est Rémi Comte ?

Rémi CONTE : Alors, j’ai 27 ans. Je suis triathlète professionnel, mais qui travaille à côté quand même. Donc j’ai un peu cette double casquette.

Ermanno : Tiens, j’en profite, je fais une petite coupure. Est-ce que tu es triathlète qui bosse à côté ? Parce que c’est un choix d’être, entre guillemets, semi-pro ? Ou est-ce que c’est une obligation parce qu’on ne vit pas du triathlon ?

Rémi CONTE : Un peu des deux. Je ne suis pas sûr que faire que du triathlon, ça me plairait. Donc je suis content d’avoir mon travail à côté. Mais aussi, vivre du triathlon, c’est compliqué. Maintenant, il y a un niveau chez les pros qui est en pleine expansion. Et on voit les densités de course qui sont complètement folles maintenant. Même sur des petites courses de rentrée, c’est impressionnant. Donc en vive, maintenant, ça devient encore plus compliqué qu’avant. Et aussi, j’ai un peu cette envie de ne pas être plongé uniquement dans le triathlon et avoir quand même quelque chose à côté qui me fait un peu débrancher de ça aussi.

Ermanno : Tu sais qu’on s’est raté parce que la semaine dernière, j’étais chez mon papa à Antibes. Je suis passé pas mal à Nice. Je ne voulais pas forcément qu’on se voit avant le podcast pour garder la primeur, pour te découvrir en même temps que nos auditeurs. Mais la prochaine fois, je passerai te faire un petit coucou quand même. Ça marche.

Charly : Et puis la prochaine fois, on fera des épisodes en live directement. Exactement. Avec l’invité.

Ermanno : En plus, la semaine dernière, c’était sympa. C’était la seule semaine de soleil depuis un mois, je crois. Donc moi, j’en ai bien profité. J’en ai profité pour le lâcher. Toi, tu es à Nice. Au-delà, en dehors du triathlon, tu bosses, tu fais quoi comme activité professionnelle ?

Rémi CONTE : Alors, je travaille au CHU de Nice. Et je fais de la gestion de projets en activité physique adaptée pour les personnes âgées.

Ermanno : Wow, excellent.

Rémi CONTE : Donc en fait, on met en place des programmes. Enfin, un peu comme du coaching, mais du coaching adapté pour des personnes âgées. Et donc, on fait des évaluations. On les prend en charge sur des séances groupées. Après, on les réévalue et ça nous permet de publier des articles scientifiques là-dessus.

Ermanno : On pourra peut-être en parler aussi, justement, avant qu’on enregistre. On digressait un peu avec Charly pendant que tu branchais ton matos. Et je disais qu’en début de semaine, j’étais à Marseille. J’ai rencontré Dylan Niabeuf qui est déjà passé sur le podcast. Et on en a profité pour rencontrer des gens de l’Inserm, du CHU de Marseille, qui font de la recherche en non-co-pédiatrie, donc les cancers des enfants. Et notamment, on a rencontré deux personnes qui font de l’APA, donc de l’activité physique adaptée pour les enfants atteints de cancer, aussi bien dès le diagnostic que jusqu’à pendant toute la phase de traitement, voire la guérison, voire le post-guérison. Et ils notaient, donc ils travaillent aussi dessus. Ils en profitent pour faire des papiers. C’est des recherches scientifiques, mais ils notaient très sérieusement que l’activité physique adaptée ou pas, mais en tout cas l’activité physique aidait énormément à la guérison et à la post-guérison du cancer. Est-ce que, vous, c’est quelque chose que vous avez noté aussi chez les personnes âgées ?

Rémi CONTE : Est-ce que l’activité physique, elle a un effet bénéfique sur la suite, sur la fin de vie, peut-être ? Alors, il y a des projets qui sont vraiment spécialisés là-dedans chez les personnes âgées, chez des personnes âgées. Personnes moins âgées aussi. Et forcément, oui, ça a un impact parce que les malades arriveront forcément avec une condition physique plus élevée. Au moment du traitement du… Enfin, je n’ai pas exactement tout en tête, mais au moment du traitement où ils ne pourront plus faire d’activité physique et se déconditionneront physiquement, ils repartront de quelque chose qui est moins bas que s’ils n’avaient rien fait avant, forcément.

Ermanno : Bon, on va revenir à toi. Un peu comme un triathlète,

Rémi CONTE : il arrive pendant sa coupure, il va faire deux semaines de coupure et quand il va reprendre, s’il était bien haut avant, il partira un petit peu de moins bas, quoi.

Ermanno : Oui, il partira un petit peu de moins bas et on pourra aussi parler de l’intérêt de la coupure. D’ailleurs, c’est marrant, je ne sais pas si tu avais vu dans les commentaires, Charly, mais on avait fait il y a quelques semaines un épisode spécifique sur la coupure et il y a des auditrices et des auditeurs qui nous ont dit « Ah, mais je ne savais pas qu’il fallait faire une coupure et surtout une coupure aussi longue. » Donc, oui, c’est des sujets, je pense, sur lesquels il faut encore qu’on documente et qu’on échange. Mais revenons à toi, Rémi. Donc, triathlète pro qui bosse en même temps, c’est quoi la répartition, le split dans ta vie ? Tu es à 100 % au niveau professionnel et à 100 % au niveau triathlète pro. Donc, tu as deux vies, deux journées dans une seule journée. Comment tu splittes ça ?

Rémi CONTE : Je suis à 80 % au CHU, donc j’ai deux demi-journées par semaine qui me permettent de m’entraîner. Globalement, ça fait un programme qui est assez chargé quand même parce que j’essaye de m’entraîner à environ une vingtaine d’heures par semaine en dehors. En dehors, dans ce moment, par exemple, où je suis en vacances, où je me fais un petit stage à la maison.

Rémi CONTE : Mais en fait, je vais essayer d’aller nager tous les matins avant d’aller au travail, par exemple, entre 6h30 et 7h dans l’eau. Et après, sur après le travail, sur mes journées complètes, je vais courir. Et sur mes demi-journées, je vais avoir le temps de rouler, faire des sorties un peu plus longues. Et après le week-end, forcément, où j’ai plus de temps, je ne travaille pas. Là, je vais faire des sorties vraiment beaucoup plus longues et des enchaînements, par exemple, en fonction de la période de l’année.

Charly : Et on parlait du statut pro que tu as en tant que triathlète. Alors tu le disais, ne pas faire ça à 100%, c’est aussi un choix. Et ce statut pro, tu l’as choisi parce qu’il te permet d’avoir des conditions plus avantageuses sur les courses que tu vises, ou c’était aussi une manière pour toi de professionnaliser de façon impratique et de te mettre dans un autre statut.

Rémi CONTE : Le statut pro en France, pour rappel, il faut faire des résultats. Donc, par exemple, sur un Ironman, il faut être dans les 20 premiers et être à 8% du temps du vainqueur. Et par exemple, sur Challenge, c’est dans les 15 premiers et 8% du temps du vainqueur. Donc, c’est des critères bien établis. Moi, j’ai pu les faire en 2022. Je crois que c’était sur le Challenge sans rémo.

Rémi CONTE : Donc, j’ai choisi d’essayer d’aller en pro pour voir ce que ça donnait. Après, derrière, 2023, ça m’a très, très bien réussi. J’ai fait une super saison. J’ai fait mon premier Ironman cette année-là. C’était à Hambourg, au championnat d’Europe, et je termine sixième en 7h44. Donc, pour un premier Ironman, j’étais vraiment super content. Je me qualifie au championnat du monde qui était à Nice, donc à la maison. J’ai forcément pris le ticket sans réfléchir puisqu’il n’y a vraiment aucun frais. Si ça avait été Konas, ça aurait été un peu différent, mais je pense que j’aurais tenté l’aventure aussi. Et là, j’ai réussi, pareil, un peu à concrétiser ce que j’avais fait en juin à Hambourg en me qualifiant. Et j’avais terminé 18e à Nice sur une belle course aussi. Donc ça, c’était vraiment cool. 2023, une super année, une super année pour une première en pro et ça, ça m’a vraiment plu. Et c’est pour ça que j’ai continué après aussi, parce que parce que c’était vraiment, vraiment intéressant.

Charly : Mais ouais, un top 20 sur des championnats du monde sur la première saison complète en pro, c’est quand même un truc assez incroyable. Alors déjà, un top 20 pour un Français. Il n’y en a pas. Il n’y a pas des livres entiers des Français qui ont fait le top 20. Cette année-là, oui.

Ermanno : Ouais, cette année-là, il y en a eu beaucoup, notamment un qui était top 1.

Rémi CONTE : Mais bon, j’étais le cinquième Français parce que deux têtes, c’est Sam qui gagne. Léon fait 5, Arthur fait 6, Clément fait 10 et Arnaud fait 12. Et moi, je fais 18. Mais du coup, oui, forcément, des top 20 au championnat du monde. Rien qu’à voir l’année dernière, par exemple, à Kona, il y a eu Léon qui a fait une super course, qui fait quatrième. Sam qui fait 18, je crois. Et après, sinon, le reste de la course, ils sont un peu passés à travers. Après, c’est aussi des conditions particulières et aussi des calendriers qui sont de plus en plus chargés. Donc forcément, des choses qui sont plus compliquées à viser.

Ermanno : Et puis, il y a aussi une question de logistique. Tu l’as dit, 2023, les championnats du monde, ils étaient à Nice. Donc c’est à la maison. Ça simplifie aussi les déplacements. Et forcément, je pense qu’en termes de répartition de la population mondiale, quand c’est en France, tu dois avoir beaucoup plus d’Européens quand même. Et quand c’est à Hawaï, tu dois avoir beaucoup plus d’Américains du nord, du sud et autres. Pas uniquement du fait de la sélection, mais aussi le fait d’avoir accepté le slot parce que c’est parfois plus facile, ça coûte moins cher, etc.

Rémi CONTE : Par exemple, typiquement, en 2023, il n’y avait pas encore le T100 qui était arrivé, par exemple pour le monde pro. Et en 2024, le T100 est arrivé et je pense que c’est quand même une source de revenus qui est importante parce qu’il y a des gros prises monnaie, il y a des prises monnaie d’entrée aussi sur la course. Donc ça fait que il y en a qui, enfin, la plupart ont été un peu appâtés par le gain. Et ont dû un peu courir toute l’année sur un engagement qu’ils avaient avec eux. Donc forcément, quand ils arrivent à Kona, ils ont déjà fait 5 T100 qui sont des courses qui sont très difficiles parce qu’il faut être à 100% du début à la fin si on veut faire une bonne perf. Donc je pense qu’il y en a qui sont arrivés un peu fatigués à Kona et d’autres qui n’ont pas fait le T100, par exemple, qui étaient vraiment mieux. Je pense à Patrick Lange ou des gens comme ça qui sont vraiment concentrés sur les championnats du monde. Et au final, ça a fonctionné.

Charly : Et ça, c’est intéressant, justement, ce que tu dis là dessus. On le voit, on le voit depuis que le T100 est arrivé, c’est à dire qu’il réussit à capter une part importante des top athlètes mondiaux sur ces épreuves, notamment, comme tu dis, avec un prises monnaie qui est quand même très attractif. Là, tu le sens en termes de changement dans le paysage que désormais, c’est plus uniquement l’Ironman et le challenge dans une bonne mesure, mais que ça commence à s’éclater et à attirer du monde un peu sur différents spots, différentes épreuves. Est ce qu’il y a de la dynamique de concurrence au fur et à mesure de la saison ?

Rémi CONTE : Ironman, ils ont un peu réussi à concurrencer le T100 avec le Pro Series. Maintenant, il y en a qui font des choix. Il faut savoir que le T100 aussi, il faut être dans les 20 meilleurs mondiaux au PTO ou des wildcards pour y participer. Donc, c’est forcément vraiment les top athlètes mondiaux, comme tu disais. Mais il y en a qui vont faire les deux. Je pense que le T100 et le Pro Series sur l’année, parce que pareil, ça va encore augmenter la densité de course à faire et à voir.

Rémi CONTE : Enfin, forcément, quand on veut réussir un vrai objectif, courir toute l’année, ça devient compliqué, surtout si c’est les championnats du monde sur Ironman. Un Ironman, c’est vraiment plus spécifique que des T100 ou des Half, par exemple. Et donc, donc à voir comment ça va être aussi en 2025 avec avec tout ça. Enfin, il y a beaucoup de propositions pour les pros pour mieux gagner leur vie, entre guillemets. Donc alors forcément, si on veut se professionnaliser dans le milieu, on n’a pas trop le choix et courir un peu partout dans le monde, ça permet de rapporter de l’argent aussi. Donc à voir comment ils vont gérer ça. En tout cas, moi, ça ne me concerne pas parce que je ne suis pas pris au T100

Rémi CONTE : et je n’ai pas prévu de faire 5 Half et 3 Ironman dans la année.

Ermanno : Il y a un sport que je n’aime pas trop citer dans le podcast, mais juste par boutade, c’est le foot. Mais de plus en plus, dans le triathlon, on va devenir des footballeurs, c’est à dire qu’on va concourir toute l’année. Les footballeurs, ils ont au moins un match par week-end, quasiment pendant neuf mois dans l’année. Dans le triathlon, ça va finir comme ça. Donc au final, la difficulté, ça va être aussi au delà de l’athlète, d’accumuler, d’assimiler la charge, mais aussi pour les entraîneurs, pour ceux qui sont accompagnés, de savoir gérer un calendrier, un planning qui se densifie parce que se déplacer à l’autre bout du monde, ça demande une journée, une journée et demie de classement, une journée de récup. Tu cours le week-end, puis tu repars. Donc au final, tes semaines d’entraînement, elles vont surtout tourner autour de la compétition.

Rémi CONTE : Après, là, maintenant, ce qu’on voit de plus en plus, c’est quand même une première partie de saison qui va être de avril à juin. Globalement, dans l’été, il n’y a pas grand chose en course. Et après, ça va reprendre vers fin août jusqu’à octobre, novembre. Et maintenant, même avec les championnats du monde, par exemple, l’année dernière, qui était en décembre à Topo. Donc l’enchaînement, enfin, la saison, elle est de plus en plus longue. Et je trouve que c’est quand même de plus en plus dur d’être compétitif. Vraiment, il y en a qui ont commencé en mars, par exemple. Je crois que Singapour, c’était début avril ou quelque chose comme ça. Pareil, il y a eu l’Afrique du Sud. Même il y a des courses dans l’hémisphère sud et qui vont jusqu’à aller jusqu’en novembre et qui, en fait, qui sont vraiment à 100% toute l’année. Je pense que ça, c’est vraiment le plus compliqué. Surtout qu’il y a forcément faire des courses. Tu te désentraînes parce qu’entre deux ans, tu récupères, donc après, il faut quand même te réentraîner un petit peu, même si des Alpes, ça fait un très bon entraînement. Mais en enchaîner trois, par exemple, sur une tournée, là, on a vu Casimir et San Zino qui sont allés en Amérique du Sud. Donc forcément, ils restent là bas parce qu’il y a deux semaines d’écart entre les deux, mais par practicité. Mais après, au fur et à mesure, il faut voir des saisons aussi longues comme ça, ça laisse vraiment des traces.

Ermanno : C’est aussi toi, tu disais déjà, tu disais que t’es à 80% au CHU. Est ce que tu es soutenu par le CHU ou c’est un choix que tu assumes financièrement? Toi, t’as demandé à passer à 80% et puis tu te débrouilles après avec tes revenus, notamment qui viennent du traitement.

Rémi CONTE : Je suis à 80% et je touchais un salaire de quelqu’un qui a 80%.

Ermanno : OK, donc du coup, effectivement, ça t’oblige à pouvoir compenser par ailleurs. J’imagine que les sponsors, les partenaires sont là pour pouvoir t’accompagner, t’aider. Et puis les primes de course. Est ce que t’as fait une super saison 2023, mais que là, t’es pas pris dans le T100? Donc, ça veut dire qu’en 2024, début 2025, tu fais pas partie des 20 meilleurs mondiaux. Est ce que ça veut dire que ta saison 2024, elle était,

Rémi CONTE : elle était un peu plus en demi teinte que la 2023 où t’as super performé en 2024? Ben, j’ai. Il y avait le Frenchman qui offrait une belle prime, du coup, pour un sub 8h que j’avais fait moi à Hambourg, donc je m’étais préparé pour ça en me disant que elle avait très bien commencé parce que j’avais fait Cannes à la distance M et j’avais, j’avais gagné, donc ça, c’était cool. Après, j’étais parti pour le faire, mais ça, c’était à la maison. Oui, c’est ça. Et j’étais parti pour faire le Frenchman. C’était, je crois, vers la mi mai ou début mai. Mais la course, ça s’est pas du tout passé comme comme je voulais. J’ai eu des douleurs au dos, etc. Vélo, donc j’ai même pas couru le marathon après. Et après, j’ai fait le challenge Cannes sur mer et je suis tombé en descente. Je me suis rien cassé, mais en fait, je me suis ouvert le coude. J’ai eu des points. Pareil, j’ai eu pas mal de pizza et tout, donc. Donc, j’ai pendant deux, trois semaines, je me suis déjà pendant deux semaines. Je me suis quasiment pas entraîné parce que j’avais mal partout. J’ai chuté en descente à 60 km heure, donc ça aurait pu être bien, bien plus grave que ce que j’ai eu. Mais donc déjà, juste ça. Pendant l’été, moi, j’avais pas forcément d’objectif à la fin, à la fin. Donc, donc, j’ai juste fait un ALF en Italie, à Emilia-Romagna en septembre. J’ai fait vingtième et c’était un peu une course de fin de saison pour voir pour terminer l’année 2024 compliqué niveau sportif en tout cas.

Ermanno : Pour ceux qui n’ont pas suivi, quand tu dis que t’as eu des pizzas, c’est des brûlures. C’est un petit, un petit jargon dans ceux qui font du vélo et qui tombe de temps en temps. Je pense que vous visualisez bien. On tombe, on se fait une belle brûlure et puis on appelle ça une pizza. Ouais, donc 2024, c’est un peu la saison à part. Mais là, t’es écouté remonter à bloc comme tu sais, comme comme un singe qu’on remonte là pour 2025, la saison, tu vas tout déchirer.

Rémi CONTE : Du coup, ça m’a permis d’avoir une saison 2024 où je me suis pas forcément trop fatigué, j’ai pas forcément coupé à la fin de la saison parce que j’en avais pas l’envie, pas le besoin. J’ai fait quelques petites courses sur route, à pied, ça m’a permis de continuer à progresser en course à pied. J’ai fait Marseille-Cassy, j’ai fait des semis, j’ai fait le marathon de Séville aussi la fin février, j’ai fait 2h23, donc j’ai fait un super chrono.

Ermanno : J’étais vraiment content et du coup, c’est pas mal, 2h23 à sec. Quand on parle de triathlon, 2h23 sec, c’est pas mal. Mais imagine mettre un petit peu de vélo derrière, donc tourner un peu les jambes, ça fait un beau chrono. J’ai fait toujours sur du sub 8 heures,

Rémi CONTE : juste derrière le record de France féminin de Manon Trappe. J’étais longtemps avec elle pendant la course, mais c’était une super course en tout cas pour commencer 2025. Donc franchement, je suis content. Là, j’ai fait une prépa marathon avec du vélo et de la natation, mais je courais beaucoup plus, donc forcément, j’ai bien progressé à pied. Là, j’ai un peu les effets de la prépa, donc en course à pied, je suis vraiment super bien, un peu moins bien à vélo et en natation. Mais là, j’ai fait deux semaines de stage avec beaucoup de volume que je vais terminer là dimanche et j’espère pouvoir rattraper mon retard pour être en forme,

Ermanno : pour commencer les courses et tu commences par. Vas y, vas y.

Charly : Justement, les objectifs pour 2025. C’est quoi comme case à cocher ?

Rémi CONTE : Là, je vais faire le half de Hex, du coup, qui est un pro series, donc qui aura beaucoup de densité. Une attache, je pense, vraiment rapide. Donc ça, c’est le 18 mai. Et après, je fais l’Ironman de Francfort le 29 juin, qui est aussi un pro series. Je ne vise pas du tout les pro series parce qu’il y a un classement annuel. Mais en tout cas, c’est des courses que j’avais envie de faire. Et du coup, ça sera mes objectifs. Surtout performer sur Ironman à Francfort et essayer quand même de faire un bon truc après deux semaines de stage sur le rebond dans deux semaines pour Hex.

Charly : Et pour l’instant, la deuxième partie de saison n’est pas encore définie.

Rémi CONTE : Ça dépendra de forcément de Francfort et des choses comme ça. Il faut savoir que Francfort, c’est un championnat d’Europe aussi. Donc il y a six slots pour les championnats du monde qui sont à Nice de nouveau. Il y a pas mal de personnes, de personnes qui sont déjà qualifiées. Je pense aux Norvégiens, par exemple, qui viendront donc Eden, Blumenfeld et là, Kasperstorne s’est qualifié aussi au Texas le week-end dernier. Donc, en fait, c’est des mecs qui seront forcément devant moi, mais qui prendront pas leur place. Donc je me dis qu’en faisant un top 10, voire douzième, tu peux avoir ta place pour les championnats du monde puisque ça va se décaler.

Ermanno : Tiens, si on faisait un petit focus là dessus, parce que pour les amateurs, on sait comment ça marche. On concourt et puis il faut être le meilleur. Et puis quand il y a des slots qui sont dispo, soit vous avez le droit à votre slot parce que vous êtes premier ou deuxième de la catégorie, soit après, c’est le roll down. Ceux qui sont devant, s’ils ne prennent pas, potentiellement vous êtes appelé et vous pouvez avoir un slot. Et payer surtout chez les pros. Comment ça passe? Comment ça se passe? Est ce que c’est le même concept ou est ce qu’il y a? Parce que ça change un peu de temps en temps, pas chaque année, mais il y a des saisons où il faut faire un ranking, puis finalement on revient à la qualif. Comment ça se passe chez les pros?

Rémi CONTE : Alors, chez les pros, c’est un peu différent. Donc, en fonction des courses, il y a un nombre de slots attribués en fonction de l’ampleur de la course. Par exemple, le Texas, c’était championnat des Etats-Unis, je crois. Et donc il y avait d’Amérique du Nord. Et il y avait cinq ou six slots distribués. Après, il va y avoir des plus petits Ironman, par exemple, sur un slot. Je pense notamment, par exemple, Lanzarote. Je crois qu’il y a un ou deux slots. Ça n’empêche pas qu’il y ait beaucoup de niveaux dessus. Mais ça reste une course qui n’est pas une course majeure. En fait, il y a des rankings de courses. Je crois qu’il y a

Rémi CONTE : l’événement Platinium, or, argent, bronze. Et en fonction de ça, ça donne des rankings et aussi des primes de course qui sont différentes. Donc, ça dépend vraiment de la course. Et après, en fonction des pros qui sont déjà qualifiés, ça va roll down de la même manière qu’en groupe d’âge, à savoir des gens qui ont gagné des pros qui ont gagné les championnats du monde. Ils vont être qualifiés automatiquement juste à condition qu’ils terminent un Ironman. Donc, ils peuvent terminer 15e. À partir du moment où ils terminent, ils sont qualifiés.

Ermanno : C’est juste sur la saison. Par exemple, si on prend Sam, ce n’est pas parce qu’il a gagné en 2023 que jusqu’en 2040, il aura juste à boucler un Ironman pour être au championnat du monde.

Rémi CONTE : Il faudrait vérifier, mais je crois que c’est pendant cinq ans. OK, quand tu gagnes, c’est ça. Et je crois que deuxième ou podium, une histoire comme ça. Par exemple, Patrick Lange, il est il est il est qualifié pendant cinq ans vu qu’il a gagné l’année dernière. Mais il a gagné aussi avant, etc. Donc, donc, je ne sais pas. Je ne sais pas les conditions exactes, mais parce que je ne me suis pas encore

Ermanno : intéressé et je n’ai jamais été concerné, mais ça viendra, ça viendra.

Rémi CONTE : Mais en tout cas, il y a ces conditions là. Donc, c’est pas mal parce que du coup, sur des grosses courses, des personnes qui viennent comme ça. Moi, j’avais fait sixième à Hambourg, mais par exemple, il y avait cinq slots. Donc, s’il y avait les cinq premiers qui n’étaient pas déjà qualifiés, je n’avais pas mon slot, mais il y avait Yann Frodeno qui avait gagné les championnats du monde, par exemple, déjà une fois. Donc, il y avait juste à valider une course pour son slot. Il y avait déjà une autre personne qualifiée. Et je crois que le huitième a pris son slot pour Nice, par exemple. OK, donc ça, c’est des choses à prendre en compte pour se qualifier.

Charly : Je le disais, grosse densité. Toi, ça va peut être permettre d’aller viser un top 8, un top 10, un top 12 avec des mecs qui sont une grosse pointure mondiale devant. Tu sens une dynamique de course différente et est ce que toi, ça te permet de te tirer vers l’eau quand t’es face à des gars comme ça ?

Rémi CONTE : Alors, ça a double tranchant parce que déjà, maintenant, ça va nager, ça va nager très vite parce qu’il y a vraiment des JO de Paris sont passés. Donc, on voit de plus en plus d’athlètes du court distance qui viennent sur de longues distances, qui nagent vraiment très rapidement, donc ça va un peu enflammer la course au début, au début de la natation. Et après, en fait,

Ermanno : c’est quoi là, c’est quoi les temps sur les records sur le 3008 en ce moment ?

Rémi CONTE : Ouais, je pense que ça nage à peu près aux alentours de 46 47 sur le 3008. Moi, je serais content si je nageais en 49 50. Donc, je ne joue pas forcément devant en natation. Donc après, ça me permet d’être dans un deuxième pack et pareil. Maintenant, on voit un peu des groupes de vélos. Il y a des ambiguïtés souvent sur le drafting, etc. Ils sont en train d’essayer de régler ça avec le race ranger ou des méthodes plus objectifs pour pour contrôler vraiment les règles, parce qu’avant les arbitres, il n’y en a forcément pas assez pour. Il y a un groupe de 20 personnes. Il faudrait. Il faudrait quatre arbitres pour le groupe entier pour pouvoir bien vérifier tout le temps et il n’y a pas assez d’arbitres, par exemple là dessus. Donc, forcément, c’est des choses qui ça fait partie de la course. Les pénalités, les sanctions, etc. Ils ont un peu revu tout ça. Les temps de pénalité aussi, je crois.

Ermanno : Ironman sur 2025, donc ça me fait penser à un truc. Charly, on a un business. On va créer une société de drones pour contrôler les courses.

Charly : Il y a quelques années, c’est sûr.

Charly : Ou alors la solution des trackers sur les vélos. Ouais.

Rémi CONTE : Et après, je sais pas s’il y a des retours directs vers les arbitres. Je pense que si, mais en fait, en fait, là, pour l’instant, ça va être juste les procédures qui seront avec les Rangers, donc ex Francfort et tout ce que je vais faire. Donc ça, ça règle un peu plus le problème de drafting et d’arbitrage, etc. Parce que des fois, ça arrive des arbitres. J’ai déjà vu des courses qui qui vont qui vont sanctionner un peu à l’oeil au final et qui qui c’est dur à un peloton. Enfin, un groupe de vélos qui va à 45 kilomètres heure d’évaluer un vrai 12 mètres vs un 10 mètres. C’est un peu, c’est un peu très subjectif.

Ermanno : Et ce race ranger dont tu parles pour celles et ceux qui connaissent pas. Tu me l’expliques rapidement.

Rémi CONTE : Alors, c’est un capteur qui se met sur le vélo. Il y en a un à l’avant, un à l’arrière du vélo. Et en fait, ça permet de mesurer la distance entre entre les vélos. Ça, j’ai jamais couru avec, mais et ça clignote de différentes couleurs en fonction de la distance. En gros, c’est vert si t’es assez loin. Orange si tu commences à rentrer dans la zone. Et en gros, c’est rouge quand t’es dans les 12 mètres. Et quand c’est rouge, normalement, t’es censé dépasser parce que t’es rentré dans la zone de dépassement et t’as 25 secondes pour dépasser chaque athlète.

Ermanno : Donc, il faut savoir que 25 secondes, quand tu roules à 50 à l’heure,

Rémi CONTE : quand c’est un groupe de quand c’est un groupe de 20. Par exemple, si tu commençais à doubler un, t’es obligé de doubler les 20. Donc, ça te fait un long effort de 20 fois 25 secondes. Et t’as pas le droit de revenir au milieu à chaque fois. Donc, donc, c’est aussi ça qui est compliqué maintenant avec les courses où il y a beaucoup de densité parce que ça va être des gros groupes et forcément, à partir du moment où tu rentres dans la zone. Si réglementairement, t’es obligé de doubler. Et s’il y a 20 personnes devant toi, t’es obligé de doubler les 20.

Ermanno : Donc, ça rajoute une pression charge mentale, mais ça rajoute aussi de la pression physique parce que quand tu commences à doubler une personne et que finalement, tu en as 10, 15, 20 à doubler, il faut sacrément appuyer sur les jambes et développer des watts. Et puis, on n’est pas sur Ironman. On n’est pas toujours sur un vélodrome avec une route très, très plate où tu peux ajuster tes watts par rapport à ton dépassement.

Rémi CONTE : Oui, clairement. Mais enfin, c’est quelque chose à prendre en compte maintenant. Et voilà, donc, c’est soit rester dans le groupe et jamais rentrer dans la zone. On peut

Rémi CONTE : avoir son effort constant au final sans avoir à faire d’à coups, etc. Ou alors tenter des trucs. Mais sur Ironman, c’est quand même très long et c’est différent d’un half. Un half, tu peux te permettre d’un peu jouer. Parce que ça va durer trois heures, entre 3h30 et 4 heures globalement sur une course pro en fonction du dénive. Mais sur Ironman, c’est forcément le double. Maintenant, on voit des 7h30, etc. Mais quand même, 7h30 d’effort, c’est au moins 4 heures à vélo. Donc, s’il y a une dynamique de course qui est un peu punchy et tout, c’est risqué de vouloir doubler et se cramer un peu.

Charly : Yes.

Charly : Par rapport à cette densité-là, c’est à double tranchant pour toi. C’est-à-dire que tu disais, ça nage beaucoup. Ce qui fait que sortir dans le premier pack, maintenant, c’est compliqué. Et par contre, après, sur le reste de la dynamique de course, j’imagine que même en étant sorti à 2, 3, 4 minutes de la tête, il y a quand même du monde avec qui faire un groupe. Ça, tu sens le bénéfice aussi de pouvoir être avec des gars comme ça et d’avoir plus de temps ?

Rémi CONTE : Forcément. On voit, par exemple, Cameron Wurf, Léon Chevalier, des mecs comme ça qui roulent très fort et qui se retrouvent un peu aislés après la natation et isolés. Donc, ils sont un peu obligés de faire l’effort pour revenir. Ils forment des groupes pour rentrer. Donc, ça permet aussi d’essayer de revenir un peu avec eux parce qu’ils imposent une dynamique qui fait que leur but, c’est de revenir le plus proche de l’avant de la course. Devant, ils ne se regardent pas non plus. Ils roulent fort. Donc, le but, c’est qu’il y ait le moins de monde qui rentre. Donc, pareil, c’est souvent les 4 minutes. On les retrouve à la fin du vélo. Si ce n’est pas plus, si ce n’est pas plus. En tout cas, moi, par exemple, le seul Ironman qui s’est passé un peu comme ça, c’était Hambourg.

Rémi CONTE : Et ils étaient sortis, je crois, avec 3, 4 minutes d’avance. Et au final, au final, le groupe pose avec, je crois, peut être 5, 6 minutes d’avance, quelque chose comme ça, le groupe de devant. Donc, forcément, ils reprennent du temps. C’est encore du temps en plus à reprendre en course à pied après.

Ermanno : Ça change aussi la dynamique de course parce que avant, suivant ton niveau en natation, tu arrivais quand même à reprendre un petit peu en vélo et à limiter les dégâts en course à pied. Là, clairement, maintenant, il faut être très, très, très fort en course à pied. Donc, pas tout cramer en vélo pour pouvoir pouvoir appuyer plus en course à pied et aller soit récupérer les minutes que t’as laissées après la natation et qui se sont qui sont restées constantes ou qui se sont amplifiées en vélo, soit essayer de diminuer, de limiter les attaques de ceux qui viennent derrière.

Rémi CONTE : Là, on parlait de densité pareil en course à pied. Ça a vachement évolué avant des moins de 2h50. On n’en voyait pas beaucoup sur Ironman. Maintenant, le top 10 pro court moins de 2h50, voire moins de 2h45 en fonction des conditions. Donc, oui, c’est encore évolué pareil. Donc, maintenant, les trois, les trois disciplines vont vite. Il n’y a plus vraiment de triathlètes qui est très fort à vélo, qui reviennent et qui courent un marathon de 2h50 et qui gagnent un Ironman. Ça n’existe plus.

Ermanno : Ouais. Et du coup, toi, comment est ce que tu tu organises, comment tu construis tes entraînements pour pouvoir justement être gagné en force, dans ta situation pour ne pas sortir trop tard, rester fort, voire t’améliorer en vélo et puis surtout avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de pieds pour tout donner en course à pied.

Rémi CONTE : Dans une semaine, par exemple, préparer un Ironman, ça demande quand même beaucoup de volume, un peu moins d’intensité, même si maintenant, les dynamiques font qu’il faut être capable de sortir des voies, de courir vite, etc.

Rémi CONTE : Donc,

Ermanno : c’est le dicton du triathlon. Tu commences vite, tu accélères au milieu, puis tu finis à fond.

Rémi CONTE : C’est devenu ça, même sur un Ironman. Donc, maintenant, c’est devenu ça. Moi, après, par exemple, je vais essayer d’y aller une séance d’intensité dans chaque sport dans la semaine. Et après, le reste, ça va être globalement de l’endurance, des entraînements assez faciles. Je ne m’entraîne pas vraiment dur. C’est juste que je m’entraîne souvent. Enfin, je m’entraîne au moins deux fois par jour, tous les jours. Donc, ça va être entre 14 et 18 fois par semaine.

Ermanno : Plus tu rajoutes le renfaux, plus la PPG, plus la méditation.

Rémi CONTE : Je ne fais pas de renfaux du tout, mais je ne me blesse pas, donc ça va. Mais oui, je pense qu’en contrôlant l’intensité, etc., il y a ça aussi qui fait que j’arrive à ne pas trop me blesser. Je suis ultra conscient que le renfaux, ça, c’est très, très important. Et c’est juste par souci de temps et d’envie aussi, parce que je le fais. Je le fais, c’est par passion. Et en fait, faire du renfaux, c’est sûr, ça a un intérêt, mais enfin, je n’ai pas forcément envie de le faire, donc je ne le fais pas. Ça se trouve, je serais beaucoup plus fort si j’en faisais. Ça se trouve, je le serais moins, parce que du coup, une séance de renfaux remplacerait une séance de course à pied par le côté temps. Donc une séance de vélo ou quoi que ce soit. Donc oui, c’est des questions que je me suis posées déjà. Là, cette année, j’essaye de vraiment me concentrer sur juste le tri, m’entraîner bien, correctement, faire beaucoup de semaines avec du volume et en essayant de les garder toute l’année. Je pense que c’est vraiment ça qui paye aussi.

Rémi CONTE : Et donc, voilà. Après, moi, c’est des choix que j’ai fait. On verra si c’est les bons choix. Mais pour l’instant, par exemple, pour le marathon, ça a bien fonctionné pour le moment. Donc c’est une discipline parmi les trois. Mais je pense que je n’ai pas trouvé la formule magique. Mais j’ai un peu compris comment ça se passait. Et puis, avec l’expérience aussi des années maintenant, ça fait dix ans que je fais du triathlon, les choses à faire, les choses à ne pas faire, je sais.

Charly : Et justement, comment tu répartis, comment tu penses au entraînement entre les trois disciplines ? Est-ce que c’est des cycles qui évoluent au fur et à mesure de l’année et tu mets le focus sur une discipline différente au fur et à mesure de la saison ? Est-ce que tu as ciblé une faiblesse sur laquelle il faut que tu te concentres ?

Rémi CONTE : En fait, à un certain niveau, le problème, c’est que pour se concentrer sur une discipline, il faut un peu délaisser une autre. Au début, forcément, quand on va commencer le triathlon, s’entraîner dans les trois disciplines va permettre de faire progresser les trois disciplines et par exemple, le vélo va aider à faire progresser en course à pied. Pour la natation, il faut vraiment… La course à pied ne va pas faire progresser la natation, ça, c’est faux. Mais le vélo va faire progresser la course à pied, ça, on le voit beaucoup. La course à pied ne fait pas progresser le vélo. Malheureusement aussi, ça ne marche pas.

Ermanno : Tu peux dire que tu fais un peu de PPG en vélo, en course à pied pour le vélo ?

Rémi CONTE : Ouais, ouais, non, même pas.

Rémi CONTE : Le vélo, par contre, oui, il fait bien progresser la course à pied. Moi, par exemple, pour le marathon, ma plus grosse semaine, je crois que j’avais fait 115 kilomètres, donc ça reste un beau volume, mais pas…

Ermanno : Je pense que… C’est pas énorme pour un marathonien.

Rémi CONTE : Ouais, voilà. Donc, en fait, je faisais des séances de course à pied sur la fatigue induite par le vélo. Forcément, je travaillais aussi bien, donc c’est des choses qui bénéficient l’une à l’autre. Là, moi, pendant l’hiver, j’ai vraiment mis le focus sur la course à pied, vu que je prépare un marathon, donc est-ce que c’est un bon choix ? Est-ce que c’est un mauvais choix ? Je ne sais pas. On verra ça sur un triathlon.

Ermanno : 2,23 sur marathon, ça parle quand même un peu, quoi.

Rémi CONTE : Oui, mais si le vélo est complètement nul à côté, ça ne sert plus à rien. Mais après, j’ai gardé du vélo, j’ai gardé de la natation, comme je disais, donc j’ai espoir à ce que ça fonctionne. Là, j’ai bien fait. J’ai bien repris à rouler après le marathon, etc. Donc, je pense qu’à vélo, je suis en train de bien revenir, voir progresser par rapport à avant et la natation. Pareil, j’ai trouvé un bon petit rythme. Donc voilà, le vélo, avec les deux semaines de volume, au final du stage, ça va me permettre d’un peu revenir à ce que voir être mieux qu’avant. J’espère

Ermanno : que ce serait qu’on n’est pas revenu dessus dans ta présentation. C’est direct au sujet. Mais tu disais que ça fait dix ans que tu fais du triathlon, mais que tu venais d’autres sports qui n’avaient pas forcément à voir avec le triathlon. C’est quoi ton histoire sportive? Quand est ce que tu découvres le sport? Dans quel sport tu te lances et comment tu découvres le triathlon après?

Rémi CONTE : Alors moi, il faut savoir que je viens des Antilles, donc de Saint-Martin. Je suis né là bas, donc globalement là bas, on fait surtout des sports anodiques, pas forcément du triathlon. C’est une petite île, donc il n’y a pas beaucoup de place. Après moi, en étant tout petit, comme beaucoup d’enfants, j’ai fait du judo, j’ai fait un peu de natation, j’ai fait un peu d’athlétisme. J’ai un peu touché à tout et tout me plaisait. Donc je faisais un peu de tout. Je n’ai jamais été vraiment spécialiste en natation, en athlètes ou en vélo, par exemple.

Rémi CONTE : Après, ça m’arrivait de faire le week end, d’aller faire du vélo avec mes parents comme ça, sans vraiment avoir de cadre. Après, moi, j’ai un peu totalement arrêté ça. Je me suis mis à la planche à voile et au surf qui sont vraiment vachement plus fun que le triathlon. On ne se le cache pas. Parce qu’il n’y a plus ce côté un peu cool, déjà de la vision du surf et de la planche à voile. Donc c’est ça. Donc ça, j’en ai fait pendant huit ans et à la fin.

Ermanno : En mode compétition ou en mode loisir ?

Rémi CONTE : À la fin, en mode compétition, oui. Pareil, le surf aux Antilles et la planche à voile, c’est un peu la densité du triathlon en France. Je pense qu’il y a beaucoup, beaucoup de niveaux parce qu’il y a forcément des conditions, la Guadeloupe, pareil. C’est un vivier de surfeurs pro qui est important. Saint-Martin, il y en a eu quelques uns aussi.

Ermanno : En même temps, quand tu habites sur une île, il y a un peu plus d’exposition, surtout au milieu de l’océan. En France, si tu veux faire du surf, en gros, c’est de la frontière espagnole jusque dans les Landes. Donc, c’est plus compliqué quand même.

Rémi CONTE : Oui, c’est ça. Mais du coup, il y a des conditions qui permettent de le faire et qui favorisent le développement du niveau. Donc oui, après, moi, j’ai commencé à me mettre au triathlon. Je courais assez bien avec le surf et la natation quand j’étais petit. Je nageais correctement aussi. Le vélo, après le vélo, il n’y a pas de secret. Le volume fait qu’on progresse. Le vélo, il y a des qualités un peu physio, mais c’est vraiment ça va être vraiment… Le vélo, j’ai rarement vu quelqu’un qui roule 200 kilomètres par semaine être sur un vélo, ça n’existe pas. Enfin, on voit les cyclistes pro, ils font des semaines à 800, 900 kilomètres. Et c’est pour cette raison qu’ils sont forts. Les marathoniens, ils courent vite parce qu’ils courent 200 kilomètres par semaine. Maintenant, le volume est vraiment, vraiment une importance. Je pense que c’est primordial dans le sport d’endurance, en tout cas.

Ermanno : Encore plus en vélo, comme tu le dis, parce qu’encore en course à pied, il y a de la technique. En natation, il y a énormément de techniques. Si tu commences à nager ou à courir tard, c’est un peu plus difficile à acquérir que quand tu prends les bons gestes quand t’es gamin. Mais le vélo, oui, il y a un peu de technique, pousser, tirer sur les pédales, tenir le volant, tenir en équilibre, etc. Mais une fois que t’as acquis ça, la seule chose qui va te faire progresser, effectivement, c’est des bornes, des bornes, des bornes. Alors qu’en course à pied, si t’as une technique à la con ou en natation, si tu sais pas super bien nager et que tu poses pas bien le bras, t’as pas la sensation de l’eau, tu vas pouvoir borner. C’est pas dit que tu deviennes un des meilleurs mondiaux.

Rémi CONTE : Après, le fait d’aller fréquemment dans l’eau fait que tu deviens aussi bon nageur, parce que si tu nages deux fois par semaine, c’est sûr que tu peux pas prétendre être un bon nageur. Mais si t’es six fois par semaine à être tout le temps dans le même milieu, dans un milieu aquatique, tu vas enfin au plus tu t’exposes à un milieu, au plus tu t’adaptes. Donc forcément, forcément, ça vient avec. Mais oui, mécaniquement, si tu cours tous les jours, c’est mieux de courir sept fois, six fois dix kilomètres que trois fois vingt. En tout cas, par exemple. Après, c’est intéressant aussi de faire des vingt kilomètres suivant ce que tu prépares. Mais au plus t’es exposé fréquemment, au plus ça marche.

Charly : Et justement, sur ce point là, on n’a pas abordé toi, tu es coaché, t’as un coach qui te prépare des programmes.

Rémi CONTE : J’ai, j’étais, j’étais coaché. J’ai choisi de faire tout seul maintenant avec la contrainte du travail, etc. Donc, donc ça fait que depuis octobre maintenant. Et c’est juste par envie d’essayer des choses, de me gérer moi même et tout. Donc, pareil, on verra si ça fonctionne. On ne peut pas savoir. Et je pense que je suis complètement d’accord que d’avoir un avis extérieur, c’est ultra important dans la prise de décision et dans les choix qui peuvent être faits. Pareil, la discussion entre l’athlète et l’entraîneur, c’est ultra utile. Du coup.

Ermanno : L’imitation de la charge mentale, c’est à dire OK, tu dis que tu discutes, tu échanges avec ton entraîneur, mais ton entraîneur, il te fait un plan. T’as juste à suivre le plan. Là, il faut. Là, c’est toi qui réfléchis. Tu construis ton plan, tu essaies de réfléchir à ce qui va marcher, ce qui ne va pas marcher. Tu discutes avec toi même finalement. Et donc, ça rajoute aussi un peu de charge mentale.

Rémi CONTE : J’ai deux personnes en moi, un athlète et un entraîneur. Mais du coup, des fois, je me remets un peu en question. Mais après, enfin, j’ai un peu compris globalement ce qui fonctionnait pour moi, par exemple. Enfin, j’ai fait de l’athlétisme. Donc, on a fait, par exemple, énormément de VMA, des séances de pistes, des séances speedy kilomètres, enfin, avec des intensités très élevées. Et moi, honnêtement, je ne progressais plus. Par exemple, si on prend une semaine quand j’étais en club d’athlètes. Le lundi, on faisait un footing. Le mardi, on faisait de la PPG, donc des séances de côtes. Pareil, c’était de l’intensité. Le mercredi, on faisait une sorte de séance de VMA. Le jeudi, on faisait une fausse SV1 parce qu’on courait tous beaucoup trop vite. Donc, forcément, on avait encore de l’intensité. Donc, enfin, je sais pas, on faisait des 35 minutes le lendemain d’une séance de VMA à 3,35, 3,40, ce qui est totalement faux maintenant. Parce que moi, maintenant, je fais mes séances de SV1 alors que j’ai progressé à 4 au kilo. Donc, parce que c’est des moments où, justement, j’essaie de ne pas me fatiguer plus. Et le samedi, par exemple, on refaisait de l’intensité une speedy kilomètre. Et le dimanche, ça dépendait des périodes de l’année. Mais globalement, soit une sortie longue en faisant un footing, soit de nouveau une SV1. Bref, en fait, je faisais énormément d’intensité et je progressais plus. Et là, le fait d’avoir réduit toute l’intensité que je faisais, je fais plus de VMA du tout. Par exemple, je n’ai pas fait de séance de VMA depuis…

Rémi CONTE : Waouh, ça doit faire un an et demi. Je n’ai pas mis les pieds sur une piste depuis un an et demi, un truc comme ça, parce que ça me saoulait et au final, j’ai continué à bien progresser en course à pied.

Rémi CONTE : Mais pareil, le marathon, c’est encore autre chose parce que forcément, c’est très loin des séances de VMA. Après, si on prépare un 3000, des choses comme ça, on est obligé de passer par là parce que ça demande un peu de vitesse. Mais il faut toujours garder en tête l’objectif final, parce que même un 10 kilomètres, la VMA, c’est bien, mais au final, c’est plus le temps de soutien du seuil qui sera important à une allure élevée. Et ça, tout ça, c’est des trucs qui, en athlétisme, on faisait beaucoup d’intensité. Au final, moi, ça ne me permettait pas d’en bénéficier et de continuer à progresser. Au final, de réduire l’intensité, de rajouter un peu de volume et vraiment faire les séances faciles, la SV1 en plus en dedans et tout, ça m’a permis de vraiment repasser des steps encore.

Rémi CONTE : Après, en débutant, on est un peu obligé de passer par tout ça parce que ça demande des développements physio qui sont propres et qui sont développés avec la VMA, mais après, arrivé à un certain moment, je ne sais pas, moi, la dernière thèse de VO2max, par exemple, j’avais 78 ou 79, c’est des trucs que je ne vais plus développer maintenant. C’est des choses que je… Mon but, c’est de pouvoir courir à la plus haute fraction de VO2max le plus longtemps possible, donc je sais que je ne vais pas pouvoir augmenter ma VO2max. C’est terminé, j’ai 27 ans. Ce n’est pas en faisant de la VMA ou des choses comme ça qui fait que je vais la faire, je vais la pousser.

Charly : Et du coup, ça, le fait de pouvoir se coacher seul, ça se base, comme tu le dis, sur ton expérience et sur les choses que tu as compris depuis toutes ces années d’entraînement, j’imagine que ça requiert aussi quand même de croiser le sujet et d’aller s’intéresser à la science de l’entraînement. Tu avais déjà des connaissances là-dessus ? C’est un sujet qui t’intéresse ?

Rémi CONTE : Moi, j’ai fait, dans ma formation, j’ai fait un master en STAPS, en entraînement et optimisation de la performance sportive. Donc, en gros, c’est plus ou moins mon travail. Donc, c’est des choses que je m’intéresse depuis, depuis la fac, etc. Donc, j’ai vu l’évolution. Pareil, les méthodes d’évaluation, les méthodes d’entraînement, etc. Donc, c’est forcément des trucs qui me plaisent et moi, je baigne dedans. Donc, c’est des choses que j’ai vu évoluer, les choses que j’ai vu fonctionner, des choses que je n’ai pas vu fonctionner. Même chez les autres, les entendre parler, des fois,

Rémi CONTE : il y en a, ils font des séances. Je me dis mais comment c’est possible de passer des trucs pareils ? Au final, au final, un jour de course, ils ne seront pas forcément meilleurs parce qu’en fait, au moment de leur séance, ils seront vraiment à 100 % alors que alors qu’il vaut mieux faire 80 % plein de fois que 100 % une fois.

Ermanno : Et merci, merci, merci, merci, merci, merci de le dire et de le redire et de le redire. Ce n’est pas en devenant tout rouge tous les jours à chaque entraînement et en finissant sur les genoux qu’on progresse. Merci. C’est comme une séance de temps en temps, tu l’as dit.

Rémi CONTE : Tu brosses les dents tous les jours, deux fois par semaine. Par jour, tu ne fais pas une fois à la fin de la semaine pendant 30 minutes.

Ermanno : C’est ça, c’est ça. Non, mais tu l’as dit au début d’épisode. Toi, tu mets une séance d’intensité par sport dans la semaine alors que tu t’entraînes 14, 15 fois dans la semaine. Donc un fin 3 sur 15, c’est merci de le redire. L’intensité, c’est bien pour progresser. Il en faut. Mais souvenez vous de la loi de parieto 80 20 80 % d’endurance et dans ces 80 % d’endurance. On redivise encore en 80 20 avec 80 % d’intensité, de d’endurance plutôt basse et 20 % d’endurance plutôt haute. Enfin, voilà, c’est encore rien de se rentrer dedans.

Rémi CONTE : Il est bien, mais si on parle en répartition de zone ou par exemple en fréquence cardiaque, etc, c’est impossible de faire 20 % d’intensité en répartition de zone parce que parce que ça fait beaucoup, par exemple sur une semaine à 30 heures. Ça veut dire que mon 20 % devrait être 8 heures d’intensité. C’est ce qui est impossible et ce qui est jamais faisable. Vaut mieux parler en répartition de de nombre d’entraînements en parlant de thèmes, par exemple. Comme tu dis, trois entraînements durs sur 15 séances dans la semaine. Ça fait on y est quoi.

Ermanno : Ouais, et puis surtout, ça dépend aussi des capacités de chacun. Toi, tu peux t’entraîner 15 fois, mais il y en a dans ceux qui nous écoutent qui sont des amateurs et qui peuvent s’entraîner trois fois ou quatre fois par semaine, tout sport confondu. Et dans ce cas là, une séance d’intensité suffit.

Rémi CONTE : Et par exemple, je sais pas. S’il s’entraîne quatre fois dans la semaine, la semaine une, il va faire une séance d’intensité en natation. La semaine deux en course à pied, la semaine trois à vélo. Et après, le reste, ça reste de l’endurance. C’est pas parce que tu t’entraînes vraiment dur que c’est là que tu progresses. En fait, le problème, c’est que si tu t’entraînes quatre fois et quatre fois, tu fais de l’intensité, ça va durer deux mois et au final, à la fin, tu vas être fatigué. Tu vas te blesser et du coup, tu vas pas pouvoir continuer à t’entraîner. Après, on voit souvent des gens peut être de moins en moins maintenant qu’ils font des prépa pour un Ironman qui dure six mois. Ils arrivent, enfin, ils ont rien fait avant. Ils vont faire six mois de préparation pour un Ironman et après, ils vont tout arrêter. Donc forcément, c’est des gens qui sont un peu contre le temps, mais parce qu’ils veulent réaliser un défi personnel et tout. Alors oui, ça marche des fois, mais t’as quand même 50 % de chances de te blesser pendant ta prépa et que ton Ironman se soit foutu.

Charly : Merci de repréciser ça. Comme tout sport d’endurance, c’est un sport à maturité longue et préparer un Ironman sur six mois, on n’a rien fait avant et en ne faisant rien après, c’est pas le meilleur des deals et la meilleure façon de…

Rémi CONTE : Ça peut marcher, c’est en fonction du passé de la personne aussi, mais… C’est pas optimal, on se donne pas toutes les chances.

Ermanno : Et puis surtout, c’est pas parce que la première saison, ça marche bien et tu performes et tu t’éclates et puis tu atteins tes objectifs que la saison 2, 3, 4, 5, tu vas pas t’éclater littéralement et défoncer ton corps parce que finalement, peut être que ça va tenir une saison, une saison et demie, mais il y a un moment, ça va craquer.

Rémi CONTE : Oui, d’où l’intérêt de la coupure aussi qu’on disait en fin de saison. Et ça, pareil, c’est des choix qui sont à faire aussi en fonction de l’expérience. C’est pas obligatoire, entre guillemets. Je sais qu’il y a des athlètes qui préfèrent couper un mois. Il y en a qui préfèrent pas couper, garder, je sais pas, 2, 3 séances par semaine en mode un peu au feeling comme ils veulent. Il y en a qui n’ont pas du tout envie de couper et qui veulent continuer un peu en pleine bourre, etc. Et ça dépend aussi des profils, je pense, psychologiques des gens, plus que des profils physio, parce que encaisser de la charge d’entraînement et tout avec le temps, tout le monde peut le faire. Mais en fait, psychologiquement, des fois, c’est plus dans ce sens là qu’on a besoin parce que s’entraîner, comme je disais, tous les jours, deux fois par jour, toute l’année, au bout d’un moment, t’en as marre. T’as envie de faire autre chose.

Charly : Et justement, tu commences à évoquer comment pourrait s’organiser un débutant ou une débutante qui s’entraîne 3, 4 fois par semaine. Justement, parlons de ça, c’est une question qu’on pose souvent à nos invités. Ce serait quoi le seul conseil, conseil numéro un que tu donnerais à quelqu’un qui débute le triathlon aujourd’hui et qui découvre les trois disciplines ?

Ermanno : On a déjà fini l’épisode, Charly ?

Charly : Non, je t’ai piqué ta question, mais dans l’idée de conseiller les débutants, ce serait quoi ton… ton conseil numéro un ?

Rémi CONTE : Je pense que c’est déjà un, de ne pas vouloir se précipiter et de vouloir prendre son temps pour progresser et surtout pour apprécier le truc. Parce que globalement, comme on disait, les séances dures, ça fait plaisir de voir qu’une séance dure, elle devient de moins en moins dure au fur et à mesure que les allures progressent, etc. Mais ce n’est pas forcément ça qui est bénéfique. Au début, il y a forcément un progrès qui est ultra important, on part de zéro ou de rien. Et derrière, on voit les résultats à court terme qui sont super encourageants et on a envie de continuer là-dedans parce que le fait d’avoir fait de l’intensité, ça a fait progresser directement et on est directement bien. Mais à long terme, on n’a pas de boule de cristal pour savoir ce qui va se passer. Donc forcément, c’est prendre son temps. Et ça, c’est vraiment le conseil numéro un quand tu commences. Je pense n’importe quelle discipline et surtout pas chercher à vouloir en faire trop dès le début parce que quand tu commences, tu n’es pas capable d’encaisser une charge. Même s’entraîner 10 heures par semaine, c’est beaucoup. Quand tu n’as rien fait avant, musculairement, tendineusement, même nerveusement et tout. C’est des volumes, des volumes qu’on n’est pas capable d’accepter. Moi, quand je parle avec des gens, je trouve qu’on banalise un peu le sport d’endurance. Tout le monde en fait. En tout cas, moi, dans mon milieu, tout le monde en fait. Moi, je m’entraîne avec Thomas Navarro, Justine Guérard, Vincent Therrier, qui était pro aussi avant, qui fait plus du groupe d’âge, etc. On s’entraîne 20, 25 heures par semaine. Sur les stages, on fait 30, 35 heures. Oui, c’est des volumes énormes, mais ça fait longtemps qu’on le fait. Et en gros, on est habitué, on est habitué à la charge. Donc, c’est clair que faire des stages d’entraînement quand tu commences le triathlon, c’est bien, mais s’envoyer des 20, 25 heures par semaine, même si tu fais que ça et que tu ne travailles pas et tout à côté parce que tu es en semaine de stage. Enfin, c’est pas, c’est pas incroyable.

Ermanno : Et puis, on en profite, mais un stage, ça se prépare aussi. Peut être pas pour les pros, mais quand on est amateur, quand on se prépare à se mettre 20, 25, 30 heures. Dans la semaine, on prépare aussi un peu les semaines d’avant. On décharge un peu, on prépare le corps, on mange mieux, on dort mieux, etc. parce que c’est traumatisant. L’objectif d’un stage, c’est de progresser, c’est de mettre de la charge, mais c’est pas de finir plus cramé après que avant.

Rémi CONTE : Et aussi un autre conseil, j’y pense maintenant, mais c’est aussi vachement se concentrer sur la base avant de se concentrer sur les trucs un peu. Les fioritures, j’appelle ça à côté.

Charly : Parce que tu veux dire qu’on ne fait pas du double seuil dès son deuxième mois.

Rémi CONTE : Je ne fais pas de double seuil.

Rémi CONTE : J’en ai en course à pied, par exemple, double seuil en course à pied. Je crois que j’en ai jamais fait, même en préparant un marathon. C’est honnêtement, c’est des choses qui demandent un peu d’être expert dans le truc pour arriver à une telle charge dans une journée. Parce que forcément, double seuil, même si c’est contrôlé physiologiquement et tout. Surtout qu’une personne qui va faire un double seuil quand elle commence, en général, le premier sera trop intense parce que elle va dépasser, va dépasser les oeils physio qui sont recommandés. Et après, le deuxième sera trop dur parce qu’elle sera trop fatiguée du premier. Donc, donc, moi, j’aime bien le double seuil, par exemple, avec deux sports différents. Déjà, c’est un peu mieux dans mes. J’aime bien faire ça dans mes trois intensités dans la semaine. Je vais toutes les concentrer, par exemple, au milieu. Je vais faire. Seuil à vélo, seuil en course à pied le même jour et le lendemain, je fais seuil en natation et comme ça, au moins, j’ai fait toutes mes intensités regroupées et derrière, je cale le volume autour.

Rémi CONTE : Mais voilà, ça dépend aussi des périodes de l’année, de quand, de quand, quand est ce que les courses sont là, etc. Mais oui, le double seuil. Et du coup, se concentrer sur les bases avant de tout le reste. Pensez à bien dormir. Pensez à bien manger.

Ermanno : Enfin, moi, par exemple, c’est ce qu’on appelle l’entraînement invisible.

Rémi CONTE : Faire attention à tout le reste, bien dormir, bien manger. Enfin, quand tu vois, j’aime bien cet exemple parce qu’il y en a qui préfèrent acheter des vélos à 10 000, 12 000 euros et qui ont un matelas qui ont qui a 30 ans et où ils dorment mal dessus. C’est alors qu’un matelas, ça doit coûter quoi? Un bon matelas, ça va coûter 800 1000 euros si on s’en sort bien. Donc forcément, ça, c’est des choses qui qu’on oublie, qu’on oublie souvent. Quand on commence et on veut vraiment s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner et on ne pense pas au reste. On dort 5 heures la nuit. On ne mange pas assez parce qu’on veut perdre du poids, on veut s’affûter, etc. Mais en fait, par exemple, moi, la semaine dernière, je me suis rentré en 31 heures. J’ai calculé un peu ma dépense énergétique pour rigoler parce que j’ai fait j’ai fait des cookies hier soir et j’en ai mangé plein. Et en fait, je me dis mais tu peux manger à volonté parce que j’ai dépensé. Je crois 40 000 kilocalories dans la semaine, donc ça fait du 5600 par jour. Donc en fait, 5600 par jour. Si tu veux les manger, t’es obligé de manger quoi.

Ermanno : J’ai vu ça quand j’ai fait mon défi. D’ailleurs, j’avais croisé Thomas Navarro quand je suis passé à Nice. Je consommais, je consommais 10 000 calories par jour sur 26 jours. Je peux te dire que quand je suis arrivé au bout, j’étais bien bien sec. Et tu peux bouffer tout ce que tu veux 6000 calories par jour. Déjà, il faut manger. 10 000 calories par jour. Déjà, il faut manger toute la journée parce que tu peux pas te contenter de trois repas et puis même sur même sur toute la journée. Enfin, ça veut dire qu’il faut que tu fasses des tu fasses cinq repas à 2000 kilocalories et c’est difficile à assimiler et à absorber.

Rémi CONTE : Oui, c’est clair. Après, il y a des trucs vraiment caloriques.

Ermanno : Donc, pensez y aussi pendant que vous vous organisez des stages.

Rémi CONTE : La bouffe, la bouffe, la bouffe en s’entraînant et avant l’entraînement, en s’entraînant et après l’entraînement. Enfin, et après rapport en protéines, etc. Enfin, un athlète d’endurance, il doit être à 2 grammes par kilo par jour, ce qui est beaucoup pour quelqu’un de 70 kilos. On a 140 grammes par par jour, 140 grammes de protéines. Faut faut envoyer

Ermanno : parce que 140 grammes de protéines, c’est pas un steak de 140 grammes. C’est un petit peu plus quand même 100 grammes de poulet,

Rémi CONTE : 100 grammes de poulet, c’est 20 grammes de protéines, par exemple. OK, en fait, il faudrait manger 700 grammes de poulet par jour pour avoir assez.

Rémi CONTE : Courage.

Ermanno : Pour les oeufs, qui est une bonne source de protéines aussi. Mais bon, on va peut être pas faire un podcast sur la nutrition. 7 grammes par oeuf. 7 grammes par oeuf. C’est plus facile d’avoir les 10 oeufs que d’avoir les 10 poulets quand même.

Ermanno : Écoute, super intéressant. Est ce qu’il y a des sujets qu’on n’a pas abordé qui te venaient en tête ?

Rémi CONTE : Le dernier sujet, c’était quand même important, je pense.

Rémi CONTE : Vous avez pas d’autres sujets pour vous, pour moi ?

Ermanno : Non, mais moi, j’ai une question parce que vu que Charly m’a posé ma question de comment devenir triathlète. Quel est le bon tips pour ceux qui démarrent ? C’est une question qu’on pose pas souvent à nos invités, surtout les pros. Tu te vois où dans 10 ans ?

Rémi CONTE : Alors, faire du surf aux Antilles.

Rémi CONTE : Cool. Non, non, je rigole. Je sais pas.

Ermanno : Faire du surf sur un vélo aux Antilles. Mettre le vélo sur le surf, ça peut être pas mal.

Rémi CONTE : Je le vis plus année par année. En mode, je vois ce qui se passe à la fin de l’année. Je vois. Comme on dit, c’est un process à long terme. Je pense que t’es récompensé seulement si tu entraînes beaucoup chaque année. Le volume annuel, il est forcément ultra, ultra important. Moi, c’est ce que j’essaye de surveiller. Le volume à l’année, par exemple, actuellement, mes meilleures années, c’était, je crois, 12 500 kilomètres en vélo, 2 700 à pied. Et la nata, je crois que c’était genre 600 ou 700. Donc, ça reste quand même des belles années en termes de volume. Mais je pense que j’ai encore un peu de marge. Cette année, j’ai vraiment essayé de passer un step là dessus. Là, par exemple, en course à pied, je crois que je suis déjà à 1300 avec la prépa marathon et tout. Ça joue beaucoup à vélo. Je suis quasiment à 5000, donc on n’a fait que quatre mois. Donc je me dis que si ça continue comme ça, en gardant ce rythme, ça peut faire une belle année.

Rémi CONTE : Et forcément, c’est la répétition. De belles années qui fait qu’au bout d’un moment, ça marche. Et ça n’arrive pas au bout d’un an d’entraînement dur, d’entraînement dur. Donc voilà, il faut qu’il va loin, ménage sa monture. C’est beau, mais il faut la bouger un peu quand même aussi.

Ermanno : Il faut la bouger un peu à la monture. Il faut la changer parce que chez les triathlètes, on aime bien changer de vélo régulièrement. Et pas de matelas.

Charly : C’est beau, joli à mettre la photo du matelas sur Strava ou sur le star. C’est vrai qu’on a plus tendance à changer de vélo.

Ermanno : Ça dépend, tu peux avoir un partenaire qui fait des matelas. Et là, du coup, tu peux, tu peux tartiner, non ?

Charly : Non, c’était hyper intéressant, bien sûr, mais c’est vrai que c’est un profil quand même un peu atypique le tien, c’est-à-dire exploser aussi vite lors de sa première adhérent pro. Aujourd’hui, s’entraîner seul et s’autogérer. C’est hyper cool parce que les résultats parlent pour toi. Et en même temps, on sent que t’arrives dans ce truc avec encore plein de potentiel à aller chercher. Plein de aussi de trucs à confirmer au meilleur niveau. Du coup, c’est quoi, on espère ce qu’on peut te souhaiter pour 2025, si tu es retrouvé sur les championnats du monde à la fin de l’année ?

Rémi CONTE : J’aimerais bien, mais à la fois, en fait, j’ai remarqué un truc aussi psychologiquement, c’est que quand je cherche à avoir quelque chose et que je veux faire un résultat, je ne l’ai pas. Et quand j’y vais en mode, j’y vais pour faire le meilleur de moi même et le résultat, je m’en fous un peu. C’est là où ça marche. Donc je préfère pas me prononcer sur ce que je veux faire avant plus que me dire vas-y, je veux faire un top 10 à Francfort. Ça serait vraiment génial. Au final, t’es en dehors du top 10. Tu te décourages un peu et pendant ta course, tu t’abandonnes, tu baisses les bras. C’est un peu ce qui m’a réussi moi jusqu’à là, c’est d’y aller un peu sans prétention en me disant. J’ai très bien entraîné. T’as été super régulier dans l’entraînement, tu t’es pas blessé. Enfin, tu peux faire une super course, donc je refais cette super course. Après, le résultat, il viendra avec cette super course qui sera faite. Ce qui m’est arrivé, moi, en groupe d’âge aussi pas mal de fois parce que j’ai j’ai gagné le half de Nice en 2022 et après, j’ai fait vice champion du monde en 25-29 à Saint-Georges aux Etats-Unis. Avant de passer pro du coup. Donc j’avais quand même validé quelques étapes avant de passer en pro. Parce que parce que je pense que c’est aussi ça passe par là.

Rémi CONTE : Donc donc forcément, ça ne vient pas de nulle part tout ça. Mais le côté un peu le prendre sans prétention et d’arriver d’arriver sur la course et donner le meilleur de soi même, ça m’a beaucoup, beaucoup permis de performer. Et de prendre quelque chose de moi même directement. Et du coup, j’ai réussi mes courses comme ça. Ma meilleure course que j’ai fait, c’était par exemple le championnat du monde. C’était déjà au championnat du monde en pro. Ça fait juste que depuis le début de l’année. Donc, même si tu te rates au pire, qu’est ce que ça fait? Tu as déjà réussi en gros. Kiff, juste kiff. Ouais, c’est ça. C’est exactement ce qui s’est passé et je me suis éclaté. Moi, toute la course. Que ça soit à Hambourg, aux championnats du monde et tout. Et un peu moins ce qui s’est passé l’année dernière. Du coup, parce que forcément, en 2023, j’ai fait une bonne saison et j’avais des prétentions de résultats, des envies de bien faire, etc. Et puis au final, j’ai tout raté. Donc,

Rémi CONTE : donc voilà, ça ne marche pas comme ça. C’est d’y aller. Après, ça dépend des gens. Il y en a, ils vont être animés par l’envie d’être sur le podium, de gagner, de réussir et tout. Moi, ça ne marche pas du tout comme ça. Parce qu’en fait, j’ai plus tendance à baisser les bras si je ne suis pas dans les objectifs que je me suis, je me suis accordé. Je me suis accordé au début.

Ermanno : Donc, 2025, on te souhaite juste d’y aller tranquille. Et puis, qui sait, sur un malentendu, sur un malentendu dont la préparation paye. Peut être qu’on te verra à Nice, mais pas en tant que spectateur, en tant que participant, voire même sur le podium.

Rémi CONTE : De toute façon, même si je ne suis pas au championnat du monde à Nice, je ne suis pas spectateur.

Ermanno : De toute façon, cette année, c’est à Nice, donc on t’y verra. Nickel. Écoute, merci beaucoup, Rémi. Dernière question. Ça se passe où si on veut te suivre, t’encourager ? Alors, en off, tu me disais LinkedIn, peut être pas trop, mais c’est pas grave. Tu réponds quand même. Non, mais le meilleur endroit pour pouvoir échanger avec toi ?

Rémi CONTE : Sur Insta ou Facebook, pas trop non plus. Mais LinkedIn, maintenant, j’ai réactivé les notifications.

Ermanno : Ça marche. Si on est à Nice, on passe te voir. De toute façon, c’est pas dur. Si vous voyez un avion de chasse qui passe, c’est juste qu’il est en endurance et il s’appelle Rémi.

Ermanno : Merci beaucoup, Rémi. Avec plaisir.

Rémi CONTE : Bonne journée. Bonne semaine.

Charly : Merci. Merci.

Rémi CONTE : Salut.

Ermanno : Reste encore deux secondes, reste encore deux secondes.

Rémi CONTE : peux arrêter l’enregistrement sur mon tel.

Ermanno : C’était devenir triathlète x OpenTri. Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. Nous, on a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer. Alors, si ça vous a plu, vous pouvez nous suivre sur nos réseaux sociaux Instagram, LinkedIn et Facebook. On se rejoint maintenant sur devenir-triathlète.com. Vous allez retrouver l’ensemble des épisodes, mais aussi des outils, des ressources et des conseils gratuits pour débuter, progresser ou performer en triathlon. On ajoute toutes les semaines de nouvelles ressources. Si vous avez une idée d’invité, n’hésitez pas à nous envoyer un petit message. Et si vous voulez être accompagné sur vos prochains objectifs sportifs, connectez vous sur OpenTri.fr et on se fera le plaisir de vous aider. Alors, n’hésitez pas. On se retrouve tout de suite sur devenir-triathlète.com et OpenTri.fr. Salut les sportifs.

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PSS : et pour découvrir le nouveau podcast éphémère d’Ermanno, ça se passe sur https://road-to-otillo.fr !

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