#21 Vendredi 18/12 : Ohana : Training Tips pour éprouver votre tenue Ohana

Une marque est une personnalité.

Derrière chaque marque se cache une personne et une histoire.

Aujourd’hui, Olivier De Schutter passe de l’autre côté du micro et interview Ermanno pour en savoir plus sur les techniques d’entraînement en natation … lorsque l’on est privé de bassin ou d’eau libre.

Pour en savoir plus sur la discipline : https://otilloswimrun.com/race_category/world-series.

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À tout de suite pour votre 1ère commande !



📝 La retranscription de l’épisode

Ermanno : Bienvenue dans le podcast Ohana triathlon. Je suis Ermanno et je serai votre hôte sur ce podcast. À mes côtés, Olivier De Schutter, le fondateur de la marque Ohana. Tous les jours, en cinq minutes, on vous explique comment lancer une marque de textile de sport et comment performer.

Olivier : Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui c’est vendredi, le weekend. On va parler encore une fois de natation. Comme on l’a dit hier, c’est parfois un petit peu difficile de pouvoir continuer à s’entraîner malgré cette période de confinement, mais on va voir qu’il y a quelques alternatives qui existent pour pouvoir continuer à s’entraîner, et pour ça qu’on va poser quelques questions à notre expert natation : Ermanno.

Ermanno : Oulah quel grand titre : expert natation. Écoute je te remercie, tu me diras à la fin de l’épisode si tu valides ce titre duquel tu m’as affublé.

Olivier : Écoute, pour moi tu es expert en natation. Vu mon niveau de manière relative je te considère comme expert.

Ermanno : Et bien allons-y. Écoutez, posez votre question à Docteur Natation je vous en prie.

Olivier : Alors Ermanno, quelles sont pour toi les différentes alternatives qui existent aujourd’hui pour continuer à nager, ou en tout cas pour continuer à préparer la saison 2021, en termes de natation ?

Ermanno : Je vois 5 possibilités, 5 axes. Le premier axe, ça va être le plus simple et ça va être finalement quelque chose que l’on devrait à mon sens travailler même quand on a la possibilité de continuer à nager, mais qu’on va pouvoir peut-être intensifier, ou alors pour certaines personnes vont pouvoir commencer à travailler. On avance déjà dans le confinement par rapport au mois de mars, on aurait dû faire cet épisode à ce moment-là mais il y a toujours des bonnes choses à apprendre. Donc ce premier acte c’est tout simplement de la PPG non spécifique : préparation physique généralisée. Quand je dis non spécifique c’est-à-dire la préparation physique de la musculation que l’on va faire au poids de corps. Par exemple : du gainage, des tractions, des pompes d’escouade, tous les types d’exercices qui ne reproduisent pas forcément un geste en natation PPG. 

Olivier: Je pense que la plupart de nos lectrices et lecteurs connaissent le PPG. C’est une chose qu’on peut renforcer, donc si j’ai bien compris on vient rajouter encore une séance par semaine de PPG pour justement contrer le fait qu’on nage moins.

Ermanno : Oui effectivement, on va venir rajouter une séance de PPG pour compenser le fait qu’on nage moins ou même remplacer une séance de natation par ce type d’exercice. Voire quand on aura repris une activité à peu près normale, ajouter une ou deux séances pour compléter nos entraînements de natation. Puisque que ce soit en natation, en vélo ou en course à pied, la PPG c’est toujours bon à prendre. Le deuxième axe que je voyais aussi c’était de la PPG mais cette fois-ci spécifique à la natation. Un exercice de PPG spécifique ce serait de se mettre sur un tabouret au niveau de l’abdomen, de contracter tous les muscles, faire du gainage pour prendre une position allongée sur ce tabouret : on doit vraiment gainer. Et puis une fois qu’on est presque à l’équilibre posé sur ce tabouret et bien gainé, on va pouvoir répéter des mouvements de natation en allant bien chercher loin devant avec les bras quand on parle de crawl ou de brasse. Travailler le papillon sur un tabouret je vous le déconseille quand même, mais sur la partie brasse ou crawl on va pouvoir bien allonger les bras et on peut faire ça avec ou sans poids. Si on n’a pas l’habitude d’avoir des poids à mettre sur les bras ou sur les chevilles, on peut tout simplement prendre une bouteille d’eau ou je ne sais pas, quelque chose qui pèse un peu de poids à la maison, on a tous un pot de crème, même un tube de dentifrice. En fait, ça va déjà rajouter un peu de poids et ça va faire travailler un minimum les mouvements que l’on va faire à sec  sur cette PPG spécifique.

Olivier : Ok, la technique du tabouret on retient, j’essayerai ça. 

Ermanno : Le troisième axe, c’est si on a les moyens et la capacité d’avoir un bassin à sa disposition. Alors effectivement les piscines sont fermées, malgré tout on a peut-être une piscine chez soi, on a peut être des amis qui ont une piscine chez eux ou on a peut être accès à une piscine dans un hôtel. Et ben ça va être ce troisième axe. On va aller nager dans un bassin à contre-courant ou dans un tout petit bassin. Et là l’objectif, évidemment si on a un bassin de 10 mètres, ça ne va pas être de faire de la longue distance, mais ça va être de travailler le mouvement de bras, faire des mouvements de bras bien propres, de travailler le virage, à moins que vous vous engagiez sur des triathlons ou sur des natations plutôt longues. Si vous faites des choses en piscine eh bien vous allez avoir besoin de savoir faire un virage. Donc voilà ça va être des exercices qu’on va pouvoir travailler dans l’eau pour garder le contact avec l’eau, des longs mouvements de bras, beaucoup de technique, beaucoup de rattraper, c’est-à-dire nager avec un bras et puis après revenir avec l’autre, ou travailler aussi contre le mur ou faire des virages intéressants.

Olivier : Effectivement, c’est quelque chose que j’ai acheté, j’ai à disposition une piscine mais qui est relativement petite. Elle doit faire moins de 10 mètres, donc forcément ça fait un peu juste si on veut faire des longues séances. Par contre j’ai acheté un élastique que j’ai accroché au niveau de la taille et c’est vrai que ça aide pas mal. Les sensations sont un petit peu différentes évidemment, mais ça permet quand même de compenser un petit peu.

Ermanno : Ça permet de compenser mais effectivement, on n’a pas cette sensation de glisse, on est accroché. Je sais pas si nos auditeurs visualisent bien : on accroche un élastique sur sa taille, l’élastique au bord de la piscine, et puis on fait du surplace. Donc c’est un autre moyen beaucoup moins onéreux de nager à contre courant. On n’a pas de courant donc on a pas véritablement la sensation de glisse, par contre on a la sensation dans l’eau de pousser, de travailler et puis d’essayer d’avancer malgré tout.

Oliver : Je pense que la grande différence c’est comme tu dis qu’on n’a pas cette sensation de glisse, et donc du coup pour se maintenir aussi, on va dire à la surface de l’eau, j’ai l’impression qu’on doit quand même monter un petit peu plus en intensité au niveau de l’effort. Donc moi personnellement, j’avoue que j’ai fait 30 minutes et j’avais mon compte donc je n’ai pas fait plus que ça. Mais ça monte un peu plus au niveau de l’intensité quand on fait du sur-place.

Ermanno : Tu parlais tout à l’heure d’élastiques pour cette partie nage dans un petit bassin, on peut aussi se servir d’élastique dans la partie PPG spécifique, renforcement spécifique. Il existe chez Décathlon, pour ne citer qu’eux mais dans toutes les marques et dans tous les magasins de sport voire même de plus en plus dans les grandes surfaces, des élastiques pour faire du travail de force à sec, et donc ces élastiques-là on peut les utiliser pour accrocher sur une table, pour accrocher sur une poignée de porte et puis simuler un mouvement de nage. Alors encore une fois c’est beaucoup plus facile à simuler sur du crawl ou de la brasse. On n’aura pas le mouvement de jambes qui sera coordonné mais en tout cas on se met debout, on se plie un peu en deux jambes droites, mais le haut du corps un peu à la verticale comme si on était en train de nager. Et puis en ayant les mains accrochées à l’élastique on va avoir de la résistance et donc on va pouvoir travailler ses mouvements de nage à sec.

Olivier : Tout ça, ça nous permet effectivement de travailler, on va dire, le renforcement. Que ce soit général ou de plus en plus spécifique à la natation. Maintenant, je pense qu’il y a encore d’autres alternatives. Tu parlais hier, par exemple, de la nage en eau libre.

Ermanno : Cette avant-dernière alternative que j’envisageais, c’est la nage en eau libre. Alors ce n’est pas donné à tout le monde. Déjà, il faut avoir un accès à de l’eau libre près de chez soi, malgré tout. En général on arrive quand même à trouver un lac ou une rivière qui ne soit pas très loin. Il faut que si on a un accès à une zone de libre, qu’on ait l’autorisation de nager dans cette zone, à défaut ne pas demander l’autorisation et ne pas recevoir de noms ça ne veut pas dire qu’on y est autorisé quand même, pensez-y. Mais toujours est-il que si on y a accès, l’autre barrière va être les conditions climatiques. Qu’il fasse beau ou pas à l’extérieur, à l’air libre, peut-être que la température de l’eau ne sera pas optimale. Par exemple en ce moment, je nage dans une eau à 4 degrés. Il faut quand même beaucoup d’effort mental pour pouvoir y aller et ça nous permet justement de basculer sur ce dernier point auquel je pensais. La cinquième alternative qui n’est finalement pas une alternative, qui est de travailler sur le mental, n’importe quel coach mental ou n’importe quel préparateur mental pourra vous le dire, dans des situations comme celle que l’on a vécue cette année 2020 et que, peut être, on revivra encore en 2021 dû à la crise sanitaire. Et bien la première chose à faire je pense, c’est que dès que l’on est confronté à une incertitude telle qu’un confinement et que l’on ne sait pas combien de temps ça va durer, il faut se conditionner, se répéter que de toute façon on n’a pas le choix. Les piscines sont fermées, on ne peut plus aller nager en eau libre en extérieur, donc il va falloir que l’on trouve des solutions alternatives et ces solutions alternatives on vous a aidé à les trouver. Mais il ne faut pas conditionner son cerveau à se dire mince, je vais pas pouvoir nager donc je vais régresser donc ça va mal se passer. Non au contraire, il faut être dans un mindset beaucoup plus positif et se dire ok je ne peux pas nager, c’est une constatation. Je n’ai pas d’autre choix que de subir cette situation, je ne peux agir que sur les choses sur lesquelles j’ai la main. Dans cette situation-là je n’ai pas la main, donc agissons autrement. Par exemple, en orientant vers une autre alternative que les gars de Ohana Triathlon nous ont proposé aujourd’hui.

Olivier : Je pense qu’effectivement c’est quelque chose qui peut être assez angoissant pour la plupart des triathlètes de se dire “je ne peux pas nager pendant plusieurs mois d’affilés”. Alors forcément oui ça va affecter nos performances, c’est sûr. Mais en même temps, on ne peut que se préoccuper de ce qui est dans notre zone d’influence. Donc si c’est hors de notre zone d’influence effectivement, il faut aussi pouvoir l’accepter et du coup se concentrer sur d’autres choses. Et de toute façon, ce qu’il faut se dire c’est que tout le monde est dans la même situation à moins que vous viviez au bord de la mer dans des régions à climat chaud. Dites vous que tous les autres, tous vos autres concurrents, seront dans la même situation donc il n’y a pas que vous. Rien ne sert de s’angoisser, d’entrer dans une spirale de pensées négatives.

Ermanno : Peut-être que celui qui aura l’occasion d’aller nager parce qu’il est dans des latitudes plus favorables ou parce qu’il habite pas très loin de la mer ou que sa maison a une vue sur la mer et que, du coup il n’a que faire des restrictions, en contrepartie il aura peut-être pas l’occasion d’aller courir alors que nous on pourra. Et au final de toute façon, ce qui fera la différence ce sera l’arrivée à la fin de la compétition.

Olivier : Merci pour cet épisode un peu plus long que prévu, mais je pense que c’était nécessaire. En tout cas c’était beaucoup d’infos assez intéressantes. Dites le nous si vous avez des questions ou s’il y a des sujets qui vous intéressent que vous auriez envie qu’on traite dans les épisodes à venir. N’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire, on sera ravis de se pencher là-dessus. Je vous souhaite à tous un très bon week-end et à toi aussi, Ermanno.

Ermanno : Merci Olivier.


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co-fondateur du podcast et co-auteur du livre DEVENIR TRIATHLÈTE
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